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jeudi 24 août 2023

Lil Yachty : WOW !

Une fois de plus, mon Antonin, autrement connu sous le nom de Seki, m'adresse une reco musicale en béton. Un béton à la fois armé et si souple.
Lil Yachty, un rappeur un peu nulos à l'origine vient de trouver sa voie et sa voix sur un genre assez inclassable. Il y a beaucoup de Pink Floyd dans les ingrédients de sa musique, je parle de la totalité du Floyd : celui des premières heures, très/trop psychédélique avec ce fou de Syd Barrett, mélangé au Floyd des deux autres grandes periodes du groupe avec la forte influence de Roger Waters puis "l'assagissement" après son auto-exfiltration, et le son "Gilmourien".
Mais ce n'est pas à mon sens de la "copie" des Floyd, c'est de la très belle réinvention, avec de la matière de R'n'B, du rock, du rock progressif... et même de l'auto-tune, ce son qui jusqu'à présent ressemblait à une chirurgie esthétique ratée de la voix car utilisée abusivement par bien trop de personnes se croyant ainsi devenues "artistes"... ici l'auto tune est utilisé à bon escient, doucement, sans abus et ce, pour la première fois. Parfait dosage.
Lil Yachty nous emmène sur de larges nappes sonores au long de rythmes langoureux, gansés de sons de guitares dont la saturation est apaisée par des chœurs planants, et des arrangements incroyables. 
J'ai parlé des Floyd, mais j'ai senti aussi une influence "Radiohead". Vous me direz, c'est assez cohérent, non ?
Cet album "Let's Start Here" est une réelle nouveauté sonore, totalement plaisante. A la fois violente et apaisante. Elle est merveilleusement produite et arrangée. Lil Yachty nous plonge dans une coolness que vous n'avez pas pu entendre - tout au long d'un même album - et ce, depuis bien des décennies. 
Je suis abonné Spotify, Lil Yachty y est, et j'imagine qu'il est aussi sur les autres grandes plateformes, notamment YouTube

Alors, qu'est-ce qu'on dit maintenant ?? Bah... Merci Seki ! you made my day, and the following ones  !

Peace & B Wild, always.


mardi 9 novembre 2021

Silk Sonic : de la soie pour vos oreilles

Silk Sonic, c'est la réunion de deux bonshommes, ils ont à peu près le même âge, mais on s'en fout, et puis il y a un troisième, plus âgé, pour adouber ce duo.

Voici donc : 
- Anderson .Paak : (prononcer "Anderson DOT Pack, ou dire juste DOT PACK) il est un génial californien de la trempe d'un Pharrell Williams ou plutôt d'un Kendrick Lamar, deux jolis génies, c'est de la californienne, alors faites tourner, elle est excellente. . Paak est batteur, chanteur, auteur, compositeur... mais pas que ! C'est un touche-à-tout qui vous refera votre site web en deux-deux, ou même vous donnera les meilleurs conseils du monde pour entretenir vos plants de weed, puisqu'il a bossé dans une plantation dans sa jeunesse... pour revenir à sa source artistique, son toucher de batterie est magique, il maîtrise les successions de longues séquences rythmiques différentes, les patterns, les contretemps... avec un brio incroyable, et il accompagne tout ça avec un flow vocal qui se fond sur cet enchevètrement de beats (voir fig. 1). Oui ce mec est génial. Il a une autre qualité : il dégage une sympathie gigantesco-phénoménale grâce à un sourire, une banane allant de là jusque là (voir fig. 2). C'est mon fils qui le l'a fait découvrir il y a 3 ou 4 ans, et je l'en remercie à nouveau, puisque j'avais évoqué cette découverte ICI : alors merci encore Seki !

- Bruno Mars : Hawaïen de Hawaï (comme les chinois de Chine), il est un mec qui - en effet - est habitué à faire une bonne grosse pop hyper américano-worldwidienne destinée à choper des Grammy ou autres MTV awards... mais en restant toujours parfait dans sa... dans ses techniques. Son succès est vraiment mérité car c'est un bon... Non : un hyper bon, tant en studio que sur scène. C'est un showman. Un vrai multitalentiste, à l'americaine, il sait tout faire, puisque Môssieur gère aussi des affaires, et des prods. Et là je pense - sur le côté musical/show, à Justin Timberlake, un autre maître en la matière qui, en 2013 a accompli (je ne dis pas "commis" !) un album parfait dans sa pop, son R'n'B, une certaine soul : The 20/20 Experience. Certes, il était accompagné/produit par Jay Z, mais ce n'est pas Mr Businessman qui a tout fait ! J'en avais parlé à l'époque ICI et LÀ.

Nous voici avec nos deux nouveaux amis : .Paak et Mars, qui convolent en musique... Et je dirais qu'ils étaient faits pour se rencontrer malgré leurs styles musicaux différents à la base. Ça tombe bien car leur rencontre ne date pas d'hier : ils se connaissent depuis plus de 5 ans, .Paak ayant assuré la 1ère partie de la tournée de concerts de Mars en 2015. Ce Silk Sonic est donc un projet muri. ... oui, muri avec la bénédiction d'une troisième pointure venue d'un autre temps : Monsieur Bootsy Collins, qui sévit avec sa basse sur le groove du funk depuis le milieu des 70's, toujours accompagné d'un humour au 2nd degré qui n'a d'égal que celui de Johnny Guitar Watson. Un délice musical pour les deux, toujours servi sur des beats et des accompagnements qui vous emportent.

... Oui ça fait plein de références à fouiner tout ça ! Et il y en plein d'autres à citer sur les styles embarqués sur chacun des trois morceaux de Silk Sonic sortis jusqu'à présent. Ils sont juste superbes... calés au micron près, une prod' - encore une fois - à l'américaine, du très beau boulot qui va vous faire balancer et bouger. Il ne reste qu'à attendre - avec impatience ! - le 12 novembre prochain pour découvrir l'album, après de trop longs mois d'attente. Je ne dis qu'une chose, après tout ce temps d'attente, ils n'ont pas intérêt à se gauffrer, car la pression est grande ! 

Alors en attendant vendredi 12 novembre - en plein pont, comme disent les plompiers - écoutez, savourez, enjaillez "Leave the Door Open", "Skate", puis le superbe "Smokin Out The window" dévoilé hier : c'est so coooool, so sooooople, so grooooovy et très loin d'être une de ces trop nombreuses soupes mal réchauffées du "arènebi" classique (vous savez, ces merdasses qui encombrent nos oreilles dans trop de magasins de grande conso...). 

Enjoy, Peace & B Wild, always ! 

Si les 3 vidéos plus bas ne s'affichent pas sur votre mobile, allez encore plus bas et cliquez sur "afficher la version web". Et là, la magie opèrera😊

Leave The Door Open

Skate

Smokin Out The Window

mercredi 27 octobre 2021

Quand Janis Joplin mit le feu au Tom Jones Show - 1969

Bon... je regarde et regarde encore cette video postée par Diane (merci... merci encore !!!) et... Wwwooouuuu ! Je ne m'en remets toujours pas.

The Tom Jones Show, dans le Royaume Uni de 1969, c'était l'équivalent du Sacha Show chez nous un peu plus tard (parce que la Manche, c'était large à l'époque, et long à traverser).
C'etait donc un programme TV de variété, très bien fait pour plaire à une audience composée avant tout de "middle-age-and-over housewives" - les ménagères de plus de 35 en langage marketeux/pubard/médiateux - et avec des guests qui étaient là, avant tout, pour mettre en valeur le patron de l'émission - Jones au UK, Distel en France. Rappelons que Tom Jones, ce gallois à la voix puissante, a performé de beaux hits, tels que What's New Pussycat, ou It's Not Unusual (et son maintenant ancien revival avec Mars Attacks de Tim Burton). Et il s'est même permis un retour tardif en 1988 avec une reprise du Kiss de Prince, appuyé par la fine équipe de The Art of Noise - merci à Trevor Horn pour ce mélange... Trevor Horn, c'est un des deux gars de The Buggles (si, si... vous savez : Video Killed The Radio Stars en... 1978 !).

Mais je m'écarte du sujet... La différence entre Tom Jones et Sacha Distel dans leur statut de gendre idéal est que Tom respirait la testostérone à plein nez et à pleines oreilles, car chez lui, on peut parler de "bel organe", une virilité avec du poil dedans et autour, du sévèrement burné, de la poigne, mais... teeeeellement gentil ! Alors que Sacha, lui, était dans une attitude plus adaptée à une séduction "à la française" : plus gringalet, et avec une virilité faite de douceur, de savoir-vivre, et puis ce petit côté "quel bel homme" que Jack Lang aurait pu dire à son sujet.

Mais revenons précisément au Tom Jones Show. Puisqu'il s'agissait de mettre en valeur l'artiste-présentateur, soyons honnêtes, quand il y avait des hautes pointures internationales qui venaient y faire des duos, elles devaient un peu respecter le Boss, ne pas en faire trop pour lui laisser la part belle.
Et puis... et puis... ce soir là... vint Janis Joplin. Oui oui oui : Janis Joplin au Tom Jones show ! Deux genres, deux styles et donc deux publics en fait très différents, en tout cas au UK de l'époque. 
Dès le début du duo, la vapeur est ici inversée. C'est Janis la patronne. D'entrée, elle mène le jeu par la voix, déstabilisant un peu le mâle.
Puis, au moment du solo de saxo, Joplin se met à la danse... une danse dans laquelle elle emmène le soudainement-devenu "petit Tom" dans des circonvolutions du bassin - non !... d'un cul qui va se frotter contre le bas-ventre du Boss. Mais en régie, le réal' intervient pour switcher sur une caméra moins... problématique.
Il cadre les musiciens, et le saxo en priorité (c'est lui le maître du Band), laissant Janis faire son butt-job.
En fait, la libération sexuelle du Flower Power avait quand mëme quelques limites sur les ondes télévisuelles de la BBC. Là, ça tournait au Gode save the queen.
Je pense que ce soir là, Janis, qui n'aimait pas du tout les plateaux TV, avait du trouver sa force au fond d'une bonne bouteille pour ravir la vedette à ce point, et sans embage, car elle s'est littéralement lâchée. En faisant cela, elle tirait la langue a un establishment... tout en profitant largement de celui-ci car sur les ondes TV US, jamais cela n',aurait pu être émis. Elle a eu bien raison puisqu'elle a tout déchiré.

Enjoy ce sublime moment, sa musique, ses musiciens, ses chanteurs, ces danseurs fous en background et... profitez du son et, comme pour un chalet en Suisse (pour ceux qui connaissent cette blaque a deux balles...) : profitez de la vue !... et du son !

... Et... et... et... en cadeau bonus, plus bas, une vidéo qui a pas mal tourné sur le net. Nous sommes dans le métro de Francfort, car c'est bon, la saucisse. Heidi Joubert, que je n'ai pas l'honneur de connaître, fait un jam dans une rame. Le titre de la vidéo met l'emphase sur le voyageur qui va magnifiquement rentrer dans le jam... Mais, regardez la belle Heidi percussionner et... car elle est l'exacte reproduction de Janis dans le duo avec Tom Jones : aussi brûlante, et aussi... funk ! Et puis, histoire de boucler la boucle dans cet article, c'est encore une reprise de... de Prince : Kiss ! Nous n'en sortirons donc jamais ? #prince4ever !

Peace & B Wild


Jam in metro
https://youtu.be/2iOsUbBJ4nQ

vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

lundi 24 septembre 2018

"Prince - Piano & A Microphone 1983" : en toute intimité.

#pitch :
Venez... Si, si, venez s'il vous plait. Suivez-moi. Nous ne serons que tous les deux. Rien que vous et moi. Ou presque.
Nous allons jusqu'en 1983, et jusqu'à Chanhassen dans la banlieue de Minneapolis, au n°9401 du Kiowa Trail. Il y a ici la maison dans laquelle Prince vit au calme depuis deux ans, au bord du lac Riley.
Rentrons dans la maison. Allez ! Suivez-moi, je vous dis ! Mais en silence. Restons au rez-de-chaussée parce que c'est là que le home studio a été monté. Prince en a déjà sorti la majeure partie des albums Controversy et 1999, ainsi que plein d'autres choses qui attendent de mûrir, d'être arrangées, ou réarrangées dans quelques semaines, quelques mois ou quelques années, pour lui, ou d'autres. A moins qu'elles ne soient simplement mises de côté pour toujours. C'est sa méthode.
Maintenant, chuuuut ! Il est là, assis au piano, avec juste un micro. Sans bruit, installons-nous auprès de lui - mais pas trop près, le bonhomme sait parfois être capricieux. 
Ça y est, il est prêt à jouer, avec toujours nous deux -  vous et moi - et son ingé-son pour seuls témoins, et il commence en interrogeant celui qui est à sa table de mixage, derrière la vitre "Is that my echo ?", et la session de travail commence...


#nofilter
... Chers amis, je fais cette petite mise en scène pour vous faire ressentir l'atmosphère, le concept pur de "Prince - Piano & A Microphone 1983", ce lunaire album sorti vendredi dernier, parce que celui-ci tient plus du documentaire que d'un quelconque album posthume, vous savez, ces albums gavés d'hyper-production, d'hyper-effets, hyper-arrangements, hyper-mixages pour essayer de faire des hyper-ventes. Nous sommes ici à l'opposé. Donc bravo au culot de Warner Brothers.
Lunaire et bravo, car c'est du #nofilter, du vrai. Cet album n'est que la simple retranscription, certes nettoyée au mieux, d'une session de travail enregistrée sur une simple K7 exhumée d'une boîte... d'où les quelques imperfections sonores et surtout le souffle de la bande qui s'accroche aux oreilles un peu comme un acouphène. C'est un instantané, un noir & blanc sonore, pas photoshopé.

#leaks
Prince a toujours enregistré tout ce qu'il faisait, créait, essayait, et a conservé cette gigantesque masse dans son coffre, "The Vault". Malgré ce "petit Fort Knox musical", ce Saint des Saints, la fameuse K7 a leaké, peu de temps après qu'elle ait été magnétisée par ce moment, satisfaisant ainsi l'appétit sans fin de la communauté des Fams (... oui : Prince n'aimait pas le mot "Fan", préférant la Famille au Fanatisme). 
Si le contenu de cet album n'est donc pas une surprise pour les fams, il est un véritable inédit pour beaucoup, et permet de découvrir la partie immergée de l'iceberg, tout ce qu'il y a derrière les hits et les frasques de Prince : s'il ne donne qu'un aperçu du bourreau de travail qu'il était pour lui-même et celles et ceux qui l'accompagnaient, il affiche clairement son incroyable maîtrise des styles et influences, le tout étant mû par sa sensibilité micro-électrique.
... Et vous allez les entendre, ces influences ! Il y a les évidentes - le funk, le rythm'n'blues, la soul... - et les moins évidentes (et pourtant omniprésentes dans tout ce que Prince a produit) - le gospel, le rock, le blues, le jazz, la folk, le classique...

Pour le fam que je suis, c'est un plaisir absolu qu'un tel enregistrement soit rendu officiel, permettant ainsi à tout-un-chacun de vivre cette situation de proximité, ce moment. Toutefois, égoîstement, j'aurais tellement préféré découvrir une autre K7, une autre session, totalement inconnue. D'autres leaks s'en occuperont alors...

En résumé, je ne peux que vous conseiller vivement de profiter de cette rare - voire unique - opportunité d'être durant 34 trop courtes minutes en toute intimité et discrétion auprès d'un artiste en plein travail : allez, suivez-moi, et sentez vos oreilles s'écarquiller à l'écoute de ce document. 


Enjoy. Peace And B Wild. Always.

Vidéo officielle de "Mary Don't You Weep",
inscrit à la BOF de BlacKkKlansman de Spike Lee



mardi 17 février 2015

Rock goût bulgare avec Adriano Celentano

Nous sommes en 1972, et Adriano Celentano poursuit une belle carrière en Ritalie. C'est un rockeux-varietoche un peu barré. Une sorte de johnny à la Milanaise, puisqu'il a été un des premiers à comprendre l'importance de la musique rock anglo-saxone en l'adaptant au rital.

Et puis, sur un gros délire, il se prend au jeu de cette musique anglo-saxone (plus anglo que saxone d'ailleurs) qui envahit les ondes de la RAI, et de toutes les radios bien-pensantes de l'Europe. Tout le monde écoute et chante des chansons... sans en comprendre un sans en comprendre un tratre un traitre mot. Mais en même temps, tout le monde s'accorde pour dire qu'il y a, avec la langue anglaise, beaucoup plus de flow... Alors, Adriano, tranquille, compose une chanson, sur un rythme endiablé et répétitif, tambourinant, mais pas en rital. Non. Pas en rosbif non plus. 
En yaourt ! Oui, que du yaourt, pas une parole qui puisse être comprise par une quelconque personne vivant sur cette terre, si ce n'est un "all right" audible.
Le titre vaut le détour, puisqu'il s'agit de (attention...) Prisencolinensinainciusol. Très gentiment, une des éditions du 45 tours vendu en France était un tuto pour bien prononcer/apprendre cet imprononçable mot.
Et puisque vous préférez comprendre ce que vous entendez et comme je suis gentil, je vous colle sous la video les... lyrics (en prononciation ritale) !!! 
Ajoutons que c'est grâce à ce yaourt qu'il a démarré un certain succès en France, ce morceau ayant aussi eu sa reconnaissance et ses ventes aux.... Etats-Unis !

Enjoy ce doux délire.

Peace &B Wild.


Voici donc une video sur Youtube, l'intro est longue, c'est à 1:38 que ça démarre. Alors, en lien externe, il y a aussi dailymotion qui va plus droit au but. avec un mix de différentes prestations télévisées.



Les Lyrics !! 
Mais attention, j'émets une réserve quant à cette retranscription qui me semble des plus hasardeuses dans sa sémantique.

Prisencolinensinainciusol
In de col men seivuan
prisencolinensinainciusol ol rait
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Trrr - ciak is e maind beghin de col
Bebi stei ye push yo oh
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uoit men in de colobos dai
Not s de seim laikiu de promisdin
Iu nau in trabol lovgiai ciu gen
In do camo not cius no bai for lov so
Op op giast cam lau ue cam lov ai
Oping tu stei laik cius go mo men
Iu bicos tue men cold dobrei goris
Oh sandei
Ai ai smai sesler
Eni els so co uil piso ai
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uel ai sint no ai giv de sint
Laik de cius nobodi oh gud taim lev feis go
Uis de seim et seim cius go no ben
Let de cius end kai for not de gai giast stei
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicidor
Ah es la bebi la dai big iour
Ai aismai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicodor
Ah es la bebi la dai big iour

mercredi 17 décembre 2014

Oh ! C'est Noël avec D'Angelo !

Et pan ! Sans prévenir, D'Angelo, lundi 15 décembre, a sorti un nouvel album. Juste comme ça ! A croire que l'album-dropping devient trendy après que Rihanna a inauguré ou relancé la méthode il y a quelques mois.

Nous voici avec 55 minutes d'une funkitude parfois sombre, parfois légère... Mais que c'est bon quand c'est jazzifié, enlevé et emporté par D'Angelo !

Ceux qui connaissent la bestiole vont repérer encore et toujours les incontestables racines princières, sans jamais plagier. Car c'est le son qui prévaut ici, ou plutôt LES sons. certains nous replongent un peu dans les tréfonds de 1985, 1986 et 1987, entre Around The Word In A Day, Parade et Sign'O'The Times et leurs incroyables mélanges et tentatives heureuses que le Kid de Minneapolis réussit à imposer, parce que c'était tout simplement bon.

Avec Black Messiah, on est dans ce même type de créativité, hyper personnelle. C'est un très bel opus qui est à mon sens nettement plus intériorisé que les - seulement - deux précédents. Car D'Angelo reste hyper radin : son dernier album n'a que 15 ans d'âge !! Il est donc heureux qu'il ne soit pas planté sur cette release !
Il est à noter que bon nombre de morceaux de cette merveille ont déjà été largement joués en tournée. D'ailleurs, c'est le 16 février que vous pourrez venir groover au Palais des Sports de Paris en passant, forcément, un grand moment de live de D'Angelo. La tournée s'appelle The Second Coming. Comme dirait Fred sur son tumblr : ça promet d'être eargasmique.

Depuis lundi, c'est en boucle qu'il tourne dans mes oreilles. Et s'il ne devait en rester qu'un, je choisirais Really Love, qui démarre comme un film, nous immergeant dans une ambiance andalouse, aux cordes de guitare sèche brûlantes (et là, je repense à Desproges... "les espagnols sont fiers et ombrageux... avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes") ; puis l'adalousie laisse place à la soul. profonde, et chantée par le doux falsetto de D'Angelo. Un pur délice.
Je vous rassure, les 11 autres morceaux sont d'une grande, très grande qualité. C'est Noël avant l'heure.

Enjoy,
Peace & B Wild.





mardi 25 novembre 2014

Everyday People - Prince, Graham, The Family Stone.

Quelque part en 2000... quelque part dans le monde, probablement dans la banlieue de Minneapolis, Chanhassen où sont situés les studios de Prince et sa clique : Paisley Park.
... Et un énorme gig (bien préparé...).
Le Maître est sur scène avec son groupe, le NPG, qui compte un nouveau bassiste depuis quelques mois, Larry Graham. C'est un rescapé des Family Stone qui accompagnaient Sly Stone, a long time ago in a far far galaxy.
Ce Jedi n'est pas que bassiste, il est aussi doté d'une voix puissante et d'un don particulier pour jouer avec son public, un vrai MC.

Ce soir là, la Family Stone est completée par deux autres membres, Jerry Martini au saxo et Cynthia Robinson à la trompette, pour scander un magistral Everyday People, hymne tant pris et repris, et ici arrangé à la sauce Minneapolis Sound.
Les Prince maniacs reconnaîtront le rythme magnifiquement glaiseux de Forever In My Life (album Sign'O'the times 1987), et quantité d'autres sons, d'accompagnements, et ine choré de goupe qui signent l'influence de l'hôte, Prince.
C'est un funk à faire friser un pêcheur de saumon scandinave.

Dégustez ce moment de partage entre des musiciens et leur public, c'est un pur bonheur.

Enjoy !

Peace and B Wild !



mardi 18 novembre 2014

Wax Tailor en symphonie.

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’electro et de hip-hop.
Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de Wax Tailor (ici), notre petit vernonnais qui produit un son qui lui est si particulier, si reconnaissable et si reconnu, un trip-hop tiré au cordeau. 
A croire qu’il a pris un peu le chou, il s’est offert en mai dernier une mini tournée pharaonique : un orchestre symphonique (celui de Lille) de 40 musiciens, 17 choristes, et bien évidemment tout l’attirail nécessaire à la partie Wax Tailor : samplers, ordis, synthés, tables de mixage, micros et MC’s.
Tout ce beau monde et leur gros matériel ont parcouru seulement 5 villes au mois de mai en 7 dates.
A en écouter Phonovisions Symphonic Orchestra, les happy-few qui se sont rendus à ces concerts en ont eu pour leur argent, leur plaisir auditif et visuel, puisque une scénographie avait été très étudiée.
Les plus de 1h40 de l’album vont vous emporter, reprenant la crème du répertoire de Wax Tailor, réorchestré et magnifié par la symphonie. C’est ici que la touch de Wax Tailor prend toute sa dimension. Ajoutons aussi le plaisir d’entendre le mariage réussi du trip-hop et le la symphonie, sans tomber dans le ridicule et pompeux « unplugged » dans lequel beaucoup tombent.

Vous le comprenez, je vous conseille cet album, qui n’est qu’à mettre en fond sonore : faites vous plaisir et écoutez-le égoïstement, il vous mettra parfois les pils des avants-bras au garde à vous.
Aussi, si vous l'achetez en support physique, CD ou vinyle, vous aurez la chance d'avoir une carte avec un numero vous donnant accès au téléchargement de la vidéo HD. Celle-ci n'est pas dispo en versions numériques

Enjoy,

Peace & B Wild.



lundi 3 novembre 2014

Que de la FONQUE

Je vous prie de bien vouloir m'excuser du peu, mais D'Angelo (prononcez "DiAngelo"), c'est quand même de la balle.
C'est vrai, je suis un fan de Prince, et cela justifie the above.
Mais avouez que de la part d'un fan absolu comme moi, il est surprenant d'accepter et d'admettre que ce gars, en tout cas sur scène, envoie un funk qui semble tout droit sorti des studios de Chanhassen. Et pourtant,  non. Il n'en vient même pas. D'Angelo pourrait alors être targué de copieur, mais non. Même pas, encore.
Car quand on l'entend, il y a sa fibre, son son à lui, sa touch, avec d'évidents breaks utilisés par le Minneapolis Sound.
J'en veux pour preuve un monstre. Extrait d'un live fabuleux : "Live in Stockholm".
... tiens ! Il existe un "Live on Oslo" aussi... avec le même artwork, puis les mêmes morceaux... le même enregistrement... bizarre !  Oui, oui ! C'est Amazon en 2012 qui a mis ça en vente... histoire de faire du bon blé avec du bon vieux (z'abuseraient pas un peu les gars ???...). Et puis, de toute façon, de mémoire d'homme, jamais D'Angelo ne passa à Oslo...
Revenons à ce live suédois, et sa 15ème piste :
Jam Jammin. C'est une remontée dans le temps, on se retrouve aux extraordinaires messes-en-stades du Nain Pourpre de 1984, 85 et 86 où seul le funk existait, nappé d'une lubricité gluante à souhait. Et bien, en une piste de 15 minutes (oui, j'ai parlé d'un monstre), tout est là, mais sans copiage, sans plagiat et surtout avec une furieuse pêche. Il est là aussi, le Parrain de la Soul,  oui, l'âme de James Brown ne se contente pas de planer ici, elle imbibe de sa sueur chacune des notes, des breaks, des bridges, des reprises de - han ! bonheur... - de la section cuivre qui, les yeux fermés, vous laisse entendre un spectre de Macao Parker ou, pour être plus Princier, de Eric Leeds (restons un chouia Minessotans ).
Ce morceau est furieux... non. Il est furieusement furieux ! et parmi les impressions et sentiments qu'il provoque, il y a l'amertume de pas y avoir été. Mais l'enregistrement est bien là et vous donnera l'irrépressible envie d'en écouter d'autres.

Avant de presque finir, un autre morceau. Le rappel en fin de concert qui filera des p'tit frissons, les poils en l'air, à ceux qui apprécient les versions longues et langoureuses des slows de Prince (dans langoureuse, il y a langue....) ce dernier morceau du Live de D'Angelo  Live in Stockholm s'appelle "untitled, (how does it feel). Moi je vous dis : it does feel gooooooooood.

Et je finis donc avec un mot important quand même : si cela faisait longtemps que j'entendais parler de D'Angelo, jamais je n'avais daigné l'écouter. Non, jamais. Pourquoi ???? Ma réponse est "parce que".
Mais il y a quelques semaines, Dom (un pote, un ami, un soul-mate à qui, musicalement, on ne la fait pas) me l'a recommandé... et passé. Il savait à qui il s'adressait et je savais qui me l'adressait. Dans le mil !
Donc, merci ! mon Dom !

Allez ! Enjoy !
Peace and B Wild, Wild, Wiiiiiîild.....






vendredi 26 septembre 2014

Une très belle floraison

Je vais être franc. Je n'aime que très rarement la world music.
Hormis l'ensemble de l'oeuvre de Riuyshi Sakamoto et quelques morceaux de-ci de-là, la World me barbe car elle se permet trop souvent de mal marier les genres.

Ici, une perle. Il faut dire qu'il a fallu du temps et des kilomètres à Orange Blossom (quel beau nom !) pour faire cet album, Under the Shade of Violets (quel beau titre !).

Les kilomètres, c'était afin de trouver les sonorités exactes recherchées, l'Égypte,  la Bretagne, et d'autres contrées.
Le résultat est envoûtant. 
A en écouter la galette qui m'a été confiée, c'est en concert que cette musique prend sa sur-dimension. Une tournée a précédé cet été la sortie de l'album pour en assurer la promo, j'espère que vous aurez pu les voir... non, les écouter.
Un savant mélange de musique orientale, de rock avec quelques subtiles appuis électroniques. 
Il n'est pas étonnant que Robert Plant ait choyé le 1er album d'Orange Blossom, il y a du pur esprit comme sur l'album des retrouvailles avec son compère Jimmy Page, No Quarter, en partie sur le plateau des Unplugged de MTV en 1994.
C'est une musique du voyage. Ou plutôt DES voyages. Et ils forment la jeunesse.

Si je dis ça, c'est que c'est une musique pour un public pas forcément né de la dernière pluie. L'album vous fait réfléchir après coup sur ces inexplicables raisons de votre état second, surtout moi qui, comme je l'annonçais en début de post, déteste ces monceaux de World Bobo !!).
Peut-être est-ce grâce à ces arabesques musicales ?... grâce à ces accélérations rockeuses dans des champs de douceur ?... grâce à tant d'images qui se bousculent dans les yeux clos ?... 
Car oui, nous sommes ici avec une musique qui se rapproche terriblement d'une BOF : incroyablement évocatrice. 
C'est pour ça que j'aime ce maître qu'est Sakamoto.

Je vous recommande chaudement d'aller voir, ou plutôt écouter, Orange Blossom s' ils passent par chez vous. Ou alors, de foncer dès lundi sur toutes les gros du net (iTunes, Amazon...), à moins que votre disquaire vous l'ai déjà réservé.
Je ne souhaite que deux choses à ce groupe: un succès mérité et... un ingé-son qui donne plus de clinquance et d'éclat à cette musique.

Enjoy. 
Peace and B Wild.

pour écouter, il y a leur Soundcloud, Deezer et Spotify.
Une video est là
L'EP est ici

jeudi 18 septembre 2014

My Name is James

Il s'appelle James. Non, pas Bond, car Sean Connery en a fait une trop belle, de connerie, à propos de l'indépendance de l'Ecosse il y a quelques jours, alors laissons le Commandeur Bond à ses malts à whisky, et Sir Sean à ses rêves de roi. S'il vous plaît.
Non, je vous parle de José James. Un petit New Yorkais incroyable. Chacun de ses albums est un concentré de musique savamment composée et interprétée avec un talent dingue.
 
Ici, l'album en question est While You Were Sleeping. C'est totalement bon : un mariage de blues, de rock, de folk, de sons électro... et le tout avec une belle touche jazzeuse : on n'est pas édité par Blue Note par hasard, et l'ami José commence à être bien reconnu sur la scène jazz par son approche contemporaine totalement innovante. Pour exemple, la batterie, tout au long des 12 pistes, avec à priori peu de Tom et de cymbales, affiche une maîtrise du contretemps, de la surprise rythmique tout en foisonnant de sons... en gros, ce batteur est un dieu.
J'ai hyper envie de vous parler de chacun des morceaux de cette splendeur, mais ce sera trop long. Je ne vais évoquer que deux pistes :
  • Le morceau-titre, While You Were Sleeping. C'est un pur bonheur. Il va vous apaiser, vous transporter. Ce morceau me madeleine-de-proustise deux bonheurs musicaux : Jo Hamilton - que j'évoquai par deux fois il y a plus de 3 ans (ici et là) dans ma Page Zik - et Pink Floyd, avec du Wish You Were Here et du Comfortably Numb. Donc du doux. Et avec plaisirs. Et je mets un "s", oui.
  • 4 Noble Truths : Jeff Buckley, ne sors pas de cette extase !! Tout est dit.
... et pour le reste de l'album : allez-y !! Foncez !! C'est magique, surprenant et, avant tout, hyper bien fait, orchestré, balancé. Et puis. il y a cette extraordinaire batterie...
Si j'étais en Keynote, il me faudrait maintenant dire "One more thing", et cette thing est d'importance : merci à mon Elisabeth de m'avoir fait découvrir ce grand bonheur.

Enjoy.
Peace & B Wild !

While You Were Sleeping :


4 Noble Truths


mardi 9 septembre 2014

Il n'en faut que deux...

... juste deux. Oui, ils sont juste deux sur cet incroyable album.

Une sublime voix, c'est Dionne Farris, une belle vocalise,  et un virtuose des cordes, c'est Charlie Hunter à la guitare. Non... à la basse. Non... il est sur un instrument hybride qu'il s'est fait fabriquer afin de pouvoir, de ses dix doigts, produire en une seule prise la rythmique et la mélodie... Sept cordes pour une tuerie sonore qui respire la simplicité et l'évidence. C'est un jazzeux,  et ça s'entend avec plaisir.

Ces deux artistes - qui ont mis du temps à enregistrer ensemble à cause de leurs agendas et de leurs contrats - vont littéralement vous emporter sur 9 morceaux. Ils sont  baignés de douceur, de rythmes, de blues. Oui, c'est du blues - et du bon - qui baigne ces 9 reprises étonnantes  et détonnantes d'originalité.
Je n'ai parlé que du côté sublime de la voix de Dionne  Farris... il faut que j'en souligne la parfaite maîtrise, alliant et alternant le cristallin et la deep-deeeeeeep profondeur. Elle exprime tout ce qu'elle veut... avec ce qui ressemble à une facilité déconcertante. Une autre tuerie.

Vous le comprenez, je ne peux que vous recommander cet album. Il est à écouter, pas à mettre en fond sonore, pour en percevoir toutes les subtilités et l'immense plaisir . Pas de dancefloor à l'horizon, c'est un duo à la fois intimiste et brûlant - c'est le blues qui veut ça. Le blues est trompeur : même en tempo lent, il est capable d'enflammer. Et c'est le cas ici. Je n'ai pas cité l'album ? Ah bon ? Il s'appelle DionneDionne,  et c'est une merveille.

Alors, enjoy, et comme toujours, Peace and B Wild.

Comme la video ne veut pas s'afficher directement là, ici, il vous suffit de cliquer sur l'image...

vendredi 6 juin 2014

Yasiin Gaye : Bons Voyages !

Yasiin Gaye est un diptyque. 2 volets, 2 albums, appelés des "faces", puisqu'il y a la Side One, et la Side Two. Celles-ci forment un ensemble d'une qualité exceptionnelle.

C'est Amerigo Gazaway, un DJ producteur de Nashville qui a orchestré une grande rencontre clairement expliquée sur l'artwork  du premier album : un mashup du meilleur du regretté Marvin Gaye et de Yasiin Bey, aussi connu sous le nom de Mos Def.
Vous connaissez sûrement Marvin, évoqué dans mon post précédent... Quant à Yassin, il est bien connu des services intérieurs américains.  Trouble-fête et ttouble-fait notoire, il ouvre sa gueule dans un rap vengeur qui ne va pas dans le sens du poil de la bonne pensée Etasunienne, ce qui lui vaut des problèmes réguliers, avec au hasard son impossibilité de passer sa propre frontière pour rentrer au pays il y a quelques jours... alors qu'il est pleinement citoyen américain, fils, petit-fils, arrière-petit-fils de bons niggamericains... autre conséquence - a priori - du "désamour" qu'il provoque auprès des autorités US, quelques heures après la mise à dispo gratuite de la Side One en février dernier, le lien de download a été tout simplement retiré, pour des raisons officielles de droits... Je doute qu'un producteur ait zappé une telle partie en amont, surtout quand la base des albums est constituée de samples de morceaux de Marvin...

Quoiqu'il en soit, l'oeuvre est maintenant complète depuis deux jours. Le diptyque peut enfin être savouré dans son intégralité.
C'est un concentré de soul music, de douceur et de groove (merci Marvin) et de black power à la sauce rap (merci Yasiin). 
Les amateurs de Soul y trouveront un pur plaisir par cette cure de jouvence apportée à de vieux chefs-d'oeuvres. Les amateurs de rap vont apprécier  cet apport de soulitude à leur style revendicateur. 
Mais tout le monde découvrira une sublime reconstruction, riche, puissante et diablement brûlante.
Que l'on soit de l'ecole rappeuse ou de l'école souleuse, le résultat est,  certes surprenant,  mais avant tout magique et inespéré.

La richesse est aussi faite de quantité de documents audio, d'interviews qui viennent se coller dans les merveilleux mixes. On frôle le rockumentaire radio. Ou plutôt le groovumentaire.

Le concept de chacun des 2 opus est un voyage en avion. Un aller - The Departure (Side One) - et un retour - The Return (Side Two). Alors bons voyages, ceux-ci forment la jeunesse.
Et à ce sujet, pour la page humour, la parodie de "this is your captain speaking" est un grand moment sur l'intro de votre retour :-)

Groovez, kiffez, balancez, envoyez du flow... ou whatever : vous prendrez votre pied.

Enjoy
Peace and B Wild.

Pour récupérer chacun des albums, cliquez sa belle pochette.
Amerigo Gazaway nous propose aussi le Side One en version Instrumentale, et en version Radio Edits


samedi 17 mai 2014

Déception et ravissement

Si Prince reste un indétrônable chez moi, il n'est heureusement pas seul. Il se situe au même très haut niveau que Marvin Gaye.
... han... oh ouichhh.. Mon dieu !!! Que j'aime ce que cet homme a fait : sa voix, sa maîtrise, son apparente facilité et les mélodies qu'il a sublimées. Et ce dernier point n'est pas là par hasard. Vous allez comprendre pourquoi.

Parmi les grands albums de Marvin Gaye, bien sûr, il y a What's Going On,  Let's Get It On, Midnight Love, ce sont les plus cités. Here My Dear l'est plus rarement (mais certains puristes s'accordent pour dire que c'est son meilleur, et je les rejoins !)... Et puis il y a d'autres masterpieces. Parmi eux, I Want You. Un pur bijou de groove et de suavité... accompagné d'une pochette qui évoque tellement le contenu. C'est un dance-floor de blacks qui pourraient rendre jalou n'importe quel whity de ne pas être black : savoir aussi bien danser que cette assemblée kiffant le groove ne serait-il accessible qu'aux blacks ?... perso, petit bâton blanc, je suis condamné au ridicule sur ce dance-floor.
Mais revenons à nos lucioles.


I Want You est paru en 1976, et ce n'est qu'hier, 38 ans plus tard  que l'histoire de sa genèse m'est venue aux oreilles par le biais d'une conversation avec mon si bon voisinage,  Gerald Toto (évoqué et conseillé ici).

Voici l'histoire :
Marvin est produit depuis ses débuts par la Tamla Motown. Un certain Leon Ware fait aussi partie de l'écurie. Celui-ci a sorti un premier album que Victor Hugo et Jean Valjean  auraient adoré puisqu'il s'intitulait Eponine. 
... non. Je me trompe : Leon Ware sort en 1972 un album éponyme puisque le titre est "Leon Ware".


Quelques années plus tard, en 1976, toujours à la Motown, Leon débarque avec un second album que la Motown sortira - Musical Massage. Une belle promesse qui n'est soutenue par quasiment aucune promo. Mais Berry Gordy, patron de cette major black, n'en reste pas là. Afin de servir les intérêts d'une des belles cartouches de son catalogue - et ses propres intérêts... - il décide que cet album servira de base pour que Marvin Gaye y pose sa voix en lieu et place de celle de Leon Ware... 


La chose se fait en studio. 
De l'album original de Leon Ware, tout n'est pas forcément conservé : bien retravaillé, surtout au niveau des voix, c'est I Want You qui sort ensuite... et qui, lui, appuyé par de la promo et l'incontestable charisme de Marvin, engage le succès calculé.
C'est donc depuis hier que j'hésite à écrire "succès mérité", car il y a manifestement usurpation de paternité sur l'album I Want You :


J'engage ici toutes celles et tous ceux qui aiment et connaissent I Want You de Marvin Gaye à écouter Musical Massage de Leon Ware : tout y est. Le sens, l'esprit, les arrangements... la voix est même particulièrement similaire... et... Que c'est bon !!!
Voilà l'origine du titre de mon article... hier, la sublime image que j'avais de Marvin a été salement entachée. Mais en même temps, si vous connaissez et aimez I Want You, je suis persuadé que vous vivrez ce ravissement d'entendre et connaître sa V.O. ... et la déception vis-à-vis de Marvin, certes poussé par Gordy, vous titillera.

Les plateformes de streaming propose ces deux albums, alors régalez vous car ils ont un point commun : ils sont superbes. Et pour les inconditionnels de This Is Spinal Tap🤘, vous l'aurez remarqué, Leon Ware nous propose une pochette.... comment dire.... assez proche de "Smell the Glove" !!!

... Et merci à Gerald de m'avoir raconté cette histoire qui n'est pas qu'une anecdote.. et surtout, merci de m'avoir fait découvrir la pépite de Leon Ware.

Enjoy !

Peace and B Wild

Pour exemple : Learning How to love You de Leon Ware ici...


... qui devient "I Want You" par Marvin Gaye...

mardi 29 avril 2014

De calmes robots.

Damon Albarn.
Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas (?!) c'est un nom assez discret malgré la profusion des projets et les incroyables succès que ce génialissime musicien, chanteur et producteur a développé depuis 20 ans. Blur, c'est lui. Gorillaz, c''est lui aussi... Et tant d'autres collaborations, opéras, et concepts. Ce n'est pas un chercheur.  Il est un trouveur de sons, très bien emmené par sa voix qui m'a toujours fait penser à un doux mélange de celles de Ian Dury et d'Elvis. Enfin... je veux dire Costello, le british. Il y a d'ailleurs chez Albarn ce même esprit de recherche fructueuse que chez Costello, des expériences et, pour reprendre un terme à la mode, de l'expérientiel.

Pour la première fois, Damon Albarn nous propose un album solo. Si, si : c'est son premier ! Et quel album ! Certes, il ne vous poussera pas sur les dance-floors, nous sommes dans la profondeur, la volupté, le calme. Un certain luxe en quelque sorte, j'en veux pour preuve le sublime You & Me.
Everyday Robots et ces 12 merveilleuses pistes riches de variété et de subtilité transpirent la créativité british, trouvant le renouveau ailleurs que dans l'excès. Cela dit, s'il y a de l'excès ici, c'est sur la qualité.

En résumé, je ne peux que vous conseiller cet album. En attendant une présumée résurrection de Blur. En tout cas, c'est ce qui se dit...



Enjoy !

Peace & B Wild !


lundi 10 mars 2014

La barre était très haute

Alors... que penser de G I R L, second album du "Mister Je-Suis-Partout" millésime 2013, j'ai nommé Pharrell Williams ?
Tout d'abord, rappelons qu'il est un producteur avant tout, avec actuellement l'un des plus grands talents qui soient dans l'art de choisir les gens qui l'entourent, ou ceux avec lesquels il s'associe. Un Maître.
Rappelons ensuite les concepts qu'il a créés il y a déjà 15 ans, avec Neptunes pour une certaine violence déjantée, ou N*E*R*D pour des sons peut-être plus mainstreams et accessibles mais jamais, Ô grand jamais, entendus avant lui... ces concepts ont pondu des splendeurs. 
Rappelons enfin les monstres planétaires de 2013 que sont Blurred Lines avec Robin Thicke ou, of course, Get Lucky et Lose Yourself to Dance avec les Daft. Rappelons aussi l'ultra guilleret et si bon Happy, par Pharrell-lui-même, animant à la fois la BOF de "Moi Moche et Mechant 2" ainsi que nos corps émoustillés, et étant animé par une video de 24 heures...
Tous ces rappels convergent (rien de sexuel dans l'intégration de ce mot ici...) vers un point commun : la perfection, tout simplement.

J'attendais en fait du "encore plus, encore mieux", et Pharrell ne nous ressort que la perfection à laquelle il nous a addictés... et puis surtout : que sont ces misérables 46 minutes dont déjà 4 nous avaient été délivrées ? 
Oui, je reste sur ma faim. J'en veux plus mon gars, malgré l'excellent son, les mélodies sublimes, les rythmes millimetrés, les magnifiques partenaires et une production au sommet de l'art.

En 2013, Happy qui était annonciateur de cet album, G I R L. Un titre, ma foi, assez chiant dans le cadre de la mise en page d'un post, du fait des éspaces entre les lettres, mais nous nous éloignons de considérations musicales... notre Pharrell a mis la barre si haut que suis presque déçu... si, si.
C'est horrible de devoir écrire ça, mais que voulez-vous, la musique est comme une drogue, j'ai utilisé le néologisme "addicté" plus haut, ce n'est pas pour rien.
Mais soyons positifs ! Les splendeurs de ce court album sont : 
- en ouverture, Marilyn Monroe, parce qu'elle est vraiment bien gaulée (la chanson et la femme)

- Gush. je retombe en enfance en ayant l'impression d'entendre Michael, celui de Off The Wall. J'ai cette même réminiscence sur les 3 première secondes de Brand New qui me font penser à Working Day and Night sur ce même album de Michael.
- Lost Queen et ses 3 belles périodes
- la conclusion en It Girl, sur un rythme à la fois lancinant et endiablé... le parfait BPM : le groove !
-... et pour un plaisir en boucle : Happy !!

Je me permets quand même d'ajouter que nous pouvons zapper Hunter. En tout cas, perso, il m'agace.

Pour le reste de la track list... ce n'est que très très bon alors que j'attendais du démentiellement bon...
Je résume donc : très très bon album, masi décevant... que voulez-vous...

Allez :Enjoy !!
Peace & B Wild !


lundi 9 décembre 2013

Du bon vent dans les oreilles

C'est une musique alternative. Ici, cela veut dire qu'il est difficile de trouver le bon tiroir pour l'y ranger. Il faut la décortiquer pour mettre chacun de ses petits bouts dans son rangement adéquat.

Chassol sur les 13 morceaux de Ultrascore est un bel enchantement composé d'électro , de pop, de rock, de jazz, de world (et dieu sait que je ne suis pas fan de world music...), parfois de rythme disco, de mélodies chantées... l'electro n'empêche pas la présence marquée de vrais instruments avec de véritables morceaux de talent dedans, tant dans la composition que dans l'interprétation, les arrangements, les doux mélanges,  même la Marseillaise qui nous est jouée au piston, très joliment accompagnée. Une version qui vaut le détour malgré un titre qui n'a pourtant rien à voir : "Cagole Swag".
Mais il y a les 12 autres morceaux, étonnants, surprenants, relaxants, transportants.

Il faut dire que Christophe Chassol a de la bouteille, 16 ans de conservatoire, le Berklee College of Music de Boston, des collaborations avec Phoenix, Sébastien Tellier... et de nombreuses compositions pour des films, la téloche et autres pubs. Cet album est en fait un - déjà - best of, qui suit un précédent album (oui, je sais, c'est idiot d'écrire ça...) ayant été travaillé à la suite d'un voyage en inde, Indiamore et on retrouve sur Ultrascore quelques snapshots d'Inde.

Donc, oui. Je vous conseille cette petite merveille qui change de tout ce que vous avez pu entendre et écouter depuis des décennies.  Alors, allez-y. Foncez-y. Des enfants vous y invitent de-ci, de-là.

Enjoy.
Peace & B Wild.

mercredi 27 novembre 2013

En toute Innocence

Avec Les Chansons de l'Innocence Retrouvée, Etienne Daho nous offre 17 merveilleuses pistes. Toutes baignées d'harmonies, de violons qui nous font tourner la tête au son de boucle sans fin, enivrantes.

C'est un album ambigu :
Il est à la fois extrêmement conservateur - Daho fait du Daho (et il le fait si bien) -  et d'une incroyable modernité. 
Ici se côtoient et se mêlent douceur et violence, avec plaisir, et avec plaisirs.. Oui, la douce violence et la violente douceur s'accordent pour bercer et remuer nos oreilles.

Bretons de l'Armor, bretons de l'Armen, et tous les autres, écoutez cet album. Il n'y a aucun doute possible, Serge Gainsbourg est vivant. Il n'y a pas seulement les violons, il y a ces effluves gitanes exhalées par des sons de basse lourde et claquée, de guitare hurlant discrètement, là-bas, au fond du mélange sonore. Celui-ci est d'ailleurs splendide ; les arrangements sont parfaits - il faut dire que Daho, avec sa puissance vocale, a largement besoin de bons arrangements. Mais c'était aussi là le talent de Gainsbourg : en mettant fortement l'accents sur les défauts ou lacunes, les transformer en qualités. Il a quand même fait chanter B.B., Adjani, Jane, Chamfort... en révélant au monde des "voix" qui n'en étaient pas !

Enjoy Daho. Il est bon, il est propre, et particulièrement riche (je parle de l'album, je ne balance pas au fisc, moi.

Peace & B Wild.

Pour les vidéos... désolé, souci technique, je n'arrive pas à les coller sur cette page. mais vous pouvez cliquer sur Les chansons de l'Innocence ou sur La Peau Dure

lundi 25 novembre 2013

Une perle.

Non, une fois de plus, ce n'est pas en jouant les suricates de la zik, ni en ouvrant grand les esgourdes, en fouinant sur le net, ni encore en discutant avec d'autres suricates... Non. Rien de tout ça. C'est juste en recevant un cadeau - un CD - de mon fils. Ce petit grand gars ou ce grand petit gars, à la tête bien faite, a la culture qui grandit à chaque seconde en y incluant avec passion l'onglet musical.  
Oui, cette semaine il m'a offert une perle.

L'expression est certes facile, mais tellement appropriée : "Cette Foutue Perle" de Lomepal. C'est un rap dont la qualité du groove et du flow me transpose 20 ans en arrière, aux belles années de ceux qui ont installé ce genre musical en VF dans nos douces  oreilles : I Am, NTM, et n'oublions pas MC Solaar et sa teinte trip hop, puis, dans un genre bifurquant, rappelons aux mémoires l'ultra flow groovy de Alliance Ethnik...
Mais revenons à Lomepal. Il est trop pâle, cet homme, pour déclamer de façon hargneuse, alors il parle sur des rythmes plutôts langoureux..
Ce trop court album est un concept. Une histoire qui nous est contée au fil des textes denses du jeune gars.
Pas de hargne, donc. Pas d'incitation à casser du keuf, il y a certes de la banlieue dans la voix  (... 'faut dire, le genre l'impose...), de beaux samples, et un rythme qui vous pousse au headbanging calme et serein.
Tout est bon ici. Il faut écouter plusieurs fois pour essayer de saisir tous ces textes (ce sont les featurings qui me sont... incompréhensibles !) et la subtilité des arrangements.
Je vous invite à découvrir cet album, dans son intégralité, pour votre plaisir, et surtout, n'hésitez pas à faire tourner. C'est très bon !

Merci Anto, donc merci Seki (c'est son tag de grapheur) pour cette belle découverte, ce beau cadeau.

Et à vous : enjoy !

Peace and B Wild.