Affichage des articles dont le libellé est Genre : jazz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Genre : jazz. Afficher tous les articles

vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

jeudi 18 septembre 2014

My Name is James

Il s'appelle James. Non, pas Bond, car Sean Connery en a fait une trop belle, de connerie, à propos de l'indépendance de l'Ecosse il y a quelques jours, alors laissons le Commandeur Bond à ses malts à whisky, et Sir Sean à ses rêves de roi. S'il vous plaît.
Non, je vous parle de José James. Un petit New Yorkais incroyable. Chacun de ses albums est un concentré de musique savamment composée et interprétée avec un talent dingue.
 
Ici, l'album en question est While You Were Sleeping. C'est totalement bon : un mariage de blues, de rock, de folk, de sons électro... et le tout avec une belle touche jazzeuse : on n'est pas édité par Blue Note par hasard, et l'ami José commence à être bien reconnu sur la scène jazz par son approche contemporaine totalement innovante. Pour exemple, la batterie, tout au long des 12 pistes, avec à priori peu de Tom et de cymbales, affiche une maîtrise du contretemps, de la surprise rythmique tout en foisonnant de sons... en gros, ce batteur est un dieu.
J'ai hyper envie de vous parler de chacun des morceaux de cette splendeur, mais ce sera trop long. Je ne vais évoquer que deux pistes :
  • Le morceau-titre, While You Were Sleeping. C'est un pur bonheur. Il va vous apaiser, vous transporter. Ce morceau me madeleine-de-proustise deux bonheurs musicaux : Jo Hamilton - que j'évoquai par deux fois il y a plus de 3 ans (ici et là) dans ma Page Zik - et Pink Floyd, avec du Wish You Were Here et du Comfortably Numb. Donc du doux. Et avec plaisirs. Et je mets un "s", oui.
  • 4 Noble Truths : Jeff Buckley, ne sors pas de cette extase !! Tout est dit.
... et pour le reste de l'album : allez-y !! Foncez !! C'est magique, surprenant et, avant tout, hyper bien fait, orchestré, balancé. Et puis. il y a cette extraordinaire batterie...
Si j'étais en Keynote, il me faudrait maintenant dire "One more thing", et cette thing est d'importance : merci à mon Elisabeth de m'avoir fait découvrir ce grand bonheur.

Enjoy.
Peace & B Wild !

While You Were Sleeping :


4 Noble Truths


mardi 9 septembre 2014

Il n'en faut que deux...

... juste deux. Oui, ils sont juste deux sur cet incroyable album.

Une sublime voix, c'est Dionne Farris, une belle vocalise,  et un virtuose des cordes, c'est Charlie Hunter à la guitare. Non... à la basse. Non... il est sur un instrument hybride qu'il s'est fait fabriquer afin de pouvoir, de ses dix doigts, produire en une seule prise la rythmique et la mélodie... Sept cordes pour une tuerie sonore qui respire la simplicité et l'évidence. C'est un jazzeux,  et ça s'entend avec plaisir.

Ces deux artistes - qui ont mis du temps à enregistrer ensemble à cause de leurs agendas et de leurs contrats - vont littéralement vous emporter sur 9 morceaux. Ils sont  baignés de douceur, de rythmes, de blues. Oui, c'est du blues - et du bon - qui baigne ces 9 reprises étonnantes  et détonnantes d'originalité.
Je n'ai parlé que du côté sublime de la voix de Dionne  Farris... il faut que j'en souligne la parfaite maîtrise, alliant et alternant le cristallin et la deep-deeeeeeep profondeur. Elle exprime tout ce qu'elle veut... avec ce qui ressemble à une facilité déconcertante. Une autre tuerie.

Vous le comprenez, je ne peux que vous recommander cet album. Il est à écouter, pas à mettre en fond sonore, pour en percevoir toutes les subtilités et l'immense plaisir . Pas de dancefloor à l'horizon, c'est un duo à la fois intimiste et brûlant - c'est le blues qui veut ça. Le blues est trompeur : même en tempo lent, il est capable d'enflammer. Et c'est le cas ici. Je n'ai pas cité l'album ? Ah bon ? Il s'appelle DionneDionne,  et c'est une merveille.

Alors, enjoy, et comme toujours, Peace and B Wild.

Comme la video ne veut pas s'afficher directement là, ici, il vous suffit de cliquer sur l'image...

mercredi 15 mai 2013

Mémoires vives, au hasard.


Ça y est. Après un mois et demi de teasing éfreiné, Random Access Memories, nouvel opus de Daft Punk, est en écoute libre sur l'iTunestore, pour notre plus grand plaisir, avant la mise en vente le 21 mai.
Alors, le jeu en valait-il la chandelle ?
Oui, sans conteste. Même si nous avons un son nettement moins electro que sur du Discovery ou pire, sur Legacy, la crêpe ratée des versaillais casqués.
Il est en fait difficile de donner un genre musical à cet album, puisque chacune des 13 pistes en contient plusieurs, plus ou moins influencés par les prestigieux guests qui se succèdent.
Vous entendrez bien sûr des sons électro, mais aussi du jazz, du rock, de la west coast, une évocation bowienne, du funk, de la dance, de la musique planante... cela peut paraître fouilli, mais c'est très bon.

Reste à attendre le meilleur : les remixes. Car Random Access Memories est une mine d'or pour les mixeurs et autres arrangeurs et DJ's. l'annonce des compères casqués indiquant qu'il n'y aurait pas de tournée avant 2014 présage sûrement de travaux en studio afin de "vivre" avec cette manne sonore.
Mes préférés ? Giorgio By Moroder qui me replonge plus de 30 ans  en arrière, entre Donna Summer, Midnight Express ou la BOF de 1984 colorisé. mais il y a aussi Touch, cette touche Bowienne dans la voix de Paul Williams (incroyable multitasker, peut-être inspirateur du casque avec  Phantom of the Paradise...), Lose Yourself To Dance qui réunit encore Pharrell et Nile Rodgers... et puis... et puis... je vais arrêter l'énumération ici, parce que je sens que j'arriverai aux 13 pistes !

Alors, enjoy !

Peace & B Wild



vendredi 11 novembre 2011

De quel genre parlons-nous ici ?

Start Fresh, album de Chlorine Free est difficilement classable. il faut toutefois ne pas être allergique à la musique black : il y a ici du jazz, du jazz rock, du jazz-funk, du jazz-fusion, de la soul, parfois même du R&B (Rythm'n'Blues, pas Arènebi...).

Si vous aimez le doux son de l'orgue Hammond, celui des flûtes traversières, de la batterie bien frappée-jouée, du scratch joliment posé, du rap coulant, et surtout l'originalité totale, changez de dentifrice : prenez Start Fresh, il est au groove actif, et détartrera les oreilles les plus calaminées par de la beurk music.
Les 7 français qui composent cette formation sont diablement bons, il créent et assemblent une musique rythmée, chaloupée, ça file la pêche, ça surprend... c'est indispensable.

Alors, enjoy !

Peace & B Wild.


jeudi 18 août 2011

Vous reprendrez bien un morceau ?

J'aimerais partager avec vous le grand plaisir que procure la musique, le feeling, la "touch" de Jamie Cullum.

Cullum est un jeunôt (il soufflera ses 32 bougies samedi prochain), et un anglais énervant à double titre puisque, d'une part il est anglais, et c'est déjà énorme, non ? Et d'autre part il est gavé jusqu'à la garde de multiples talents. Ça, c'est rageant.
Il est tout d'abord un pianiste remarquable. Il sait tout faire avec son clavier... et les cordes qui s'étendent devant le tapis d'ebony et d'ivory sur lequel il se plait à jouer. Oui, il percussionne aussi avec son Steinway, pinçant les cordes, tapant les bois...

C'est ensuite un excellent chanteur. Il sait si bien donner les intonations nécessaires à l'expression des mots qu'il chante, sussure, annonne, hurle, raconte et transforme.
Ensuite, et ce n'est pas le moindre des talents, il a une grande majesté dans l'art de "jazzifier" des thèmes empruntés à des auteurs issus de styles très différents du jazz. Il a transformé "Frontin'" de Pahrrell Williams, hip-hop de base. Il a magnifié "Don't Stop the music" de Rihanna...
Et enfin, il sait mettre le feu à une salle de 5000 personnes au festival de Jazz In Marciac, faisant oublier à tous les spectateurs qu'ils n'aiment "que" le jazz...
Voilà notre homme plutôt bien sappé pour l'hiver prochain...

Il y a plus d'un an, Jamie Cullum a participé à une émission de "TV" : le Live@Home, et ce n'est pas mon ami RL, que j'évoquais dans mon post sur Superheavy, qui me contredira. J'ai écrit TV entre guillemets car cette émission ne peut être vue que via des canaux internet - Dailymotion en support de vitrine, ce qui ne m'évitera pas de vous faire goûter à ça via youtube....
Le concept de cette émission est assez simple : amener l'artiste et son groupe dans une maison, spécialement aménagée pour les filmer, les enregistrer. A eux ensuite de réaliser leur boeuf, leur gig pour le plaisir de tous. La prod/régie communique avec eux au travers d'écrans plasma sur lesquels des questions et interjections leur sont affichées.
La session de Cullum au Live@Home est du pur caviar, et du beluga s'il vous plait. Il nous y joue une sélection de son album de 2009 (The Pursuit), et quelques pop-ups. Parmi ceux-ci, une reprise de... Jimi Hendrix. Si, si. C'est The Wind Cries Mary.Et Hendrix retranscrit en jazz par Cullum, c'est magique. 



Enjoy, enjoy encore, et dussiez-vous nécessiter une version mp3 de la chose, allez "liker" ma page Facebook (le bouton tout en haut à droite de la page, là) pour me faire vos demandes (je ne serai en mesure de vous balancer la chose qu'à partir de fin août).

Enfin, j'ajoute que ce morceau est aussi dédié à une mienne Amie, not just a FB Friend, et à la lumière qui l'accompagne et la soutient.

Enjoy,  

Peace & B wild

mercredi 20 juillet 2011

Un peu de jazz dans nos faces

J'adore le mot "festival", ce doux mélange de fête et d'été... A l'heure de la floraison festivalière annuelle, je n'ai qu'un conseil : allez-y, ruez-vous vers ces communions thématiques qui convergent (quel mot idiot) en deux points : l'envie de découvrir et l'envie de partager des émotions fortes.
Comme l'indiquent tous mes posts précédents, je ne suis pas un féru de jazz, mais je suis quand même allé l'année dernière, en famille, à JIM : Jazz in Marciac. Résultat des courses : nous y retournons cette année, grâce à l'ambiance, aux expériences et plaisirs vécus, et grâce aux merveilleuses découvertes que nous y avons faites.

Parmi les découvertes de l'année dernière, il y avait un mec. Beau comme un dieu - comme son père - mais qui s'éfforce de l'ignorer - comme son père. Il est fou de jazz et de cinéma - comme son père. Et il ressemble à s'y méprendre à son père. Il s'appelle Kyle. Son père s'appelle Clint. Dans la Famille Eastwood, je demande le fils !

Oui, j'ai découvert la contrebasse, la basse, le jazz et la sensibilité de Kyle Eastwood il y a un an, en première partie du mega show de Môssieur Jamie Cullum - exploseur de salle de spectacle devant l'Eternel... Nous reviendrons plus tard sur ce trublion du jazz mondial...

Kyle Eastwood compose et joue pour les films de papa, la petite entreprise familiale bat donc son plein. Mais entre deux films, il partage aussi avec un public de plus en plus large des émotions réelles. En avril dernier, Kyle a sorti un nouvel album, "Songs From the Chateau". Je parlais de ressemblance avec son papounet : vous noterez en regardant l'artwork qu'il ne manque qu'un 357 magnum dans la main de Kyle pour voir surgir notre tant-aimé Dirty Harry.

C'est un jazz qui, s'il reste technique, est bourré de très belles mélodies, animées par de savants rythmes ; le morceau d'ouverture en est un merveilleux échantillon et qui, de surcroît, est une musique-hommage puisqu'il s'appelle Marciac. Les 8 autres morceaux sont un pur plaisir, avec une recommandation particulière pour Andalucia, ici filmé (trop court !) à Marciac 2010 :



Je vous le recommande chaudement, car tout y est chaud... et beau.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 27 juin 2011

Un train peut presque en cacher un autre.

Voilà quelques semaines, les mondes de la Soul, de la poésie, du combat, et de la musique-qui-fait-vibrer étaient endeuillés par le départ, trop tôt forcément, de Gil Scott-Heron. Prononcez "guile", s'il vous plait.

Toutefois, et dans un genre qui ne peut être que différent (car la musique de Gil est à part...) il nous reste une "presque homonymie", Jill Scott, avec un fantastique album tout chaud. Vous prendrez soin de prononcer "djile", s'il vous plait encore.
L'album de cette chanteuse est fait avec de véritables morceaux de musique dedans, Jill vagabonde allègrement sur un nombre incroyable de racines, toutes profondément ancrées dans des sols fertiles. Parmi ces sols ( la si do...) et au fil des morceaux, il y a ceux de la soul, du disco-des-early-years, du jazz, du Hip-Hop... Et même ce que je targue de Arènebi, mais du bon, du "qui fait bouger le bassin d'avant en arrière et inversement à l'infini"...

D'entrée, la première piste donne le ton avec un rythme emprunté (et non samplé) au patrimoine mondial de la good vibe : "Blessed" est délicieusement calé sur le "what's Going On" de Marvin Gaye : ça donne le ton, ça installe une ambiance, un esprit, et une somptuosité qui se rencontreront tout au long des 17 pistes de l'album - si vous optez pour la version Deluxe. Et bizarrement, ce n'est d'ailleurs qu'en prenant cette version que vous pourrez découvrir le morceau qui donne son titre à l'album : "The Light Of The Sun".
C'est bien simple, il n'y a rien à délaisser ici, et encore moins à jeter. Tout y est bon, excellent. Quand la mélodie peut être jugée par trop sirupeuse, vous êtes alors emporté par la voix de Jill (Here My Call) : un véritable tapis volant...
Pour ceux qui veulent faire des progrès en anglais, sachez que Jill Scott a une façon de chanter qui est d'une clarté incroyable. Même pas besoin de sous-titre. 

Je dois l'avouer, mon onglet "Best du mois" bouge avec cette nouvelle sortie... Je vais être obligé, à seulement 3 jours de la clôture du scrutin de juin, d'établir un constat d'ex-aequo entre Applause et Jill Scott. Tant mieux : ça vous fait un double plaisir car les genres sont bien différents.

Enjoy,

Peace & B wild

jeudi 5 mai 2011

Un monde de douceur.

Spellbound, le nouvel album de Jay-Jay Johanson vient de sortir, et dénote complétement des exercices très alternatifs - sortis de nulle part ! - qui l'avaient fait connaître il y a déjà 14 ans.

Ici, maintenant, Jay-Jay est rentré dans une école faite de plus d'académies, et dans laquelle le jazz-crooner est la matière principale. Et il faut dire qu'il peut vraiment se permettre d'intégrer cette académie-là qui met totalement en valeur sa voix.
Il y a du Chet Baker dans cet organe. La même douceur, mais se permettant des octaves supérieures au gré des mélodies.

On notera une sublime reprise de Suicide is Painless, magnifique composition (Johnny Mandel) qui accompagna il y a 40 ans le film M*A*S*H. Au sujet de cette chanson, il faut féliciter les auteurs pour avoir su trouver un titre qui soit tellement à l'opposé de la ballade qui est composée. Le décalage est total, et parfait. Johanson réussit ici un exercice difficile, toute la sensibilité de la chanson est présente, quelques hélicos et la caisse claire - savamment roulée - rappellent le passé para-miitaire de cette merveille.

L'autre académie qui régit l'école de Jay-Jay : la Folk. Et c'est en fait un doux mélange de folk et de jazz qui nous est servi sur ces 11 + 12 pistes. La 2éme galette étant 100%acoustique.

Cette album ne vous mettra pas à la fête, il est en dehors de toute exhubérance, mais est très agréable à l'écoute, une très belle orchestration habillant ces chansons. Oui : c'est un album de chansons.

Une petite déception toutefois - vous me direz, elle reste mineure - car à la lecture de la liste des chansons, quand j'ai vu "Blind", je me suis attendu à une reprise décalée de son homonyme interprété par Hercule & Love Affair dans laquelle officie Monsieur Antony Hegarty, mieux connu pour son groupe/projet Antony and the Johnsons. Mais le "Blind" de Jay-Jay n'a rien à voir...

Donc, je vous conseille ce moment musical qui accompagnera à merveilles des instants de repos, de décontraction et d'apaisement.

Enjoy.

Peace & B Wild

mercredi 4 mai 2011

Le dernier disque de Prince de LU...


Mariage de Jazz, de Rythm'n'Blues et de soul, le trop court album (37 minuscules minutes...) de Nostagia 77 est l'apologie du son acoustique, à l'exception d'un orgue Hammond... Que d'aucuns considéreront comme acoustique du fait d'un son qui le distingue tant.


Une petite précision s'impose : le titre de l'album est The Sleepwalking Society.


Une ligne musicale qui insuffle un vent d'exotisme. L'ambiance est puriste, pas de fioritures dans la prod. Cela doit être l'apport des racines jazziques.
Et puis il y a cette impression d'être dans la petite salle de concert, presque un bar. Oui, un cadre intimiste, pour que Nostalgia 77 nous glisse sa musique rien que pour nous, les privilégiés.

Je reviens sur la durée de l'album. Il y a 30 ans, alors que le vinyle et la K7 audio étaient les seuls formats existants pour le très grand public, les albums nous livraient environ 25 minutes par face. Des opus de 50 minutes. Les 45 tours proposaient 3 à 5 minutes de bonheur par face, et les maxi 45 poussaient les longues versions jusqu'à une douzaine de minutes, pour les remixers les plus assidus.
Puis le CD est arrivé avec ses 74 minutes de stockage. Le prix de l'album CD avoisinait facilement les 120 francs. Soit le double du vinyle. Il fallait donc servir le client.
Aujourd'hui, le prix d'un album, en téléchargement, est d'environ 10 euro (si si, je vous l'assure : pas de "s" au plurielà euro...), ce qui rend le prix d'un album moins cher qu'il y a 30 ans... Vous me direz, un format AAC ou MP3 ne vaudra jamais la qualité CD... Et je ne parle pas du trop fragile vinyle.
... Et nous constatons donc sur de nombreuses sorties des durées d'écoute assez réduites : 45 minutes de ci. 49 minutes de là. Les artistes font comme les grandes multinationales de l'agro alimentaire : dans le même paquet, on en met un peu moins... C'est triste, car la bonne musique, c'est comme un Prince de LU : c'est bon, alors il faut arrêter de nous rogner les formats...
Quoiqu'il en soit et malgré sa trop courte durée, je vous conseille cette Sleepwalking society.

Enjoy.

Peace & B wild.

jeudi 28 avril 2011

Un Bon petit yaourt.

Voilà un mot, à l'instar de "puzzle", qui me pose bien des problèmes existentiels.
Faut-il dire iaourte, iaour, ou iogourte... Faut-il dire peuzeul, puzl... Ou même Pluzlzlzl ? Ces mots pas-de-chez-nous nous imposent la réflexion, le débat et - soyons fous - le référendum.
Bon, maintenant que mon intro est faite, voyons ou plutôt écoutons ce que Mamie Nova nous a préparé.`

The Natural Yogurt Band. Nom d'album : Tuck In With.
En un mot comme en cent... Non : en cinq mots comme en cent : ce n'est pas du yaourt ! Oui, il s'agit bien de musique. Et la partie difficile est d'en définir le genre... Car ici règnent de solides bases de jazz, de R'n'B, de soul... Mais ce n'est pas pas de l'Acid Jazz, et encore moins du trip-hop... Donc oui : c'est une espèce de yaourt avec lequel on passe du bon temps. Mais si comme moi, on essaye de le ranger quelque part... Il va falloir créer une nouvelle catégorie. Si.
Musicalement, ça part un peu dans tous les sens. Donc sur l'item Jazz, nous voilà sur la mouvance "free-jazz". Exprime-toi, flutiste ! Eclate toi, Jean Claude, sur ton orgue Hammond, quand à Jean-Marie, il reste imperturbable sur sa batterie, à faire siffler les symballes, à claquer la caisse claire, et à faire ronffler la grosse caisse.
Quant à guillaume-william-bill, il ne bouge pas de ses 2500 cm carré, car à la basse, quand on ne fait pas partie d'Earth Wind & Fire, on reste à sa place, et on se concentre sur les 4 graves cordes que l'on sait si bien faire vibrer.
The Natural Yogurt Band est un plaisir, une belle promenade purement musicale. Un petit pont de passage entre trip-hop et jazz.
Je vous conseille de l'écouter. Pas de le mettre en musique de fond. Non. Jamais.

Allez : enjoy,

Peace & B wild. Toujours !

samedi 9 avril 2011

Biscuit sauvage.

C'est nouveau, c'est du beau travail de didjè, mais ça ne pue pas l'expérimental sous acide.

Wildcookie est une heureuse réunion d'artiste. Vous noterez que j'aurais pu dire "un collectif", mais que voulez vous, j'abbhore cette expression. A partir du moment où des personnes se revendiquent d'un "collectif", vous pouvez être assuré que le résultat sera baigné d'un amateurisme pauvret, et large surestimation de créativité militante. Oui, les arts sont une forme de militantisme, il est donc inutile d'en rajouter une couche lourdingue...
Bon, j'ai fini avec ma logorrhée (et je ne te parle pas du "collectif" utilisé par les entraineurs de sport co' !!)(Oui ! c'est ça... Ne nous parle pas des entraineurs...).

Je suis venu vous parler de Wildcookie. Fred Kruger et Anthony Mills forment une équipe particulièrement créative. Leur production sur l'album "Cookie Dough"est un mix de cultures, un très beau travail de DJ. Entre soul, jazz, électro, rap... Outre le côté intéressant, c'est bien. Une bonne prod.
Heu... Attention, le morceau Flashy Flashy est étrange... Mais terriblement bon (il fait partie de la playlist de mars sur Dazed Digital, ze site).

Nous noterons une certaine fixette des créateurs sur le sujets des stupéfiants. Entre "Serious drug", "Heroine"... Les attachements sont pregnants. (Non, ils n'attendent pas un bébé...). D'ailleurs le gentil lecteur de cet article prendra soin d'écouter Heroine. C'est terriblement bon.
Enjoy

Peace & B wild.