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lundi 10 mars 2014

Pas si sombre, ce Dark Swing.

Je vous présente Ndidi. Elle n'est pas une débutante, une certaine maîtrise vocale vous en persuadera. A l'écoute de l'album ce nom respire autant la world music que sa musique en est finalement éloignée. Il y a du jazz, de la folk, du blues ici.. baignés de sons purs et bercés par cette superbe voix, sans course à la performance : nous ne sommes pas sur le ring des beugleuses de The Voice. Il y a ici un joli grain et un petit vibrato qui viennent subtilement casser avec art une douceur qui aurait été soulante si elle eavait été trop lisse. Une voix humaine et touchante.
C'est depuis fin février que vous pouvez aller sur vos plateformes préférées pour écouter et/ou acheter cet album - Dark Swing - dont les 11 pistes ne seront pas sans rappeler le blues folk de Tracy Chapman (sans le côté plaintif), ou la belle folk de Rodriguez, dont Ndid reprend magnifiquement le Sugarman.
Mais attention, cette comparaison est très partielle, la voix et les belles mélodies de Ndidi sont à des années lumière du côté bien trop plaintif de Tracy.
Le son est très ricain. Entre Middle-West et West Coast... mais provenant de la souche : il y a du beat-nick dans l'air. Zéro électro.
On frôle même la Country. Mais une country quali, pas celles de red-necks militant pour la NRA, 
Enjoy.
Peace & B wild.

Des videos à cliquer ICI et LA (... je n'arrivais pas à les plugger à mon post...)
et à suivre aussi ici :


samedi 20 avril 2013

Mrs Robinson est appelée à la barre.

Il y a quelques années était le retour en force du son soul vintage. Poussé au top des xharts par des artistes de qualité comme Amy Winehouse, ou en France Ben l'Oncle Soul. Ces deux exemples sont les deux arbres qui cachent une forêt d'albums divers et variés qui sont sortis accompagnés du si nostalgique son du craquement du diamant sur le vinyle usé...
Le son vintage des années soixante est toujours d'actualité, sauf que nous passons d'un son black à un son bien blanc. J'ai évoqué Foxygen, copieurs de Stones, Beatles... etc. toute la flower power en une galette. Aujourd'hui, encore plus blanc et tout proprêt est le son de Adam Green et Binki Shapiro. C'est le nom

mercredi 10 août 2011

Cosmic Ocean Ship : just relax.

Aux deux premières secondes d'écoute de la piste d'ouverture de cette belle galette, j'ai cru crier au plagiat de mon regretté Gil Scott-Heron. J'ai cru entendre l'intro de "Lady Day And John Coltrane", mais en fait,, non... 

Mia Doi Todd, sur l'album Cosmic Ocean Ship, vous accompagnera de la façon la plus douce qui soit dans votre besoin de repos, de mise à l'écart, en ces temps de recharge de batteries. Tiens ! Batterie ! Voilà un instrument que vous n'entenderez pour ainsi dire pas, quelques percussions à peine éfleurées viennent appuyer les rythmes afin de vous faire chalouper à la cadence du balancement du hamac dans lequel vous vous serez gentiment installé(e).

D'ailleurs, on ne sait plus trop si le hamac a été accroché à deux cocotiers en bordure d'une plage brésilienne, ou même à deux petits pins du Wyoming... Nous sommes dans un mélange des folks, mais très loin de la world music. J'en profite pour vous confesser que pour moi, l'expression "world music" sonne trop souvent comme "beurk music". Voilà, c'est dit.

Revenons à ce doux album. Il est fait pour vos moments de relaxation estivaux. Il est aussi fait pour plus tard, afin de vous remettre à l'esprit ces moments de bien-être égoïstes que vous aurez vécus en août 2011, bercé(e) par le hamac laissant votre corps alangui caressé par l'ombre mouvante des feuilles des arbres, au son du glissement subtil des vaguelettes sur la plage ou, pour ceux qui aiment, l'incessant kssss-kssss-kssss des cigales. Ce moment de nostalgie se passera un soir de novembre alors que brûle en vous l'envie de tout plaquer après que tous - au bureau, dans les transports ET à la maison - vous aient pourri cette journée qui n'avait pourtant rien demandé à personne...

Cet album est bien. Très bien. Un peu inclassable... Sauf pour ceux qui ne se servent que du ranking alphabétique... Pour ma part, je le range en folk et en latino, et dans mes 4 étoiles, parce qu'il le vaut bien.

Du son et de l'image, ici :


Enjoy,

Peace & B wild.

mardi 19 juillet 2011

... la mariée est très belle

Si la plus-que-centaine de recommandations passées ne vous suffit pas pour accompagner votre villégiature méritée, je continue mes efforts, malgré une période pas hyper active en termes de sorties d'albums : les artistes doivent être en plein festivaux musicals, et inversement.

Aujourd'hui, vous n'aurez pas besoin d'être apnéiste pour écouter  Mechanical Bride, avec son premier album "Living with Ants" : certes, sa musique vous fera explorer les profondeurs abyssales de l'apaisement, mais elle ne manquera pas de vous faire respirer, de vous apporter tout l'oxygène dont vous avez besoin.
Tiens... Ce mot, oxygène, n'est-il pas étrange ? Car, si j'en crois ce qui me fut enseigné il y a à peine 3 minuscules décennies, en classes de français, sur les petites leçons d’étymologie qui me furent prodiguées en hors programme, "Allergène" se réfère à ce qui peut déclencher une réaction allergique, "pathogène"... qui peut déclencher une pathologie... Et donc, par extension-sans-génuflexion, "oxygène" doit vouloir dire "qui peut déclencher l'oxydation"... Pas cool. Mais attention, car "là où y'a d'la gêne" ne déclenche aucun plaisir. Et comme il n'y a pas de gêne ici, il n'y a que du plaisir. Et à la demande générale, je vous sers le son et l'image, via nos amis de ioutioube:

J'en étais à Mechanical Bride... l'apnée... l'oxygène... sans non plus faire référence au rejeton de Maurice Jarre... Chemical Bride vous apportera tout ce qui vous sera nécessaire en matière de relaxation. Aucune oxydation n'est à prévoir à l'écoute de ces 10 pistes qui se suivent admirablement, dans une douceur savamment installée par les ambiances diffusées au travers d'un brumisateur de sons. On croirait même de l'electro douce... Sauf qu'il n'y a ici que des instruments "classiques". Il s'agit donc d'une orchestration et d'un mixage hors pairs. Du travail d'orfèvre.
Vous aurez noté que je parle de Mechanical Bride au féminin singulier, puisque c'est le pseudo d'une certaine Lauren Doss.

Cet album sera idéal à écouter lors d'un moment de pause, sans kit kat. Une sieste sous l'olivier par exemple, mais avec un casque à réduction de bruit afin que ces satanées cigales ne vous pourrissent pas le plaisir (ksss-ksss-ksss...). Aussi, peut-être faudra-t-il déplacer l'olivier de quelques milliers de kilomètres afin qu'il assure sa fonction essentielle de parasol. Parce que l'olivier n'est pas un bon parapluie, et par le temps qui court...

Enjoy,

Peace & B wild.

mardi 21 juin 2011

Fink it over... and over again.

Que les fans et experts de Prince se calment tout de suite : si je parle de Fink, celui-ci n'a rien à voir avec le Dr Fink qui opérait sur les claviers/synthés, à la plus belle époque du Nain Pourpre & de ses Revolution. Le Fink que je veux évoquer est bien différent.

Fink (donc sans doctorat) est aux antipodes du son du "minneapolis sound" suggéré par l'évocation superlinéaire de si belles années... (rhôôô... c'est mauvais le "superlinéaire" !!...) Sauf que Fink peut parfois procurer, à l'instar de certains morceaux du Kid de Minneapolis, les mêmes réactions pilodrutées. Notez que le pilodrutage n'est que rarement le résultat d'un capilotractage. Le cas échéant, c'est que le capilotracteur est vraiment excellent dans son art.

Moi, j'aime ça, le pilodrutage. Fink, ici délivre une musique soft qui sait parfois ériger les poi-poils des bra-bras.

A base d'acoustique, de sons assez bruts, cette musique est encadrée d'accompagnements et arrangements qui font évoluer les morceaux dans chacune des histoires qu'ils nous content. Il ya des montées musicales qui sont comme celles d'un col du Tour, bien que je n'apprécie pas le cyclisme à la juste valeur boursière des titres des labos pharma... Hopopop ! Pirouette ! Et on revient sur Fink.

Encore une fois, ce n'est pas un album pour la mega-teuf. J'en veux pour preuve son titre : Perfect Darkness... Au sujet de ce titre qui n'est d'ailleurs que celui d'un des morceaux, j'ai quand même une petite réflexion : je trouve cela un peu présomptueux. En effet, il peut y avoir tromperie sur la marchandise car cet album ne reflète pas une "parfaite obscurité". Loin de là. C'est mon seul bémol sur une galette qui, dans son intégralité, mérite grandement d'être écoutée, ressentie... Vécue et partagée.
La note est entre **** et *****, c'est sûr et certain. Je délibère... et accorde, oui, le ***** : l'artwork aura ici pesé quelques gramme dans la balance.

Enjoy

Peace & B wild

mardi 14 juin 2011

... de la Pop De Pub

Ladylike Lilly. Le nom est déjà séduisant. C'est mignon-tout-plein. Et quand on écoute, c'est encore plus séduisant et mignon. L'album, ou plutôt l'EP, s'appelle "On My Own". Cela fait deux mois que c'est sorti, mais il fallait que j'en parle...
Sur ce mini album, y a des arrangements qui n'arrivent pas à leurs fins, puisqu'ils n'arrivent pas à creuser la moindre aspérité sur un créneau musical en total sur-embouteillage : le Pop Folk à sonorité positive.

C'est quoi, le "Pop Folk à sonorité positive" ? C'est de la PDP, de la Pop De Pub... C'est joli, c'est positif, pas mal acoustique et, ici, fait comme de la nouvelle vague nordique. Mais sans les vibrations nordiques...
Chacun des morceaux présents sur cet EP est retenu (Pearl and Potatoes) ou candidat pour accompagner une pub avec des personnages bien dans leur temps :
  • lui, il a la trentaine, la barbe de 5 jours bien entretenue, (à un ou deux détails près, je suis dans la plaque !), il porte une chemise aux boutons de manchette systématiquement défaits - pas de cravate, ça ne se fait plus du tout - il a le cheveu mi-long à l'apparence décoiffée, porte magnifiquement le jean's, bouffe et vit bio, mais consomme quand même comme un dingue avec sa nana :
  • 28 ans, jolie comme un coeur, le cheveu long châtain clair, elle porte son 501 comme une seconde peau, et l'habille d'un tee-shirt à manches mi-longues dans lequel elle est incontestablement elle-même...
  • Ils vivent en harmonie avec leur environnement de centre-ville de capitale (ils sont à Lambda, capitale de la conso' sereine), leur sourire permanent le prouve, et comme ils représentent M. et Mme Toulemeonde dans le film publicitaire, le revenu cumulé de leur foyer est fixé à un plancher de 9000 euro par mois, parce qu'en dessous, sa retire 12% du sourire par tranche de 200 euro retirée. ... je n'au pas forcément la même idée de la popularisation... J'allais oublier : of course, ils sont tous deux hyper connectés, bien qu'étant "bio" dans leur apparence et ultra équilibrés dans leur vie.
  • Petit détail : ils sont deux mais célibataires, ont chacun leur appart', et surtout sont à l'opposé de la famille recomposée puisqu'ils n'ont PAS d'enfant : ceux-ci nuisent à l'épanouissement de la conso de technologies fruitière... Fruitière comme les pOmmes, les oRanges ou les mÛres avec deux B... Amis mareketers, après le Brun et le Blanc dans les équipements domestiques, voici le Fruitier, donc.
  • Attention : notre couple n'est pas bobo-bio. Les vrais bobos-bio ne peuvent plus se permettre d'être en centre-ville de capitale, que cela soit à Lambda, Iota, ou rue Gama... Les nôtres font croire qu'ils sont bobos alors qu'ils sont totalement bourgeois au fond d'eux-mêmes. Si seulement vous saviez à quel point l'habit fait le moine !... Mais si, vous savez... Nous savons tous... Le bobo, le vrai, a non seulement opéré un changement de vie, mais aussi un réel changement d'environnement et de consommation. On devrait plutôt les appeler les Bo-Babas. Car il n'y a aucune bohême là-dedans. La bohême, elle, a planté son campement depuis logtemps sau bord d'un échangeur routier.
Mais revenons à Ladylike Lilly. Ici, certes, c'est de la jolie musique, mais... c'est le zéro absolu dans le domaine de l'aspérité musicale... C'est de la bande son pour pub qui vous dit que c'est tellement meilleur de consommer le produit X de la multinationale Y. Y faisant tant attention à notre société, à nous, à nos enfants. Une espèce de discours universaliste épouvantablement commun.
Si vous voulez écouter cet EP, allumez la télé et mattez les pubs. Si vous aimez la musique de l'une d'entre elles, présentant le couple que je viens de vous décrire, libre à vous de googliser "musique pub Marque X". Ça vous rapprochera inéluctablement de Ladylike Lilly.

Non je n'aime pas ces pubs toutes pâles. Non, je n'aime pas Ladylike Lilly, et je vous les déconseille même. A la place, ressortez une bonne vieille galette... Massive Attack par exemple, album Blue Lines en 1991, vous ne perdrez pas une seule seconde de votre temps.

... Et je me rends compte, une fois de plus, que quand je n'aime vraiment pas, ça me prend plus de lignes... Bah oui. C'est comme ça !

Allez... Enjoy vos vieilles galettes

Peace & B wild.

vendredi 10 juin 2011

Folk ou pas Folk ?

Thurston Moore. J'espère que ce n'est pas un pseudonyme... 'faut pas avoir la bouche pleine pour l'évoquer...
Heureusement, ce garçon produit une bonne musique. Elle est douce, et ici, complètement acoustique. Il y a de la corde et du bois ! Guitares, violons, harpes, contrebasse (basse parfois ?)... Et tout ça, of course, va si bien ensemble et n'empêche pas le rythme, mais pas partout : le nom de l'album est quand même "Demolished Thoughts"... ce n'est donc pas la fête absolue...
Concernant les pistes les plus rythmées, elles pourraient facilement être prises en otages par quelques DJ's en mal de remixes afin de nous transformer ça en dancefloor machines.

Thurston (à mes souhaits) nous livre de très belles chansons, habillées de belles orchestrations : cet album est très beau. Et j'ai bizarrement du mal à trouver un genre musical où le ranger : oui, il y a de la Folk, mais le concept du "100% cordes" (avec une très très légère batterie parfois), me désoriente un peu dans une attribution définitive.

Je vous conseille cet album étonnant, déroutant, mais qui reste une réelle source de bien être.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 6 juin 2011

Vent du Nord

C’est tout en douceur (encore !) que Ólöf Arnalds nous emmène sur ses chants légers. Quand je parle de légèreté, cela n’a rien à voir avec le travail qui lui, est accompli. La légèreté est dans la voix, les orchestrations et les mélodies.
 
Mais attention, avec un nom pareil, vous ne vous attendrez pas à du arènebi : nous dirons même que nous situons à peu près mil cinq cent quatre-vingts années lumière de cette soupe trop souvent nauséabonde : Ólöf Arnalds est Islandaise, son nom et le titre de son album le prouvent incontestablement : Innundir Skinni, sorti il y a déjà 3 mois. Ólöf est une bûcheuse, une acharnée à en lire un peu sa bio ; à l’écoute de cet album, elle sait très joliment composer et interpréter. Pour ce qui est des textes, vous m’accorderez un joker, mes connaissance en Islandais étant par trop réduites, je n’ai en effet pas encore mon diplôme me permettant d’accéder à l’interprétariat sur cette langue… devenue indispensable de nos jours, n’est-ce pas ?

C’est de la « folk », mais pas dans le sens US du terme. Cette musique laisse l’impression de se retrouver, au fond de l’hiver islandais, mais bien blotti au chaud auprès de l’âtre où crépite un feu qui fume un hangikjöt et cuit des latbrauð sous sa cendre. Cette cendre islandaise ne provoque pas QUE des retards d’aéronefs. Pour en revenir au style de notre vikinguette, Ólöf se situe musicalement à seulement quelques encablures de Agnes Obel.

Comme tout artiste a besoin d’un coup de booster et que l’Islande n’est pas vraiment gigantesque, la Grande Dame est venue prêter main forte : Björk apparaît sur Surrender qui devient, de fait, le morceau le plus beau. Bah oui, que voulez-vous…

Pour la notation, j’appliquerais un *** (et demi…) sur l’ensemble de la galette, et un beau ***** sur Surrender. Pour ce qui est du prénom, nous dirons qu’il ne transpire pas la réelle féminité que cette musique développe, quant au joli minois sur l’artwork, un ***** s’impose…

Merci à The Bôf pour le doux tuyautage.

Enjoy,

Peace & B Wild

mardi 24 mai 2011

Une belle histoire de Toto

Alors voilà : c'est Toto, il prend son papier à partoche pour écrire des mélodies et son carnet de notes pour écrire des textes... et il nous fait des belles chansons en les jouant et les chantant.

Je sais... il n'y a rien de particulièrement drôle, car ce n'est en fait pas une blague : il s'agit de l'histoire vraie de Gérald Toto qui sort - enfin ! - un nouvel album : il est prêt à être cueilli, il s'appelle Spring Fruits, malgré une ambiance toute estivale au jour de sa sortie, le 23 mai 2011, avec 26° au mercure.
Ce sont 11 chansons. Toutes en anglais malgré une franche francophonie-de-souche teintée de sakaoulé chez l'Artiste. Celui-ci ne peut être intégré à l'exécrable "nouvelle scène française" pour deux raisons :
  • Toto a déjà une belle expérience derrière lui et - nous l'espérons aussi pour notre plaisir - devant lui.
  • Les chansons de Toto ne racontent pas les historiettes-à-deux-balles du gars qui, parfois, aime bien manger une pizza chez lui plutôt que d'aller s'emmerder avec des gens qu'il aime pourtant bien... Gérald Toto a raison de ne pas raconter. Il chante, il délivre.
Ces fruits printaniers sont faits de très beaux rythmes qui nous font chalouper, de sons folk, de reggae, de blues, de pop... avec, toujours saillante, une lourde et agile basse. Parfuamem (j'aime les fausses locutions latines) de doux violons vous emportent. Mais surtout, surtout... partout sur ces 45 minutes (c'est tout, Monsieur Toto ??), la voix de Gérald reste comme un onguent appliqué à l'esprit : douceur, douceur, et encore douceur : c'est une voix un peu androgyne qui vous emporte voluptueusement.

Dans cet alboume, Gérald Toto écrit un livre régulier, ce qui n'exclut heureusement pas de belles surprises, et surtout quelques pépites, parmi celles-ci, il y a :
  • l'ouverture... Pour un fan de Prince comme moi, en écoutant ce "Chocolate Cake", je ne peux m'empêcher se penser à Cynthia Rose et ses chaussettes dépareillées (non... Cynthia n'est pas la sœur de Pamela) dans Starfish and Coffee (1987), elle prenait au p'tit dèj, au dèj, et à tout autre moment "des étoiles de mer et du café, du sirop d'érable et de la confiture..." et bien d'autres choses... Les rythmiques verbales des deux morceaux sont cousines... Bien sûr puisque le rythme reste un moyen fabuleusement mnémotechnique pour les énumérations et autres litanies...
  • Un "Freedom" qui nous emmène loin.... Il fait chaud, terriblement sec. Nous sommes en Afrique. Ces sons nous aident à déclamer notre désir (besoin) de liberté. C'est une veillée au village... le décor est aride, l'accompagnement musical paraît répétitif. Mais. Ccchhhhuuuutt ! c'est là que le secret du voyage se trouve.
  • Un "My Child" totalement bouleversant. Je ne peux en dire plus, si ce n'est : écoutez-donc.
  • "Dive", est étonnant. Il y a du Harvest de ce cinglé de Neil Young, voire du "Paradise" de Jo Hamilton. Je ne parle que de l'ambiance. L'atmosphère.
  • "Black Mary" joue sur deux niveaux. Du blues profond, sec et sombre... Et de l'envolée à découvrir... Un regret : trop court ! On en voudrait tellement plus !
... et puis, et puis... Le final... je ne suis pas là pour tout vous dire, alors, I'll say no words...
Clairement, cet album mérite d'être écouté, entendu, apprécié, et je crois qu'il y a encore beaucoup à en dire, et dans le bon sens uniquement.

Please, Enjoy !!!

Et, comme toujours, peace & B wild !

vendredi 13 mai 2011

Le renard bio est arrivé.

Que penser de Helplessness Blues, album des Fleet Foxes ?

Les premiers sons vous calent directement dans une ambiance soixante-huitarde un peu bon-enfant, sous les douces mélodies de Simon & Garfunkel. Et finalement, il n'y a pas que les premiers sons : il ne fait aucun doute que les Fleet Foxes ont une inspiration profondément ancrée dans cette culture Folk aux accents libertaires, sans hargne aucune. On s'attend parfois à voir - pour le plaisir - Mrs Robinson débarquer entre deux morceaux. Ceci pour dire que, si vous ne danserez pas sur ce morceau - sauf peut-être avec les membres de votre communauté (Jean-Phi, je te prends ta femme ce soir, sers-toi auprès de mes filles si tu veux) - vous passerez de bons moments à l'écoute de cet album que je qualifierais de "bio".


Oui, c'est une musique naturelle, sans additif, sans paraben, ni conservateur. 


... Et là, je réalise à quel point il y a un marketing du "sans" maintenant. Si le "sans sucre", les "sans colorants" ont débuté une nouvelle ère de consommation il y a 25 ans, nous sommes maintenant noyés sous les offres commerciales d'exclusion. "Sans phtalates" (vous me direz, c'est maintenant dans la loi, mais ça va quand même devenir un argument de vente...), "sans paraben", "sans émanation de monoxyde de carbone"... ou tout autre saloperie qui nous cassent la fertilité en deux ou qui la poussent à engendrer des mutants ; on vous garantit une inscription à un site sans spams ; on vous offre des inscriptions sans frais ; on vous fait bénéficier d'essais sans engagement... Il faut quand même se rendre compte que le "sans", au final, se paye cher... et même doublement cher : notre santé va payer cher d'en avoir ingurgité, respiré, touché, expiré durant des décennies, et notre compte en banque va payer cher ces offres très marketées, car en gros, plus on vous dit qu'il n'y en a pas, plus il faut payer.
Et je fais le parallèle inversé avec la phrase de Coluche : plus y'a d'gruyère, plus y'a d'trous. Or, plus y'a d'trous, moins y'a d'gruyère, donc, logiquement et en résumé, plus y'a d'gruyère, moins y'a d'gruyère. Les offres "sans" me font penser à ce type de logiques affreuses. Ou, c'est comme sur les voitures de luxe sur lesquelles il fallait payer pour que l'intitulé du modèle en lettres généralement chromées ne soit pas riveté au cul de la bagnole. Au final, il était devenu facile de reconnaître les modèles "encore plus chers" en regardant le cul des bagnoles qui était désespérément nu. Non. Ils n'ont pas proposé ça sur la R19. C'était plutôt chez Mercos', BM', et d'autres marques poussant à l'arrivisme.

Bon, revenons à nos lucioles...

Les Fleet Foxes... Si vous aimez Simon & Garf', oui, foncez ! Mais attention : si vous aimez Paul Simon tout seul, sans connaître Garfunkel, ça n'a RIEN À VOIR ! Pour ceux qui ne connaissent ni Si'&Garf, ni Paul Simon, ni Telefunken d'ailleurs*, je n'ai qu'un conseil : écoutez Fleet Foxes, c'est plutôt agréable dans le salon, et dans la communauté dans laquelle on s'aime tous.


Enjoy, 

Peace & B wild

*... ne connaissant pas la production de Garfunkel, je préfère citer une marque que je connais au moins un peu.

jeudi 12 mai 2011

"En avril, mets ta canadienne"

K.D. Lang n'est pas, à la base, ma tasse de thé (je ne bois pas de thé, d'ailleurs...). Mais je me devais, quand même de l'écouter, et de vous en parler, parce que, quand même... C'est K.D. Lang (avec ici The Siss Boom Bang).

Sing It Loud (sorti il y a près d'un mois), fort de ses 13 titres, impose un certain respect. D'abord,  la voix reste intacte, car malgré tout, mises en rang d'oignon, les années de carrières sont à ce jour 27 en tout. Mais cet album mérite - heureusement ! - le respect sur autre chose que la déjà longue carrière de l’intéressée : la qualité. C'est nickel.

K.D.L ne change pas de registre. Un mélange de Folk, de Rock et de Country. Le tout servi à la sauce au sirop d'érable avec une pointe de graisse de caribou. 

Cette musique est comme son auteur : androgyne. On ne sait plus trop où on se trouve, mais c'est chouette. Une chose est certaine, K.D.L. Est profondément ancrée dans le patrimoine culturel nord américain. C'est une musique d'abord blanche. Non pas que la canadienne soit raciste (ses combats l'exonèrent de tout racisme, du moins je l'espère), mais l'essence country reste quand même très présente. Elle est étonnante quand même cette fille, car c'est sur un terrain musical hyper conservateur qu'elle mène ses combats... Et à chaque fois, elle réussit à gagner en reconnaissance. Je lui tire un de mes chapeaux. 

Mais comme je l'ai indiqué au début, K.D.L. n'est pas ma tasse de thé, et elle reste fidèle à un genre sur lequel elle fait de belle choses pour ceux qui savent les apprévier, alors :

Pour ceux qui l'aimaient : enjoy, et pour les autres, passez votre chemin.

Peace & B Wild.

mercredi 11 mai 2011

Angus n'est plus très jeune...

C'est sur le tard que je vais parler de ce couple qui n'en est pas un, puisqu'ils sont frère et soeur.
Angus & Julia Stone.

Mes mots font suite à une sortie d'album... à répétition : la 1ère sortie était á fin 2010, en même temps, la version deluxe, puis re-version normale (si, si!) et, enfin une version accompagnée d'un Live en avril dernier (et je ne parlerai même pas de celle-là !). L'album en question s'intitule Down The Way. Le Frérot et la soeurette sont en tout cas bien entourés, puisque cette dernière version tombe pile-poil au moment de leur tournée européenne
Mais peut-être sommes-nous ici, en Vieille-Europe, victimes d'un jet-lag, puisque les Stone sont venus à dos de kangourou depuis Sidney. Mais je ne crois honnêtement pas à ce genre d'effet de retard, à l'heure de l'immédiateté des plateformes mondiales du type iTunes...
Alors, de quoi s'agit-il ?
Angus est tout d'abord un prénom qui a réveillé en moi mes anciennes poussées acnéiques, car le mot "angus" est dans mon esprit inévitablement lié au mot "young". Si : Angus Young, le gratteux en culotte courte de AC/DC... Nous restons donc un peu en Australie... A l'époque de mon acnée, je détestais. Depuis, quelques centaines de milliards d'hectolitres d'eau sont passées sous le pont Mirabeau, et j'apprécie maintenant la douceur hurlante de quelques riffs mais surtout la virtuosité et le personnage du faux-school-boy hard-rockeux qui a si largement participé à la construction de l'image du groupe.
Mais revenons à Angus & Julia STONE, car je l'avoue, leur univers musical est des plus éloignés de celui de Young...
Angus & Julia font de la musique. Et celle-ci est plutôt bonne. Je la classerais dans "pop-folk", et aussi dans "Pop De Pub" (PDP), car beaucoup des chansons ici présentées peuvent ou pourraient être collées à des films pub d'Orange, d'Apple, ou tout autre marque ayant un discours tellement universaliste qu'il en perd toute saveur.
Aparté : Monsieur ou Madame Orange, je me fiche vous, en revanche, Monsieur ou Madame Apple : il faudrait commencer à arrêter de vous foutre de votre fond de commerce : ceux qui vous aiment tout court, ceux qui vous aiment beaucoup, ou ceux qui vous aiment pas mal... Le discours universaliste devient pénible. Quant au discours d'exclusion... C'est de l'incitation à haine.
Je ne sais pas si je vais être capable de vous parler de cet album... Bon, je m'y colle. C'est promis.
Si c'est de la "Pop de pub", c'est que c'est bien fait. C'est même très bien fait. Une production irréprochable, de belles harmonies, les voix sont belles (merci Julia !)... Mais... Mais... Il y a un mais.
Mais dites-donc ! Ils pourraient pas sourire un peu, Angus et sa frangine ? Oui, parce que le ton est plutôt dans l'ultra mélancolie... Celle-ci n'est pas suicidaire, mais c'est vraiment pas entrainant, ni à la fête... Je trouve que Julia & son Frangin devraient passer une soirée avec True Live. Ils sont voisins, ou presque.
En résumé de cet article :
- oui, maintenant je sais apprécier du AC/DC
- Angus & Julia Stone, c'est pas mal. Je n'ai pas vibré, mais c'est pas mal... Je n'ai aucune raison de dire que ce n'est pas bien. Un point c'est tout.
En fait, à l'heure d'une telle profusion artistique sur toutes les muses, les éxigences de chacun ont des raisons d'être sévèrement affutées. Mais j'ai quand même un morceau à vous recommander. C'est un bon petit reggae : All The Colours, 3ème morceau de la 2ème galette de la version Deluxe. Voilà. La messe est dite.

Enjoy... Maybe,

Peace & B wild.

jeudi 5 mai 2011

Un monde de douceur.

Spellbound, le nouvel album de Jay-Jay Johanson vient de sortir, et dénote complétement des exercices très alternatifs - sortis de nulle part ! - qui l'avaient fait connaître il y a déjà 14 ans.

Ici, maintenant, Jay-Jay est rentré dans une école faite de plus d'académies, et dans laquelle le jazz-crooner est la matière principale. Et il faut dire qu'il peut vraiment se permettre d'intégrer cette académie-là qui met totalement en valeur sa voix.
Il y a du Chet Baker dans cet organe. La même douceur, mais se permettant des octaves supérieures au gré des mélodies.

On notera une sublime reprise de Suicide is Painless, magnifique composition (Johnny Mandel) qui accompagna il y a 40 ans le film M*A*S*H. Au sujet de cette chanson, il faut féliciter les auteurs pour avoir su trouver un titre qui soit tellement à l'opposé de la ballade qui est composée. Le décalage est total, et parfait. Johanson réussit ici un exercice difficile, toute la sensibilité de la chanson est présente, quelques hélicos et la caisse claire - savamment roulée - rappellent le passé para-miitaire de cette merveille.

L'autre académie qui régit l'école de Jay-Jay : la Folk. Et c'est en fait un doux mélange de folk et de jazz qui nous est servi sur ces 11 + 12 pistes. La 2éme galette étant 100%acoustique.

Cette album ne vous mettra pas à la fête, il est en dehors de toute exhubérance, mais est très agréable à l'écoute, une très belle orchestration habillant ces chansons. Oui : c'est un album de chansons.

Une petite déception toutefois - vous me direz, elle reste mineure - car à la lecture de la liste des chansons, quand j'ai vu "Blind", je me suis attendu à une reprise décalée de son homonyme interprété par Hercule & Love Affair dans laquelle officie Monsieur Antony Hegarty, mieux connu pour son groupe/projet Antony and the Johnsons. Mais le "Blind" de Jay-Jay n'a rien à voir...

Donc, je vous conseille ce moment musical qui accompagnera à merveilles des instants de repos, de décontraction et d'apaisement.

Enjoy.

Peace & B Wild