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mardi 14 juin 2011

... de la Pop De Pub

Ladylike Lilly. Le nom est déjà séduisant. C'est mignon-tout-plein. Et quand on écoute, c'est encore plus séduisant et mignon. L'album, ou plutôt l'EP, s'appelle "On My Own". Cela fait deux mois que c'est sorti, mais il fallait que j'en parle...
Sur ce mini album, y a des arrangements qui n'arrivent pas à leurs fins, puisqu'ils n'arrivent pas à creuser la moindre aspérité sur un créneau musical en total sur-embouteillage : le Pop Folk à sonorité positive.

C'est quoi, le "Pop Folk à sonorité positive" ? C'est de la PDP, de la Pop De Pub... C'est joli, c'est positif, pas mal acoustique et, ici, fait comme de la nouvelle vague nordique. Mais sans les vibrations nordiques...
Chacun des morceaux présents sur cet EP est retenu (Pearl and Potatoes) ou candidat pour accompagner une pub avec des personnages bien dans leur temps :
  • lui, il a la trentaine, la barbe de 5 jours bien entretenue, (à un ou deux détails près, je suis dans la plaque !), il porte une chemise aux boutons de manchette systématiquement défaits - pas de cravate, ça ne se fait plus du tout - il a le cheveu mi-long à l'apparence décoiffée, porte magnifiquement le jean's, bouffe et vit bio, mais consomme quand même comme un dingue avec sa nana :
  • 28 ans, jolie comme un coeur, le cheveu long châtain clair, elle porte son 501 comme une seconde peau, et l'habille d'un tee-shirt à manches mi-longues dans lequel elle est incontestablement elle-même...
  • Ils vivent en harmonie avec leur environnement de centre-ville de capitale (ils sont à Lambda, capitale de la conso' sereine), leur sourire permanent le prouve, et comme ils représentent M. et Mme Toulemeonde dans le film publicitaire, le revenu cumulé de leur foyer est fixé à un plancher de 9000 euro par mois, parce qu'en dessous, sa retire 12% du sourire par tranche de 200 euro retirée. ... je n'au pas forcément la même idée de la popularisation... J'allais oublier : of course, ils sont tous deux hyper connectés, bien qu'étant "bio" dans leur apparence et ultra équilibrés dans leur vie.
  • Petit détail : ils sont deux mais célibataires, ont chacun leur appart', et surtout sont à l'opposé de la famille recomposée puisqu'ils n'ont PAS d'enfant : ceux-ci nuisent à l'épanouissement de la conso de technologies fruitière... Fruitière comme les pOmmes, les oRanges ou les mÛres avec deux B... Amis mareketers, après le Brun et le Blanc dans les équipements domestiques, voici le Fruitier, donc.
  • Attention : notre couple n'est pas bobo-bio. Les vrais bobos-bio ne peuvent plus se permettre d'être en centre-ville de capitale, que cela soit à Lambda, Iota, ou rue Gama... Les nôtres font croire qu'ils sont bobos alors qu'ils sont totalement bourgeois au fond d'eux-mêmes. Si seulement vous saviez à quel point l'habit fait le moine !... Mais si, vous savez... Nous savons tous... Le bobo, le vrai, a non seulement opéré un changement de vie, mais aussi un réel changement d'environnement et de consommation. On devrait plutôt les appeler les Bo-Babas. Car il n'y a aucune bohême là-dedans. La bohême, elle, a planté son campement depuis logtemps sau bord d'un échangeur routier.
Mais revenons à Ladylike Lilly. Ici, certes, c'est de la jolie musique, mais... c'est le zéro absolu dans le domaine de l'aspérité musicale... C'est de la bande son pour pub qui vous dit que c'est tellement meilleur de consommer le produit X de la multinationale Y. Y faisant tant attention à notre société, à nous, à nos enfants. Une espèce de discours universaliste épouvantablement commun.
Si vous voulez écouter cet EP, allumez la télé et mattez les pubs. Si vous aimez la musique de l'une d'entre elles, présentant le couple que je viens de vous décrire, libre à vous de googliser "musique pub Marque X". Ça vous rapprochera inéluctablement de Ladylike Lilly.

Non je n'aime pas ces pubs toutes pâles. Non, je n'aime pas Ladylike Lilly, et je vous les déconseille même. A la place, ressortez une bonne vieille galette... Massive Attack par exemple, album Blue Lines en 1991, vous ne perdrez pas une seule seconde de votre temps.

... Et je me rends compte, une fois de plus, que quand je n'aime vraiment pas, ça me prend plus de lignes... Bah oui. C'est comme ça !

Allez... Enjoy vos vieilles galettes

Peace & B wild.

mardi 17 mai 2011

Oh ! La belle pochette !

Légèreté. C'est le maître-mot de Listen to Your Leader, dernier album de Neo Retros. Je m'interroge encore sur la terminologie : légèreté ou pauvreté ?
Nous sommes complètement dans le domaine de la pop, on frise même (en la touchant tout de même) la Pop-de-Pub. J'en veux pour preuve le 2ème morceau (the Loudness of Silence) et son gimmick sifflé comme si nous étions dans une pub de banque de djeun's.

Soyons honnêtes : ça se laisse écouter, gentiment, tranquillement... trop tranquillement !

Même si c'est bien fait, bien réalisé avec des professionnels de la profession et tout et tout... pour rester correct je dirais que vous risquez de vous "embêter". Et pour reprendre une expression empruntée aux gens de la communication, je dirais qu'il ne présente "aucune aspérité".
Pour la faire courte, ce n'est pas un album que vous ressortirez dans 3 ans (et encore moins dans 20 ans) en disant "tiens, je vais te faire écouter un truc super".

En l'écoutant (car, oui, j'écoute tout ce dont je vous parle !) j'ai en fait l'impression d'être sur une route lisse, droite, et plate... C'est bien agréable. Sauf qu'on n'a pas la Monument Valley de part et d'autre de la route. Même (ou surtout) en fermant les yeux. C'est bête.

Ooops ! Il y a juste ce petit gravier sur la route : "Domino Effect" qui a une belle structure, une histoire, et une bonne balance...

Mais, libre à vous de l'essayer, cet album. Il a le mérite d'être TRÈS régulier dans son manque de surprise. Et, nos pauvres Neo Retros, même quand ils s'essayent á faire un peu de son rock (oulala !!!!) sur Choices Chosen, nous font pénétrer le monde du tristement pitoyable...
Un mot sympa quand même : une bien belle pochette.

Enfin, je me rends compte que s'appeler "Neo Retros", c'est quand même un indice...

Allez, Enjoy plein d'autres choses,

Peace & B wild

mercredi 11 mai 2011

Angus n'est plus très jeune...

C'est sur le tard que je vais parler de ce couple qui n'en est pas un, puisqu'ils sont frère et soeur.
Angus & Julia Stone.

Mes mots font suite à une sortie d'album... à répétition : la 1ère sortie était á fin 2010, en même temps, la version deluxe, puis re-version normale (si, si!) et, enfin une version accompagnée d'un Live en avril dernier (et je ne parlerai même pas de celle-là !). L'album en question s'intitule Down The Way. Le Frérot et la soeurette sont en tout cas bien entourés, puisque cette dernière version tombe pile-poil au moment de leur tournée européenne
Mais peut-être sommes-nous ici, en Vieille-Europe, victimes d'un jet-lag, puisque les Stone sont venus à dos de kangourou depuis Sidney. Mais je ne crois honnêtement pas à ce genre d'effet de retard, à l'heure de l'immédiateté des plateformes mondiales du type iTunes...
Alors, de quoi s'agit-il ?
Angus est tout d'abord un prénom qui a réveillé en moi mes anciennes poussées acnéiques, car le mot "angus" est dans mon esprit inévitablement lié au mot "young". Si : Angus Young, le gratteux en culotte courte de AC/DC... Nous restons donc un peu en Australie... A l'époque de mon acnée, je détestais. Depuis, quelques centaines de milliards d'hectolitres d'eau sont passées sous le pont Mirabeau, et j'apprécie maintenant la douceur hurlante de quelques riffs mais surtout la virtuosité et le personnage du faux-school-boy hard-rockeux qui a si largement participé à la construction de l'image du groupe.
Mais revenons à Angus & Julia STONE, car je l'avoue, leur univers musical est des plus éloignés de celui de Young...
Angus & Julia font de la musique. Et celle-ci est plutôt bonne. Je la classerais dans "pop-folk", et aussi dans "Pop De Pub" (PDP), car beaucoup des chansons ici présentées peuvent ou pourraient être collées à des films pub d'Orange, d'Apple, ou tout autre marque ayant un discours tellement universaliste qu'il en perd toute saveur.
Aparté : Monsieur ou Madame Orange, je me fiche vous, en revanche, Monsieur ou Madame Apple : il faudrait commencer à arrêter de vous foutre de votre fond de commerce : ceux qui vous aiment tout court, ceux qui vous aiment beaucoup, ou ceux qui vous aiment pas mal... Le discours universaliste devient pénible. Quant au discours d'exclusion... C'est de l'incitation à haine.
Je ne sais pas si je vais être capable de vous parler de cet album... Bon, je m'y colle. C'est promis.
Si c'est de la "Pop de pub", c'est que c'est bien fait. C'est même très bien fait. Une production irréprochable, de belles harmonies, les voix sont belles (merci Julia !)... Mais... Mais... Il y a un mais.
Mais dites-donc ! Ils pourraient pas sourire un peu, Angus et sa frangine ? Oui, parce que le ton est plutôt dans l'ultra mélancolie... Celle-ci n'est pas suicidaire, mais c'est vraiment pas entrainant, ni à la fête... Je trouve que Julia & son Frangin devraient passer une soirée avec True Live. Ils sont voisins, ou presque.
En résumé de cet article :
- oui, maintenant je sais apprécier du AC/DC
- Angus & Julia Stone, c'est pas mal. Je n'ai pas vibré, mais c'est pas mal... Je n'ai aucune raison de dire que ce n'est pas bien. Un point c'est tout.
En fait, à l'heure d'une telle profusion artistique sur toutes les muses, les éxigences de chacun ont des raisons d'être sévèrement affutées. Mais j'ai quand même un morceau à vous recommander. C'est un bon petit reggae : All The Colours, 3ème morceau de la 2ème galette de la version Deluxe. Voilà. La messe est dite.

Enjoy... Maybe,

Peace & B wild.

mardi 5 avril 2011

Ce petit côté Rococo...

Rococo, c'est son nom. C'est bien fait, bien rythmé, parfois aux sonorités folk, parfois electro, parfois new wave... En fait, c'est un peu le bordel, car cet enchaînement de morceaux n'est qu'une succession de PDP. Oui : de la pop-de-pub. Une musique hyper (trop) positive, et qui reprend (voire copie-colle) bien souvent des poncifs musicaux par trop empruntés. Quasiment chacun des morceaux de cet album est à même d'illustrer une pub Orange, une pub de voiture urbaine et sympa, ou tout autre message commercialo-universel... Mais pas LE grand son.


Moi, ça me gêne le marteau et l'enclume. Je ne ressents pas de réelle authenticité. Ça pourrait même être un DSG. Si si : le Disque De Gonzesse - Ladies, n'y voyez aucune misogynie, s'il vous plait - a cette particularité d'être non pas aimé mais A-DO-RÉ par la gent féminine qui traîne ses books d'Agences en Redactions... Vous savez, ce petit groupe en quête perpetuelle DU terme à la mode, ce petit gimmick qui ne peut être compris que de ses consoeurs. On est ici bien au dessus de branchitude. On est dans l'affirmation permanente d'une certaine appartenance à un certain underground qui fait et crée la tendance. Je m'arrête là, je vais s'essouffler inutilement.


... Le sujet est donc Rococo, et son album Bedtime Story.
Contrairement à ce qu'annonce ce titre, ça ne vous aidera pas à vous endormir.
C'est tout juste bien fait, mais vraiment sans caractère propre.

Pas d'enjoy.

Peace & B wild.