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mardi 31 mai 2011

Tennis ou musique ?

Youpi ! C'est Roland Garros, et pour un grand nombre de personnes, c'est fromage OU dessert : "je bosse mes exams OU je matte le troisième, le quatrième... Le cinquième set ???".
Je me permets de démarrer comme ça parce que - oui - comme chaque année à cette belle époque de disette aqueuse, c'est le bordel routier institutionnalisé sur Boulogne et la Porte d'Auteuil à l'occasion du tournoi de ping-pong géant... et parce que notre artiste du jour aurait pu être - au moins - finaliste à Roland Garros.... Si, si. Mais, pas de chance, il a choisi la musique, alors qu'en plus il aurait pu s'éclater en Air-guitare avec une bonne raquette bien cordée à 23 kilos.

Bon, pourquoi vous dis-je que cet artiste aurait pu être dans le top-ten de l'ATP ?
C'est à cause de son nom, bien sûr !!! Ne trouvez-vous pas que "Thomas Dybdahl" sonne hyper bien dans un commentaire tennistique (de haute volée) ??
Et je ne vous parle pas de la presse écrite - toujours tennistique - qui passe des heures à se relire afin de ne pas écorcher les noms des joueurs... Tenez, dans quelques lettres et signes... top-là-maintenant : "Dybdahl", voyez-vous, je viens de faire un copier/coller" parce que ce nom exige la vérification.
... Et j'en viens à ma transition, hyperbolique, oui : faites donc un copier/coller de son nom pour aller le chercher sur les plateformes d'écoute ou de téléchargement, avec son album. Celui-ci s'appelle "Songs", très simplement et ce, pour deux excellentes raisons : d'une part c'est bien un album de chansons. Il eut donc été idiot de l'appeler "saucissons" ou "pieds à coulisse", non ?... Et d'autre part, il y a un morceau qui s'appelle "songs".
Mais revenons à notre artiste. Pour des raisons liées à la praticité, nous l'appellerons Thomas. J'aurais pu choisir Ludmilla ou Carbu de 14, mais il me semble que Thomas est plus en relation avec notre bonhomme.

Je vais devenir sérieux car mon terrible jugement arribe - comme on dit à la Puerta del Sol.
Je me lance : je vous conseille cet album parce que, très simplement, c'est beau, c'est joli, c'est calme (oui, très calme), c'est bon (oui, très très bon) et Thomas a une voix qui se pose délicieusement sur toutes ses compositions qui forment un ensemble tout à fait homogène. Cet album vous accompagnera parfaitement dans des moments de décontraction, d'apaisement, de relaxation. En gros, ne mettez pas ça après "I gotta feeling", ça va plomber l'ambiance, et il vous restera plein de rillettes et de taboulé parce que, ces cons, vives, ils se seront tous barrés à minuit dix, c'est rageant.

Je ne sais pas pourquoi, mais cet album, que je trouve pourtant beau et profond, me pousse à la vanne lourdingue.... C'est en fait parce qu'il est beau, et que ça me met dans un bon état d'esprit.
Allez-y, écoutez-le, iTunez-le, Deezez-le, eMulez ou aMulez-le... c'est un excellent moment. En guise de test, je vous conseille "All's not lost".
Et puis, pour une fois que c'est un mec, faisons attention !

Enjoy

Peace & B wild.

vendredi 27 mai 2011

Grace...

Au rayon "the voice", je vous propose aujourd'hui Grace Woodroofe au travers de son album "Always want", on me l'a largement recommandée, et pour cause ! Et comme "on" n'est pas con, j'ajoute que "on" est Fred.

Il y a cette voix avec un grain, ou plutôt un voile si particulier. Et pour une fois, une telle voix n'est pas mise au profit du Rythm'n'Blues, comme Adèle, ou même Camelia Jordana (par exemple) ; ce n'est pas que je n'aime pas... c'est juste que, maintenant, le secteur est un peu surencombré.
Ici, cette belle voice vient enluminer des ambiances musicales plus "blanches" : d'une part ça change, carrément, et d'autre part la surprise est vraiment bonne. Soyons clairs : vous ne danserez pas sur du Woodroofe ; vous passerez un moment profond.

L'album de Grace Woodroofe bénéficie d'un son brut, naturel, sans pour autant être de l'unplugged ou du "garage", elle nous donne en fait l'impression d'être auprès d'elle et des musicos en session d'enregistrement, nous sommes tous du bon côté de la vitre... donc pas du côté de la table mixage. Parce que de ce côté lá, nos amis les ingé-son nous ont laissé, (trop) souvent un certain souffle assez présent au casque (et non, il ne s'agit aucunement d'acouphènes que je me résignerais à ignorer ! Tout va bien chez mes ouïes !).

Donc, pour la faire courte, le vous conseille vivement de découvrir Grace Woodroofe, c'est bon, c'est puissant... c'est surtout profond et différent !

Enjoy

Peace & B wild.

mercredi 18 mai 2011

Même pas coupée au montage !

C'est Cannes !... Je sais... Je sais... J'ai commencé le précédent post sur cette même exclamation. Mais ici, c'est parce que Miss Kate Bush nous livre son nouvel album : Director's Cut. Vous savez, comme sur les Bonus des menus des DVD qui nous présentent - en exclusivité planétaire - LA version du film faisant fi des contraintes du producteur et nous montrant le film tel que le réalisateur - seul - l'aurait fait... RhhhhooO ! L'exclu !...

Ce Director's cut, pour ceux qui aiment l'univers de Kate Bush (le monde est trop petit pour ce qu'elle livre), ne decevra pas. Sa voix (non je ne vous donnerai pas son âge, ça ne se fait pas...) est intacte, comme aux premiers jours, en 78... Avec la fluidité, le coffre - sans pour autant meugler ou beugler, jamais. Et puis, l'ambiance musicale reste envoûtante. Cet album est dans la continuité de son travail depuis plus de 30 ans, sans pour autant refaire les chose. Kate (quel prénom à la mode !) sait créer et se renouveler dans la continuité, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Chapeau bas, la miss.

Kate Bush n'est pas une chanteuse. Non. Elle est une accompagnatrice qui nous ouvre comme à son habitude des chemins, des routes, généralement de traverse. Bien évidemment, une production parfaite sert de véhicule à tout cela. Cette femme chante avec ses tripes, et c'est une voix qui reste celle d'une petite fille, la petite danseuse...

Le morceau Deeper Understanding, sorti il y a quelques semaines, laissait croire à une belle sortie. Et c'est donc le cas.

Je vous recommande donc très fortement cet album, d'une grande qualité. C'est un album à É-COU-TER pour en saisir toute la profondeur. Merci à elle.

Enjoy,

Peace & B wild.

samedi 7 mai 2011

Legoland

La vague musicale nordique continue... Et c'est le Danemark qui est une fois de plus représenté.  L'une après l'autre, le pays du Légo nous apporte ses petites briques musicales. Faisant suite à l'énorme succès rencontré - à juste titre - par Agnès Obel en 2010, Copenhague envoie  Hannah Schneider.

Hannah Schneider nous propose un album collaboratif des plus complets dans ses orchestrations, ses accompagnements et ses arrangements qui appuient des mélodies des plus agréables à entendre et à écouter. Ces mélodies sont aussi emportées par des voix qui ont toutes en commun la douceur. Car ici, la brutalité n'a pas sa place : nous sommes au pays de Hannah.
Aux côtés de Hannah, si ce ne sont pas ses soeurs ("et caetera, et caetera...", souvenez-vous...Yul Brynner...), ce sont des cousines vocales.

Je vous conseille cet album, qui saura vous surprendre. Pour les amoureux des voix féminines, le bonheur est dans la galette. Je n'ai pas eu la même émotion qu'avec Jo Hamilton, mais je dirais que ces deux là travaillent - bien - sur le même terrain. C'est pour dire !

Enjoy.

Peace & B wild.

lundi 4 avril 2011

Le Frère Océan porte bien son nom.

Brotherocean de Syd Matters nous fait plonger dans de belles ondes musicales. Rythmes étudiés, mélodies subtiles, et un bel art de jouer avec motre capacité à entendre et écouter avec nos deux oreilles, parfois indépendamment.


On frôle la PDP. Si, vous savez, ces musiques qui vont se retrouver en bande son d'une pub qui va vous être balancée 97 fois par jour en TV, radio, web... La PDP, c'est la pop de pub. Donc, avec Syd matters, peut-être la musique est-elle trop subtile pour qu'elle plaise à l'ensemble du board décisionnaire en matière de communication.

Vous me direz, parfois les Marques osent des choix que l'on ne pouvait pas soupçonner. Areva et le PopMusic de M (pas M chedid : le M tout court des années 80, quand le fameux Matthieu se laissait bercer par l'hélico de son papa).

J'en étais où ? Ah oui : Syd Matters. C'est sûr, vous ne vous ferez pas de tour de rein sur les dancefloor avec cette musique, vous passerez juste un doux et bon moment. Il vous arrivera même de sourire, de rentrer dans une sorte de petite béatitude. Comble du plaisir, c'est le genre de galette que vous aurez même plaisir à réécouter à l'occase, comme ça, l'année prochaine et les suivantes.

Je vous conseille donc Brotherocean de Syd Matters. En plus, la couverture est tout simplement magnifique. Elle fait partie d'un train entier de nouveautés de septembre 2010, train dans lequel il y avait un nombre impressionnant de magnifique artworks. Mais ça, c'est une autre histoire...

Enjoy.

Peace & B wild.

vendredi 10 décembre 2010

Agnes Obel manquait à l'appel...

Il est osé de parler de Agnès Obel si longtemps après la sortie de son album Philharmonics en octobre dernier, mais je me lance quand même...

Cette artiste mérite qu'on l'écoute.
La première sensation est la douceur. C'est un bain de douceur. Tout est là pour que vous vous sentiez bien, apaisé, les yeux mi-clos, avec un certain sourire. C'est comme un conte des frères Grimm : on retombe en enfance.

Mais comme pour les frères Grimm, il y a la double lecture... Je vous rassure, chez Obel, vous n'aurez pas cet instant dingue, une fois l'âge adulte atteint. Ce flash où vous vous dites "mais c'est monstrueux !". Comme dans tous les contes d'enfants d'ailleurs. Avez vous revu/relu Peau d'Anes ces 20 dernières années ? Bah, c'est de l'inceste. Ni plus ni moins. Ça rend notre lecture aux enfants très très difficile !!!


Mais je vous rassure, avec Obel, la double lecture n'est pas gore, elle engage juste la compréhension d'une musique, de chants, d'instruments posés ici et pas ailleurs, des mélodies et des harmonies qui paraissent si naturelles... Mais qui sont si savamment - et délicatement -installées.

Chacune des chansons nous renvoie à notre enfance, et à toute la compléxité que cela représente d'être - finalement - innocent aux yeux des adultes.

Une chose est certaine : à l'écoute de cet album, on ressent de la part de Agnès Obel une très grande culture musicale, une académie complète. Je ne suis pas allé voir son CV, car ce qui m'importe, ce sont les émotions qu'elle sait provoquer. Mais son incontestable bagage académique est ici magnifié pour recréer un moment merveilleux. Totalement merveilleux, et sans fioriture inutile.

Ecoutez, achetez, rippez l'album Philharmonics de Agnès Obel.

Enjoy

Peace & B wild