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vendredi 7 juin 2013

Luxe, calme et volupté

C'est Ango, et c'est de l'electro, hyper propre, boostėe par les oreilles et les mains de quelques bons producteurs executifs qui connaissent très bien leur taf, et surtout singularisėe par la voix d'Ango.
Douceur et calme... à tel point qu'on ne sait plus si c'est elle ou lui. Il y a du Sade. Je ne parle pas du marquis mais de la belle petite plante de la fin des années 80 qui a envoûté la planète le temps de deux albums. Nous prononcerons alors Chadé.
Toujours est-il que cette electro très vocale, ou cette pop très electro est des plus surprenantes et des plus agréables. Et à tous ceux qui n'aiment pas la musique de lounge, même la bonne, passez votre chemin !
Les 10 morceaux de Serpentine en free download vous feront passer d'excellents et voluptueux moments.
Alors, enjoy !
Peace & B wild


lundi 21 janvier 2013

Aline

Après que Christophe - le plus noctambule de nos chanteurs -  nous ait évoqué il y a 47 ans de cela le doux visage qu’il avait dessiné sur le sable, voici donc Aline.
Jeune groupe franco-français, composé de 4 gars, ils se sont appelés « Young Michelin », mais l'exploitant d’hévéa clermontois a réagi, et ils ont donc changé de nom… Pfff...
Avec Aline, ce n’est pas un bond de 47 ans que vous allez faire : un peu plus de 25 ans suffiront. Une sonorité tout droit sortie de la new wave des années 80. Plutôt bon enfant. Une basse pure et profonde très marquée, une belle guitare aux reflets clairs, des synthés bien plaqués… Tout est très pur, et malgré ces impressions de new wave, on écoute une bonne pop. Le côté français de la chose y est pour beaucoup, sans pour autant verser dans le mythique "Isabelle a les yeux bleus"... 
Coup de chapeau à l’illustrateur : une belle ligne claire, une femme nue qui, si son visage n'st pas terrible, nous offre des formes et une pause des plus... charmantes. détail non négligeable : elle est au bord de la plage ! c'est bien Aline…
Sans que ce soit l’album de la décennie,  je vous conseille l'écoute de cet album que je trouve plein de fraîcheur. Une fraîcheur retrouvée, celle de belles années de lycéen, puis d’étudiant…
Enjoy !
Peace & B Wild !


mercredi 31 août 2011

Une Emeraude, bien verte !

Si vous avez été un utilisateur de Deezer au temps de l'écoute gratuite REELLEMENT illimitée, certes avec de la pub, à la première note vous reconnaîtrez Caro Emerald. Forcément.

C'est du son oldies-but-goodies remis à la sauce 2011, et dans le genre, ce n'est pas mal du tout.
Parlons du titre de l'album, car il mérite que nous nous y attardions sur 2 registres :
  • Tout d'abord, sa longueur. On dirait presque une phrase du Kurx : pas vraiment courte, et plutôt totalement longue...
  • et le signifié : comme sur les bonus d'un DVD, l'artiste nous invite à découvrir ce qui n'e fut pas retenu dans la versions Grand Public : les scènes coupées.
Et voici donc ce beau titre : "Deleted scenes From the Cutting Room Floor".

C'est donc un chouia long pour un titre d'album et, concernant le registre 2 - les bonus du DVD - sachez que nous sommes ici à 124 317 années lumière du Director's Cut de la belle Kate Bush (évoqué sur ces mêmes pages, vous trouverez ce post en cliquant là... Ou en cherchant la Kate dans les libellés, là, à droite de la fenêtre texte, en faisant scroll down...).

Mais revenons à Caro Emerald qui mérite tout de même un détour, car il y a de la pêche magnifiée par une très bonne prod, sachant ajouter ça et là des sonorités vieillotes, mélangées aux sons et technologies du jour, et le tout avec un goût : le bon ! Celui qui donne envie de bouger, de remuer, de tanguer, de bougeotter, de remuationner le corps... Avec le visage affichant une banane allant de lä jusque là. Oui, Caro Emerald donne le sourire.

Alors écoutez, profitez, amusez-vous : c'est la rentrée ! Et puis, après, nous verrons bien de quoi Caro est capable en second souffle, car je crains que le style s'essouffle, au contraire du joli tango bandonéonique de Gotan Project.


Enjoy,

Peace and B Wild.

samedi 20 août 2011

Pour vous, les filles !

Son nom sonne comme une copine de collège, en 3ème B... Souvenez-vous : c'est Zaza Fournier.

Hormis le french phrasé, car mademoiselle Fournier chante en français, on se retrouve dans une ambiance musicale que Tarantino aimerait bien (vodka fraise).
Je vais être honnête, ce n'est pas l'album de l'année, mais il présente une certaine inventivité, et une innocence qui font plaisir.

L'album "regarde-moi" est fait de sons rocks, largement adoucis par la voix de Zaza. C'est ça... On est en plein dedans : c'est ce que j'appelle de la musique de filles. Si, si. Mesdemoiselles, ça devrait vous plaire. Nous dirons que ça peut être un produit d'appel vers le rock pour celles qui n'y ont jamais été initiées. Et que personne ne me targue de sexisme à l'instant même où je lis des annonces de recrutement dans lesquelles la description du candidat est exclusivement au féminin... Et ce n'est pas pour un job de fileuse à Roubaix. Loin de là !

Je peux donc considérer que cet album a une très belle vertu : celle de commencer un début d'éducation des oreilles. Et c'est plutôt louable.

Les assidues à SOAD peuvent donc éviter, car elles en sont déjà au niveau Master, quand Zaza initie les CM1.
Pour le moment, voici une petite vodka fraise.


Quelqu'un aura-t-il compris si je recommande ou pas cet album ?

Allez : enjoy !

Peace & B wild !

lundi 20 juin 2011

Big Band

On ne sais plus si c'est du funk, de la Soul, du Rythm'n'Blues ou du hip-hop... ça tourne, ça tournoie, ça bouge, c'est gavé de rythme, et une section cuivre hyper présente accompagne la fête.
P-Funking Band est un vrai big band qui a pour mission de vous donner la bougeotte. À les écouter, et à en observer l'artwork de l'album, ils sont aussi nombreux que la troupe d'Earth Wind & Fire à sa belle époque. Pour rappel ou info, ces démangeurs de jambes et de bassin que sont EW&F débarquaient en bande, jusqu'à 17 gugusses sur le plateau, pour délivrer de belles heures de plaisir, de danse, de groove, et de réelles performances pour chacun des membres... et autres contributeurs d'une tournée.
P-Funking Band porte donc bien son nom, et le son général de cet album - "1D22", si ! si ! c'est son nom - vous place au premier rang en studio d'enregistrement, et vous êtes du bon côté de la vitre encore une fois : avec eux. Il est à noter que le studio dans lequel vous vous trouvez a de fortes chances d'être situé en banlieue nord de Rome, puisque, comme leur nom ne l'indique pas, ils sont ritals. Et là, je repense à un "artiste" qui avait pondu dans les années '90 un tube de l'été, paneuropéen, le morceau était intitulé "Children", lartiste était un certain "Robert Miles" : un pseudo génial, puisque le bonhomme s'appellait en fait "Roberto Milano", ce qui est carrément moins vendeur à l'international, sauf dans le foot peut-être.


Double appel.... Ne quittez pas. Clic !
Allo, oui... Quoi ? Comment ? Mais, les p'tits gars, faites gaffe : Il y a des moments où votre son verse un peu dans la musique de cirque, ou la Bandas de Tribune Nord un soir de Finale du Top 14. Un poil plus carré dans l'art du mixage eût été louable, si je puis m'exprimer ainsi... même si le son "big-band" à la sauce funk&soul fait vraiment plaisir... enfin, j'me comprends. Allez, je suis en ligne avec mes si nombreux lecteurs, tcho ! Clic.


Je reprends donc la ligne avec vous, mes amis.

Dans les plus beaux moments de cet album, c'est bien simple : on se retrouve en pleine série policière US des '70... Et là, je revois Karl Malden avec son pif en forme de pomme de terre tranchée en son milieu, et le petit jeune, Michael Douglas. Les Rues de San Francisco... Voilà, c'est ça : le P-Funking Band vous renvoie au milieu de ces années-là, avec leurs sonorités brutes de fonderies. A vous de juger si elles le sont trop ou pas...
Vous recommanderais-je alors cet album ? La réponse est oui ! Écoutez-le, il donne envie de voir les 17 gugusses de P-Funking Band sur scène.
Heu... pour le nez de Karl Malden, c'est peut-être très perso, mais j'en ai vraiment une image E-NORME ! Je n'ai pas pu me retenir.

Allez, enjoy,

Peace & B wild.

mercredi 8 juin 2011

Dissertation autour d'un Funk

Connaissez-vous Mathieu Blanc-Francard ? C'est le fils de Dominique, musicien/producteur-de-musiques-et-de-tubes, c'est aussi le neveu de Patrice, ingé-son/producteur/journaliste/présentateur/encyclopédie-du-rock/directeur-des-programmes-et-d'antenne/etc. Je tire ici mon chapeau à France Inter qui, durant de nombreuses années, a su respecter la parité, puisque les Docteurs ès-rock de l'antenne étaient en même temps Patrice Blanc-Francard... et Bernard Lenoir.
Mais parlons de Mathieu : malgré son nom de famille qui ne pouvait être qu'un tremplin professionnel pour lui, il ne s'est fait ni un nom, ni un prénom, puisque vous le connaissez sous son beau pseudonyme de Lord anglais : Sinclair. D'ailleurs, son frère s'est aussi fait un pseudo, plus discrètement, puisque Hubert est connu le nom de Boom-Bass, et est un des excellents acteurs de la French Touch  - la scène electro française - notamment au travers de Cassius.
Tout ça nous fait du beau monde pour une seule famille ! Mathieu, que nous appellerons donc Sinclair, vient de sortir un album qui ne s'appelle pas Eponine, n'en déplaise à Victor H., le père d'Adèle (je sens que je vous perds... ), car l'album de Sinclair s'appelle Sinclair. Suis-je clair ?

Sinclair, c'est du funk, du funk, et encore du funk parce que ça fait plaisir. Pour être plus précis, il y en a qui appellent ça du "blue-eyed-funk" (comme si un genre musical se devait d'être exclusivement noir, ou blanc, ou de toute autre couleur...). La prod de la Nouvelle Star (M6) adore le funk puisque la succession de Sinclair au jury de l'émission fut assurée par Marco Prince, digne leader de notre Federation Française de Funk (oui : la seule FFF qui vaille).
Le funk est l'univers de Sinclair depuis toujours, et l’environnement familial dans lequel il a grandi fait que tout ça est superbement produit. Tout est tiré au cordeau, carré, ultra bien balancé. Sinclair fait un funk qui donne envie de bouger, qui mène à la fête. Et tout ça en Français s'il vous plait. Donc, sur ce paragraphe, je ne peux que vous engager à écouter, acheter, télécharger Sinclair par Sinclair. C'est très très bon.

Mais voici que j'aborde un nouveau paragraphe qui ne sera pas du même ton que le précédent... Bah oui... parce que Sinclair par Sinclair est un album qui me donne sacrément l'impression de l'avoir déjà entendu en '93, puis en '95, et encore en '97, etc., au fil des albums de Sinclair. Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a dans cette édition 2011 strictement aucune évolution constatable sur 18 ans de carrière de l'artiste. Sinclair fait du Sinclair sans s'être écarté d'un iota de la ligne directrice qu'il s'est donnée dès le départ. Donc, pour ceux qui le connaissent, c'est zéro surprise sur ce nouvel album... sauf une : Victime du Bonheur, qui apporte un style presque proche de la variété, dans le sens noble du terme (car oui, il existe de la bonne variétoche : les anglais appellent ça de la pop). Nous noterons que ce manque d'évolution est identifiable rien qu'en lisant la track-list, les titres restant imperturbablement dans les mêmes terminologies, univers et ambiances depuis toujours.

Intro... thèse... antithèse... la synthèse maintenant (ça c'est pour d'éventuels bachoteurs qui me liraient) : Pour ceux qui n'ont pas de Sinclair dans leur iTunes ou leur étagère, vous pouvez y aller, c'est très très bon. Pour ceux qui en ont déjà, il y a deux écoles. Tout d'abord les fans invétérés doivent se ruer sur leur souris ou leur disquaire préféré. Ensuite, les autres peuvent s'en tenir à ce qu'ils ont déjà à la maison.

Enfin : la conclusion... J'aime Sinclair et son travail de qualité, mais j'eusse aimé que le Monsieur nous apportât quelques inhabituelles étincelles dans les ouïes. C'est pour ça que je mets une note moyenne de ** et demi, mais comme il faut faire des choix et que je suis quelqu'un de foncièrement gentil et d'hyper humble, je l'arrondis à ***. Je crois que si j'avais été juré à la Nouvelle Star, je lui aurais collé un rouge... Et puis surtout, oui, j'adore Brett, avec 1 olive, mais ça, c'est une autre histoire.

Enjoy,

Peace & B Wild.

lundi 6 juin 2011

Vent du Nord

C’est tout en douceur (encore !) que Ólöf Arnalds nous emmène sur ses chants légers. Quand je parle de légèreté, cela n’a rien à voir avec le travail qui lui, est accompli. La légèreté est dans la voix, les orchestrations et les mélodies.
 
Mais attention, avec un nom pareil, vous ne vous attendrez pas à du arènebi : nous dirons même que nous situons à peu près mil cinq cent quatre-vingts années lumière de cette soupe trop souvent nauséabonde : Ólöf Arnalds est Islandaise, son nom et le titre de son album le prouvent incontestablement : Innundir Skinni, sorti il y a déjà 3 mois. Ólöf est une bûcheuse, une acharnée à en lire un peu sa bio ; à l’écoute de cet album, elle sait très joliment composer et interpréter. Pour ce qui est des textes, vous m’accorderez un joker, mes connaissance en Islandais étant par trop réduites, je n’ai en effet pas encore mon diplôme me permettant d’accéder à l’interprétariat sur cette langue… devenue indispensable de nos jours, n’est-ce pas ?

C’est de la « folk », mais pas dans le sens US du terme. Cette musique laisse l’impression de se retrouver, au fond de l’hiver islandais, mais bien blotti au chaud auprès de l’âtre où crépite un feu qui fume un hangikjöt et cuit des latbrauð sous sa cendre. Cette cendre islandaise ne provoque pas QUE des retards d’aéronefs. Pour en revenir au style de notre vikinguette, Ólöf se situe musicalement à seulement quelques encablures de Agnes Obel.

Comme tout artiste a besoin d’un coup de booster et que l’Islande n’est pas vraiment gigantesque, la Grande Dame est venue prêter main forte : Björk apparaît sur Surrender qui devient, de fait, le morceau le plus beau. Bah oui, que voulez-vous…

Pour la notation, j’appliquerais un *** (et demi…) sur l’ensemble de la galette, et un beau ***** sur Surrender. Pour ce qui est du prénom, nous dirons qu’il ne transpire pas la réelle féminité que cette musique développe, quant au joli minois sur l’artwork, un ***** s’impose…

Merci à The Bôf pour le doux tuyautage.

Enjoy,

Peace & B Wild

jeudi 2 juin 2011

Ça vous dirait, une 'tite toile ?

Je fais les choses dans le désordre... Car Rome - l'album qui fait renaître  Ennio Morricone sous la magistrale houlette de Dander Mouse et Daniele Luppi - est sorti bien après une belle compile, familiale : Music for Movies. Pourquoi familiale ? Parce que Monsieur Claude Challe, père du concept de la "compile d'endroits", et fantastique créateurs des plus connues (les Bains, Buddha bar...) présente cette compile concoctée par un certain Jean-Marc Challe. Petit aparté : j'adore le nom que dinna Claude Challe à son Label. Comment marier son (vrai ) nom à sa passion... Challe O' Music.

Mais revenons à nos Music For Movies : pour les amateurs de compiles, la thématique est double :
  • il s'agit de célébrissimes BOF's (non Régis, pas Beurre Oeuf Fromage... C'est une Bande Originale de Film)...
  • qui ont été reprises, réarrangées, tripatouillées, transformées par différentes personnes, vous savez, ces gens avec plein de curseurs devant eux, deux platines (et maintenant un matos numérique NASAïque) et une oreillette de leur headphones collée au pavillon par une pression verticale de l'épaule. Oui, comme ça.
 Je vais être franc et sincère avec vous : je ne suis plus fan des compiles. Il y en a eu trop... Surtout les compiles d'endroit. Pour moi, si comme dans Highlander "there could be only one", ça serait la première, "Les Bains" qui reste ZE standard absolu avec cette envoutante reprise de State of Independance par Madame Chrissie Hynde qui a fait mieux, à mon sens, que l'original de Mr Vangelis (qui a eu raison de ne pas nous coller son nom de famille : "papatanassiou", c'est d'un ridicule !), et que la reprise par une des Maîtresses du disco, Madame Donna Summer... Oups ! Je digresse... Je disais que je ne suis plus fan des compiles, mais ici, la thématique apporte quelque chose d'intéressant, avec même des sourires en coin au moment de réaliser que le morceau que vous écoutez est en fait la reprise de cette si bonne musique de film !
Dans les surprises, il y a un Reality... Dingue ! Reality, souvenez vous Vick. La Boum. Bon, d'accord, c'est pas le film du siècle dernier, on va juste dire qu'il est générationnel. Mais ici, le chef, en cuisine, vous l'a to-tal-ment transformé, à tel point qu'il en devient bon !
Il y a aussi les Propelerheads sur cet album ! Toujours collés à James Bond et à l'action, avec un Goldfinger de Shirley Bassey bien remis au goût du jour. C'est un peu comme le Where Do I Begin d'y il y a quelques années. 

Warning tout de même, adressé aux flemmards qui mettent une compile entière en guise de musique de fond quand ils reçoivent : nous ne sommes pas sur une compile d'endroit, sur laquelle une même ambiance est donnée tout au long de la galette - ambiance "before" (plutôt lounge), ambiance "dance floor" (là, heu, je ne me sens pas obligé d'expliquer...), etc. - ici, les reprises de BOF's varient d'une BOF à l'autre, nécessairement... Donc, pour les flemmards, il va falloir vous mettre à la "Liste de Lecture". Pour les autres, continuez comme d'habitude.
De toute façon, je recommande cette compile aux flemmards et non-flemmards, chacun y trouvera ses surprises.

Enfin, pour les conservateurs qui crieraient au blaspheme (comment diable ont-ils osé reprendre de tels chef d'oeuvre ?) je dirais simplement "à chacun ses goûts". Tant qu'il n'y a pas de vol, tout va bien.

... Et merci à DJ So' ;-) collaboratrice sur le projet.

Allez, Enjoy,

Peace & B wild.

mardi 24 mai 2011

Ne jamais dire "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau"...

Je vais être très sincère. Brigitte Fontaine reste pour moi une éternelle barjot de la chanson française. Son phrasé et ses mots sont... Outre-galacticaux pour moi. 

Mais... Mais... Car il y a un Mais (ça tombe bien, nous sommes en mai...), Brigitte Fontaine est ici, sur son nouvel album "L'Un n'Empêche pas l'Autre", accompagnée par différents artistes pour reprendre en duos, ça et là, quelques standards qui lui sont propres, et je dirais que ses accompagnants la rendent presque agréable. En tout cas, comme à son habitude, elle ne laissera personne indifférent.

Parmi ses duétistes parfois duélistes (vous verrez...), je reste totalement hermétique à Arno : j'ai une sévère aversion pour ce bonhomme qui n'est pour moi que la transposition belge de Shane McGowan (The Pogues). Venant de moi, ce n'est pas un compliment. En fait, je ne comprends pas "l'art" d'Arno, ou de McGowan... Je dois être bête.

En dehors d'Arno, ce sont Chedid Fils, Souchon Père, Christophe sans sa Ferrari (sur un très bel "Hollywood"), Grace Jones sans sa CX (si, si !), Emmanuelle Seigner, Bertrand Cantat (il porte diablement bien son nom)... Et bien sûr, les deux qui forment son éternel triangle : Areski Belkacem, et le frére de coeur - Higelin  - qui arrive ici à chanter (Si, si !).
Enfin, restent 3 morceaux, sur lesquels Fontaine est seule, comme une grande, avec notamment un "Gilles de la Tourette"sur lequel Fontaine nous en remet une sévère couche sur ses opinions et son indéflectible militantisme, et le "Dancefloor" - bien nommé - qui était sorti il y a un mois.

Brigitte Fontaine reste totalement barrée, et l'assume merveilleusement. Quelque part, ça fait plaisir.

Aussi, je souhaite que son actualité du moment nous la fasse venir sur les plateaux de talk-shows afin qu'elle nous ravisse grâce á son incroyable spontanéité.

En résumé, je vous conseille d'écouter "L'un n'Empêche pas l'Autre", ou d'en écouter quelques morceaux. Mon choix, donc : Rue St Louis en l'Ile (+souchon), la Caravane (+ Grace Jones), Les Vergers (+ Cantat), Hollywood (+ Christophe), Gilles de la Tourette et Dancefloor.

Enjoy.

Peace & B wild.

mercredi 18 mai 2011

Même pas coupée au montage !

C'est Cannes !... Je sais... Je sais... J'ai commencé le précédent post sur cette même exclamation. Mais ici, c'est parce que Miss Kate Bush nous livre son nouvel album : Director's Cut. Vous savez, comme sur les Bonus des menus des DVD qui nous présentent - en exclusivité planétaire - LA version du film faisant fi des contraintes du producteur et nous montrant le film tel que le réalisateur - seul - l'aurait fait... RhhhhooO ! L'exclu !...

Ce Director's cut, pour ceux qui aiment l'univers de Kate Bush (le monde est trop petit pour ce qu'elle livre), ne decevra pas. Sa voix (non je ne vous donnerai pas son âge, ça ne se fait pas...) est intacte, comme aux premiers jours, en 78... Avec la fluidité, le coffre - sans pour autant meugler ou beugler, jamais. Et puis, l'ambiance musicale reste envoûtante. Cet album est dans la continuité de son travail depuis plus de 30 ans, sans pour autant refaire les chose. Kate (quel prénom à la mode !) sait créer et se renouveler dans la continuité, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Chapeau bas, la miss.

Kate Bush n'est pas une chanteuse. Non. Elle est une accompagnatrice qui nous ouvre comme à son habitude des chemins, des routes, généralement de traverse. Bien évidemment, une production parfaite sert de véhicule à tout cela. Cette femme chante avec ses tripes, et c'est une voix qui reste celle d'une petite fille, la petite danseuse...

Le morceau Deeper Understanding, sorti il y a quelques semaines, laissait croire à une belle sortie. Et c'est donc le cas.

Je vous recommande donc très fortement cet album, d'une grande qualité. C'est un album à É-COU-TER pour en saisir toute la profondeur. Merci à elle.

Enjoy,

Peace & B wild.

Ma mob : elle est chouette.

Je vais être très honnête avec vous (peut-être vous tutoierai-je un jour, ma douce...) : je me suis arrêté en 2000 sur ma mobylette.
Non... Je reprends :
Je me suis arrêté en 2000 sur la production de Moby. Très certainement parce que j'en avais trop bouffé. Et pour cause : l'album PLAY sorti en 1999 a eu d'une part un succès phénoménal dans les ventes, mais aussi a été (trop ?) Largement relayé au travers des musiques de pub. Nous avons bouffé du moby à la sauce de marques pendant plus d'un an, et l'indigestion, en ce qui me concerne, vient de passer. Ça va, merci.

J'ai donc prêté attention à ce nouvel album (je vous rassure, entre 1999 et 2011, Moby a su rester hyperactif), qui s'intitule "destroyed". Je ne sais pas pourquoi... Quoiqu'il en soit, ce re-plongeon dans la zik de moby me montre que la bonhomme fait - malgré mes a priori, de la bonne musique. Comme tant de DJ's' on me sait plus q'ils sont mixeurs et/ou compositeurs et/ou interpretes. Quoiqu'il en soit, pour ceux qui se souviennent de Play, cet album est un superbe revival.
Je ne ressens pas de composante de zik de pub... Mais peut-être me trompé-je... En fait, le son de Moby est nettement moins universaliste Par les temps qui courent, vous me direz, il est dans la plaque, puisque plus personne n'appartient à des groupes, groupements, regroupements... Nous sommes, chacun chacune - et que nous le voulions ou pas - membres de COMMUNAUTÉS. Ce qui est antinomyque de ce qui ce passe au niveau legislatif, puisqu'il faut, parait-il, combattre le communautarisme...

Bon, j'arrête là mes tergiversations... Cet album de Moby vous replongera, pour les plus anciens, un peu plus de 10 ans en arrière. Et ça fait plaisir !

Enjoy.

Peace & B wild.

vendredi 13 mai 2011

Le renard bio est arrivé.

Que penser de Helplessness Blues, album des Fleet Foxes ?

Les premiers sons vous calent directement dans une ambiance soixante-huitarde un peu bon-enfant, sous les douces mélodies de Simon & Garfunkel. Et finalement, il n'y a pas que les premiers sons : il ne fait aucun doute que les Fleet Foxes ont une inspiration profondément ancrée dans cette culture Folk aux accents libertaires, sans hargne aucune. On s'attend parfois à voir - pour le plaisir - Mrs Robinson débarquer entre deux morceaux. Ceci pour dire que, si vous ne danserez pas sur ce morceau - sauf peut-être avec les membres de votre communauté (Jean-Phi, je te prends ta femme ce soir, sers-toi auprès de mes filles si tu veux) - vous passerez de bons moments à l'écoute de cet album que je qualifierais de "bio".


Oui, c'est une musique naturelle, sans additif, sans paraben, ni conservateur. 


... Et là, je réalise à quel point il y a un marketing du "sans" maintenant. Si le "sans sucre", les "sans colorants" ont débuté une nouvelle ère de consommation il y a 25 ans, nous sommes maintenant noyés sous les offres commerciales d'exclusion. "Sans phtalates" (vous me direz, c'est maintenant dans la loi, mais ça va quand même devenir un argument de vente...), "sans paraben", "sans émanation de monoxyde de carbone"... ou tout autre saloperie qui nous cassent la fertilité en deux ou qui la poussent à engendrer des mutants ; on vous garantit une inscription à un site sans spams ; on vous offre des inscriptions sans frais ; on vous fait bénéficier d'essais sans engagement... Il faut quand même se rendre compte que le "sans", au final, se paye cher... et même doublement cher : notre santé va payer cher d'en avoir ingurgité, respiré, touché, expiré durant des décennies, et notre compte en banque va payer cher ces offres très marketées, car en gros, plus on vous dit qu'il n'y en a pas, plus il faut payer.
Et je fais le parallèle inversé avec la phrase de Coluche : plus y'a d'gruyère, plus y'a d'trous. Or, plus y'a d'trous, moins y'a d'gruyère, donc, logiquement et en résumé, plus y'a d'gruyère, moins y'a d'gruyère. Les offres "sans" me font penser à ce type de logiques affreuses. Ou, c'est comme sur les voitures de luxe sur lesquelles il fallait payer pour que l'intitulé du modèle en lettres généralement chromées ne soit pas riveté au cul de la bagnole. Au final, il était devenu facile de reconnaître les modèles "encore plus chers" en regardant le cul des bagnoles qui était désespérément nu. Non. Ils n'ont pas proposé ça sur la R19. C'était plutôt chez Mercos', BM', et d'autres marques poussant à l'arrivisme.

Bon, revenons à nos lucioles...

Les Fleet Foxes... Si vous aimez Simon & Garf', oui, foncez ! Mais attention : si vous aimez Paul Simon tout seul, sans connaître Garfunkel, ça n'a RIEN À VOIR ! Pour ceux qui ne connaissent ni Si'&Garf, ni Paul Simon, ni Telefunken d'ailleurs*, je n'ai qu'un conseil : écoutez Fleet Foxes, c'est plutôt agréable dans le salon, et dans la communauté dans laquelle on s'aime tous.


Enjoy, 

Peace & B wild

*... ne connaissant pas la production de Garfunkel, je préfère citer une marque que je connais au moins un peu.

mardi 10 mai 2011

Snoopy cherche-t-il une nouvelle niche ?

Doggumentary, le nouvel album de Snoop Dogg, contient généreusement 22 titres et, comme toujours, une foule de collaborations.
Mais ici, Snoop Dogg étonne son publc car cet opus se positionne délibérément en marge de tout ce qu'il a fait jusqu'à maintenant.

En effet, il avait habitué son public à un profond ancrage dans la Pimp-attitude, ultra-myso, tenant haut et fort son titre d'empereur local du mauvais goût : dégoulinades de dorures new-rich sur faux ancien (admirez le fauteuil - façpn méthode Cauet - sur la cover...), de fourrures, de bagnoles de 16 mètres de long, de costards blancs, et de bagouses de 300 grammes... Le tout servi sur fond de rap hyper masculin, sans jamais être hargneux. Oui, il y a vraiment du Huggy-les-bons-tuyaux en lui. L'univers de Snoop n'est pas le bling-bling : c'est le blang-blangdu gang-bang, car l'imagerie du porno reste ici de rigueur.
Et le voici donc s'aventurant sur des terres inconnues, au fil de collaborations... parfois lunaires, jugez plutôt :

  • Une apparition de Willie Nelson sur "Superman". Si, si ! Ce papy-tranquille de la Country-Folk, avec ses nattes indiennes ! Le Chantre des Red-Necks s'en va séduire un des maîtres de l'affirmation idenditaire black ! Qui aurait pu croire une telle alliance ?
  • John Legend est aussi présent sur Eyez Closed, et partage la collaboration avec Kayne West... Oui, tout ça est lunaire !
  • Au rayon compromission, l'improbable "versus" qui oppose Snoop à... David Guetta. C'est sur "Wet", puis "Sweat". Je vous rassure (?), c'est le même morceau... Avec juste une différence toute snoopienne de vouloir faire transpirer sur "Sweat", et de vouloir faire mouiller sur "Wet"... Oui, ici Snoop garde une grande subtilité doublée d'une majestueuse élégance!... Quoiqu"il en soit, ce wet/sweat est quand même la grande fausse note de Snoop. La mouche dans le lait (mais, Ne Nous Fâchons Pas...). C'est un mix de Dance qui porte notre "tranquille" Snoop aux portes des Black Eyed Peas, sauce Nouvelle Mouture : voix vocodée/malaxée, et beat de club (c'est mieux que l'inverse).... Il eut été préférable que ces deux morceaux soient inscrits sur une compile de Guetta, et oubliés ici.
  • Gorillaz ! Si, si. La formation emmène notre petit chien dans le monde de l'electro. Le résultat interpelle, oui, mais reste excellent. 
Ça, c'est pour le rayon "je ne comprends plus rien"... Mais rassurez-vous, ces collaborations apportent  un bon son ! j'ai seulement peur que Snoop, à dessein de renouer avec les ventes records, ait décidé d'étendre son champ d'action musical vers des univers parfois trop éloignés.

Il y a tout de même une collaboration qui, bien qu'elle ne soit pas issue de la scène rap, reste totalement légitime, c'est celle de Bootsie Collins. Le Mister Bling-Bling de la Funk intervient ici à deux reprises, avec sa voix douce, et nonchalante... La même nonchalance que celle de Snoop. Et puis, en autre point commun, il y a l'univers des 2 artistes : Snoop et Bootsie se partagent les filles qui forment leur indispensable faire-valoir. Ces icônes black aux seins exubérants, moulées dans leurs shorties d'où sortent deux guiboles de 1,14 mètre au bout desquelles, omniprésentes, leurs platform-shoes leur servent de base pour exercer leurs perturbants mouvements ondulatoires faisant défiler les uns à la suite des autres les cuisses, culs, bassins, abdomens, paires-de-seins et épaules... et inversement. Et tout ça sans jamais renverser une seule goutte de champagne... Oui, ce sont les mêmes Girls chez Bootsie et chez Snoop. Indistutablement.

J'espère en tout cas que mes étonnements ne seront pas ressentis par certains (ses proches) comme des trahisons, car sachant la qualité du petit monde qui gravite autour de Snoop, il pourrait se retrouver - le pauvre - avec quelques bastos logées dans le buffet de façon définitive.

En résumé, Snoop nous fait ici une livraison étonnante. Très bonne musicalement, mais le bonhomme s'assagit. D'un côté, c'est bien... Mais bon, il y a comme une part de son personnage qui s'efface...

Il y a de la découverte, forcément, alors : enjoy !

Peace & B Wild.

samedi 7 mai 2011

Legoland

La vague musicale nordique continue... Et c'est le Danemark qui est une fois de plus représenté.  L'une après l'autre, le pays du Légo nous apporte ses petites briques musicales. Faisant suite à l'énorme succès rencontré - à juste titre - par Agnès Obel en 2010, Copenhague envoie  Hannah Schneider.

Hannah Schneider nous propose un album collaboratif des plus complets dans ses orchestrations, ses accompagnements et ses arrangements qui appuient des mélodies des plus agréables à entendre et à écouter. Ces mélodies sont aussi emportées par des voix qui ont toutes en commun la douceur. Car ici, la brutalité n'a pas sa place : nous sommes au pays de Hannah.
Aux côtés de Hannah, si ce ne sont pas ses soeurs ("et caetera, et caetera...", souvenez-vous...Yul Brynner...), ce sont des cousines vocales.

Je vous conseille cet album, qui saura vous surprendre. Pour les amoureux des voix féminines, le bonheur est dans la galette. Je n'ai pas eu la même émotion qu'avec Jo Hamilton, mais je dirais que ces deux là travaillent - bien - sur le même terrain. C'est pour dire !

Enjoy.

Peace & B wild.

jeudi 5 mai 2011

Un monde de douceur.

Spellbound, le nouvel album de Jay-Jay Johanson vient de sortir, et dénote complétement des exercices très alternatifs - sortis de nulle part ! - qui l'avaient fait connaître il y a déjà 14 ans.

Ici, maintenant, Jay-Jay est rentré dans une école faite de plus d'académies, et dans laquelle le jazz-crooner est la matière principale. Et il faut dire qu'il peut vraiment se permettre d'intégrer cette académie-là qui met totalement en valeur sa voix.
Il y a du Chet Baker dans cet organe. La même douceur, mais se permettant des octaves supérieures au gré des mélodies.

On notera une sublime reprise de Suicide is Painless, magnifique composition (Johnny Mandel) qui accompagna il y a 40 ans le film M*A*S*H. Au sujet de cette chanson, il faut féliciter les auteurs pour avoir su trouver un titre qui soit tellement à l'opposé de la ballade qui est composée. Le décalage est total, et parfait. Johanson réussit ici un exercice difficile, toute la sensibilité de la chanson est présente, quelques hélicos et la caisse claire - savamment roulée - rappellent le passé para-miitaire de cette merveille.

L'autre académie qui régit l'école de Jay-Jay : la Folk. Et c'est en fait un doux mélange de folk et de jazz qui nous est servi sur ces 11 + 12 pistes. La 2éme galette étant 100%acoustique.

Cette album ne vous mettra pas à la fête, il est en dehors de toute exhubérance, mais est très agréable à l'écoute, une très belle orchestration habillant ces chansons. Oui : c'est un album de chansons.

Une petite déception toutefois - vous me direz, elle reste mineure - car à la lecture de la liste des chansons, quand j'ai vu "Blind", je me suis attendu à une reprise décalée de son homonyme interprété par Hercule & Love Affair dans laquelle officie Monsieur Antony Hegarty, mieux connu pour son groupe/projet Antony and the Johnsons. Mais le "Blind" de Jay-Jay n'a rien à voir...

Donc, je vous conseille ce moment musical qui accompagnera à merveilles des instants de repos, de décontraction et d'apaisement.

Enjoy.

Peace & B Wild

mercredi 4 mai 2011

Bashunghommage.

"Tels Alain Bashung" est le résultat d'une volonté bien louable, celle de nous rappeler qui était Bashung, et en ce qui me concerne, je vous livrerai la principale qualité de cet album un peu plus bas...
Il s'agit donc d'une compilation de reprises de la part d'artistes français, en hommage à Monsieur Alain Bashung qui, nous le savons tous, manque terriblement au paysage musical de notre doux pays. Pour les artistes participant à un tel projet, la tâche est difficile. Très difficile. Il n'est pas donné à n'importe qui de reprendre les textes hallucinants de ce gentleman. D'une discrétion à toute épreuve. C'est la raison pour laquelle la présence de certains artistes sur cet album est quelque peu ratée. Je vais me concentrer sur ceux qui ont - à mon sens - réussi le passage.

 
  • L'ouverture de l'album, par Noir Dèsir sur Aucun Express est parfait. N'étant pas un fan du groupe à la base, me voilà bien démuni, perdu : oui, Noir Désir sait faire de belles choses, et en l'occurence, bien refaire des choses. L'esprit Blues, étrange de l'univers de Bashung est totalement présent.
  • Le Madame Rêve par M est... Dingue. Fou. Il fait peur ! M en fait la complainte d'un dérangé sexuel profond. En fait, en passant de la voix de baryton de Bashung aux aigus et au vibrato de M, c'est là que le transformisme s'opère. Le côté sexuel de la chanson est inhérent au texte, qui est d'un érotisme incroyable.
  • Volutes, par Stefan Eicher. Ça lui colle à la peau, mais dans le bon sens. L'orchestration y est belle, et il est si bon d'entendre à nouveau le p'tit suisse. Le mystère Bashung y est très bien retranscrit, délivré, avec un réel esprit rock, folk, qui déménage.
  • Alcaline, par Christophe. Qui mieux que Christophe peut reprendre du Bashung ? Le mystère est déjà dans le personnage. Après, il y a une interprétation très personnelle de Christophe, et très electro (cf son dernier album passé sous silence).
Après tout ça... la présence de Vanessa Paradis, de Raphael et surtout des BB Brune est un peu... ratée. Je dis ratée pour éviter des mots blessants. Surtout pour les BB Brunes qui ont, quand même, autant d'esprit rock qu'une Belon, sachant que cette dernière a le mérite d'avoir un parfum, du goût, et une texture... Quant à Ma petite Entreprise, par Biolay, ça lui va comme un gant ce titre ! J'avoue avoir peu d'estime pour ce bonhomme, ses accointances, et ses vols à la tire. Biolay est, malgré certaines apparences un homme d'argent et de pouvoir. Et la Petite Entreprise serait-elle alors celle de sa vie si publique ?

Tout n'est donc pas à prendre ici, mais c'est un avis personnel que je partage avec vous. Alors je vous conseille d'écouter, d'apprécier, de juger, de partager. La grande qualité de cet album reste, à mon sens, de nous donner l'envie de réécouter du Bashung. Encore. Et Encore.
Donc, merci quand même aux 12 contributeurs.

Enjoy.
Peace & B wild

jeudi 28 avril 2011

Un Bon petit yaourt.

Voilà un mot, à l'instar de "puzzle", qui me pose bien des problèmes existentiels.
Faut-il dire iaourte, iaour, ou iogourte... Faut-il dire peuzeul, puzl... Ou même Pluzlzlzl ? Ces mots pas-de-chez-nous nous imposent la réflexion, le débat et - soyons fous - le référendum.
Bon, maintenant que mon intro est faite, voyons ou plutôt écoutons ce que Mamie Nova nous a préparé.`

The Natural Yogurt Band. Nom d'album : Tuck In With.
En un mot comme en cent... Non : en cinq mots comme en cent : ce n'est pas du yaourt ! Oui, il s'agit bien de musique. Et la partie difficile est d'en définir le genre... Car ici règnent de solides bases de jazz, de R'n'B, de soul... Mais ce n'est pas pas de l'Acid Jazz, et encore moins du trip-hop... Donc oui : c'est une espèce de yaourt avec lequel on passe du bon temps. Mais si comme moi, on essaye de le ranger quelque part... Il va falloir créer une nouvelle catégorie. Si.
Musicalement, ça part un peu dans tous les sens. Donc sur l'item Jazz, nous voilà sur la mouvance "free-jazz". Exprime-toi, flutiste ! Eclate toi, Jean Claude, sur ton orgue Hammond, quand à Jean-Marie, il reste imperturbable sur sa batterie, à faire siffler les symballes, à claquer la caisse claire, et à faire ronffler la grosse caisse.
Quant à guillaume-william-bill, il ne bouge pas de ses 2500 cm carré, car à la basse, quand on ne fait pas partie d'Earth Wind & Fire, on reste à sa place, et on se concentre sur les 4 graves cordes que l'on sait si bien faire vibrer.
The Natural Yogurt Band est un plaisir, une belle promenade purement musicale. Un petit pont de passage entre trip-hop et jazz.
Je vous conseille de l'écouter. Pas de le mettre en musique de fond. Non. Jamais.

Allez : enjoy,

Peace & B wild. Toujours !

dimanche 10 avril 2011

De la bonne musique en cascade

Avec The Human Octopuss, Cascadeur nous sert un bel album, une musique electro pop, ne négligeant donc pas les harmonies, et une certaine richesse des sons.

Les 11 morceaux de ce LP s'enchaînent parfaitement, et vous aideront à bien aller. Ce n'est pas que cela donne la pêche, mais c'est bien, c'est bon. Disons que "cascadeur" pourrait faire penser que la musique sera très pêchue, façon "Propellerheads" d'il y a 13 ans... Et bien pas du tout. 

Les orchestrations - parfois grosses (je n'ai pas dit grossières) - laissent échapper des riffs de guitare par-ci, du piano calmant par-là, au milieu d'une foule de sons magnifiquement mixés. De magnifiques ballades.

Le "point of diffence" si cher à nos marketers n'est pas atteint : Mr Cascadeur se trimballe avec un casque... ça fait has been. Les Daft, déjà, avaient un peu beaucoup copié un groupe electro/new wave des années 80... Mais bon, tout ceci ne constitue en rien des faits musicaux, et quand ceux-ci sont (... rien à voir avec la rosette... désolé) bons, profitons-en.

Enjoy

Peace & B wild

samedi 9 avril 2011

Biscuit sauvage.

C'est nouveau, c'est du beau travail de didjè, mais ça ne pue pas l'expérimental sous acide.

Wildcookie est une heureuse réunion d'artiste. Vous noterez que j'aurais pu dire "un collectif", mais que voulez vous, j'abbhore cette expression. A partir du moment où des personnes se revendiquent d'un "collectif", vous pouvez être assuré que le résultat sera baigné d'un amateurisme pauvret, et large surestimation de créativité militante. Oui, les arts sont une forme de militantisme, il est donc inutile d'en rajouter une couche lourdingue...
Bon, j'ai fini avec ma logorrhée (et je ne te parle pas du "collectif" utilisé par les entraineurs de sport co' !!)(Oui ! c'est ça... Ne nous parle pas des entraineurs...).

Je suis venu vous parler de Wildcookie. Fred Kruger et Anthony Mills forment une équipe particulièrement créative. Leur production sur l'album "Cookie Dough"est un mix de cultures, un très beau travail de DJ. Entre soul, jazz, électro, rap... Outre le côté intéressant, c'est bien. Une bonne prod.
Heu... Attention, le morceau Flashy Flashy est étrange... Mais terriblement bon (il fait partie de la playlist de mars sur Dazed Digital, ze site).

Nous noterons une certaine fixette des créateurs sur le sujets des stupéfiants. Entre "Serious drug", "Heroine"... Les attachements sont pregnants. (Non, ils n'attendent pas un bébé...). D'ailleurs le gentil lecteur de cet article prendra soin d'écouter Heroine. C'est terriblement bon.
Enjoy

Peace & B wild.

vendredi 8 avril 2011

D'ici à Washington, y'a pas loin.

Voici Washington. Le groupe, pas la ville, ni la représentation international des Etats-Unis - dieu nous en préserve.

Washington, donc, nous a préparé un EP. Un EP est l'équivalent d'un maxi' pour certain, un mini CD pour d'autres... L'EP est un outil annonçant, normalement la sortie prochaine d'un LP - l'album, donc. Vous me suivez ?
Normalement, l'EP qui se respecte comporte 3 ou 4 pistes. Souvent, il y a le titre phare, puis des remixes de ce titres phares, la version acoustique, voire a capella-sur-mer. Quand les marketers sont gentils, ils glissent un 2ème titre. Ici, les Marketers sont A-DO-RA-BLES, puisque cet EP est riche de 5 morceaux tous différents. Et là, une vive angoisse me prend : s'agit-il d'un riche EP ou d'un LP très radin ? Car le-dit EP n'est pas estampillé "EP", le dernier LP de Washington datant de 2007... Nous verrons donc.

Quoiqu'il en soit, je vous avoue que j'ai du mal à classer cet EP. Il y a des sons qui viennent de partout. Nous sommes à un carrefour, celui des sons Indé, electro, pop, et une pointe de rock... Mais tout ce mélange vous donnera le plaisir d'écouter une création pure, très musicale, et très vocale.
Si l'harmonie est l'art d'obtenir un résultat équilibré dans le mélange des éléments, et bien, cet EP est harmonieux. Chacun des Morceaux est harmonieux.
La voix manque toutefois de réelle personnalité. Mais comme on dit : ça le fait. Pas grave. Bien, très bien.

Je vous conseille donc ces 5 morceaux réunis sur ce que j'espère être un EP qui s'intitule How To Tame Lions. De Washington, donc.

Enjoy.

Peace & B wild.