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mardi 9 novembre 2021

Silk Sonic : de la soie pour vos oreilles

Silk Sonic, c'est la réunion de deux bonshommes, ils ont à peu près le même âge, mais on s'en fout, et puis il y a un troisième, plus âgé, pour adouber ce duo.

Voici donc : 
- Anderson .Paak : (prononcer "Anderson DOT Pack, ou dire juste DOT PACK) il est un génial californien de la trempe d'un Pharrell Williams ou plutôt d'un Kendrick Lamar, deux jolis génies, c'est de la californienne, alors faites tourner, elle est excellente. . Paak est batteur, chanteur, auteur, compositeur... mais pas que ! C'est un touche-à-tout qui vous refera votre site web en deux-deux, ou même vous donnera les meilleurs conseils du monde pour entretenir vos plants de weed, puisqu'il a bossé dans une plantation dans sa jeunesse... pour revenir à sa source artistique, son toucher de batterie est magique, il maîtrise les successions de longues séquences rythmiques différentes, les patterns, les contretemps... avec un brio incroyable, et il accompagne tout ça avec un flow vocal qui se fond sur cet enchevètrement de beats (voir fig. 1). Oui ce mec est génial. Il a une autre qualité : il dégage une sympathie gigantesco-phénoménale grâce à un sourire, une banane allant de là jusque là (voir fig. 2). C'est mon fils qui le l'a fait découvrir il y a 3 ou 4 ans, et je l'en remercie à nouveau, puisque j'avais évoqué cette découverte ICI : alors merci encore Seki !

- Bruno Mars : Hawaïen de Hawaï (comme les chinois de Chine), il est un mec qui - en effet - est habitué à faire une bonne grosse pop hyper américano-worldwidienne destinée à choper des Grammy ou autres MTV awards... mais en restant toujours parfait dans sa... dans ses techniques. Son succès est vraiment mérité car c'est un bon... Non : un hyper bon, tant en studio que sur scène. C'est un showman. Un vrai multitalentiste, à l'americaine, il sait tout faire, puisque Môssieur gère aussi des affaires, et des prods. Et là je pense - sur le côté musical/show, à Justin Timberlake, un autre maître en la matière qui, en 2013 a accompli (je ne dis pas "commis" !) un album parfait dans sa pop, son R'n'B, une certaine soul : The 20/20 Experience. Certes, il était accompagné/produit par Jay Z, mais ce n'est pas Mr Businessman qui a tout fait ! J'en avais parlé à l'époque ICI et LÀ.

Nous voici avec nos deux nouveaux amis : .Paak et Mars, qui convolent en musique... Et je dirais qu'ils étaient faits pour se rencontrer malgré leurs styles musicaux différents à la base. Ça tombe bien car leur rencontre ne date pas d'hier : ils se connaissent depuis plus de 5 ans, .Paak ayant assuré la 1ère partie de la tournée de concerts de Mars en 2015. Ce Silk Sonic est donc un projet muri. ... oui, muri avec la bénédiction d'une troisième pointure venue d'un autre temps : Monsieur Bootsy Collins, qui sévit avec sa basse sur le groove du funk depuis le milieu des 70's, toujours accompagné d'un humour au 2nd degré qui n'a d'égal que celui de Johnny Guitar Watson. Un délice musical pour les deux, toujours servi sur des beats et des accompagnements qui vous emportent.

... Oui ça fait plein de références à fouiner tout ça ! Et il y en plein d'autres à citer sur les styles embarqués sur chacun des trois morceaux de Silk Sonic sortis jusqu'à présent. Ils sont juste superbes... calés au micron près, une prod' - encore une fois - à l'américaine, du très beau boulot qui va vous faire balancer et bouger. Il ne reste qu'à attendre - avec impatience ! - le 12 novembre prochain pour découvrir l'album, après de trop longs mois d'attente. Je ne dis qu'une chose, après tout ce temps d'attente, ils n'ont pas intérêt à se gauffrer, car la pression est grande ! 

Alors en attendant vendredi 12 novembre - en plein pont, comme disent les plompiers - écoutez, savourez, enjaillez "Leave the Door Open", "Skate", puis le superbe "Smokin Out The window" dévoilé hier : c'est so coooool, so sooooople, so grooooovy et très loin d'être une de ces trop nombreuses soupes mal réchauffées du "arènebi" classique (vous savez, ces merdasses qui encombrent nos oreilles dans trop de magasins de grande conso...). 

Enjoy, Peace & B Wild, always ! 

Si les 3 vidéos plus bas ne s'affichent pas sur votre mobile, allez encore plus bas et cliquez sur "afficher la version web". Et là, la magie opèrera😊

Leave The Door Open

Skate

Smokin Out The Window

vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

lundi 24 septembre 2018

"Prince - Piano & A Microphone 1983" : en toute intimité.

#pitch :
Venez... Si, si, venez s'il vous plait. Suivez-moi. Nous ne serons que tous les deux. Rien que vous et moi. Ou presque.
Nous allons jusqu'en 1983, et jusqu'à Chanhassen dans la banlieue de Minneapolis, au n°9401 du Kiowa Trail. Il y a ici la maison dans laquelle Prince vit au calme depuis deux ans, au bord du lac Riley.
Rentrons dans la maison. Allez ! Suivez-moi, je vous dis ! Mais en silence. Restons au rez-de-chaussée parce que c'est là que le home studio a été monté. Prince en a déjà sorti la majeure partie des albums Controversy et 1999, ainsi que plein d'autres choses qui attendent de mûrir, d'être arrangées, ou réarrangées dans quelques semaines, quelques mois ou quelques années, pour lui, ou d'autres. A moins qu'elles ne soient simplement mises de côté pour toujours. C'est sa méthode.
Maintenant, chuuuut ! Il est là, assis au piano, avec juste un micro. Sans bruit, installons-nous auprès de lui - mais pas trop près, le bonhomme sait parfois être capricieux. 
Ça y est, il est prêt à jouer, avec toujours nous deux -  vous et moi - et son ingé-son pour seuls témoins, et il commence en interrogeant celui qui est à sa table de mixage, derrière la vitre "Is that my echo ?", et la session de travail commence...


#nofilter
... Chers amis, je fais cette petite mise en scène pour vous faire ressentir l'atmosphère, le concept pur de "Prince - Piano & A Microphone 1983", ce lunaire album sorti vendredi dernier, parce que celui-ci tient plus du documentaire que d'un quelconque album posthume, vous savez, ces albums gavés d'hyper-production, d'hyper-effets, hyper-arrangements, hyper-mixages pour essayer de faire des hyper-ventes. Nous sommes ici à l'opposé. Donc bravo au culot de Warner Brothers.
Lunaire et bravo, car c'est du #nofilter, du vrai. Cet album n'est que la simple retranscription, certes nettoyée au mieux, d'une session de travail enregistrée sur une simple K7 exhumée d'une boîte... d'où les quelques imperfections sonores et surtout le souffle de la bande qui s'accroche aux oreilles un peu comme un acouphène. C'est un instantané, un noir & blanc sonore, pas photoshopé.

#leaks
Prince a toujours enregistré tout ce qu'il faisait, créait, essayait, et a conservé cette gigantesque masse dans son coffre, "The Vault". Malgré ce "petit Fort Knox musical", ce Saint des Saints, la fameuse K7 a leaké, peu de temps après qu'elle ait été magnétisée par ce moment, satisfaisant ainsi l'appétit sans fin de la communauté des Fams (... oui : Prince n'aimait pas le mot "Fan", préférant la Famille au Fanatisme). 
Si le contenu de cet album n'est donc pas une surprise pour les fams, il est un véritable inédit pour beaucoup, et permet de découvrir la partie immergée de l'iceberg, tout ce qu'il y a derrière les hits et les frasques de Prince : s'il ne donne qu'un aperçu du bourreau de travail qu'il était pour lui-même et celles et ceux qui l'accompagnaient, il affiche clairement son incroyable maîtrise des styles et influences, le tout étant mû par sa sensibilité micro-électrique.
... Et vous allez les entendre, ces influences ! Il y a les évidentes - le funk, le rythm'n'blues, la soul... - et les moins évidentes (et pourtant omniprésentes dans tout ce que Prince a produit) - le gospel, le rock, le blues, le jazz, la folk, le classique...

Pour le fam que je suis, c'est un plaisir absolu qu'un tel enregistrement soit rendu officiel, permettant ainsi à tout-un-chacun de vivre cette situation de proximité, ce moment. Toutefois, égoîstement, j'aurais tellement préféré découvrir une autre K7, une autre session, totalement inconnue. D'autres leaks s'en occuperont alors...

En résumé, je ne peux que vous conseiller vivement de profiter de cette rare - voire unique - opportunité d'être durant 34 trop courtes minutes en toute intimité et discrétion auprès d'un artiste en plein travail : allez, suivez-moi, et sentez vos oreilles s'écarquiller à l'écoute de ce document. 


Enjoy. Peace And B Wild. Always.

Vidéo officielle de "Mary Don't You Weep",
inscrit à la BOF de BlacKkKlansman de Spike Lee



lundi 15 juin 2015

Snoop Pharrelly Dogg.

Nous sommes en droit de nous interroger sur ce que fait Snoop Dogg de ses courtes journées en dehors du roulage de pétards longs et larges comme ça... c'est une activité qui prend en effet un temps fou, surtout quand l'esprit est constamment perturbé par le matage de l'aréopage qui l'entoure. Cette cour est faite de bombasses blackettes en boom-boom short surmonté d'un minuscule haut de maillot de bain dont les deux tout-petits triangles de tissu de bonnet A tentent vainement de cacher les aréoles d'une poitrine surgonflée chirurgicalement en bonnet F, voire en G, car c'est là que se trouve le point d'extase, le climax. Et puis après tout ce long roulage expert, il faut les fumer, ces tonges, ces bédos, ces sticks, ces splifs façonnés en 3, 6 ou 12 feuilles de papier long et bio... ça occupe terriblement.

Mais notre cher ami à l'image d'hyper branleur bien étudiée, parfois, va en studio. Et là, tout change. En 13 albums, il nous a toujours étonné, en variant les styles.

C'est aujourd'hui derrière un buisson au lettres capitales que nous découvrons BUSH, le nouvel album de Snoop Dogg, ou Snoop Doggy Dog pour les plus anciens.
Comme à la Fnac, je vais utiliser la fameuse formule "si vous avez aimé... Pharrell à son époque N*E*R*D, vous adorerez cet album". Je parle d'une période précédente pour Pharrell, souvenez-vous, c'était quand il ne servait pas encore d'endorser à 36 marques de luxe, de hi-tech, ou de streetwear en mal de gentrification poussée... quand il ne se compromettait pas et savait insuffler à sa musique un réel élan positif et pas totalement emprunt de vénalité. C'était quand il produisait. Car c'est là qu'il excelle, ce bougre à l'éternelle gueule d'ange mignon, ou minion...

L'Obs parle de BUSH comme d'un album "passé à l'imprimante 3D". Certes,  quand Pharrell intervient en production, sa patte se sent, et encore plus quand il participe à l'écriture, ce qui est le cas sur chacune des 10 pistes qui composent cet opus. 
Le précédent album de Snoop était ragga, avant encore il était rap... à des sauces tellement variées. Alors quand l'Obs vomit sur BUSH (en lui ajoutant un W... pfff...) en disant "où est passé Snoop ?", j'ai une forte tendance à rétorquer "là où on ne l'attendait pas forcément, comme d'hab' ". Snoop, attaché à sa Californie, a toujours cherché la vague avec un fun qui lui est propre.

Le genre de BUSH est, selon moi, de la "pop black blanchissante et grooveuse", ou "groovy whitening black pop".
Je sais... le genre pop sort en premier dans la version française, car c'est la destinée de Pharrell... (Mais la version anglaise est plus vendeuse!). 

Tout ceci va permettre sans nul doute à Snoop de rouler paisiblement sur des highways bordées d'une herbe fraîche et toute pleine de THC, à bord d'une limo gavée de gonzesses.
Et tout ceci risque aussi de nous faire danser cet été, et ça, c'est sans prix.



Enjoy, Peace and B Wild !



mercredi 17 décembre 2014

Oh ! C'est Noël avec D'Angelo !

Et pan ! Sans prévenir, D'Angelo, lundi 15 décembre, a sorti un nouvel album. Juste comme ça ! A croire que l'album-dropping devient trendy après que Rihanna a inauguré ou relancé la méthode il y a quelques mois.

Nous voici avec 55 minutes d'une funkitude parfois sombre, parfois légère... Mais que c'est bon quand c'est jazzifié, enlevé et emporté par D'Angelo !

Ceux qui connaissent la bestiole vont repérer encore et toujours les incontestables racines princières, sans jamais plagier. Car c'est le son qui prévaut ici, ou plutôt LES sons. certains nous replongent un peu dans les tréfonds de 1985, 1986 et 1987, entre Around The Word In A Day, Parade et Sign'O'The Times et leurs incroyables mélanges et tentatives heureuses que le Kid de Minneapolis réussit à imposer, parce que c'était tout simplement bon.

Avec Black Messiah, on est dans ce même type de créativité, hyper personnelle. C'est un très bel opus qui est à mon sens nettement plus intériorisé que les - seulement - deux précédents. Car D'Angelo reste hyper radin : son dernier album n'a que 15 ans d'âge !! Il est donc heureux qu'il ne soit pas planté sur cette release !
Il est à noter que bon nombre de morceaux de cette merveille ont déjà été largement joués en tournée. D'ailleurs, c'est le 16 février que vous pourrez venir groover au Palais des Sports de Paris en passant, forcément, un grand moment de live de D'Angelo. La tournée s'appelle The Second Coming. Comme dirait Fred sur son tumblr : ça promet d'être eargasmique.

Depuis lundi, c'est en boucle qu'il tourne dans mes oreilles. Et s'il ne devait en rester qu'un, je choisirais Really Love, qui démarre comme un film, nous immergeant dans une ambiance andalouse, aux cordes de guitare sèche brûlantes (et là, je repense à Desproges... "les espagnols sont fiers et ombrageux... avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes") ; puis l'adalousie laisse place à la soul. profonde, et chantée par le doux falsetto de D'Angelo. Un pur délice.
Je vous rassure, les 11 autres morceaux sont d'une grande, très grande qualité. C'est Noël avant l'heure.

Enjoy,
Peace & B Wild.





mardi 25 novembre 2014

Everyday People - Prince, Graham, The Family Stone.

Quelque part en 2000... quelque part dans le monde, probablement dans la banlieue de Minneapolis, Chanhassen où sont situés les studios de Prince et sa clique : Paisley Park.
... Et un énorme gig (bien préparé...).
Le Maître est sur scène avec son groupe, le NPG, qui compte un nouveau bassiste depuis quelques mois, Larry Graham. C'est un rescapé des Family Stone qui accompagnaient Sly Stone, a long time ago in a far far galaxy.
Ce Jedi n'est pas que bassiste, il est aussi doté d'une voix puissante et d'un don particulier pour jouer avec son public, un vrai MC.

Ce soir là, la Family Stone est completée par deux autres membres, Jerry Martini au saxo et Cynthia Robinson à la trompette, pour scander un magistral Everyday People, hymne tant pris et repris, et ici arrangé à la sauce Minneapolis Sound.
Les Prince maniacs reconnaîtront le rythme magnifiquement glaiseux de Forever In My Life (album Sign'O'the times 1987), et quantité d'autres sons, d'accompagnements, et ine choré de goupe qui signent l'influence de l'hôte, Prince.
C'est un funk à faire friser un pêcheur de saumon scandinave.

Dégustez ce moment de partage entre des musiciens et leur public, c'est un pur bonheur.

Enjoy !

Peace and B Wild !



vendredi 7 novembre 2014

Mon Prince est revenu ! Et d'une belle façon.

Après de longues années d'asbence, exclusivement consacrées à la scène, et après avoir renoué des liens déchirés avec la Warner, Prince sort deux albums, d'un coup d'un seul. J'aurais pu vous parler de splendeurs qui sont sorties sous le manteau ces dernières années, des enregistrements live de grande qualité, tant par les prestations que par la clarté et du son (entre autres : merci Alexis !), mais comme ce blog n'est là que pour vous diriger vers de la musique officielle, je m'en tiens à ce grand retour, disponible chez votre disquaire du coin de la rue ou du clic gauche.. 

Il y a tout d'abord un album qui lui est directement attribué, Art Official Age (ou AOA), sur lequel je vais m'étendre plus longuement (... nettement plus longuement ! ) que sur le second qui est signé par son trio de nanas surlookées (Skrillex, sors de ce corps !!!) : PlectrumElectrum. 
Ce dernier, à mon sens, ne mérite vraiment pas le détour : mauvaisement rockeux, et sur lequel on entend que trop ces musiciennes, bourrinant sur leur batterie, guitare et basse (cf Bercy juin 2014... et autres...). Je le renommerai RectumElectrum, tiens ! Skip it ! J'attends juste que mon Petit Prince se défasse de ces 3 filles qui nuisent à l'extraordinaire qualité dont il est capable.

En revanche, AOA, lui, avec la même sévérité que j'apporte dans le jugement, mérite qu'on s'y attarde et marque le réel retour de Prince dans le monde merveilleux des albums officiels.

Track-list review:
  • En fait... l'album commence en faisant un peu peur aux aficionados. Si, si. Avec un morceau qui est un sous-produit, donnant l'impression d'un mélange moche fait par un mixeur de bas étage (donc pas un Kitchenaid ou un Kenwood. Un genre Guetta...) propre à faire croire à des ricains en springbreak dans les boîtes de Cancun qu'ils écoutent de la musique... mais il n'en est rien. Art Official Cage est un très mauvais morceau, empreint de tout et surtout de rien de bon.
... Heureusement, il y a le reste de l'album.
  • Clouds, en n°2, est balancé par un bon groove auquel Prince nous avait déjà habitué. Ce morceau fait partie de la salve de morceaux qui ont été dévoilés sur le net avant la sortie des 2 galettes. Le Minneapolis Sound est still alive ! Un rythme fait de breaks... mais ce sont les qui apportent les sons plaqués, la continuité. Et surtout, une profusion de pistes sonores marquées par la versatilité vocale de Prince... appuyée par la présence d'une diva : Lianne La Havas, que j'évoquais donc il y a plus de deux ans sur ces pages. Nous remarquerons qu'aujourd'hui, Prince est calé sur des breaks descendants, imposant la respiration.
  • En 3, Breakdown, lui aussi pré-dévoilé, est un Prince sirupeux et amoureux, jouant du falsetto, ou fausset parce que nous n'écoutons pas de la musique italienne. C'est bon dans son genre. C'est du slow-Prince, peut-être un chouia girly.
  • Ah, la 4 devient plus funk, Gold Standard plonge un peu plus profond dans le Minneapolis Sound, la petite rythmique qui agace, les cuivres qui ponctuent (... sont-ce des cuivres ou du Korg ?...) nous touchons aux années 94/95.
  • La piste 5, U Know. Voilà du Prince bien gluant et collant comme on les aime. Le rythme est le balancement d'un bassin. "Nothing sexual" ? Ah bah si ! Au contraire. C'est un coït lent. Langoureux, et dans langoureux, qu'on le veuille ou non, il y a langue. Slurp.
  • Breakfast Can Wait est en 6ème position sur cet album que vous acheterez. Il est lui aussi déjà sorti, sur un EP qui rassemblait différents mixes. Un rythme lourd et groovy, des breaks taillés au millimètre, une grande subtilité. Excellent. 
  • En 7 : This could B Us. Mou. Trop mou et trop de sonorités bomtempi. Bon, tant pis. Mais chaque son, chaque break y est si subtilement posé. 
  • La 8 - What it feels like. Ah, la barre se redresse, de beaux sons, avec notamment une basse profonde, grasse et wah-wahteuse. De belles lignes vocales. 
  • En 9ème position, Affirmation I & II : oh ! Un petit interlude parlé sans grand intérêt, et qui débouche sur...
  • Let's switch to 10 - Way Back Home. Voilà un truc interessant ! Prince y est touchant, hyper accompagné, et sur une composition apportant même des accords de synthé plaqués ! On aurait tendance à dire que ce n'est pas sa paroisse, et bien c'est très réussi.
  • 11 - Funknroll. Dévoilé il y a une semaine. Étrange. Une allure minimaliste... qui en fait ne l'est pas. Hyper travaillé. Du rap, un rythme assez basique, mais de beaux sons qui viennent se plugger sur cet univers un peu désertique ... puis une accélération où le désert laisse la place à la profusion. Au final, un excellent moment.
  • 12 - Time. Joli. Un rythme qui donne l'impression que la terre vous colle aux bottes, ou même que les bottes vont rester ventousées dans cette chappe de boue. Je ne parle que du rythme, car l'instrumentation et les voix font un nettoyage en règle de ce morceau qui devient hyper sensuel. Et puis... une reprise énorme... et qui laisse espérer une version longue plus tard.
  • 13 - Affirmation III. On croirait entendre les orchestrations et arrangements de Clare Fisher... flashback sur 84-85-86-87, les années d'or du purple reign... sur une musique que je me permets de qualifier très simplement en disant qu'elle est... très belle.
En résumé, c'est un album hyper travaillé qui plonge aux belles sources princières ; le Purple Dwarf fait ici plaisir à ceux de la 1ère heure.
Et sachez-le, cet album a un BPM moyen qui vous accompagnera merveilleusement dans vos séances de jambes en l'air. Si, si.

Enjoy, et plus que jamais : Peace & B Wild  !!!
Pour la video... peu de choix officiels...
d'abord U Know... que je n'arrive pas à coller ici, alors voici le lien :
http://www.youtube.com/watch?v=hDKG_ETrDFc&sns=em



lundi 3 novembre 2014

Que de la FONQUE

Je vous prie de bien vouloir m'excuser du peu, mais D'Angelo (prononcez "DiAngelo"), c'est quand même de la balle.
C'est vrai, je suis un fan de Prince, et cela justifie the above.
Mais avouez que de la part d'un fan absolu comme moi, il est surprenant d'accepter et d'admettre que ce gars, en tout cas sur scène, envoie un funk qui semble tout droit sorti des studios de Chanhassen. Et pourtant,  non. Il n'en vient même pas. D'Angelo pourrait alors être targué de copieur, mais non. Même pas, encore.
Car quand on l'entend, il y a sa fibre, son son à lui, sa touch, avec d'évidents breaks utilisés par le Minneapolis Sound.
J'en veux pour preuve un monstre. Extrait d'un live fabuleux : "Live in Stockholm".
... tiens ! Il existe un "Live on Oslo" aussi... avec le même artwork, puis les mêmes morceaux... le même enregistrement... bizarre !  Oui, oui ! C'est Amazon en 2012 qui a mis ça en vente... histoire de faire du bon blé avec du bon vieux (z'abuseraient pas un peu les gars ???...). Et puis, de toute façon, de mémoire d'homme, jamais D'Angelo ne passa à Oslo...
Revenons à ce live suédois, et sa 15ème piste :
Jam Jammin. C'est une remontée dans le temps, on se retrouve aux extraordinaires messes-en-stades du Nain Pourpre de 1984, 85 et 86 où seul le funk existait, nappé d'une lubricité gluante à souhait. Et bien, en une piste de 15 minutes (oui, j'ai parlé d'un monstre), tout est là, mais sans copiage, sans plagiat et surtout avec une furieuse pêche. Il est là aussi, le Parrain de la Soul,  oui, l'âme de James Brown ne se contente pas de planer ici, elle imbibe de sa sueur chacune des notes, des breaks, des bridges, des reprises de - han ! bonheur... - de la section cuivre qui, les yeux fermés, vous laisse entendre un spectre de Macao Parker ou, pour être plus Princier, de Eric Leeds (restons un chouia Minessotans ).
Ce morceau est furieux... non. Il est furieusement furieux ! et parmi les impressions et sentiments qu'il provoque, il y a l'amertume de pas y avoir été. Mais l'enregistrement est bien là et vous donnera l'irrépressible envie d'en écouter d'autres.

Avant de presque finir, un autre morceau. Le rappel en fin de concert qui filera des p'tit frissons, les poils en l'air, à ceux qui apprécient les versions longues et langoureuses des slows de Prince (dans langoureuse, il y a langue....) ce dernier morceau du Live de D'Angelo  Live in Stockholm s'appelle "untitled, (how does it feel). Moi je vous dis : it does feel gooooooooood.

Et je finis donc avec un mot important quand même : si cela faisait longtemps que j'entendais parler de D'Angelo, jamais je n'avais daigné l'écouter. Non, jamais. Pourquoi ???? Ma réponse est "parce que".
Mais il y a quelques semaines, Dom (un pote, un ami, un soul-mate à qui, musicalement, on ne la fait pas) me l'a recommandé... et passé. Il savait à qui il s'adressait et je savais qui me l'adressait. Dans le mil !
Donc, merci ! mon Dom !

Allez ! Enjoy !
Peace and B Wild, Wild, Wiiiiiîild.....






dimanche 28 avril 2013

Frénésie funk

Aujourd'hui, je vais partager avec vous une suite.
Ce sont trois morceaux, en live, du Parrain de la Soul, j'ai nommé le tumultueux James Brown. C'est à l'Apollo Theatre de Harlem que ces trois monstres ont été enregistrés. James Brown a fait d'innombrables shows dans cette emblématique salle, à tel point que des soirées de découverte de nouveaux talents affichaient "James Brown presents..." sans pour autant que la pape y soit présent... d'où son titre - non usurpé - de Parrain. Donc rien à voir avec les parrains que cotoyait un de ses contemporains blancs, rital, habitué des salles de pestak de Vegas, Monsieur Francis Albert Sinatra...
Mais revenons à la luciole du jour. Il aura fallu attendre 2001 pour que cette version complete sorte, après qu'elle ait été enregistrée en 1967... L'album est "Live at the Apollo Vol. I & II Deluxe Edition". Vingt-deux minutes de saccade, de rythme fou, de cris, de partage avec le public, et de participation active de cette même foule : c'est le résultat de ces trois morceaux qui forment une parfaite trilogie... Un

jeudi 7 février 2013

Quand Johnny - un vrai - prenait sa Guitar.

Nous voici aujourd’hui à 912 milliards d’années lumière du concept de la nouveauté musicale et cela ne nous empêche heureusement pas de toucher au sublime, bien au contraire.
J’aimerais ici rendre hommage à un grand monsieur. Johnny Guitar Watson. Encore un deuxième prénom qui avait été très justement donné à ce bonhomme dont la guitare était non seulement le prolongement de son corps, mais aussi celui de sa voix.
Cet extraordinaire musicien, qui nous quitta en plein concert en 1996, a traversé des genres et des courants en y atteignant à chaque fois les sommets : jazz-blues, blues, soul, R’n’B (pas le arènebi : le Rythm’n’Blues), funk, rock, rap, disco-funk.
Pour votre plaisir, et le mien aussi, écoutez un morceau, qui ne sera pas un de ceux que vous avez déjà entendus (Real Mother For Ya, Ain’t that a Bitch…), ici, avec The Real Deal, extrait de l’album A Real Mother For Ya paru en 1977, vous allez avoir une des substantifiques moelles des genres maîtrisés par ce Monsieur.

jeudi 4 août 2011

Back to the future.

Pour tous ceux, amoureux de la fonque, qui ont vibré sur le doux son du vocoder de Roger Troutman et de son groupe Zapp, voici un heureux revival, ça s'appelle Redinho, et le morceau est Edge Off.

Tout y est. On se croirait un soir de 1982... Le rythme gras est servi avec une sauce allégée, celle de la voix vocodée... Mais pas à la manière des horribles fausses transformations que les récentes productions de arènebi nous servent depuis quelques années, reprenant ainsi l'épouvantable son du new raï qui n'est que du masquage de mauvaise voix et donc de mauvaise foi...

Donc, ici, ça fait rêver ! Hé bah oui ! Je le crie haut et fort, les voix vocodées d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'elles étaient (Vous l'entendez le discours hyper subjectif du pappy réac !? Mais j'assume !).

Bon après "manger bouger", voici "danser bouger draguer". C'est tout ce qui ressort de ce si bon son.

Youtube nous propose le son. C'est le principal.



Enjoy

Peace & B wild.

mardi 12 juillet 2011

Non, ce n'est pas un revival de Mary Poppin's

C'est un projet de fans initié sur le site phare de la communauté des fans de Prince -  "On va faire des reprises!". Raphy Schkopi, c'est le créateur de ce multi-site, fait de forums, news, boutique, et de "TV" depuis peu. Il y a une réelle volonté de développer l'attraction autour d'une thématique qui, avouons-le, est une source presque intarissable de commentaires et - bien sûr - de musique. Prince abreuve de musique et d'événements depuis toujours.

Raphy a donc mis sur son blog, en 2003, les 11 réinterprétations que son reseau proche a produit... Le nom du produit fini : "Superfunkycalifragischkopi", animé par une grande variété de styles, de transformations. Un album accompli dans son concept qui puise sa consistance à la prolifique source de tout ce qu'a pu produire Prince. 



Quand au nom du concept, il a 2... non : 3 bases.
  • Superfunkycalifragisexy est un titre du Black Album de Prince qui aurait dû sortir fin 1987, mais qui vit officiellement le jour en 1994, ce qui lui laissa le temps d'être un bootleg durant 7 ans, en version vinyle (Sachant que cette mise à l'index était, finalement, plutôt réfléchie). 
  • il fait justement honneur à l'initiateur du projet : Raphy Schkopi.
  • la 3ème base... Pour les plus jeunes cela sera une information, pour les moins jeunes cela sera une bonne madeleine, celle de Proust, qui vous remémorera quelques bons moments de Mary Poppin's, puisque Julie Andrews chantait - tout sourire sorti - "Supercalifragilisticexpialidocious"... Ain't that a reference ?
 
Cette mise en ligne du SFCFS1 ne manqua pas de déclencher des envies et susciter des passions auprès de certains habitués du blog décidés à apporter, eux aussi, leur grain de sel musical sur le même thème. Ce qui ne manqua pas de lancer la production d'un deuxième opus courant 2006, mais cette galette ne vit le jour qu'en 2008, avec 14 morceaux affichés sur la back cover.

Aujourd'hui, 8 ans après le premier volume, nous en sommes au 3ème. Mais attention ! Sur l'ensemble des 3 volumes, le choix des titres est heureusement laissé aux artistes-contributeurs, de telle sorte que, d'une part vous n'entendrez pas un best of "reprisé" - et d'autre part, un même titre peut-être présenté deux fois, mais sous des traitements tellement différents... Par exemple, sur ce 3ème album, "When Doves cry" est réinventé deux fois par des cerveaux définitivement différents...

Ce concept est un double bonus dans le principe car cela permet á ceux qui ne connaissent pas ou pas-bien Prince de découvrir quelques autres choses de sa production. En revanche, pour ceux qui connaissent bien la production du p'tit gars de Minneapolis, il s'agit de s'étonner agréablement des versions développées par ces fans talentueux.

Je précise à nouveau que :
- ces album sont issus d'un travail à 100% à compte d'auteur,
- et qu'ils sont en téléchargement 100% libre et gratuit. Un simple clic sur chacune des 3 covers vous amènera sur le lien de téléchargement MegaUpload, attendez 45 sec, puis lancez le download ! Vous pouvez aussi aller sur le mini-site dédié à ces 3 compils.

Sur cette 3ème production vous trouverez un "Tamborine" hallucinant. Pour info/rappel, Tamborine est un court morceau extrait de l'album Parade qui recélait les hits Kiss et Girls and Boys (1986). Et sur ce Tamborine, Prince & sa belle Revolution partent dans un énorme délire de percu' et et de  basse en appui musical de chants qui vont grimper dans une hystérie hurlée part le fameux p'tit bonhomme.
La version qui nous est proposée sur le SFCFS3 est passée à une double essoreuse puisqu'il est d'abord dit en français, et ensuite chanté et accompagné à la façon de Brassens... Le "Oh My God" original devient alors "Nom d'une Pipe" !... Un moment incroyable.
Mais dans l'ensemble, les interprétations gardent une certaines funkitude inhérente au style musical que Prince a su créer - le Minneapolis Sound.
Mes recommendations sont :
  • Player, par Two Crude Dudes
  • le Tamborine, par La Pompe Moderne - retourné comme une crêpe.
  • Je m'interroge à ton sujet, par Flop & Mjo - une transformation de "I Wonder U" tout aussi lunaire que celle de Tamborine, et tout á fait minimaliste.
  • The Beautiful Strange, par Two Crude Dudes. Une impression d'avoir été retravaillé par Everything But The Girl, à la seule différence que la chanteuse a une voix d'une profondeur incroyable.
Il y a d'autres morceaux qui valent le détour sur cet album, et les 2 précédents, alors vu le prix (un clic gauche, pas plus...), je ne peux que vous recommander de cliquer sur chacune des 3 pochettes qui servent si bien un beau concept.

... Mais... Mais... Mais... Si je puis me permettre... Le seul reproche que je puisse formuler est - pour certains chanteurs/chanteuses - d'avoir un accent qui reste, malgré tout - très (trop ?) français. Bah si...

La devise finale de mes posts a ici toute sa raison d'être :

Enjoy,

Peace & B wild.

samedi 2 juillet 2011

Un cadeau ! Rien que pour vous.

Comme vous le savez, Prince est passé à Paris pour nous livrer une nouvelle série de concerts :
  • 1 officiel, le 30 juin dans un Stade de France à la pelouse dégarnie, le plein n'ayant pas été atteint,
  • d'autres étant moins officiels : la Société en after du SdF le 30 et, en ouverture des festivités, le Grand Journal de Canal+ du 27, qui a été l'occasion pour la chaîne de couper le concert avant sa fin pour de basses raisons de timing : Denisot a dû rendre l'antenne alors que le Kid de Minneapolis continuait son gig à la suite de 25 minutes de live très fort. Au moment de la coupure, il entamait le meilleur, puisqu'il a donné à la centaine de privilégiés présents sur le plateau l'occasion de se délecter sur "Shhh", puis "DMSR" (Dance Music Sex Romance". Ce dernier morceau, vieux de 29 ans (album 1999, sorti en 1982), prouvait à quel point Prince a su créer une musique qui dure et persiste.
Heureusement, Canal+ a mis en ligne la totalité du live, incluant cette partie non diffusée, ce qui me permet de vous faire un cadeau : les MP3 des 7 morceaux joués ce soir là.
Parmi cette set-list, il y a "Shhh" (n°6), qui n'a donc pas été diffusé en direct. Ce morceau de Prince est peu connu. Et c'est dommage. C'est un slow, torride, qui est un vrai lave-linge: vous savez, ces slows en soirées de djeun's' sur lesquels les couples font un concours de combat de langues, tournoyant dans la bouche de l'autre en position "linge délicat"... "Shhh", pour vous exprimer sa puissance, relègue Purple Rain au rang d'esquisse... Et au même titre que ce Purple rain, Il est l'occasion pour le Nain Pourpre en concert de délivrer des solos de guitare d'une virtuosité exceptionnelle. Sur la version de "Shhh" du Grand Journal du 27 juin, c'est à 2'31" que Prince commence à réveiller les 6 cordes de sa gratte, pour les faire très vite hurler, gémir, se languir, crier et ce, de la façon la plus majestueuse qui soit, jusqu'à la fin du morceau, qui s'éteint à 6'28".

Vous trouverez cette pépite dans le zip que vous pourrez télécharger ici.

Enjoy, enjoy, enjoy !!!

Peace & B Wild.

lundi 20 juin 2011

Big Band

On ne sais plus si c'est du funk, de la Soul, du Rythm'n'Blues ou du hip-hop... ça tourne, ça tournoie, ça bouge, c'est gavé de rythme, et une section cuivre hyper présente accompagne la fête.
P-Funking Band est un vrai big band qui a pour mission de vous donner la bougeotte. À les écouter, et à en observer l'artwork de l'album, ils sont aussi nombreux que la troupe d'Earth Wind & Fire à sa belle époque. Pour rappel ou info, ces démangeurs de jambes et de bassin que sont EW&F débarquaient en bande, jusqu'à 17 gugusses sur le plateau, pour délivrer de belles heures de plaisir, de danse, de groove, et de réelles performances pour chacun des membres... et autres contributeurs d'une tournée.
P-Funking Band porte donc bien son nom, et le son général de cet album - "1D22", si ! si ! c'est son nom - vous place au premier rang en studio d'enregistrement, et vous êtes du bon côté de la vitre encore une fois : avec eux. Il est à noter que le studio dans lequel vous vous trouvez a de fortes chances d'être situé en banlieue nord de Rome, puisque, comme leur nom ne l'indique pas, ils sont ritals. Et là, je repense à un "artiste" qui avait pondu dans les années '90 un tube de l'été, paneuropéen, le morceau était intitulé "Children", lartiste était un certain "Robert Miles" : un pseudo génial, puisque le bonhomme s'appellait en fait "Roberto Milano", ce qui est carrément moins vendeur à l'international, sauf dans le foot peut-être.


Double appel.... Ne quittez pas. Clic !
Allo, oui... Quoi ? Comment ? Mais, les p'tits gars, faites gaffe : Il y a des moments où votre son verse un peu dans la musique de cirque, ou la Bandas de Tribune Nord un soir de Finale du Top 14. Un poil plus carré dans l'art du mixage eût été louable, si je puis m'exprimer ainsi... même si le son "big-band" à la sauce funk&soul fait vraiment plaisir... enfin, j'me comprends. Allez, je suis en ligne avec mes si nombreux lecteurs, tcho ! Clic.


Je reprends donc la ligne avec vous, mes amis.

Dans les plus beaux moments de cet album, c'est bien simple : on se retrouve en pleine série policière US des '70... Et là, je revois Karl Malden avec son pif en forme de pomme de terre tranchée en son milieu, et le petit jeune, Michael Douglas. Les Rues de San Francisco... Voilà, c'est ça : le P-Funking Band vous renvoie au milieu de ces années-là, avec leurs sonorités brutes de fonderies. A vous de juger si elles le sont trop ou pas...
Vous recommanderais-je alors cet album ? La réponse est oui ! Écoutez-le, il donne envie de voir les 17 gugusses de P-Funking Band sur scène.
Heu... pour le nez de Karl Malden, c'est peut-être très perso, mais j'en ai vraiment une image E-NORME ! Je n'ai pas pu me retenir.

Allez, enjoy,

Peace & B wild.

mercredi 8 juin 2011

Dissertation autour d'un Funk

Connaissez-vous Mathieu Blanc-Francard ? C'est le fils de Dominique, musicien/producteur-de-musiques-et-de-tubes, c'est aussi le neveu de Patrice, ingé-son/producteur/journaliste/présentateur/encyclopédie-du-rock/directeur-des-programmes-et-d'antenne/etc. Je tire ici mon chapeau à France Inter qui, durant de nombreuses années, a su respecter la parité, puisque les Docteurs ès-rock de l'antenne étaient en même temps Patrice Blanc-Francard... et Bernard Lenoir.
Mais parlons de Mathieu : malgré son nom de famille qui ne pouvait être qu'un tremplin professionnel pour lui, il ne s'est fait ni un nom, ni un prénom, puisque vous le connaissez sous son beau pseudonyme de Lord anglais : Sinclair. D'ailleurs, son frère s'est aussi fait un pseudo, plus discrètement, puisque Hubert est connu le nom de Boom-Bass, et est un des excellents acteurs de la French Touch  - la scène electro française - notamment au travers de Cassius.
Tout ça nous fait du beau monde pour une seule famille ! Mathieu, que nous appellerons donc Sinclair, vient de sortir un album qui ne s'appelle pas Eponine, n'en déplaise à Victor H., le père d'Adèle (je sens que je vous perds... ), car l'album de Sinclair s'appelle Sinclair. Suis-je clair ?

Sinclair, c'est du funk, du funk, et encore du funk parce que ça fait plaisir. Pour être plus précis, il y en a qui appellent ça du "blue-eyed-funk" (comme si un genre musical se devait d'être exclusivement noir, ou blanc, ou de toute autre couleur...). La prod de la Nouvelle Star (M6) adore le funk puisque la succession de Sinclair au jury de l'émission fut assurée par Marco Prince, digne leader de notre Federation Française de Funk (oui : la seule FFF qui vaille).
Le funk est l'univers de Sinclair depuis toujours, et l’environnement familial dans lequel il a grandi fait que tout ça est superbement produit. Tout est tiré au cordeau, carré, ultra bien balancé. Sinclair fait un funk qui donne envie de bouger, qui mène à la fête. Et tout ça en Français s'il vous plait. Donc, sur ce paragraphe, je ne peux que vous engager à écouter, acheter, télécharger Sinclair par Sinclair. C'est très très bon.

Mais voici que j'aborde un nouveau paragraphe qui ne sera pas du même ton que le précédent... Bah oui... parce que Sinclair par Sinclair est un album qui me donne sacrément l'impression de l'avoir déjà entendu en '93, puis en '95, et encore en '97, etc., au fil des albums de Sinclair. Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a dans cette édition 2011 strictement aucune évolution constatable sur 18 ans de carrière de l'artiste. Sinclair fait du Sinclair sans s'être écarté d'un iota de la ligne directrice qu'il s'est donnée dès le départ. Donc, pour ceux qui le connaissent, c'est zéro surprise sur ce nouvel album... sauf une : Victime du Bonheur, qui apporte un style presque proche de la variété, dans le sens noble du terme (car oui, il existe de la bonne variétoche : les anglais appellent ça de la pop). Nous noterons que ce manque d'évolution est identifiable rien qu'en lisant la track-list, les titres restant imperturbablement dans les mêmes terminologies, univers et ambiances depuis toujours.

Intro... thèse... antithèse... la synthèse maintenant (ça c'est pour d'éventuels bachoteurs qui me liraient) : Pour ceux qui n'ont pas de Sinclair dans leur iTunes ou leur étagère, vous pouvez y aller, c'est très très bon. Pour ceux qui en ont déjà, il y a deux écoles. Tout d'abord les fans invétérés doivent se ruer sur leur souris ou leur disquaire préféré. Ensuite, les autres peuvent s'en tenir à ce qu'ils ont déjà à la maison.

Enfin : la conclusion... J'aime Sinclair et son travail de qualité, mais j'eusse aimé que le Monsieur nous apportât quelques inhabituelles étincelles dans les ouïes. C'est pour ça que je mets une note moyenne de ** et demi, mais comme il faut faire des choix et que je suis quelqu'un de foncièrement gentil et d'hyper humble, je l'arrondis à ***. Je crois que si j'avais été juré à la Nouvelle Star, je lui aurais collé un rouge... Et puis surtout, oui, j'adore Brett, avec 1 olive, mais ça, c'est une autre histoire.

Enjoy,

Peace & B Wild.

vendredi 15 avril 2011

J'ai zappé.

Hier, je me suis fait un bon revival.

Mais un revival ne vient jamais par hasard. C'est grâce à un des morceaux de la compil Live de Dazed Digital. Le morceau était Edge Off. J'ai entendu un son. Une voix. Une voix transformée... Et là, je me sui replongé au début des années 80'. Mon époque ultra funk. La fonque à donf. Parmi les maîtres, un certain Roger Troutman. Il s'est amusé à mettre sa voix dans un vocoder - réglages bien trouvés - et la recette était là. 

La formation de Troutman est Zapp. Un premier album sur lequel il ose cette voix vocodée sur un seul morceau, et c'est bien sûr celui qui fera la marque de fabrique du groupe. Le titre est "More Bounce to the Ounce", et le rythme peut être qualifié de gras, ça colle même ! Mais c'est diablement bon. Le 2nd album sera basé sur LA trouvaille, en y alliant un son funk très poussé, puis s'en suivront encore 3 albums, intitulés aussi simplement que ceux des débuts de Led Zep'. De I à V... Avé, donc. (Oui, je sais, Led Zep s'est arrêté à IV...)
Zapp, acteur et témoin d'une époque d'ouverture, un précurseur dans certains sons, dans certaines rythmiques - grasses, mais avec des claquements tellement secs.
Pour les explorateurs, je conseillerais l'album IV, (1984) en y ajoutant bien sûr le More Bounce du premier album (1980). Computer Love est. sur le IV, avec un instru incroyable : Ja ready to Rock. C'est une empreinte de l'époque.

Je pense que tous les amateurs de la Fonque des années 80 se reconnaîtront, et apprécieront cet appel à fouiner et réécouter de bonnes choses qui ont gardé un sens du groove inédit, et essentiel.

Enjoy

Peace & B wild

mardi 12 avril 2011

Vive le Revival !

Nous l'avons vu, le revival de la Soul 70 n'a pas que du bon, et même du médiocre.
Peut-être faut-il s'en tenir à des compil's alors ? Je vous l'avoue, si mon iTunes contient beaucoup de ces mixes à deux disques (le lounge, le dance floor), ces compil's ne concentrent pas que de l'ultra-bon...
Puisque j'évoque ces compil's', j'aimerais toutefois rendre hommage à Monsieur Claude Challes qui, à ma connaissance, inventa la "compil' d'endroit", en ouvrant le bal avec la première compil' des Bains dans les années 90's : si vous l'avez en CD, gardez-là ! C'est un témoin de la véritable exploitation d'un nouveau media dans la communication des Marques.
Je garde un souvenir marquant de Claude Challe : interviewé par Ardisson lors de l'entracte du concert Lovesexy live de Prince, retransmis en direct à la télévision française : le grand habitué des Bains interrogeait le DJ des Bains au sujet d'un petit bonhomme qui était aussi un habitué des Bains, mais parfois sur la petite scène... Ce concert était un grand moment de télévision, malheureusement jamais retranscrit en DVD.... Why ?
Revenons à notre sujet : aujourd'hui, je vous propose un double challenge :
1 - une bonne compil',
2 - sur le genre "Soul 70's revival"
Pas évident... Et finalement évident par les temps qui courent, puisque les 12 derniers mois affichent une montagne de productions sur ce filon si porteur. Mais bon, la compil' que je vous propose ne date pas d'hier, puisqu'elle est sortie en mai 2010. Soyons encore plus précis puisqu'il s'agit de Soul Funk : l'esprit de James Brown plane partout, du Maceo Parker est vaporisé de-ci, de-là... C'est le règne du "move yo butt". Oui, ça donne envie de bouger les fesses sous des rythmes diablement mesurés, afin d'insuffler DES envies.
Allez, je lâche le morceau, je vais vous dire de quoi il s'agit : Cette compil' s'appelle Tru Thoughts Funk et elle vous donnera une furieuse envie de remuer. Le son est saturé "juste-comme-il-faut". Nous y retrouvons Beta Hector, très récemment évoqués. Si vous avez des jeunes quinqua/sexagénaires dans votre entourage qui furent précurseurs en leur temps en adorant ce son, je pense que vous pourrez leur faire croire que cet album date de leur temps.
Nous sommes très loin des compil's de bars, boites et autres hôtels qui deviennent parfois vieillissantes dans leur concept même, n'en déplaise à leur génial initiateur, M. Claude Challe.
Je vais y aller fort sur la subjectivité : tout est bon dans cette compil'. Allez-y ! Yes !... Non : ooooh yeah ! C'm'on babes !

Oui, oui... Enjoy...

Et surtout : Peace & B wild.

samedi 9 avril 2011

Woooh ! V'lá du bon, du gras.

Ce qui donne du goût en cuisson, on le sait, c'est le gras.

Ici, c'est pareil. Ce ne sont que deux petits morceaux :
Le groupe, c'est Beta Hector, avec la réunion de 2 morceaux qui sont un assemblage réussi, moderne et vintage.
Je commence par le deuxième, Trippin', qui porte bien son nom celui-là. Un rythme presque lent, mais lourd, gras (cf le titre de l'article), chaud, bouillant. Du jus de blackattitude. Et, comme c'est dans l'air du temps, des petits craquements vintage qui vous immergeront en pleine Blaxploitation.

Je vous rassure, le premier morceau - Payback - est lui aussi dans cette blackattidude à la coupe afro. Diablement rythmé, et furieux dans l'expression.

Pour le trouver en ligne, ou le reconstituer, cet EP s'appelle "Payback / Trippin". C'est bon. C'est bien, c'est recommandé.

Et puisque nous en sommes à découvrir Beta Hector, je vous conseille  d'écouter l'album sorti dans lequel ces deux morceaux sont intégrés, une compil, Tru Thought Funk. C'est déjà ancien (il y a bientôt un an, en mai 2010), c'est du funk et de belles variations jazziques qui déménage, qui donne envie de bouger le corps.  Au niveau funk, ça pourrait être un hommage à James Brown.

Enjoy.

Peace & B wild.

lundi 24 janvier 2011

Soul Zeppelin

Medi, a priori canadien à en croire son mini-blog qui ne met en exergue que la sortie canadienne de sa galette, nous présente 12 morceaux bien faits, qui forment un album régulier, singulier, et qui, même s'il surfe sur une certaine tendance au revival, est très bien balancé.


Mais il y a surtout sa voix... associée à son look. Les Quarantenaires et cinquantenaires vont s'y retrouver : le même grain, la même tessiture que Mr Robert Plant. Si, si. Je vous promets. Donc, imaginez Robert Plant poussant sa voix sur des rythmes plutôt funk : c'est là que l'originalité réside et préside.

Bon, soyons honnetes, ça ne sera pas l'album de l'année.

Enjoy.

Peace & B wild