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vendredi 4 janvier 2013

Mouvement perpétuellement brûlant

Le mouvement perpétuel a été inventé et, très étonnamment, il est mû par de nombreux frottements. Je m'explique.
Les deux morceaux dont je vais vous vanter les mérites sont les déclencheurs de ce mouvement perpétuel.
Prenez une énorme dose de testostérone, par exemple du Barry White. D'ailleurs, je ne vois que Barry White (ou le supposé président de son fan club – Gilles Gros-Paquet) pour concentrer autant de testostérone dans chacune des secondes de ses chansons et musiques.
Confiez cette bombe prête à exploser à un maître DJ, ingé-son, arrangeur-magnifieur, spécialiste d'une période chaude en rythmes : Monsieur John Morales. Un tel nom apporte – de fait – du « callente" à des musiques déjà bouillantes.
Le résultat ? deux monstres musicaux, deux remixes d'une qualité exemplaire, avec du Barry White sur lequel on aurait pluggé un turbocompresseur d'hormones. Si, si.

lundi 5 novembre 2012

Le Jardin du Luxembourg

Les addictions de Laurence Pierre sur France Inter nous plongent généralement dans un univers électro pointu et très bien sélectionné par elle et ses invités.

Jeudi 1er novembre, elle recevait Guillaume Sorge, "sound designer, blogueur activiste" qui nous livrait "ses derniers émois musicaux".
Alors que j'écoutais l'émission en me brossant sagement les dents, je m'arrêtai subitement, pris d'une une fièvre transmise par un virus musical qui ne m'avait pas atteint ou plutôt étreint depuis bien des années, et pour cause.
Un remix. Une splendeur.

"le Jardin du Luxembourg" de Joe Dassin (oui, je vous parle de Joe Dassin...) est passé entre les mains expertes de Tee Two... Et là, c'est une immersion totale dans le bain des grands mixes et remixes du superdisco. Souvenez-vous ces extended versions spécialement concoctées pour les clubs. Alexandrie Alexandra est l'exemple français qui me saute aux oreilles, mais il y a les monstres de Georgio Moroder et son ange black, Donna Summer, avec les longuissimes Love to Love You Baby, ou une Love Trilogy qui nous trimballaient sur une face entière de 33 tours...
Ici, durant plus de 7 minutes, on a envie de remettre une chemise satinée à col pelle-à-tarte, un beau pattes-d'eph' en velours aussi brillant que la chemise, et d'arborer un brushing qui sera savamment fixé à la Elnett afin de pouvoir se remuer sans pour autant détruire l'oeuvre capillaire réalisée par Jean-Christian, coiffeur d'étage.
Dans ce disco, Le Jardin du Luxembourg ne vous téléportera pas au Palace. Vous serez plutôt dans l'univers chouette et feutré, un chouia m'as-tu-vu de chez Régine. Tout le monde est bien sapé, les plus "in" ont leur garde robe directement importée de chez Renoma. La classe absolue. La Matra Simca a été garée par le voiturier.
Musicalement, tous les ingrédient sont là, avec une balance parfaite entre une basse bien funky, une rythmique comme seuls les soixante-dizards savaient la manier. Une splendeur. Les violons ne sont d'aucune langueur monotone. Ce sont eux - avec les choeurs - qui vous transportent dans un monde de fête luxueuse chez quelques bien-nés et beaucoup de parvenus.
Luxe, calme, volupté et disco. Le calme nous est donné par la voix parlée de Joe, car ici, il ne chante qu'à peine et s'adresse à une femme - forcément - pour lui délivrer d'incroyables confidences.

Allez podcaster l'émission, écoutez et réécoutez-la pour votre plus grand plaisir, et pour un voyage dans le temps incensé. Sans ça, sur le Tube-à-Toi, c'est juste en dessous.

Enjoy, et enjoy again.
Peace & B Wild.


vendredi 5 août 2011

Du revival... version excellent disco.

"Get Down with the Philly Sound" n'est malheureusement qu'un EP. Il ravira au moins les plus de 40 ans, et les moins de 40 si affinité, en vous plongeant dans une somptueuse fièvre du samedi soir.
Cet EP nous est présenté par Dimitri From Paris, et est à base de Philly Devotion (ah !... Si Philly m'était conté !)(Désolé...) qui n'a rien à voir avec les majestueux B Devotion qui endiscofièrent notre Sheila nationale, ce son est - oui - disco tout plein, gavé de violons, de guitare imperturbablement branchée sur la pédale wawa, du congas, du clap-clap participatif, du Hammond car c'est meilleur quand l'orgue est doux, et des chœurs ultra mélodieux qui répondent à une belle voix bien souvent poussée en falsetto... Les music Lovers noterons une reprise - splendide dans son genre - de "Do it again". J'évoque ici le Do It Again de Steely Dan (1972), pas celui de Gerschwin qui fut multi-interprété par les statues du Jazz telles que Sarah Vaughan (merci de prononcer "vône"),  Judy Garland, Ertha Kitt (Grrrrrrrrrrrrr), Marilyn (ze one and only)... Ici, la reprise est signée Charles Mann :


Oui, ces 5 pistes sont un pur plaisir ! A les écouter, l'envie naît de filer chez Tati pour s'acheter l'équipement total car - si si - l'habit fait le Mister Hyde :
  • - pour vous Messieurs, pas besoin de verser dans la tarte à la crème du déguisement de Travolta car, si les coupes sont à conserver, les couleurs et matières feront la différence : un costard 3 pièces dont la teinte ira du beigeasse au marron-mal-glacé, coupe ultra cintrée bien sûr, la chemise à col pelle-à-tarte en satiné bleu ciel se marira merveilleusement avec la cravate en laine au tartan marronnasse (vous la choisirez large, la cravate). Les bottines seront obligatoirement à talonettes et zippées. Les plus nantis pourront peut-être retrouver tout cela en Renoma vintage-collector.
  • - les Girls essayeront de dégotter, toujours chez Tati, une robe fluette en nylon-pur-souche, couleur unie toujours dans des tons pastel (jaunasse, verdatre, bleuasse, rouge-mal-baiser), à ce sujet, je conseille de prendre en référence des modèles dont vous pourrez glaner les photos en googlisant "prom party" ; la chaussure sera de la sandalette à talon haut (9cm mini...). Attention mesdames et mesdemoiselles, préalablement à votre apparition sur le Dancefloor, vous aurez pris en compte les 76 minutes minimum pour l'obligatoire brushing, et les 3 bombes d'Elnett pour que ça reste en place. Parce que vous le valez bien et, aussi, parce que j'aime bien le veau (copyright Antoine Sahler).
Revenons sur le Dancefloor : Get down to the Philysound est de la musique qui se danse avec de majestueux mouvements ; pour les garçons, il faut garder le sourire : on sait qu'on est hyper ringard, et on en est tellement fier !
    Pour les filles il sera convenu d'afficher, aussi, un sourire au format "banane-ultra-bright" tout au long de la danse... sans jamais montrer un quelconque signe d'essoufflement. Vous n'oublierez pas de forcer sur le Narta, car la danseuse-sur-phily-sound a les bras écartés 89,76% du temps.

    Voilà pour l'apparât. Cet EP semble être exhumé d'un cimetière où reposent en paix des bagnoles sorties des bonnes séries policières. Parmi elles, une Buick en fin de 7ème main, large, plate et longue, couleur bronze-cabossé, chromes piqués par le temps, sellerie blanc-cassé éventrée en 100% bébé skaï, et un capot qui cache un V8 au ronfflement lent et sourd... réduit au silence depuis 32 ans du fait d'une étanchéité rongée qui a laissée se former 2 bons millimetres de corrosion dans les 4 litres 1/2 de cylindrée.

    Oui, tout a donc une fin. Sauf la musique ! Et celle de cet EP respire l'insouciance forcée, à une époque durant laquelle il fallait se persuader que le changement de la société, malgré ses ravages, était une incroyable opportunité de réussite sociale...
    C'est marrant à quel point l'histoire se répète...
    Alors, il ne reste qu'un conseil à vous donner sur ces 5 pistes :

    Enjoy ! Yes ! Enjoy !

    Peace & B wild