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jeudi 19 mai 2011

L'agneau, encore ! Si !

Bon, pour vous et moi, j'ai découvert - sur le tard - Lamb. Ce sont leurs deux dernières sorties qui m'ont un peu scotché. Alors, j'ai poussé la souris un peu plus loin pour mieux connaître ce petit agneau, si doux.

Pour rappel, l'agneau est effectivement très doux et très bon sur l'album studio, "5", qui est donc sorti récemment. Ce même agneau s'est révélé être moins doux, mais toujours aussi bon car en Live sur un albun aussi sorti il y a quelques jours (Live at Koko). C'est ce live qui a excité ma curiosité. Je voulais en savoir, en écouter un peu plus. 

Et aujourd'hui, je vous conseille Remixed : une compile de travaux de DJ's'sur la base des créations originales de Lamb (vous me direz... C'était écrit dans le titre...). Ça date de 2008, et c'est terriblement bon. Hier, je disais que Lamb n'était pas radin en nous servant 2 albums en un mois. Je continue donc ma lancée sur la générosité de Lamb qui, ici, nous sert 20 remixes qui sont tous d'une grande qualité.
Toujours une electro teintée de trip-hop et de drum'n'bass... Souvenez-vous Everything But The Girl, Massive Attack et Morcheeba d'il y a 10 ou 12 ans... C'est ici le même son, la même fibre, le même esprit en un peu plus actuel, même si les productions des groupes que je viens de citer restent totalement actuelles puisqu'elles sont devenues intemporelles tellement elles ont su marquer leur époque.

Donc, pour la 3ème fois, je vous conseille d'écouter, acheter, télécharger, emprunter (... faites comme vous l'voul') du Lamb, ce petit agneau vous fera un bien fou, tant au travers de ses productions originales que de ce riche album de remixes dont certains vous donneront la bougeotte.

Enjoy... oui, c'est ça : enjoy !

Peace & B wild.

mardi 17 mai 2011

Pas radins, les agneaux !

En fait, Lamb ne fait pas souvent des sorties. Mais là, en fait, on s'en prend 2 coup sur coup puisqu'il y a eu "5", album studio, et voici "live at Koko". 

Un beau live sur lequel le duo exprime à fond leur nature : on la sent bien la veine electro... Puis la veine trip-hop, et ici, des racines drum'n'bass qui ne sont pas exploitées dans "5" (vu ici). Le son de Lamb est plus hard core en live. Délibérément plus hard core, et on sent que le public est venu pour ça. Live at Koko est excellent, et donne envie d'assister à une perf de ces 2 petits agneaux... Qui n'en sont pas ! Les sons restent profonds, les rythmes sont terribles, et la voix est parfois proche de celle de Brian Molko de Placebo, si ça peut vous donner un repère.

L'anti radinisme de Lamb s'exprime aussi dans la durée, avec un album qui prendra soin de vos marteaux et enclumes pendant près d'une heure. Ce qui est devenu presque rare par les temps qui courent de plus en plus vite : des LP de 36 minutes nous sont proposés maintenant, LP voulant normalement dire Long Play...

Donc, profitez de ce live, en l'écoutant sur les plateformes gratuites, en l'achetant sur les plateformes payantes ou chez votre disquaire s'il ne s'est pas reconverti en Salad-Bar-Wifi. Cela dit, si c'est le cas, vous pourrez donc le télécharger de chez lui tout en broutant de la mâche bio. C'est le côté pratique du truc, mais faites gaffe, il y reste TOUJOURS du sable dans la mâche bio.

Enjoy, please.

Peace & B wild

lundi 16 mai 2011

Le silence de l'agneau

Les fêtes de Pâques sont maintenant derrière nous, Benito el Seizo a même eu le temps, depuis, de béatifier son prédécesseur qui, rappelons-le, reste un des grands poulidor papaux puisqu'il n'est arrivé que 2ème... Mais je m'éloigne de mon propos : à Pâques, outre les urbi-et-orbi-sont-dans-un-bateau, les cloches, les oeufs et la crise de foie (de foi ?) Qui va avec, il y a au centre du plat de flageolets l'agneau, et ça tombe bien, puisque le groupe dont je veux vous parler s'appelle Lamb. Il nous a sorti un album plutôt bien.
C'est bien vocal, bien electro, avec comme un backdraft de new wave enveloppé d'indé', avec un nappage de trip-hop. C'est bon, ça me fait un peu penser aux belles années 4AD, et quelques unes des signatures d'une époque qui ne rajeunira personne, mais ceci n'est pas dans les objectifs affirmés de ces pages, si ce n'est que, à mon humble avis, si les voyages forment la jeunesse, la musique la garde... Car passé un certain âge, le quidam ne peut s'empêcher, à l'écoute d'une nouveauté, de lui coller les inspirations passées. Je ne peux échapper à la règle. Nous recherchons, en toute sensation, celles que nous avons pu avoir. L'inconnu fait peur non seulement avant, mais au moment même de la découverte. Sauf quand on est en pleine floraison de sa jeunesse !
Sur ces considérations que je vais m'empresser de coller sous l'onglet "considerations" de ce blog, revenons à nos moutons. Non, à nos agneaux. L'album s'intitule "5", comme "cinq", "five, "fünf", "Cinqo"... Enfin, vous m'avez compris. 11 (onze, eleven, j'arrête là) morceaux le composent, tous issus d'une très belle production. Un beau travail d'artiste, et une réelle régularité sonore, une cohérence tout au long de la lecture.
Le quidam remarquera Strong the Root, d'où fusent de partout des sons fabuleux, un véritable test d'orientation auditive. J'aime bien quand la musique me fait tourner la tête pour voir ce qui vient de se passer là, juste derrière sur la droite. Je vous rassure, on s'y fait vite, évitant ainsi le douloureux claquage du col. Ouille.
Mais ce morceau ne doit pas effacer les 10 autres, qui comportent tous une puissance dans la variété des sons, et une certaine maestria dans l'art du mixage.
Alors, oui, si vous êtes amateur de son, de mélodies, je vous conseille et vous recommande "5", par Lamb.
Attention, toutefois : ceci est tout sauf de la pop. Mais si vous avez lu jusqu'ici, il est à parier que vous l'aurez compris

Enjoy, please,

Peace & B wild.