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mercredi 27 octobre 2021

Quand Janis Joplin mit le feu au Tom Jones Show - 1969

Bon... je regarde et regarde encore cette video postée par Diane (merci... merci encore !!!) et... Wwwooouuuu ! Je ne m'en remets toujours pas.

The Tom Jones Show, dans le Royaume Uni de 1969, c'était l'équivalent du Sacha Show chez nous un peu plus tard (parce que la Manche, c'était large à l'époque, et long à traverser).
C'etait donc un programme TV de variété, très bien fait pour plaire à une audience composée avant tout de "middle-age-and-over housewives" - les ménagères de plus de 35 en langage marketeux/pubard/médiateux - et avec des guests qui étaient là, avant tout, pour mettre en valeur le patron de l'émission - Jones au UK, Distel en France. Rappelons que Tom Jones, ce gallois à la voix puissante, a performé de beaux hits, tels que What's New Pussycat, ou It's Not Unusual (et son maintenant ancien revival avec Mars Attacks de Tim Burton). Et il s'est même permis un retour tardif en 1988 avec une reprise du Kiss de Prince, appuyé par la fine équipe de The Art of Noise - merci à Trevor Horn pour ce mélange... Trevor Horn, c'est un des deux gars de The Buggles (si, si... vous savez : Video Killed The Radio Stars en... 1978 !).

Mais je m'écarte du sujet... La différence entre Tom Jones et Sacha Distel dans leur statut de gendre idéal est que Tom respirait la testostérone à plein nez et à pleines oreilles, car chez lui, on peut parler de "bel organe", une virilité avec du poil dedans et autour, du sévèrement burné, de la poigne, mais... teeeeellement gentil ! Alors que Sacha, lui, était dans une attitude plus adaptée à une séduction "à la française" : plus gringalet, et avec une virilité faite de douceur, de savoir-vivre, et puis ce petit côté "quel bel homme" que Jack Lang aurait pu dire à son sujet.

Mais revenons précisément au Tom Jones Show. Puisqu'il s'agissait de mettre en valeur l'artiste-présentateur, soyons honnêtes, quand il y avait des hautes pointures internationales qui venaient y faire des duos, elles devaient un peu respecter le Boss, ne pas en faire trop pour lui laisser la part belle.
Et puis... et puis... ce soir là... vint Janis Joplin. Oui oui oui : Janis Joplin au Tom Jones show ! Deux genres, deux styles et donc deux publics en fait très différents, en tout cas au UK de l'époque. 
Dès le début du duo, la vapeur est ici inversée. C'est Janis la patronne. D'entrée, elle mène le jeu par la voix, déstabilisant un peu le mâle.
Puis, au moment du solo de saxo, Joplin se met à la danse... une danse dans laquelle elle emmène le soudainement-devenu "petit Tom" dans des circonvolutions du bassin - non !... d'un cul qui va se frotter contre le bas-ventre du Boss. Mais en régie, le réal' intervient pour switcher sur une caméra moins... problématique.
Il cadre les musiciens, et le saxo en priorité (c'est lui le maître du Band), laissant Janis faire son butt-job.
En fait, la libération sexuelle du Flower Power avait quand mëme quelques limites sur les ondes télévisuelles de la BBC. Là, ça tournait au Gode save the queen.
Je pense que ce soir là, Janis, qui n'aimait pas du tout les plateaux TV, avait du trouver sa force au fond d'une bonne bouteille pour ravir la vedette à ce point, et sans embage, car elle s'est littéralement lâchée. En faisant cela, elle tirait la langue a un establishment... tout en profitant largement de celui-ci car sur les ondes TV US, jamais cela n',aurait pu être émis. Elle a eu bien raison puisqu'elle a tout déchiré.

Enjoy ce sublime moment, sa musique, ses musiciens, ses chanteurs, ces danseurs fous en background et... profitez du son et, comme pour un chalet en Suisse (pour ceux qui connaissent cette blaque a deux balles...) : profitez de la vue !... et du son !

... Et... et... et... en cadeau bonus, plus bas, une vidéo qui a pas mal tourné sur le net. Nous sommes dans le métro de Francfort, car c'est bon, la saucisse. Heidi Joubert, que je n'ai pas l'honneur de connaître, fait un jam dans une rame. Le titre de la vidéo met l'emphase sur le voyageur qui va magnifiquement rentrer dans le jam... Mais, regardez la belle Heidi percussionner et... car elle est l'exacte reproduction de Janis dans le duo avec Tom Jones : aussi brûlante, et aussi... funk ! Et puis, histoire de boucler la boucle dans cet article, c'est encore une reprise de... de Prince : Kiss ! Nous n'en sortirons donc jamais ? #prince4ever !

Peace & B Wild


Jam in metro
https://youtu.be/2iOsUbBJ4nQ

vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

lundi 24 septembre 2018

"Prince - Piano & A Microphone 1983" : en toute intimité.

#pitch :
Venez... Si, si, venez s'il vous plait. Suivez-moi. Nous ne serons que tous les deux. Rien que vous et moi. Ou presque.
Nous allons jusqu'en 1983, et jusqu'à Chanhassen dans la banlieue de Minneapolis, au n°9401 du Kiowa Trail. Il y a ici la maison dans laquelle Prince vit au calme depuis deux ans, au bord du lac Riley.
Rentrons dans la maison. Allez ! Suivez-moi, je vous dis ! Mais en silence. Restons au rez-de-chaussée parce que c'est là que le home studio a été monté. Prince en a déjà sorti la majeure partie des albums Controversy et 1999, ainsi que plein d'autres choses qui attendent de mûrir, d'être arrangées, ou réarrangées dans quelques semaines, quelques mois ou quelques années, pour lui, ou d'autres. A moins qu'elles ne soient simplement mises de côté pour toujours. C'est sa méthode.
Maintenant, chuuuut ! Il est là, assis au piano, avec juste un micro. Sans bruit, installons-nous auprès de lui - mais pas trop près, le bonhomme sait parfois être capricieux. 
Ça y est, il est prêt à jouer, avec toujours nous deux -  vous et moi - et son ingé-son pour seuls témoins, et il commence en interrogeant celui qui est à sa table de mixage, derrière la vitre "Is that my echo ?", et la session de travail commence...


#nofilter
... Chers amis, je fais cette petite mise en scène pour vous faire ressentir l'atmosphère, le concept pur de "Prince - Piano & A Microphone 1983", ce lunaire album sorti vendredi dernier, parce que celui-ci tient plus du documentaire que d'un quelconque album posthume, vous savez, ces albums gavés d'hyper-production, d'hyper-effets, hyper-arrangements, hyper-mixages pour essayer de faire des hyper-ventes. Nous sommes ici à l'opposé. Donc bravo au culot de Warner Brothers.
Lunaire et bravo, car c'est du #nofilter, du vrai. Cet album n'est que la simple retranscription, certes nettoyée au mieux, d'une session de travail enregistrée sur une simple K7 exhumée d'une boîte... d'où les quelques imperfections sonores et surtout le souffle de la bande qui s'accroche aux oreilles un peu comme un acouphène. C'est un instantané, un noir & blanc sonore, pas photoshopé.

#leaks
Prince a toujours enregistré tout ce qu'il faisait, créait, essayait, et a conservé cette gigantesque masse dans son coffre, "The Vault". Malgré ce "petit Fort Knox musical", ce Saint des Saints, la fameuse K7 a leaké, peu de temps après qu'elle ait été magnétisée par ce moment, satisfaisant ainsi l'appétit sans fin de la communauté des Fams (... oui : Prince n'aimait pas le mot "Fan", préférant la Famille au Fanatisme). 
Si le contenu de cet album n'est donc pas une surprise pour les fams, il est un véritable inédit pour beaucoup, et permet de découvrir la partie immergée de l'iceberg, tout ce qu'il y a derrière les hits et les frasques de Prince : s'il ne donne qu'un aperçu du bourreau de travail qu'il était pour lui-même et celles et ceux qui l'accompagnaient, il affiche clairement son incroyable maîtrise des styles et influences, le tout étant mû par sa sensibilité micro-électrique.
... Et vous allez les entendre, ces influences ! Il y a les évidentes - le funk, le rythm'n'blues, la soul... - et les moins évidentes (et pourtant omniprésentes dans tout ce que Prince a produit) - le gospel, le rock, le blues, le jazz, la folk, le classique...

Pour le fam que je suis, c'est un plaisir absolu qu'un tel enregistrement soit rendu officiel, permettant ainsi à tout-un-chacun de vivre cette situation de proximité, ce moment. Toutefois, égoîstement, j'aurais tellement préféré découvrir une autre K7, une autre session, totalement inconnue. D'autres leaks s'en occuperont alors...

En résumé, je ne peux que vous conseiller vivement de profiter de cette rare - voire unique - opportunité d'être durant 34 trop courtes minutes en toute intimité et discrétion auprès d'un artiste en plein travail : allez, suivez-moi, et sentez vos oreilles s'écarquiller à l'écoute de ce document. 


Enjoy. Peace And B Wild. Always.

Vidéo officielle de "Mary Don't You Weep",
inscrit à la BOF de BlacKkKlansman de Spike Lee



lundi 10 mars 2014

La barre était très haute

Alors... que penser de G I R L, second album du "Mister Je-Suis-Partout" millésime 2013, j'ai nommé Pharrell Williams ?
Tout d'abord, rappelons qu'il est un producteur avant tout, avec actuellement l'un des plus grands talents qui soient dans l'art de choisir les gens qui l'entourent, ou ceux avec lesquels il s'associe. Un Maître.
Rappelons ensuite les concepts qu'il a créés il y a déjà 15 ans, avec Neptunes pour une certaine violence déjantée, ou N*E*R*D pour des sons peut-être plus mainstreams et accessibles mais jamais, Ô grand jamais, entendus avant lui... ces concepts ont pondu des splendeurs. 
Rappelons enfin les monstres planétaires de 2013 que sont Blurred Lines avec Robin Thicke ou, of course, Get Lucky et Lose Yourself to Dance avec les Daft. Rappelons aussi l'ultra guilleret et si bon Happy, par Pharrell-lui-même, animant à la fois la BOF de "Moi Moche et Mechant 2" ainsi que nos corps émoustillés, et étant animé par une video de 24 heures...
Tous ces rappels convergent (rien de sexuel dans l'intégration de ce mot ici...) vers un point commun : la perfection, tout simplement.

J'attendais en fait du "encore plus, encore mieux", et Pharrell ne nous ressort que la perfection à laquelle il nous a addictés... et puis surtout : que sont ces misérables 46 minutes dont déjà 4 nous avaient été délivrées ? 
Oui, je reste sur ma faim. J'en veux plus mon gars, malgré l'excellent son, les mélodies sublimes, les rythmes millimetrés, les magnifiques partenaires et une production au sommet de l'art.

En 2013, Happy qui était annonciateur de cet album, G I R L. Un titre, ma foi, assez chiant dans le cadre de la mise en page d'un post, du fait des éspaces entre les lettres, mais nous nous éloignons de considérations musicales... notre Pharrell a mis la barre si haut que suis presque déçu... si, si.
C'est horrible de devoir écrire ça, mais que voulez-vous, la musique est comme une drogue, j'ai utilisé le néologisme "addicté" plus haut, ce n'est pas pour rien.
Mais soyons positifs ! Les splendeurs de ce court album sont : 
- en ouverture, Marilyn Monroe, parce qu'elle est vraiment bien gaulée (la chanson et la femme)

- Gush. je retombe en enfance en ayant l'impression d'entendre Michael, celui de Off The Wall. J'ai cette même réminiscence sur les 3 première secondes de Brand New qui me font penser à Working Day and Night sur ce même album de Michael.
- Lost Queen et ses 3 belles périodes
- la conclusion en It Girl, sur un rythme à la fois lancinant et endiablé... le parfait BPM : le groove !
-... et pour un plaisir en boucle : Happy !!

Je me permets quand même d'ajouter que nous pouvons zapper Hunter. En tout cas, perso, il m'agace.

Pour le reste de la track list... ce n'est que très très bon alors que j'attendais du démentiellement bon...
Je résume donc : très très bon album, masi décevant... que voulez-vous...

Allez :Enjoy !!
Peace & B Wild !


samedi 30 mars 2013

Poulpe fiction.

Bon. Faisant suite à mon unexpected émoi de la semaine dernière au sujet du dernier album de Justin Timberlake, je vais m'enfoncer encore un peu en insistant auprès de vous pour que vous alliez visionner la prestation du petit ricain aux Grammy Awards 2013.
Si, j'insiste.


Ce mini show est - une fois de plus - la démonstration de ce que peut être le professionnalisme chez les américains, et de leur compréhension de ce qu'est l'Entertainment. Je dis "une fois de plus" car presque trop nombreux sont les exemples. En effet, chaque événement sportif est émaillé d'un show-événement qui se doit d'être meilleur que tous les précédents. Vous me direz,  c'est l'essence-même de l'événement... Certes, il y a souvent des choses qui peuvent ne pas être du goût de tout le monde, mais la place n'est jamais laissée à l'amateurisme. Et certes encore, et je vous l'accorde, la place n'est malheureusement pas laissée à l'improvisation, à la spontanéité ; mêmes les meilleurs ne peuvent se lâcher, car les timings exigent une prestation cadrées à la seconde près, au millimètre près.

lundi 13 février 2012

Merci Lavige ! (avec un cadeau)

Oui, c'est un grand merci que j'adresse à Laurent Lavige – "les nuits de Lavige" sur France Inter, de minuit à une heure du mat'. Si cette émission peut être mal ressentie dans son écriture - c'est un road movie radiophonique, mais bien foutu - la programmation musicale y est inégale, variée mais plutôt très bonne dans l'ensemble... en tout cas pour les vieux routards.
Mais surtout, parfois, des sursauts de bonheur auditifs hors du commun, des pépites rutilantes viennent enluminer ce très officiel milieu de la nuit...

Jeudi soir, ou plutôt vendredi matin donc, ce fut une bulle, une parenthèse dans l'espace temps.
Lavige nous a ressorti un groupe qui n'a produit que deux albums depuis 2002… le dernier datant de 2005. Il est a supposer que ce duo de blackettes "made in the UK" a splitté en vol depuis… Je vous présente Floetry.

C'est de leur deuxième opus, Flo'Ology, que Lavige a extrait la perle qui m'a saisi alors que j'essayais de m'effondrer dans les bras de morphée. C'est le morceau d'ouverture qui est intitulé "Blessed 2 Have", et qui contient un sample de School de Supertramp (Album Crime Of The Century, 1974).

Le R'n'B y est servi à la sauce rap dans un dosage digne d'un grand chef, sans lourdeur, et avec des moments aériens.
 
J'appose un sticker "five stars" mérité sur ce morceau, surtout quand il est mixé derrière avec le sus-cité School de Supertramp. Comme vous êtes beaux et gentils, je vous offre ce mix : il vous suffit de cliquer sur  CADEAU. Le lien est valable 1 mois, après, faites moi vos demandes via FB...

Parce que vous le valez bien. Et parce qu'il le vaut bien, ce morceau.
 
Enjoy !! 
 
Peace & B Wild.


vendredi 27 janvier 2012

Voici, mes Chers !

... Bon, sur Marvin Gaye, la messe a été dite maintes et maintes fois : c'est l'album "What's Going On" qui serait son meilleur.

 Cet album - certes totalement excellent - doit sa notoriété à plusieurs facteurs :
  •  il est le pivot intellectuel et artistique de Marvin.  En effet, après avoir été chanteur-à-midinettes durant les années 60 (bien propre sur lui, rasé de près, gendre idéal) et à la suite d'un événement qui l'aura profondément choqué - la mort de Tammi Terrell - il s'est lancé dans cet album-concept, en 71, sur lequel il a commencé à épancher dans ses textes ses opinions, ses messages, une détresse.
  •  Marvin revendique sur cette galette une black power, ou plutôt une négritude dans sa musique, la black music des 70's, dans laquelle les racines africaines sortent de terre autrement : le blues se transforme en soul, mâtinée de R'n'B, et c'est diablement bon.
  •  WGO est tout simplement bon... les textes, la musique et la si voluptueuse interprétation de Marvin.
Mais cette messe fut trop vite dite, car Marvin, avant que son père ne lui tire une balle le 1er avril 84 (pas bonne, la blague... vraiment pas bonne), a heureusement eu le temps d'enregistrer bien d'autres albums. Parmi eux, il y a celui sur lequel il exprime au mieux sa maîtrise absolue : la sensualité. En 1978, Marvin Gaye a sorti un album magistral et malheureusement trop méconnu, "Here My Dear". Une essence de soul, de rythme, de groove, d'africanité, d'amour et de sensualité... Un massage pour les oreilles et l'esprit.

Je vous conseille... Non ! Je vous ordonne donc d'écouter "Here My Dear",
Si je me permets se briser ainsi ce qui pour moi est un poncif, c'est parce que Marvin est un accompagnateur de ma vie depuis 30 ans, presque au quotidien. Et mon seul désir ici est de partager avec vous ce que j'estime être le meilleur... Une chose me conforte et me réconforte : dans mes quelques amis qui connaissent bien Marvin Gaye, sa carrière, sa vie, sa musique, son errance aussi... tous s'accordent pour porter Here My Dear sur la plus haute marche de la discographie de ce grand, beau et particulièrement talentueux Monsieur. Cette remise à l'heure, certes très subjective, d'une pendule musicale n'exclut en rien un jugement particulièrement considéré sur bien d'autres albums de l'artiste, What's Going On en fait partie, Let's Get It On bien sûr, I Want You et, dans un genre plus moderne, le dernier de son vivant : Midnight Love. Mais ici, faisons la part belle à Here My Dear, donc.

Alors, enjoy
Peace & B Wild !

vendredi 25 novembre 2011

Mary m'oblige

Mary J.Blige, sublissime et sculpturale (mais ça, normalement on s'en fiche pour la Zik...) vient de sortir un album tout en continuité : My Life II : the Journey Continues (Act 1), ce qui laisse présager au moins d'un autre acte à venir (et ça serait tant mieux) alors que ce bel opus est déjà une suite d'un de ses meilleurs albums - My Life.

Cette nouvelle galette au titre trop long pour que je le répète est très bon, Mary y est très bien accompagnée, tant en voix qu'en musique : Nas avec le sample de violons utilisé par RZA dans le hit Triumph du Wu-Tang-Clan, ça, c'est pour la référence lourde. Puis il y a Busta Rhymes, Rick Ross, Drake mais aussi Diddy, Beyoncé & Lil Wayne. Un bel entourage donc.


Du gros son de R'n'B, Soul, du Hip-Hop, et même des sons electro qui viennent pimenter ça et là.
Vocalement, si vous aimez Chaka-Khan, vous aimerez Mary J.Blige. Et d'ailleurs, elle ne se prive pas de reprendre - très bien - le Ain't Nobody que la papesse Chaka chantait si puissamment avec Rufus il y a pas loin de 30 ans.

Le mot "Continues" a toute sa raison d'être car la quasi intégralité des 18 pistes sont mixées ensemble, créant une belle histoire que je vous conseille vivement - donc - d'écouter.



Alors, enjoy,
Peace & Wild

lundi 29 août 2011

Slakah ! 100 % vibe et groove.

Nous sommes au lieu dit des 4 Routes (ou plutôt des 4 roots) : là où se rejoignent les chemins de la Soul, du R'n'B, du Hip-Hop, et des petites lignes de guitare et claviers qui pourraient venir de chez Blue Note. Oui, il y a de l'acid-jazzification suer ces 11 excellentes pistes qui composent l'album que vous vous devez d'écouter.
Parlons de l'auteur maintenant : il s'agit de Slakah The Beatchild. Concernant son nom, j'ose espérer que "beatchild" est à entendre comme "enfant du beat" et non comme "enfant battu"... Auquel cas cela ternirait beaucoup le grand plaisir que l'écoute de "Something Forever" procure à celui qui s'y soumet... Et s'y soumettra encore... et encore, d'ailleurs.
Aussi, ce prénom,"Slakah", sonne comme un son de percu' : sla-kah ! et le Beatchild qui suit coule alors merveilleusement, tout comme sa musique, ses rythmes, ses mélodies, ses accompagnements. Il y a ici une belle production, au service de vos 6 sens. Si, si : les 6 sens seront tôt ou tard sollicités.
Dans la qualité et les racines de cet album, je ne peux m'empêcher de penser à Pharrell Williams et les heureux mariages dont il est capable. Et dans certains sons, après avoir évoqué Benson et sa Gibson, le spectre de Marvin Gaye imprègne tant de pistes.

Bon, les références : ça c'est fait. Maintenant regardons le résultat :

Slakah The BeatChild évite cette fois-ci la gluante soupe du Arènebi, et verse avec brio (avec qui ?) dans la vibe et le groove du R'n'B (prononcez Ritmèneblouse). Et la nuance entre le Arènebi et le R'n'B est tout comme mon neveu : elle est majeure. C'est la raison pour laquelle j'indique que Slakah évite CETTE FOIS-CI, car il a malheureusement prouvé qu'il peut faire de l'industrielle soupe aux hormones.

Un dernier point maintenant. Sur le morceau "this Beautiful Feeling" apparaît un certain Ebrahim. C'est un gars qui a un formidable sens du groove, du mix (il sait tellement bien se servir d'un sampler !), et a de surcroît une voix bourrée d'émotions. 
Voici plus bas une video de Ebrahim. Il est chez lui, il y a quelques années déjà. Ça vous en bouchera un coin, et vous incitera à bouger.

Je résume mes propos : cet album, c'est du cochon : tout y est bon, excellent, délicieux, et foncièrement (est-ce le bon adverbe ?) remuant.

Cinq étoiles s'imposent à nos oreilles.

Enjoy et re-enjoy.

Peace & B Wild.

... et maintenant, Ebrahim revisitant les Fugees  Enjoy...


samedi 2 juillet 2011

Un cadeau ! Rien que pour vous.

Comme vous le savez, Prince est passé à Paris pour nous livrer une nouvelle série de concerts :
  • 1 officiel, le 30 juin dans un Stade de France à la pelouse dégarnie, le plein n'ayant pas été atteint,
  • d'autres étant moins officiels : la Société en after du SdF le 30 et, en ouverture des festivités, le Grand Journal de Canal+ du 27, qui a été l'occasion pour la chaîne de couper le concert avant sa fin pour de basses raisons de timing : Denisot a dû rendre l'antenne alors que le Kid de Minneapolis continuait son gig à la suite de 25 minutes de live très fort. Au moment de la coupure, il entamait le meilleur, puisqu'il a donné à la centaine de privilégiés présents sur le plateau l'occasion de se délecter sur "Shhh", puis "DMSR" (Dance Music Sex Romance". Ce dernier morceau, vieux de 29 ans (album 1999, sorti en 1982), prouvait à quel point Prince a su créer une musique qui dure et persiste.
Heureusement, Canal+ a mis en ligne la totalité du live, incluant cette partie non diffusée, ce qui me permet de vous faire un cadeau : les MP3 des 7 morceaux joués ce soir là.
Parmi cette set-list, il y a "Shhh" (n°6), qui n'a donc pas été diffusé en direct. Ce morceau de Prince est peu connu. Et c'est dommage. C'est un slow, torride, qui est un vrai lave-linge: vous savez, ces slows en soirées de djeun's' sur lesquels les couples font un concours de combat de langues, tournoyant dans la bouche de l'autre en position "linge délicat"... "Shhh", pour vous exprimer sa puissance, relègue Purple Rain au rang d'esquisse... Et au même titre que ce Purple rain, Il est l'occasion pour le Nain Pourpre en concert de délivrer des solos de guitare d'une virtuosité exceptionnelle. Sur la version de "Shhh" du Grand Journal du 27 juin, c'est à 2'31" que Prince commence à réveiller les 6 cordes de sa gratte, pour les faire très vite hurler, gémir, se languir, crier et ce, de la façon la plus majestueuse qui soit, jusqu'à la fin du morceau, qui s'éteint à 6'28".

Vous trouverez cette pépite dans le zip que vous pourrez télécharger ici.

Enjoy, enjoy, enjoy !!!

Peace & B Wild.

mardi 28 juin 2011

Pour bien se mettre en jambes avant jeudi soir.

Ça y est, c'est officiel depuis hier sur le site du Stade de France : la première partie de l'unique concert de Prince sera Sharon Jones and the Dap-Kings.

Attention : c'est « Jones », pas « Stone ». Elles n'ont finalement que deux points communs : leur prénom, et leur génération, puisque Stone est de 1958, et Jones est de '56… ou '58 selon les sources (!).

Pour le reste, Sharon Jones est une black, format "en formes", avec une voix et une énergie puissantes. Le côté déroutant avec Sharon Jones, équipée de ses Dap-Kings, c'est que lorsque vous écoutez ses albums, même le dernier qui date d'avril 2010 – I Learned the Hard Way – on a l'impression qu'il furent enregistrés à l'époque de ses 15 ans… C'est un rythm'n'blues + soul des années '60, celui qui était invité sur la scène de l'Appolo à New York quand James Brown était le produit d'appel pour faire découvrir des nouveaux talents, ces shows s'appelaient simplement «James Brown presents…». Tiens d'ailleurs, Sharon et James sont tous les deux nés à Augusta, CA.

Cette dame rattrape donc le temps perdu, puisqu'elle n'a débuté sa carrière de chanteuse qu'à 40 ans, en '96. Avant cela, elle menait une vie paisible et normale de gardienne de prison et de convoyeur de fonds… Le début du succès est marqué par son premier album en 2002, et elle en est donc à son 4ème opus. Cette sonorité des années '60 n'est donc pas usurpée, puisqu'elle y a baigné depuis sa naissance. Elle aura juste mis le temps à se décider, mais, croyez-moi, il n'était pas trop tard pour elle ou pour nous, car sa musique est un pur délice, réellement vintage. Les cuivres, et les choeurs ponctuent et habillent les compositions, la batterie y est discrète, la guitare y est non agressive, et surtout, il y a cette majestueuse impression d'entendre des lives et non des albums studio, et c'est la raison pour laquelle j'évoquais les «James Brown Present shows".

En écoutant Sharon Jones & the Dap-Kings, vous passerez en pellicule Noir & Blanc, et c'est tant mieux : ça renforce si bien les contrastes.

Le fait d'avoir une Sharon Jones en première partie de Prince jeudi prochain est loin d'être une ineptie : tout en ayant créé son Minneapolis Sound, et en l'ayant fait évoluer au fil des ans et des décennies, il n'a jamais oublié les racines dans lesquelles sa musique puise ses oligo-éléments, et encore moins les musiciens qui en sont dignes.

Jeudi soir, au Stade de France, sera donc forcément une excellente, une exceptionnelle soirée.

Alors, Enjoy ! Peace & B wild !

lundi 27 juin 2011

Un train peut presque en cacher un autre.

Voilà quelques semaines, les mondes de la Soul, de la poésie, du combat, et de la musique-qui-fait-vibrer étaient endeuillés par le départ, trop tôt forcément, de Gil Scott-Heron. Prononcez "guile", s'il vous plait.

Toutefois, et dans un genre qui ne peut être que différent (car la musique de Gil est à part...) il nous reste une "presque homonymie", Jill Scott, avec un fantastique album tout chaud. Vous prendrez soin de prononcer "djile", s'il vous plait encore.
L'album de cette chanteuse est fait avec de véritables morceaux de musique dedans, Jill vagabonde allègrement sur un nombre incroyable de racines, toutes profondément ancrées dans des sols fertiles. Parmi ces sols ( la si do...) et au fil des morceaux, il y a ceux de la soul, du disco-des-early-years, du jazz, du Hip-Hop... Et même ce que je targue de Arènebi, mais du bon, du "qui fait bouger le bassin d'avant en arrière et inversement à l'infini"...

D'entrée, la première piste donne le ton avec un rythme emprunté (et non samplé) au patrimoine mondial de la good vibe : "Blessed" est délicieusement calé sur le "what's Going On" de Marvin Gaye : ça donne le ton, ça installe une ambiance, un esprit, et une somptuosité qui se rencontreront tout au long des 17 pistes de l'album - si vous optez pour la version Deluxe. Et bizarrement, ce n'est d'ailleurs qu'en prenant cette version que vous pourrez découvrir le morceau qui donne son titre à l'album : "The Light Of The Sun".
C'est bien simple, il n'y a rien à délaisser ici, et encore moins à jeter. Tout y est bon, excellent. Quand la mélodie peut être jugée par trop sirupeuse, vous êtes alors emporté par la voix de Jill (Here My Call) : un véritable tapis volant...
Pour ceux qui veulent faire des progrès en anglais, sachez que Jill Scott a une façon de chanter qui est d'une clarté incroyable. Même pas besoin de sous-titre. 

Je dois l'avouer, mon onglet "Best du mois" bouge avec cette nouvelle sortie... Je vais être obligé, à seulement 3 jours de la clôture du scrutin de juin, d'établir un constat d'ex-aequo entre Applause et Jill Scott. Tant mieux : ça vous fait un double plaisir car les genres sont bien différents.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 20 juin 2011

Big Band

On ne sais plus si c'est du funk, de la Soul, du Rythm'n'Blues ou du hip-hop... ça tourne, ça tournoie, ça bouge, c'est gavé de rythme, et une section cuivre hyper présente accompagne la fête.
P-Funking Band est un vrai big band qui a pour mission de vous donner la bougeotte. À les écouter, et à en observer l'artwork de l'album, ils sont aussi nombreux que la troupe d'Earth Wind & Fire à sa belle époque. Pour rappel ou info, ces démangeurs de jambes et de bassin que sont EW&F débarquaient en bande, jusqu'à 17 gugusses sur le plateau, pour délivrer de belles heures de plaisir, de danse, de groove, et de réelles performances pour chacun des membres... et autres contributeurs d'une tournée.
P-Funking Band porte donc bien son nom, et le son général de cet album - "1D22", si ! si ! c'est son nom - vous place au premier rang en studio d'enregistrement, et vous êtes du bon côté de la vitre encore une fois : avec eux. Il est à noter que le studio dans lequel vous vous trouvez a de fortes chances d'être situé en banlieue nord de Rome, puisque, comme leur nom ne l'indique pas, ils sont ritals. Et là, je repense à un "artiste" qui avait pondu dans les années '90 un tube de l'été, paneuropéen, le morceau était intitulé "Children", lartiste était un certain "Robert Miles" : un pseudo génial, puisque le bonhomme s'appellait en fait "Roberto Milano", ce qui est carrément moins vendeur à l'international, sauf dans le foot peut-être.


Double appel.... Ne quittez pas. Clic !
Allo, oui... Quoi ? Comment ? Mais, les p'tits gars, faites gaffe : Il y a des moments où votre son verse un peu dans la musique de cirque, ou la Bandas de Tribune Nord un soir de Finale du Top 14. Un poil plus carré dans l'art du mixage eût été louable, si je puis m'exprimer ainsi... même si le son "big-band" à la sauce funk&soul fait vraiment plaisir... enfin, j'me comprends. Allez, je suis en ligne avec mes si nombreux lecteurs, tcho ! Clic.


Je reprends donc la ligne avec vous, mes amis.

Dans les plus beaux moments de cet album, c'est bien simple : on se retrouve en pleine série policière US des '70... Et là, je revois Karl Malden avec son pif en forme de pomme de terre tranchée en son milieu, et le petit jeune, Michael Douglas. Les Rues de San Francisco... Voilà, c'est ça : le P-Funking Band vous renvoie au milieu de ces années-là, avec leurs sonorités brutes de fonderies. A vous de juger si elles le sont trop ou pas...
Vous recommanderais-je alors cet album ? La réponse est oui ! Écoutez-le, il donne envie de voir les 17 gugusses de P-Funking Band sur scène.
Heu... pour le nez de Karl Malden, c'est peut-être très perso, mais j'en ai vraiment une image E-NORME ! Je n'ai pas pu me retenir.

Allez, enjoy,

Peace & B wild.

lundi 30 mai 2011

Deux pour le prix d'une. Ou presque.

Selah Sue. Évidemment, quand Mon Eliza (rien à voir avec la Joconde...) m'en a parlé, ce nom a mis mes sens et ma souris en éveil... Et quel éveil ! Elle a beau être Belge, la voix de Selah Sue ne la positionne pas du tout sur le même rang que Lara Fabian : Selah, elle, est carrément au dessus du domaine du supportable, au contraire de la hurleuse d'Etterbeek.


Les 12 morceaux de cet album qui porte le même nom que l'artiste - c'est pratique - contiennent un concentré d''esprit. Et s'il y a de l'esprit, du "spirit", c'est qu'il y a de la Soul... avec une bonne dose de Rythm'n'Blues, et des épices carribéennes pour donner du goût de-ci de-là. Ce doux mélanges vous donnera envie de "mover" your butt.


Ce très bon album me fait penser à une autre très belle production, de septembre 2010, il s'agissait de Madjo - chanteuse française avec beaucoup de Sénégal en elle - et son album Trapdoor : même type de voix, de styles, de spirit... Je profite donc de cet article pour vous caser 2 belles choses qui méritent votre attention, et votre émoi.

A elles-deux, elles nous mettent huit étoiles dans la vue dans les notations, alors allez-y. Ecoutez, téléchargez, réécoutez, conservez... Ces chanteuses méritent le détour.

Enjoy.


Peace &B wild. Ever'n'always.

samedi 28 mai 2011

Dis Papa, c'est quoi le Ritmèneblouse ?

Ma Fille, Mon fils, le Ritmèneblouse est un genre musical - certes ancien (oui, ça date du millénaire dernier...) - mais terriblement bon. Aussi, il ne faut pas confondre le Ritmèneblouse et le Arènebi. A l'origine, c'était la même chose : le R&B, which stands for Rythm and Blues. Et ce dernier c'est comme le Port-Salut, c'est écrit dessus : c'est du Blues (blouse), rythmé (avec du boum tac, takaboum) et balancé avec des accompagnements de Guitare électrifiées, de cuivres et de voix puissantes mais sachent faire passer de réelles émotions... Et sa bouge et sent la sueur !
A l'opposé, le Arènebi, c'est ce bouillon sans sel qui nous est servi... pour plaire, pourtant, à un grand nombre. C'est insipide et sans saveur, et incroyablement mou du genou.

J'en viens à une recommendation musicale, sur du vrai Rythm'n'Blues : c'est Eli "paperboy" Reed & The True Loves. Il y a là, sur Deezer, 5 morceaux dont 2 en live. C'est pas tout neuf (2008), mais on s'en fiche sur un style sans âge. Ça vaut le détour, ça fait danser sur les tables, ça bouge et fait bouger. Le mini album s'apelle "Ace of Spade" et, comme je m'évertue à te le dire, Ma Fille, Mon Fils, ÇA, C'EST DU RYTHM AND BLUES !

Enjoy,

Peace & B wild !

mercredi 4 mai 2011

Le dernier disque de Prince de LU...


Mariage de Jazz, de Rythm'n'Blues et de soul, le trop court album (37 minuscules minutes...) de Nostagia 77 est l'apologie du son acoustique, à l'exception d'un orgue Hammond... Que d'aucuns considéreront comme acoustique du fait d'un son qui le distingue tant.


Une petite précision s'impose : le titre de l'album est The Sleepwalking Society.


Une ligne musicale qui insuffle un vent d'exotisme. L'ambiance est puriste, pas de fioritures dans la prod. Cela doit être l'apport des racines jazziques.
Et puis il y a cette impression d'être dans la petite salle de concert, presque un bar. Oui, un cadre intimiste, pour que Nostalgia 77 nous glisse sa musique rien que pour nous, les privilégiés.

Je reviens sur la durée de l'album. Il y a 30 ans, alors que le vinyle et la K7 audio étaient les seuls formats existants pour le très grand public, les albums nous livraient environ 25 minutes par face. Des opus de 50 minutes. Les 45 tours proposaient 3 à 5 minutes de bonheur par face, et les maxi 45 poussaient les longues versions jusqu'à une douzaine de minutes, pour les remixers les plus assidus.
Puis le CD est arrivé avec ses 74 minutes de stockage. Le prix de l'album CD avoisinait facilement les 120 francs. Soit le double du vinyle. Il fallait donc servir le client.
Aujourd'hui, le prix d'un album, en téléchargement, est d'environ 10 euro (si si, je vous l'assure : pas de "s" au plurielà euro...), ce qui rend le prix d'un album moins cher qu'il y a 30 ans... Vous me direz, un format AAC ou MP3 ne vaudra jamais la qualité CD... Et je ne parle pas du trop fragile vinyle.
... Et nous constatons donc sur de nombreuses sorties des durées d'écoute assez réduites : 45 minutes de ci. 49 minutes de là. Les artistes font comme les grandes multinationales de l'agro alimentaire : dans le même paquet, on en met un peu moins... C'est triste, car la bonne musique, c'est comme un Prince de LU : c'est bon, alors il faut arrêter de nous rogner les formats...
Quoiqu'il en soit et malgré sa trop courte durée, je vous conseille cette Sleepwalking society.

Enjoy.

Peace & B wild.

lundi 4 avril 2011

Ne soyez pas maso : allez sur le Saadiq 2.0

Raphael Saadiq donne le ton d'emblée en ouverture de ce 2ème album.
Après avoir ouvert la brêche du revival du black sound des 60's' en deux ans, il nous fait passer dans les 70's. Mais les early 70's. La course á la séduction est terminée. Maintenant, on s'affirme. À la limite, on politise. Mais c'est excellent.

Saadiq emprunte un beau chemin. Il suit l'histoire de la musique, et du son qu'elle a su donner.


Ici, nous sommes à cette belle époque où l'on va défaire la cravate, on est à 2 doigts de la troquer pour une écharpe tricotée-main par Tante Bidule. Le consensus bien élevé n'est plus : on s'exprime.

Saadiq nous emmène dans un beau voyage, sa trajectoire est hyper interessante. Je me rends compte qu'il s'adapte avec une incroyable aisance aux sons et ambiances de ses albums.

Le prochain album sera-t-il Blacksploitation ? Et donc, s'en suivront-elles de multiples productions suiveuses ?

Pour moi, Saadiq nous a refait, en 2 albums-résumés, un excellent début de la musique Black, en démarrant au 1er janvier 1960. Qu'il continue ! Ses "Que sais-je" sont des délices, et bourrés de références.

Et n'en déplaise aux détracteurs qui hurleront à la machinerie Marketing : oui, il y a des marketers, je pense, derrière tout ça. Mais cette redite d'une toute petite partie de l'histoire de la musique populaire me plaît.

Et, je le souhaite et le pense, vous plaira aussi.

Enjoy.

Peace & B wild.

Une 'tite soirée à deux ?

... Oui, si vous avez un plan pour un de ces soirs, j'ai un album qui pourrait bien faire l'affaire. En 2010, "A Strange Arrangement" de Mayer Hawthorne est passé inaperçu. C'est fâcheux, car ce garçon chante bien. Si, si.


C'est une de ces très nombreuses productions qui nous font ce Atlanta Revival Sound, celui des 60's. Sauf que d'habitude, ce sont des blacks (Ben l'Oncle Soul est notre exemple frenchy) qui oeuvrent et font (bien) semblant... mais ici, c'est un white-de-chez-white qui s'y colle, et c'est peut-être la raison qui l'a évincé des classements... Pourtant, il chausse ses lunettes oldies, but goodies. Les mêmes que celles de Costello.


Très agréable à l'écoute. Non, pas agréable : il est confortable, cet album. "Mets toi à l'aise, Caroline (ou Alexandre), pendant que je te sers un verre", une température de 22 degrés sera appropriée... N'en faites pas trop. Ça viendra tout seul.

Mayer Hawthorne (impossible nom...) Fait gentiment remonter le temps, et nous aide à penser, le temps d'un album, que tout va bien en ce bas monde. D'ailleurs, on n'y pense plus, à ce bas monde, puisqu'il n'y a plus que vous deux et c'est, il est vrai, l'essentiel. Mayer est là pour vous y aider.

De belles chansons, de bons morceaux, le son vintage, tout est là pour vous mettre de belles images dans la tête. La desuétude est bonne, parfois.

Toutefois, il ne s'agit pas non plus d'un monument musical. C'est juste un conseil pour passer un bon moment.

Enjoy.

Peace & B wild.