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vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

vendredi 19 avril 2013

No hallal music

Digne successeur de Guru qui généra les merveilles que sont les albums Jazzmataz dans les années 90, Suff Daddy a produit une galette qui vaut le détour et indique aussi qu'une lettre à un nom fait toute la différence. Attention : Puff Daddy est très éloigné des considérations musicales de Suff Dady.
Car nous pouvons parler de musique. Mélange de jazz et de beats à la lèvre charnue qu'on aurait pu croire tchatcheuse (elle l'est quand même sur certains morceaux), Suff nous emmène aux confins de la culture hip-hop, bien produite, avec une très belle base de DJing et de mix, mais aussi un appui stratégique de synthés aux sons bizarroïdes qui surprennent, déstabilisent parfois, puisqu'ils semblent sortis parfois de labos expérimentaux de musique électronique. Bienvenu au pays des premiers Korg... mais tous ces sons ravissent toujours, car ils sont incroyablement mis en rythme. En rythmes. L'art du boum-tac, ou du

vendredi 7 décembre 2012

Les mains, la langue...

En voilà du nouveau son sur la planète hip-hop ! Edward a troqué ses mains d'argent pour arborer une langue d'argent. Oui, en anglais, les Scissorhands deviennent Scissortongue.
Donc, il s'appelle Edward Scissortongue, et je suis au regret de vous annoncer que je suis incapable de vous dire si sa langue, ses mots sont coupants comme des ciseaux ou non : ce black anglais traine un accent à couper à la machette. Du lourd du East-End...
Je m'en tiendrai donc aux seuls sons et musiques que cet album - Better.Luck.Next.Life. - va délivrer dans vos douces ouïes.
C'est excellent, bon, hyper bien cadré et surtout, nous voici avec un hip-hop rhabillé à une sauce electro / trip-hop parfois... les sourcils se lèvent d'étonnement. La surprise est belle. Le rap est coupant - oui, on retrouve les ciseaux - mais incroyablement coulant. Edward (mon dieu qu'il porte mal son prénom !!!) donne envie de danser. Sa musique émeut. Oui, c'est ça : elle émeut.

mardi 10 juillet 2012

Get diepper in ze sound

Allez hop ! Nous allons continuer sur une belle tendance : ce nouveau son du Hip-Hop français, fait de rythmes bien sûr, d’harmonies et de textes qui ne puent pas l’appel à la violence des caves des cités, tout en s’inscrivant dans des quotidiens qui ne sont pas forcément les plus beaux ou les plus enviables.

Je les ai découverts… en écrivant… puis en étant lu. C’était l’article sur Gaël Faye et son Pili-Pili sur un Croissant au Beurre, P-H Roy a pris contact avec moi car le groupe dont il fait partie, Un Notre Parfum, est dans ce son si agréable. La preuve en est : Gaël devrait être en featuring sur l’EP qu’ils préparent pour la fin de 2012.
Pour les écouter, il y a plein de moyens : Youtube (avec la vidéo qui est plus bas), leur facebook, leur myspace, et leur site.

lundi 2 juillet 2012

La particule élémentaire

Alors voilà. J'ai vu un nom qui m'était recommandé, et j'ai écouté et j'ai aimé.
C'est le nom qui m'a fait réagir. A une particule et une orthographe près... Il s'appelle Gaël Faye.
Ce joli nom se pose sur un joli métissage puisque il est de père français et de mére rwandaise. Jeunesse au Burundi, qu'il doit quitter à l'âge de 13 ans pour cause de... guerre. Il arrive en France, y grandit, puis se retrouve en école de commerce à Londres, qui le méne à la City oú il vêt son déguisement local, un beau costume rayé, une belle chemise et une cravate dont la sobriété est de rigueur.

lundi 11 juin 2012

Un coup de crosse.

S'il vous plait, ne les appelez pas "citouci", mais simplement "cédeucé", ça me ferait plaisir. Car d'une part, ils sont 4 français, et d'autre part la légende raconte que C2C est l'acronyme de Coups de Cross. Alors, bon, s'il vous plaît.

Même si ces 4 gars sortent leur 1er album numérique, qui d'ailleurs n'est qu'un EP de 6 excellemts titres, ils ont déjà quelques albums vinyles a leur actif car, au contraire d'un David Guetta qui "mixe les bras en l'air" des pistes 100%numérisées (et déjà mixées...) ces messieurs travaillent cette matière noire et noble : ils sont DJ's. Pardon... Ils sont plusieurs fois champions du monde de mix, que ce soit en équipe ou individuellement. Deux d'entre eux font partie de Hocus Pocus, les 2 autres mettent leur talent au service de Beat Torrent.


vendredi 13 avril 2012

Un direct du gauche

Ça pourrait être un album de campagne, une galette d'hymnes à la gloire d'un mélanchonisme fervent et, tout comme le candidat du Front de gauche, il y a du talent, du grand talent... Même si, au hasard d'une des pistes, un "votez Besancenot" est perceptible... Si, si.
Attention, cette reconnaissance de talent reste exempte de toute annonce d'obédiance de ma part. Je suis là pour parler musique.

Ce groupe s'appelle Cabadzi. Ce sont 4 dingues qui développent, sur les 14 morceaux qui forment l'album "Digère et recrache", un gros son totalement inclassable, du hip hop à la sauce mélodieuse, avec des vrais morceaux d'instruments dedans, sur fond de rythmes diablement composés. Les textes - donc hyper militantes - sont scandés, décriés avec brio et sa soeur la hargne dégoutée.
Il y a du Noir Désir des belles heures là-dedans, car à la hargne s'ajoute une écriture mêlant le réalisme à une certaine poésie. En résumé, jamais vous n'avez pu entendre un tel son. La où nous avons une grande chance, c'est que ce son est vraiment bon.

Donc, en dehors de toute couleur, de tout parti-pris politique, je vous recommande cet album. A écouter fort, et violemment.

Enjoy, Peace & B wild, et n'oubliez pas vos procurations en ces périodes de vacances et de ponts qui s'annoncent.


mardi 27 mars 2012

L'Union fait la Force

Avec une bonne dose de hip-hop et bel assaisonnement d'electro, voici un album qui ravira toutes celles et tous ceux qui recherchent à la fois du bon son, du rythme et une musique qui se fera remarquer par son originalité. Amateurs de basses profondes, la dose est très bien servie avec des vibes que je qualifierais de "grasses". Dans le bon sens du terne. 

"Analogtronics", comme évoqué par ma première phrase, porte donc très bien son nom. Union, le nom de la formation, ajoute à la compréhension de ce très bel alliage musical.
On ne sait plus si c'est de l'electro "blackisée" ou du hip-hop "whitisé", serait-on en train d'entendre une nouvelle sorte de world music, puisque cette appellation devient un fourre-tout épouvantable en y associant tout mélange culturel.. Et bien souvent désastreux à mon sens. Peter Gab', avec l'énorme respect que je vous voue du fait de votre immense talent, qu'est-ce que vous nous les cassez (les oreilles... Et plus si affinité) depuis 25 piges ! 

Quoiqu'il en soit, l'ensemble des 21 pistes de cet album est à garder, rien á jeter. Il est soigneusement baigné d'une belle régularité, l'association "electro-hiphop" y est partout bien dosée, orchestrée, mixée, appuyée, tout de même, par des sons aussi produits par des doigts, des voix, des pieds... Des êtres humains, bourrés de talents.

Ecoutez, achetez, telechargez, et surtout : partagez le grand plaisir que Union sera à même de vous procurer.

Enjoy. Peace & B wild.


jeudi 1 décembre 2011

Un nom qui en dit long

Avec un seul nom, je vais vous faire deux chaudes recommandations sur deux genres bien différents.

Dillon. Une jeune artiste germanique qui sort tout juste un très bel album, d'un son electro alternatif qui accompagne merveilleusement une voix féminine des plus agréables pour nous reposer sur des chansons qui frôlent la comptine. Vous pouvez rerendre votre respiration. 
 
... Mais désireux d'en connaître un peu plus sur la production musicale de cette charmante personne, je me suis empressé d'écouter les autres albums présents sur Deezer sous le nom de Dillon. Figurez vous qu'une excellente formation homonyme et sur du Hip-Hop a commis un album, ou plutôt un EP de 19 minutes en juin dernier. C'est de l'essence de Hip-hop, avec de remarquables mixes, et un rap bien enlevé.
L'énorme regret sur cet EP est qu'en 19 minute, ce groupe nous aligne 11 morceaux, ce qui porte le plaisir à de trop courts instants. Même si ces 10 derniers mots forment une définition de ce qu'est l'orgasme, nous n'y sommes toutefois pas, quand même ! malgré une très grande qualité musicale, et un groove à expurger les portugaises les plus ensablées. Je vous le conseille donc, cet EP intitulé Cupid's Revenge : The Ain't Shit Suite (W/Grown Up Remixes). Un autre reproche sur cet EP : la pochette... Beuark !

Je reviens sur Dillon-la-jeune-femme. Je parlais d'electro alternative. Il y a ici des moments qui me font penser aux productions 4AD pour les plus connoisseurs et nostalgiques d'années magiques, oscillant entre 1985 et 1995. Il y a aussi des moments "bjorkiens", ce sont ces morceaux proches de la comptine, appuyés par une voix doucerette, mais qui s'éloigne toutefois de l'enfantin, du fait d'un petit vibrato qui ne sera sans émouvoir les adeptes des guilis auditifs. 
Ici, Dillon chante, et elle chante très très bien. Une énorme sensibilité émane de ses vocalises - légères, mais si délicieuses. L'album a un titre sublime : Silence kills.
Oui, cet album est un délice. Il vous apportera nouveauté, plaisirs, volupté, et des sensations que la raison a du mal à définir. Oui, là aussi, ça peut définir l'orgasme... Mais sachons nous contenir afin de ne point tacher ces pages qui, je l'espère, vous sont belles.

Enjoy,
Peace & B wild.

vendredi 25 novembre 2011

Mary m'oblige

Mary J.Blige, sublissime et sculpturale (mais ça, normalement on s'en fiche pour la Zik...) vient de sortir un album tout en continuité : My Life II : the Journey Continues (Act 1), ce qui laisse présager au moins d'un autre acte à venir (et ça serait tant mieux) alors que ce bel opus est déjà une suite d'un de ses meilleurs albums - My Life.

Cette nouvelle galette au titre trop long pour que je le répète est très bon, Mary y est très bien accompagnée, tant en voix qu'en musique : Nas avec le sample de violons utilisé par RZA dans le hit Triumph du Wu-Tang-Clan, ça, c'est pour la référence lourde. Puis il y a Busta Rhymes, Rick Ross, Drake mais aussi Diddy, Beyoncé & Lil Wayne. Un bel entourage donc.


Du gros son de R'n'B, Soul, du Hip-Hop, et même des sons electro qui viennent pimenter ça et là.
Vocalement, si vous aimez Chaka-Khan, vous aimerez Mary J.Blige. Et d'ailleurs, elle ne se prive pas de reprendre - très bien - le Ain't Nobody que la papesse Chaka chantait si puissamment avec Rufus il y a pas loin de 30 ans.

Le mot "Continues" a toute sa raison d'être car la quasi intégralité des 18 pistes sont mixées ensemble, créant une belle histoire que je vous conseille vivement - donc - d'écouter.



Alors, enjoy,
Peace & Wild

lundi 27 juin 2011

Un train peut presque en cacher un autre.

Voilà quelques semaines, les mondes de la Soul, de la poésie, du combat, et de la musique-qui-fait-vibrer étaient endeuillés par le départ, trop tôt forcément, de Gil Scott-Heron. Prononcez "guile", s'il vous plait.

Toutefois, et dans un genre qui ne peut être que différent (car la musique de Gil est à part...) il nous reste une "presque homonymie", Jill Scott, avec un fantastique album tout chaud. Vous prendrez soin de prononcer "djile", s'il vous plait encore.
L'album de cette chanteuse est fait avec de véritables morceaux de musique dedans, Jill vagabonde allègrement sur un nombre incroyable de racines, toutes profondément ancrées dans des sols fertiles. Parmi ces sols ( la si do...) et au fil des morceaux, il y a ceux de la soul, du disco-des-early-years, du jazz, du Hip-Hop... Et même ce que je targue de Arènebi, mais du bon, du "qui fait bouger le bassin d'avant en arrière et inversement à l'infini"...

D'entrée, la première piste donne le ton avec un rythme emprunté (et non samplé) au patrimoine mondial de la good vibe : "Blessed" est délicieusement calé sur le "what's Going On" de Marvin Gaye : ça donne le ton, ça installe une ambiance, un esprit, et une somptuosité qui se rencontreront tout au long des 17 pistes de l'album - si vous optez pour la version Deluxe. Et bizarrement, ce n'est d'ailleurs qu'en prenant cette version que vous pourrez découvrir le morceau qui donne son titre à l'album : "The Light Of The Sun".
C'est bien simple, il n'y a rien à délaisser ici, et encore moins à jeter. Tout y est bon, excellent. Quand la mélodie peut être jugée par trop sirupeuse, vous êtes alors emporté par la voix de Jill (Here My Call) : un véritable tapis volant...
Pour ceux qui veulent faire des progrès en anglais, sachez que Jill Scott a une façon de chanter qui est d'une clarté incroyable. Même pas besoin de sous-titre. 

Je dois l'avouer, mon onglet "Best du mois" bouge avec cette nouvelle sortie... Je vais être obligé, à seulement 3 jours de la clôture du scrutin de juin, d'établir un constat d'ex-aequo entre Applause et Jill Scott. Tant mieux : ça vous fait un double plaisir car les genres sont bien différents.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 20 juin 2011

Big Band

On ne sais plus si c'est du funk, de la Soul, du Rythm'n'Blues ou du hip-hop... ça tourne, ça tournoie, ça bouge, c'est gavé de rythme, et une section cuivre hyper présente accompagne la fête.
P-Funking Band est un vrai big band qui a pour mission de vous donner la bougeotte. À les écouter, et à en observer l'artwork de l'album, ils sont aussi nombreux que la troupe d'Earth Wind & Fire à sa belle époque. Pour rappel ou info, ces démangeurs de jambes et de bassin que sont EW&F débarquaient en bande, jusqu'à 17 gugusses sur le plateau, pour délivrer de belles heures de plaisir, de danse, de groove, et de réelles performances pour chacun des membres... et autres contributeurs d'une tournée.
P-Funking Band porte donc bien son nom, et le son général de cet album - "1D22", si ! si ! c'est son nom - vous place au premier rang en studio d'enregistrement, et vous êtes du bon côté de la vitre encore une fois : avec eux. Il est à noter que le studio dans lequel vous vous trouvez a de fortes chances d'être situé en banlieue nord de Rome, puisque, comme leur nom ne l'indique pas, ils sont ritals. Et là, je repense à un "artiste" qui avait pondu dans les années '90 un tube de l'été, paneuropéen, le morceau était intitulé "Children", lartiste était un certain "Robert Miles" : un pseudo génial, puisque le bonhomme s'appellait en fait "Roberto Milano", ce qui est carrément moins vendeur à l'international, sauf dans le foot peut-être.


Double appel.... Ne quittez pas. Clic !
Allo, oui... Quoi ? Comment ? Mais, les p'tits gars, faites gaffe : Il y a des moments où votre son verse un peu dans la musique de cirque, ou la Bandas de Tribune Nord un soir de Finale du Top 14. Un poil plus carré dans l'art du mixage eût été louable, si je puis m'exprimer ainsi... même si le son "big-band" à la sauce funk&soul fait vraiment plaisir... enfin, j'me comprends. Allez, je suis en ligne avec mes si nombreux lecteurs, tcho ! Clic.


Je reprends donc la ligne avec vous, mes amis.

Dans les plus beaux moments de cet album, c'est bien simple : on se retrouve en pleine série policière US des '70... Et là, je revois Karl Malden avec son pif en forme de pomme de terre tranchée en son milieu, et le petit jeune, Michael Douglas. Les Rues de San Francisco... Voilà, c'est ça : le P-Funking Band vous renvoie au milieu de ces années-là, avec leurs sonorités brutes de fonderies. A vous de juger si elles le sont trop ou pas...
Vous recommanderais-je alors cet album ? La réponse est oui ! Écoutez-le, il donne envie de voir les 17 gugusses de P-Funking Band sur scène.
Heu... pour le nez de Karl Malden, c'est peut-être très perso, mais j'en ai vraiment une image E-NORME ! Je n'ai pas pu me retenir.

Allez, enjoy,

Peace & B wild.

mardi 7 juin 2011

Voyage organisé : 2 pays.

Sur les conseils avisés de FredS et The Bôf (que je remercie), je suis parti en voyage musical, direction : le Sud-Est asiatique, afin de remonter le Mékong.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous proposer ces musiques traditionnelles qui accompagnent le théatre local, et qui sont bien souvent un appel hurlant à un cocktail de paracétamol, d'aspirine et de codéine...

Embarquons à bord d'une longue-queue - vous savez : ces bateaux étirés façon pirogue propulsés par un moteur de 300 chevaux, démonté d'un camion US, fixé au scotch à l'arrière de la coque de noix, et d'où part un monstrueux arbre d'hélice de 15 mètres... - et puisque nous remontons le Mékong, nous partons donc de son delta, à Cần Thơ, au Viet Nam.

Là, c'est Onra qui pilote. Onra est un beat-maker français, un peu touche-à-tout... tellement touche-à-tout qu'il s'est mis à prendre des sons de la musique Vietnamienne, et à les arranger à la sauce hip-hop sur l'album Chinoiseries (Vietnamerie, ça sonne moins bien), et c'était, je l'avoue, en 2008, mais le résultat est aussi étonnant que méconnu. Pour ceux qui n'adoreraient pas, Onra a eu la gentillesse de nous faire une durée maximum des morceaux de 3'12". Pour ceux qui aiment, Onra a eu la gentillesse de nous servir 32 pistes... sur une durée totale de 48'. Oui, la moyenne est plutôt courte.

Notre longue-queue fonce - 300 chevaux, ça pulse - et après avoir vogué sur plus de 150 kilomètres, nous passons déjà la frontière pour découvrir le Cambodge. Nous changeons de pilote.

... Enfin, quand je dis Cambodge, ce n'est pas tout-à-fait ça. Car le pilote, en l’occurrence les pilotes, sont les petits ricains de Dengue Fever (j'adore ce nom de groupe !), tombés amoureux du Cambodge lors d'un voyage et s'étant mis en chasse d'une voix locale. Ils l'ont trouvée dans un club du Little Phnom Penh de Long Beach : Chhom Nimol. La demoiselle chante donc en Khmer (et en anglais parfois), mais sur du rock. Le résultat que vous entendrez sur leur dernier album - Cannibal Courtship -  vous remettrait un petit goût de Blondie sur les papilles auditives si elles existaient : le rock est assez brut,  et la voix de la chanteuse me fait penser à celle de Debbie Harry. Pour ceux qui aiment les sélections musicales des films de Tarantino : nous y sommes !
Énorme étonnement à l'écoute : le refrain de "Uku" ressemble à s'y méprendre à "Freedom", extrait de l"album Spring fruits de Gérald Toto... les deux albums étant sortis à 4 semaines d'intervalle, et conçus à 12 000 kilomètres de distance, c'est une incroyable coïncidence. Comme Mr Toto est plus proche de moi, je vais l'en informer !

Revenons sur notre longue-queue, qui arrête sa remontée à Phnom Penh, parce que c'est fatiguant ce moteur sans pot d'échappement (gain de puissance oblige...). Peut être quelques artistes nous permettront-ils plus tard de découvrir le Laos, la Thaïlande, la Birmanie, la Chine ?

Enjoy,

Peace & B Wild.