Ce mini show est - une fois de plus - la démonstration de ce que peut être le professionnalisme chez les américains, et de leur compréhension de ce qu'est l'Entertainment. Je dis "une fois de plus" car presque trop nombreux sont les exemples. En effet, chaque événement sportif est émaillé d'un show-événement qui se doit d'être meilleur que tous les précédents. Vous me direz, c'est l'essence-même de l'événement... Certes, il y a souvent des choses qui peuvent ne pas être du goût de tout le monde, mais la place n'est jamais laissée à l'amateurisme. Et certes encore, et je vous l'accorde, la place n'est malheureusement pas laissée à l'improvisation, à la spontanéité ; mêmes les meilleurs ne peuvent se lâcher, car les timings exigent une prestation cadrées à la seconde près, au millimètre près.
Je vais vous surprendre. Moi, je dirais que seuls les cons ne changent pas d'avis, d'autres diront que les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît (merci Audiard)… Quoiqu'il en soit, vous le savez, cela fait des mois que je n'hésite pas, dès que je le peux, à en mettre une couche sévère sur ce que j'appelle le Arènebi (la preuve ici), et qui n'a rien à voir avec ce qu'a pu être le Rythm and Blues… Cette soupe glutamateuse n'est pas bonne et tellement stéréotypée… Et là, je ravale ma chique grâce à (ou à cause de) un artiste qui sera tout aussi étonnant dans le chapitre des hautes recommandations de ces pages.
Déjà, il y a quelques semaines, j'ai vu une prestation aux Grammy Awards qui m'a pas mal scotché. Ensuite, un mien ami (Rémy, encore !!!) malgré le fait qu'il connaisse mes goûts m'a évoqué une nouveauté qui mériterait le détour…
Oui, aujourd'hui, je vous conseille vivement le nouvel album de Justin Timberlake. Si, si. The 20/20 Experience est tout simplement parfait dans son genre, le Arènebi. Une production nickel, chacun des morceaux est gaulé comme un remix, il y a de la réflexion ? Et comme on dit dans Master Chef, il y a de l'Engagement (allez savoir ce que ça peut bien vouloir dire sur un vol-au-vent ou un œuf mayo…).
Bien évidemment, le rythme et le beat accompagnés par leur cousin le groove sont ancrés dans les 79 minutes poussées par les 12 morceaux qui composent cette perle dans son genre, chacun des trois est habillé de ses plus beaux apparats, ils sont savamment travaillés et paufinés.
Lecteur apprécié, lectrice adorée, le titre de ce post ne fait AUCUNE référence au triple album de Prince sorti (plus que paru) en 1996 (Si, si : Prince n'a pas fait QUE des choses absolument essentielles, magiques, extraordinaires et incroyablement excellentes... Diable ! Que je suis impartial !).
Je voulais, au travers de ce titre, souligner - malgré le côté excessivement commercial du morceau et de la bête - que mademoiselle Rihanna Chombier ('faut bien lui trouver un nom de famille, la pôv'...) nous fait un signe flagrant de son émancipation - au moins ponctuelle - du arènebi made in black people. J'en veux pour preuve le morceau qui passe en bouclette-pleine-d'huile-lissante sur les grands réseaux radio de zik de djeun's : We Found Love.
A la première écoute, ne reconnaissant pas qui était derrière le micro, j'ai cru à une production nordique, ou allemande, car quand ces gens se mettent à faire de la dance music, ils n'y vont pas avec le dos de la cuiller, et We Found Love semble rassembler l'ensemble de ce qui peut fabriquer un pur tube de dance made in Europe.
Rien que pour la curiosité auditive, je vous conseille l'écoute de ce morceau qui devient déroutant - donc - une fois que l'on sait que c'est mademoiselle Chombier qui en est l'interprète. Et, je le répète, Chombier est un nom que j'ai emprunté pour Rihanna-la-sans-famille. La pôv'... (Gaga est noble, elle...).
Le reste de son nouvel album, destiné à un tsunami mondial de décibels, reflète pas mal aussi ce "blanchiment" du son, mais il y a quand même toujours, et sur chacun des autres morceaux, une trace d'ADN de Rihanna : le arènebi (donc avec pour père, le bouillon, et pour mère, la soupe).(Je rouvre la parenthèse pour rappeler qu'on ne peut confondre arènebi et R'n'B).
On aimera, on n'aimera pas... Tout sera permis. Toutefois, on ne pourra nier, forcément, une mega prod, appuyée par des moyens colossaux qui seront grassement rémunérés par une promo et une worldwide-tournée des stades et plateaux de TV. Hé !
Pour ma part, même si je ne suis fan de la demoiselle, j'avoue (si, si) apprécier We Found Love, qui atteint bien son but premier : donner envie de faire la teuf. Son autre but est aussi atteint, puisque la ritournelle, une fois entendue, est difficile à virer des neurones...
Aussi, et là le coeur va parler, j'ai toujours un grand plaisir à entendre Môssieur Jay-Z sur le morceau qui donne son titre à l'album : Talk That Talk. Je crois que j'aime entendre son intelligence et une certaine sincérité qui ressortent de sa voix...
Aussi, et je rejoins un confrère, Drunk on Love mérite le détour. Ça parle de Maman, de Papa...
Enfin... Tout cet article n'est qu'un avis assez perso qui est maintenant mondialement diffusé au travers du plus grand blog de la Toile, et vous pouvez continuer de le publiciser avec grande ferveur. J'en profite pour faire mes annonces : amis de Sydney, Papeete, et Kuala Lumpur : Bonjour ! Amis de Paris, Londres, Moscou, Redon et Beton-Bazoches : Bonsoir !
Bon, les gonzesses qui - à grands renforts de blé, de com, et bruit, etc - se bousculent sur le long et large tunnel de la musique arènebi et dènce, c'est pas du tout ma keupovti.
Et puis, parfois, il y a de la lumière dans le tunnel. Vous savez, ces néons verticaux qui indiquent tous les 200 metres une issue de secours... Et bien, Jessie J est un néon. Ou en tout cas certaines des pistes de son album.
La voix est bien là, certes pas mal hurlante, mais pas beuglante. Exit les épouvantables années saturées de contre-ut à 2 balles avec les witney, mariah, céline, et autres pauvresses wallonne. Les producteurs d'aujourd'hui nous trouvent des nanas avec des putain d'organes, et généralement bien gaulées. Mais l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous, et l'émotion d'une voix n'est pas dans la performance. Elle est dans ce que les ricains appelleraient un "je ne sais quoi"'mais qui ne soit pas du "déjà vu" (prononcer déjavou").
Alors sur le marché, il y a Alicia - très bien quand elle est accompagnée par un mec qui sait y faire (Jay Z), Rihanna (no comment...), il y a aussi Madame Gaga. Elle, 'faudrait qu'elle calme ses ardeurs faussement techno, car elle gâche - à mon sens - ses réelles capacités de musicienne et son talent vocal totalement cachés par un excès de prod. Trop de prod tue le son. C'est con, mais c'est comme ça.
Bon. Revenons à Jessie J. Je conseille l'écoute.
Pour les playlists et les ge,ns pressés, évitez Nobody's'Perfect est trop dans les hurlements. Là, ça beugle. Pas bien. A refaire.
Et pour la saveur, optez pour Abracadabra : la meileure prod de l'album. C'est nickel, trop pour certains. Bien pesé, très bien rythmé...on est proche du New York de Jay Z et Alicia Keys. Le son claque, et donne envie de remuer.
Et afin de se rappeler que les producteurs américains ne sont pas nés de la dernière pluie quand il s'agit de miser de l'argent sur des talents, un petit morceau live, Big White Room comporte un chouia trop de vibrato "arènebi" - vous savez, ces circonvolutions vocales mises à la mode à la période des "divas" beugleuses des années 90 citées plus haut... - mais c'est une jolie ballade, avec des moments de belles ferveur.