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mercredi 27 octobre 2021

Quand Janis Joplin mit le feu au Tom Jones Show - 1969

Bon... je regarde et regarde encore cette video postée par Diane (merci... merci encore !!!) et... Wwwooouuuu ! Je ne m'en remets toujours pas.

The Tom Jones Show, dans le Royaume Uni de 1969, c'était l'équivalent du Sacha Show chez nous un peu plus tard (parce que la Manche, c'était large à l'époque, et long à traverser).
C'etait donc un programme TV de variété, très bien fait pour plaire à une audience composée avant tout de "middle-age-and-over housewives" - les ménagères de plus de 35 en langage marketeux/pubard/médiateux - et avec des guests qui étaient là, avant tout, pour mettre en valeur le patron de l'émission - Jones au UK, Distel en France. Rappelons que Tom Jones, ce gallois à la voix puissante, a performé de beaux hits, tels que What's New Pussycat, ou It's Not Unusual (et son maintenant ancien revival avec Mars Attacks de Tim Burton). Et il s'est même permis un retour tardif en 1988 avec une reprise du Kiss de Prince, appuyé par la fine équipe de The Art of Noise - merci à Trevor Horn pour ce mélange... Trevor Horn, c'est un des deux gars de The Buggles (si, si... vous savez : Video Killed The Radio Stars en... 1978 !).

Mais je m'écarte du sujet... La différence entre Tom Jones et Sacha Distel dans leur statut de gendre idéal est que Tom respirait la testostérone à plein nez et à pleines oreilles, car chez lui, on peut parler de "bel organe", une virilité avec du poil dedans et autour, du sévèrement burné, de la poigne, mais... teeeeellement gentil ! Alors que Sacha, lui, était dans une attitude plus adaptée à une séduction "à la française" : plus gringalet, et avec une virilité faite de douceur, de savoir-vivre, et puis ce petit côté "quel bel homme" que Jack Lang aurait pu dire à son sujet.

Mais revenons précisément au Tom Jones Show. Puisqu'il s'agissait de mettre en valeur l'artiste-présentateur, soyons honnêtes, quand il y avait des hautes pointures internationales qui venaient y faire des duos, elles devaient un peu respecter le Boss, ne pas en faire trop pour lui laisser la part belle.
Et puis... et puis... ce soir là... vint Janis Joplin. Oui oui oui : Janis Joplin au Tom Jones show ! Deux genres, deux styles et donc deux publics en fait très différents, en tout cas au UK de l'époque. 
Dès le début du duo, la vapeur est ici inversée. C'est Janis la patronne. D'entrée, elle mène le jeu par la voix, déstabilisant un peu le mâle.
Puis, au moment du solo de saxo, Joplin se met à la danse... une danse dans laquelle elle emmène le soudainement-devenu "petit Tom" dans des circonvolutions du bassin - non !... d'un cul qui va se frotter contre le bas-ventre du Boss. Mais en régie, le réal' intervient pour switcher sur une caméra moins... problématique.
Il cadre les musiciens, et le saxo en priorité (c'est lui le maître du Band), laissant Janis faire son butt-job.
En fait, la libération sexuelle du Flower Power avait quand mëme quelques limites sur les ondes télévisuelles de la BBC. Là, ça tournait au Gode save the queen.
Je pense que ce soir là, Janis, qui n'aimait pas du tout les plateaux TV, avait du trouver sa force au fond d'une bonne bouteille pour ravir la vedette à ce point, et sans embage, car elle s'est littéralement lâchée. En faisant cela, elle tirait la langue a un establishment... tout en profitant largement de celui-ci car sur les ondes TV US, jamais cela n',aurait pu être émis. Elle a eu bien raison puisqu'elle a tout déchiré.

Enjoy ce sublime moment, sa musique, ses musiciens, ses chanteurs, ces danseurs fous en background et... profitez du son et, comme pour un chalet en Suisse (pour ceux qui connaissent cette blaque a deux balles...) : profitez de la vue !... et du son !

... Et... et... et... en cadeau bonus, plus bas, une vidéo qui a pas mal tourné sur le net. Nous sommes dans le métro de Francfort, car c'est bon, la saucisse. Heidi Joubert, que je n'ai pas l'honneur de connaître, fait un jam dans une rame. Le titre de la vidéo met l'emphase sur le voyageur qui va magnifiquement rentrer dans le jam... Mais, regardez la belle Heidi percussionner et... car elle est l'exacte reproduction de Janis dans le duo avec Tom Jones : aussi brûlante, et aussi... funk ! Et puis, histoire de boucler la boucle dans cet article, c'est encore une reprise de... de Prince : Kiss ! Nous n'en sortirons donc jamais ? #prince4ever !

Peace & B Wild


Jam in metro
https://youtu.be/2iOsUbBJ4nQ

vendredi 7 juin 2013

Luxe, calme et volupté

C'est Ango, et c'est de l'electro, hyper propre, boostėe par les oreilles et les mains de quelques bons producteurs executifs qui connaissent très bien leur taf, et surtout singularisėe par la voix d'Ango.
Douceur et calme... à tel point qu'on ne sait plus si c'est elle ou lui. Il y a du Sade. Je ne parle pas du marquis mais de la belle petite plante de la fin des années 80 qui a envoûté la planète le temps de deux albums. Nous prononcerons alors Chadé.
Toujours est-il que cette electro très vocale, ou cette pop très electro est des plus surprenantes et des plus agréables. Et à tous ceux qui n'aiment pas la musique de lounge, même la bonne, passez votre chemin !
Les 10 morceaux de Serpentine en free download vous feront passer d'excellents et voluptueux moments.
Alors, enjoy !
Peace & B wild


samedi 6 octobre 2012

Sortez vos pistolets

C'est nouveau, tout chaud, il s'appelle Hugh Coltman.
Quand je dis "tout chaud", c'est aussi pour qualifier sa musique. Elle est moumoutte, moletonnée de sons dont les influences font plaisir. De-ci de-là, des traces Supertrampiennes des belles heures de Crime of the Century, ou des sons d'un rock californien plein de palmiers, de belles routes, et d'une certaine insouciance... Ce rock si folk et si moderne que nous ont joué des America et autres Doobie Brothers. Je vous rassure, la patte des Fab Four est tout autant assumée.
... Et tout ceci - heureusement - sans que l'on puisse à aucun moment crier au plagiat. Hugh Coltman délivre une musique vraiment originale, personnelle, et très bien produite.
Il y a tout de même, je l'avoue, comme un air de nostalgie derrière ces beaux assemblages, ces compositions parfois appuyées d'une section joliment symphonique - violons & Co en renfort ballistique. Pour ce qui est de la nostalgie, vous me direz, avec les influences citées plus haut, on risque toujours de tirer sur la corde sensible des plus de 35 ans... Ou 40... Mais pas que.

dimanche 6 mai 2012

Pop-up.

Vous aimez la pop ? Vous allez être servis ! 

Après avoir sorti un EP en février dernier, les bons lurons de Electric Guest nous proposent Mondo, un album avec 10 vrais morceaux de musique dedans. Tout ça est très très bien ficelé.
A mon sens, les Girls devraient aimer plus que les Boys : c'est assez sucré, mais pas trop, juste ce qu'il faut.
Il y a bien sûr le flagship, "This Head I Hold", avec son rythme sorti de la scène de l'Appolo Theatre des grandes heures de James Brown ou autre Lyn Collins. C'est un rythme qui incitera votre booty à mover de façon frénétique et amusante (c'est de la pop !). Mais ce son emprunté aux années 50/60 est merveilleusement remanié à la sauce d'aujourd'hui. Pas de nostalgie sonore ici. Que de la modernité bien placée. Plus loin dans l'album, "The Bait" virevolte encore sur cette veine, avec un accent plus pop encore.
Toujours extrait de l'EP, American Daydream vous fera chalouper doucereusement, langoureusement, et très agréablement... Oui : ça fait beaucoup d'adverbes, mais ils sont mérités.
Et mon coup de coeur sera "Amber". Une belle douceur, avec - toujours - tout ce qu'il faut de profondeur, et une très belle balance des sons electro et "classiques". De la vraie pop, quoi.

La déception de cet album réside dans un aspect purement quantitatif... et j'adresse donc un petit conseil à ceux qui connaissent ou ont déjà l'EP "This Head I Hold" dans leur discothèque : sur les 5 morceaux de l'EP de février, 4 sont repris sur le LP... Ce qui ne laisse que 6 pistes à mettre au rang de la découverte. Pour ma part, j'aurais sincèrement apprécié d'en avoir un peu plus à découvrir, surtout quand c'est bon pour les oreilles et tout le reste.

Allez : enjoy, et comme toujours, Peace & B wild. 


mercredi 15 juin 2011

Applause ! Tapez dans vos mains !

Applause, les belges, après nous avoir servi un EP (ou plutôt un mini album), nous servent - enfin - leur premier album. Un vrai.


Ici, le Vocal est roi et maître, croyez moi, et bien que cela n'ait rien à voir avec le waterzooï* (ça change de la choucroute), une année complète sans gouvernement Belge semble être des plus bénéfiques pour la musique.

Applause mérite d'être applaudi, et cela commence dès la première piste (All About You), avec un rythme marqué au hand-clapping qu'on a envie d'accompagner en l'écoutant.
Cet album mélange très agrèablement les genres : la pop, le groove, le rock et une pointe d'electro y sont présentes pour le seul plaisir de vos sens car - je ne le répèterai jamais assez - la musique n'est pas là que pour faire fonctionner la mécanique auditive : tout ce bidule est connecté aux muscles erectiles des poils des avant-bras et des cheveux d'ange de la base du cou. Si aucune musique ne vous a jamais procuré cette sensation de "chair de poule" : consultez au plus vite !

Bon, Applause, revenons-y, parce que c'est diablement bien et bon. C'est une musique qui fait du bien là... Et puis là aussi. Les ambiances sont pleines et riches, soutenues par cette voix que j'évoquais plus haut : elle est envoûtante, et c'est celle de Nicolas Ly. Elle me fait parfois penser au très regretté Jeff Buckley, c'est pour vous dire comme ça peut être beau.

Enfin, me voilà rassuré, car je me languissais de pouvoir monter sur le piédestal des Best Du Mois (l'onglet, là, en haut à droite) un album sur juin, et aujourd'hui, nous l'avons donc - sauf s'il est détrôné avant le concert de Prince au Stade de France, le 30 - par une autre sortie magique (... Björk ?).

Je vous le confie, Varrod (sur Inter) a fait sa chronique sur cet album hier matin... Je ne l'ai pas écoutée ni lue sur le site, car je voulais rester vierge de toute influence...

Allez, enjoy

Peace & B wild.


* excellente recette flamande... Ce sont des morceaux de poulets (il y a aussi une version poisson) cuits dans un bouillon crémeux, agrémenté de petits légumes et PdT... Ça donne un peu relief au plat pays.

mardi 14 juin 2011

... de la Pop De Pub

Ladylike Lilly. Le nom est déjà séduisant. C'est mignon-tout-plein. Et quand on écoute, c'est encore plus séduisant et mignon. L'album, ou plutôt l'EP, s'appelle "On My Own". Cela fait deux mois que c'est sorti, mais il fallait que j'en parle...
Sur ce mini album, y a des arrangements qui n'arrivent pas à leurs fins, puisqu'ils n'arrivent pas à creuser la moindre aspérité sur un créneau musical en total sur-embouteillage : le Pop Folk à sonorité positive.

C'est quoi, le "Pop Folk à sonorité positive" ? C'est de la PDP, de la Pop De Pub... C'est joli, c'est positif, pas mal acoustique et, ici, fait comme de la nouvelle vague nordique. Mais sans les vibrations nordiques...
Chacun des morceaux présents sur cet EP est retenu (Pearl and Potatoes) ou candidat pour accompagner une pub avec des personnages bien dans leur temps :
  • lui, il a la trentaine, la barbe de 5 jours bien entretenue, (à un ou deux détails près, je suis dans la plaque !), il porte une chemise aux boutons de manchette systématiquement défaits - pas de cravate, ça ne se fait plus du tout - il a le cheveu mi-long à l'apparence décoiffée, porte magnifiquement le jean's, bouffe et vit bio, mais consomme quand même comme un dingue avec sa nana :
  • 28 ans, jolie comme un coeur, le cheveu long châtain clair, elle porte son 501 comme une seconde peau, et l'habille d'un tee-shirt à manches mi-longues dans lequel elle est incontestablement elle-même...
  • Ils vivent en harmonie avec leur environnement de centre-ville de capitale (ils sont à Lambda, capitale de la conso' sereine), leur sourire permanent le prouve, et comme ils représentent M. et Mme Toulemeonde dans le film publicitaire, le revenu cumulé de leur foyer est fixé à un plancher de 9000 euro par mois, parce qu'en dessous, sa retire 12% du sourire par tranche de 200 euro retirée. ... je n'au pas forcément la même idée de la popularisation... J'allais oublier : of course, ils sont tous deux hyper connectés, bien qu'étant "bio" dans leur apparence et ultra équilibrés dans leur vie.
  • Petit détail : ils sont deux mais célibataires, ont chacun leur appart', et surtout sont à l'opposé de la famille recomposée puisqu'ils n'ont PAS d'enfant : ceux-ci nuisent à l'épanouissement de la conso de technologies fruitière... Fruitière comme les pOmmes, les oRanges ou les mÛres avec deux B... Amis mareketers, après le Brun et le Blanc dans les équipements domestiques, voici le Fruitier, donc.
  • Attention : notre couple n'est pas bobo-bio. Les vrais bobos-bio ne peuvent plus se permettre d'être en centre-ville de capitale, que cela soit à Lambda, Iota, ou rue Gama... Les nôtres font croire qu'ils sont bobos alors qu'ils sont totalement bourgeois au fond d'eux-mêmes. Si seulement vous saviez à quel point l'habit fait le moine !... Mais si, vous savez... Nous savons tous... Le bobo, le vrai, a non seulement opéré un changement de vie, mais aussi un réel changement d'environnement et de consommation. On devrait plutôt les appeler les Bo-Babas. Car il n'y a aucune bohême là-dedans. La bohême, elle, a planté son campement depuis logtemps sau bord d'un échangeur routier.
Mais revenons à Ladylike Lilly. Ici, certes, c'est de la jolie musique, mais... c'est le zéro absolu dans le domaine de l'aspérité musicale... C'est de la bande son pour pub qui vous dit que c'est tellement meilleur de consommer le produit X de la multinationale Y. Y faisant tant attention à notre société, à nous, à nos enfants. Une espèce de discours universaliste épouvantablement commun.
Si vous voulez écouter cet EP, allumez la télé et mattez les pubs. Si vous aimez la musique de l'une d'entre elles, présentant le couple que je viens de vous décrire, libre à vous de googliser "musique pub Marque X". Ça vous rapprochera inéluctablement de Ladylike Lilly.

Non je n'aime pas ces pubs toutes pâles. Non, je n'aime pas Ladylike Lilly, et je vous les déconseille même. A la place, ressortez une bonne vieille galette... Massive Attack par exemple, album Blue Lines en 1991, vous ne perdrez pas une seule seconde de votre temps.

... Et je me rends compte, une fois de plus, que quand je n'aime vraiment pas, ça me prend plus de lignes... Bah oui. C'est comme ça !

Allez... Enjoy vos vieilles galettes

Peace & B wild.

mardi 24 mai 2011

Une belle histoire de Toto

Alors voilà : c'est Toto, il prend son papier à partoche pour écrire des mélodies et son carnet de notes pour écrire des textes... et il nous fait des belles chansons en les jouant et les chantant.

Je sais... il n'y a rien de particulièrement drôle, car ce n'est en fait pas une blague : il s'agit de l'histoire vraie de Gérald Toto qui sort - enfin ! - un nouvel album : il est prêt à être cueilli, il s'appelle Spring Fruits, malgré une ambiance toute estivale au jour de sa sortie, le 23 mai 2011, avec 26° au mercure.
Ce sont 11 chansons. Toutes en anglais malgré une franche francophonie-de-souche teintée de sakaoulé chez l'Artiste. Celui-ci ne peut être intégré à l'exécrable "nouvelle scène française" pour deux raisons :
  • Toto a déjà une belle expérience derrière lui et - nous l'espérons aussi pour notre plaisir - devant lui.
  • Les chansons de Toto ne racontent pas les historiettes-à-deux-balles du gars qui, parfois, aime bien manger une pizza chez lui plutôt que d'aller s'emmerder avec des gens qu'il aime pourtant bien... Gérald Toto a raison de ne pas raconter. Il chante, il délivre.
Ces fruits printaniers sont faits de très beaux rythmes qui nous font chalouper, de sons folk, de reggae, de blues, de pop... avec, toujours saillante, une lourde et agile basse. Parfuamem (j'aime les fausses locutions latines) de doux violons vous emportent. Mais surtout, surtout... partout sur ces 45 minutes (c'est tout, Monsieur Toto ??), la voix de Gérald reste comme un onguent appliqué à l'esprit : douceur, douceur, et encore douceur : c'est une voix un peu androgyne qui vous emporte voluptueusement.

Dans cet alboume, Gérald Toto écrit un livre régulier, ce qui n'exclut heureusement pas de belles surprises, et surtout quelques pépites, parmi celles-ci, il y a :
  • l'ouverture... Pour un fan de Prince comme moi, en écoutant ce "Chocolate Cake", je ne peux m'empêcher se penser à Cynthia Rose et ses chaussettes dépareillées (non... Cynthia n'est pas la sœur de Pamela) dans Starfish and Coffee (1987), elle prenait au p'tit dèj, au dèj, et à tout autre moment "des étoiles de mer et du café, du sirop d'érable et de la confiture..." et bien d'autres choses... Les rythmiques verbales des deux morceaux sont cousines... Bien sûr puisque le rythme reste un moyen fabuleusement mnémotechnique pour les énumérations et autres litanies...
  • Un "Freedom" qui nous emmène loin.... Il fait chaud, terriblement sec. Nous sommes en Afrique. Ces sons nous aident à déclamer notre désir (besoin) de liberté. C'est une veillée au village... le décor est aride, l'accompagnement musical paraît répétitif. Mais. Ccchhhhuuuutt ! c'est là que le secret du voyage se trouve.
  • Un "My Child" totalement bouleversant. Je ne peux en dire plus, si ce n'est : écoutez-donc.
  • "Dive", est étonnant. Il y a du Harvest de ce cinglé de Neil Young, voire du "Paradise" de Jo Hamilton. Je ne parle que de l'ambiance. L'atmosphère.
  • "Black Mary" joue sur deux niveaux. Du blues profond, sec et sombre... Et de l'envolée à découvrir... Un regret : trop court ! On en voudrait tellement plus !
... et puis, et puis... Le final... je ne suis pas là pour tout vous dire, alors, I'll say no words...
Clairement, cet album mérite d'être écouté, entendu, apprécié, et je crois qu'il y a encore beaucoup à en dire, et dans le bon sens uniquement.

Please, Enjoy !!!

Et, comme toujours, peace & B wild !

mardi 17 mai 2011

Problème de "naming" ?

Quand on s'appelle Les Bêtes Sauvages, on est en droit t'attendre un son qui s'apparente à de la déjante. On peut espérer du déchaînement, de la violence même. Or, ici, avec les Wild Beasts, ça n'est pas le cas. Vous me direz, tant mieux, parce que le déchaînement musical à outrance n'est pas tout à fait ce que j'adore.

Et tant mieux aussi, car Smoother est un album qui, pour le coup, porte bien son nom et est des plus réussis. Les 10 morceaux sont tous bons, beaux, jolis, avec des sons bien enveloppants.

La voix du chanteur comporte un vibrato qui chatouille au début, puis fait un bien fou. C'est comme la voix d'Hegarty (Anthony & the Johnson) qui est dérangeante, puis tellement apaisante.

Le genre musical ? Comme le dit si bien Ange Andreoni, c'est là que ça se corse... Oui, c'est de l'electro. Oui c'est de la pop. Oui c'est un peu rock. Mais pas un des 3. Voilà. Ça fait vraiment un excellent mélange à écouter ou à mettre en zik de fond, le plaisir sera au rendez-vous sur les deux situations.

Je crois que j'ai été clair, non ?

Enjoy,

Peace & B wild.

Oh ! La belle pochette !

Légèreté. C'est le maître-mot de Listen to Your Leader, dernier album de Neo Retros. Je m'interroge encore sur la terminologie : légèreté ou pauvreté ?
Nous sommes complètement dans le domaine de la pop, on frise même (en la touchant tout de même) la Pop-de-Pub. J'en veux pour preuve le 2ème morceau (the Loudness of Silence) et son gimmick sifflé comme si nous étions dans une pub de banque de djeun's.

Soyons honnêtes : ça se laisse écouter, gentiment, tranquillement... trop tranquillement !

Même si c'est bien fait, bien réalisé avec des professionnels de la profession et tout et tout... pour rester correct je dirais que vous risquez de vous "embêter". Et pour reprendre une expression empruntée aux gens de la communication, je dirais qu'il ne présente "aucune aspérité".
Pour la faire courte, ce n'est pas un album que vous ressortirez dans 3 ans (et encore moins dans 20 ans) en disant "tiens, je vais te faire écouter un truc super".

En l'écoutant (car, oui, j'écoute tout ce dont je vous parle !) j'ai en fait l'impression d'être sur une route lisse, droite, et plate... C'est bien agréable. Sauf qu'on n'a pas la Monument Valley de part et d'autre de la route. Même (ou surtout) en fermant les yeux. C'est bête.

Ooops ! Il y a juste ce petit gravier sur la route : "Domino Effect" qui a une belle structure, une histoire, et une bonne balance...

Mais, libre à vous de l'essayer, cet album. Il a le mérite d'être TRÈS régulier dans son manque de surprise. Et, nos pauvres Neo Retros, même quand ils s'essayent á faire un peu de son rock (oulala !!!!) sur Choices Chosen, nous font pénétrer le monde du tristement pitoyable...
Un mot sympa quand même : une bien belle pochette.

Enfin, je me rends compte que s'appeler "Neo Retros", c'est quand même un indice...

Allez, Enjoy plein d'autres choses,

Peace & B wild

vendredi 29 avril 2011

Brigitte, tu m'aimes ?

Je vais vous parler de "Et Vous, Tu m'Aimes ?" De Brigitte, mais avant cela, connaissez-vous cette extrordinaire chanson, Babylone 21 29  de Norman Maine et Son Orchestre ?
C'est un sketche terriblement précurseur, dont le caractère principal s'appelle Brigitte. C'est un sketche qui invente ce qui deviendra, 30 ans plus tard, la Boite Vocale...
Le plaisir de cette chanson sketche réside sur le 2nd degré de l'humour - sévèrement appuyé par le magnifique agacement de Jean Yann - et sur un cha-cha-cha d'enfer. Écoutez donc cette perle venue d'une époque certes révolue, mais aux accents libertaires affirmés par des trublions qui savaient (et pouvaient) tout oser.

Bon, je vous ai dit que j'allais vous parler de l'album de Brigitte... Je serai court ; il ne présente à mon sens aucun intérêt particulier, et se trouve donc être non-indispensable... A moins que je n'aie pas su saisir un 2nd degré trop bien caché par ces 2 dames en mal de réussite disquaire.... Et ce n'est pas mon habitude.
Pour être très honnête, s'il est à ranger quelque part dans la CDthèque, c'est au rayon : musique pour les copines. Car - oui - mes demoiselles, vous avez parfois une certaine propension à vous éclater comme des dingottes sur des musiques que nous - les mecs - ne comprenons pas... Et c'est ainsi, un point c'est tout.

... Mais je tiens toutefois à noter que la chanson "Après Minuit" me replonge avec humour dans des délires cinématographiques et musicaux qui ont transpercé les années 70. Il y a ici de la belle diablerie. Du 2nd degré : l'image de Monsieur Jean Yann me revient à l'esprit. Et si les auteurs n'y ont en fait mis aucun humour, c'est que je leur suis totalement hermétique...

Bon, la recommandation : sur Brigitte, faites comme bon vous semble, streamez avant d'acheter... et sur Babylone 21 29 : foncez ! c'est trop bon ! (Mais dur à trouver dans sa V.O....)

Enjoy

Peace & B wild.

dimanche 10 avril 2011

De la bonne musique en cascade

Avec The Human Octopuss, Cascadeur nous sert un bel album, une musique electro pop, ne négligeant donc pas les harmonies, et une certaine richesse des sons.

Les 11 morceaux de ce LP s'enchaînent parfaitement, et vous aideront à bien aller. Ce n'est pas que cela donne la pêche, mais c'est bien, c'est bon. Disons que "cascadeur" pourrait faire penser que la musique sera très pêchue, façon "Propellerheads" d'il y a 13 ans... Et bien pas du tout. 

Les orchestrations - parfois grosses (je n'ai pas dit grossières) - laissent échapper des riffs de guitare par-ci, du piano calmant par-là, au milieu d'une foule de sons magnifiquement mixés. De magnifiques ballades.

Le "point of diffence" si cher à nos marketers n'est pas atteint : Mr Cascadeur se trimballe avec un casque... ça fait has been. Les Daft, déjà, avaient un peu beaucoup copié un groupe electro/new wave des années 80... Mais bon, tout ceci ne constitue en rien des faits musicaux, et quand ceux-ci sont (... rien à voir avec la rosette... désolé) bons, profitons-en.

Enjoy

Peace & B wild

lundi 31 janvier 2011

Les filles, rien que pour vous, ou presque.

Je ne sais pas pourquoi, mais il y a des musiques, comme ça, qui excitent la gent féminine urbaine trentenaire. Big Crunch Theory devrait répondre aux attentes des girls qui courent la ville avec l'iPhone pluggé et éfleuré pour les unes, ou le Blackberry meurtri par les pouces pour les autres.

Bon, pour faire une telle musique, que faut-il ? De la mélodie un peu répétitive et des vois féminines. Et là, attention : une voix féminine n'est pas forcément une voix de femme. En effet et pour rappel, Chamfort, Modjo,Gilberto (le vrai, pas le ministre déchu...), ce sont des voix féminines.
Aussi, pour plaire aux urbaines, il faut un ingrédient indispensable : que ça puisse être de la zik de pub. Pas de pub irlandais, de publicité !

Et là, Big Crunch Theory rentre totalement dans le brief. C'est girly à souhait et - ça c'est une belle nouvelle - même certains mecs pourront supporter ce son (mais ils restent très rares, et fort concentrés en salons de coiffure pour dames).

Bon, j'arrête : c'est bien balancé, c'est fun, ça sent le jasmin, et le diabolo menthe dans lequel on aurait subréptissement glissé un peu de rhum, écoutez, pompez, achetez.

Enjoy,

Peace & B wild.

mardi 7 décembre 2010

Applaudissez ! Ce n'est pas vulgaire.

Applause nous propose de nouveaux morceaux sur l'album qui porte leur nom.
Ooooops ! ... Non, je n'aime et n'utiliserai pas le mot "éponyme" pour deux raisons :
- voilà un mot qui a été TROP utilisé par des snobinards, afin de s'assurer qu'ils ne puissent être compris QUE de leurs pairs pseudo-culturo-intellos... (Hé ! Pssst ! Vous souvenez-vous du jour que vous avez entendu "eponyme" pour la première fois ?).
Et quand j'écris "trop", cela veut dire que ces snobinards sont tellement aveuglés par leur snobisme qu'ils en ont oublié le principe de vulgarisation. 'Faut dire, un snob ne peut l'imaginer... Ils l'ont tellement dit que le terme est maintenant utilisé à mauvais escient. (Et eux de décrier ce travers de la vulgarisation)
- ma deuxième raison est beaucoup plus subjective : je n'aime pas ce mot. Je le trouve faux, et moche. Voilà tout.

Où en étions nous ? Ah oui : Applause. Vous pouvez donc les applaudir après avoir écouté - oui - l'ensemble des 7 pistes qui forment ce mini album.

Et je ne serais pas étonné de voir qu'une pub d'une belle grosse marque les utilise.

Enjoy, Peace & B wild.