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mardi 9 novembre 2021

Silk Sonic : de la soie pour vos oreilles

Silk Sonic, c'est la réunion de deux bonshommes, ils ont à peu près le même âge, mais on s'en fout, et puis il y a un troisième, plus âgé, pour adouber ce duo.

Voici donc : 
- Anderson .Paak : (prononcer "Anderson DOT Pack, ou dire juste DOT PACK) il est un génial californien de la trempe d'un Pharrell Williams ou plutôt d'un Kendrick Lamar, deux jolis génies, c'est de la californienne, alors faites tourner, elle est excellente. . Paak est batteur, chanteur, auteur, compositeur... mais pas que ! C'est un touche-à-tout qui vous refera votre site web en deux-deux, ou même vous donnera les meilleurs conseils du monde pour entretenir vos plants de weed, puisqu'il a bossé dans une plantation dans sa jeunesse... pour revenir à sa source artistique, son toucher de batterie est magique, il maîtrise les successions de longues séquences rythmiques différentes, les patterns, les contretemps... avec un brio incroyable, et il accompagne tout ça avec un flow vocal qui se fond sur cet enchevètrement de beats (voir fig. 1). Oui ce mec est génial. Il a une autre qualité : il dégage une sympathie gigantesco-phénoménale grâce à un sourire, une banane allant de là jusque là (voir fig. 2). C'est mon fils qui le l'a fait découvrir il y a 3 ou 4 ans, et je l'en remercie à nouveau, puisque j'avais évoqué cette découverte ICI : alors merci encore Seki !

- Bruno Mars : Hawaïen de Hawaï (comme les chinois de Chine), il est un mec qui - en effet - est habitué à faire une bonne grosse pop hyper américano-worldwidienne destinée à choper des Grammy ou autres MTV awards... mais en restant toujours parfait dans sa... dans ses techniques. Son succès est vraiment mérité car c'est un bon... Non : un hyper bon, tant en studio que sur scène. C'est un showman. Un vrai multitalentiste, à l'americaine, il sait tout faire, puisque Môssieur gère aussi des affaires, et des prods. Et là je pense - sur le côté musical/show, à Justin Timberlake, un autre maître en la matière qui, en 2013 a accompli (je ne dis pas "commis" !) un album parfait dans sa pop, son R'n'B, une certaine soul : The 20/20 Experience. Certes, il était accompagné/produit par Jay Z, mais ce n'est pas Mr Businessman qui a tout fait ! J'en avais parlé à l'époque ICI et LÀ.

Nous voici avec nos deux nouveaux amis : .Paak et Mars, qui convolent en musique... Et je dirais qu'ils étaient faits pour se rencontrer malgré leurs styles musicaux différents à la base. Ça tombe bien car leur rencontre ne date pas d'hier : ils se connaissent depuis plus de 5 ans, .Paak ayant assuré la 1ère partie de la tournée de concerts de Mars en 2015. Ce Silk Sonic est donc un projet muri. ... oui, muri avec la bénédiction d'une troisième pointure venue d'un autre temps : Monsieur Bootsy Collins, qui sévit avec sa basse sur le groove du funk depuis le milieu des 70's, toujours accompagné d'un humour au 2nd degré qui n'a d'égal que celui de Johnny Guitar Watson. Un délice musical pour les deux, toujours servi sur des beats et des accompagnements qui vous emportent.

... Oui ça fait plein de références à fouiner tout ça ! Et il y en plein d'autres à citer sur les styles embarqués sur chacun des trois morceaux de Silk Sonic sortis jusqu'à présent. Ils sont juste superbes... calés au micron près, une prod' - encore une fois - à l'américaine, du très beau boulot qui va vous faire balancer et bouger. Il ne reste qu'à attendre - avec impatience ! - le 12 novembre prochain pour découvrir l'album, après de trop longs mois d'attente. Je ne dis qu'une chose, après tout ce temps d'attente, ils n'ont pas intérêt à se gauffrer, car la pression est grande ! 

Alors en attendant vendredi 12 novembre - en plein pont, comme disent les plompiers - écoutez, savourez, enjaillez "Leave the Door Open", "Skate", puis le superbe "Smokin Out The window" dévoilé hier : c'est so coooool, so sooooople, so grooooovy et très loin d'être une de ces trop nombreuses soupes mal réchauffées du "arènebi" classique (vous savez, ces merdasses qui encombrent nos oreilles dans trop de magasins de grande conso...). 

Enjoy, Peace & B Wild, always ! 

Si les 3 vidéos plus bas ne s'affichent pas sur votre mobile, allez encore plus bas et cliquez sur "afficher la version web". Et là, la magie opèrera😊

Leave The Door Open

Skate

Smokin Out The Window

vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

lundi 3 novembre 2014

Que de la FONQUE

Je vous prie de bien vouloir m'excuser du peu, mais D'Angelo (prononcez "DiAngelo"), c'est quand même de la balle.
C'est vrai, je suis un fan de Prince, et cela justifie the above.
Mais avouez que de la part d'un fan absolu comme moi, il est surprenant d'accepter et d'admettre que ce gars, en tout cas sur scène, envoie un funk qui semble tout droit sorti des studios de Chanhassen. Et pourtant,  non. Il n'en vient même pas. D'Angelo pourrait alors être targué de copieur, mais non. Même pas, encore.
Car quand on l'entend, il y a sa fibre, son son à lui, sa touch, avec d'évidents breaks utilisés par le Minneapolis Sound.
J'en veux pour preuve un monstre. Extrait d'un live fabuleux : "Live in Stockholm".
... tiens ! Il existe un "Live on Oslo" aussi... avec le même artwork, puis les mêmes morceaux... le même enregistrement... bizarre !  Oui, oui ! C'est Amazon en 2012 qui a mis ça en vente... histoire de faire du bon blé avec du bon vieux (z'abuseraient pas un peu les gars ???...). Et puis, de toute façon, de mémoire d'homme, jamais D'Angelo ne passa à Oslo...
Revenons à ce live suédois, et sa 15ème piste :
Jam Jammin. C'est une remontée dans le temps, on se retrouve aux extraordinaires messes-en-stades du Nain Pourpre de 1984, 85 et 86 où seul le funk existait, nappé d'une lubricité gluante à souhait. Et bien, en une piste de 15 minutes (oui, j'ai parlé d'un monstre), tout est là, mais sans copiage, sans plagiat et surtout avec une furieuse pêche. Il est là aussi, le Parrain de la Soul,  oui, l'âme de James Brown ne se contente pas de planer ici, elle imbibe de sa sueur chacune des notes, des breaks, des bridges, des reprises de - han ! bonheur... - de la section cuivre qui, les yeux fermés, vous laisse entendre un spectre de Macao Parker ou, pour être plus Princier, de Eric Leeds (restons un chouia Minessotans ).
Ce morceau est furieux... non. Il est furieusement furieux ! et parmi les impressions et sentiments qu'il provoque, il y a l'amertume de pas y avoir été. Mais l'enregistrement est bien là et vous donnera l'irrépressible envie d'en écouter d'autres.

Avant de presque finir, un autre morceau. Le rappel en fin de concert qui filera des p'tit frissons, les poils en l'air, à ceux qui apprécient les versions longues et langoureuses des slows de Prince (dans langoureuse, il y a langue....) ce dernier morceau du Live de D'Angelo  Live in Stockholm s'appelle "untitled, (how does it feel). Moi je vous dis : it does feel gooooooooood.

Et je finis donc avec un mot important quand même : si cela faisait longtemps que j'entendais parler de D'Angelo, jamais je n'avais daigné l'écouter. Non, jamais. Pourquoi ???? Ma réponse est "parce que".
Mais il y a quelques semaines, Dom (un pote, un ami, un soul-mate à qui, musicalement, on ne la fait pas) me l'a recommandé... et passé. Il savait à qui il s'adressait et je savais qui me l'adressait. Dans le mil !
Donc, merci ! mon Dom !

Allez ! Enjoy !
Peace and B Wild, Wild, Wiiiiiîild.....






vendredi 6 juin 2014

Yasiin Gaye : Bons Voyages !

Yasiin Gaye est un diptyque. 2 volets, 2 albums, appelés des "faces", puisqu'il y a la Side One, et la Side Two. Celles-ci forment un ensemble d'une qualité exceptionnelle.

C'est Amerigo Gazaway, un DJ producteur de Nashville qui a orchestré une grande rencontre clairement expliquée sur l'artwork  du premier album : un mashup du meilleur du regretté Marvin Gaye et de Yasiin Bey, aussi connu sous le nom de Mos Def.
Vous connaissez sûrement Marvin, évoqué dans mon post précédent... Quant à Yassin, il est bien connu des services intérieurs américains.  Trouble-fête et ttouble-fait notoire, il ouvre sa gueule dans un rap vengeur qui ne va pas dans le sens du poil de la bonne pensée Etasunienne, ce qui lui vaut des problèmes réguliers, avec au hasard son impossibilité de passer sa propre frontière pour rentrer au pays il y a quelques jours... alors qu'il est pleinement citoyen américain, fils, petit-fils, arrière-petit-fils de bons niggamericains... autre conséquence - a priori - du "désamour" qu'il provoque auprès des autorités US, quelques heures après la mise à dispo gratuite de la Side One en février dernier, le lien de download a été tout simplement retiré, pour des raisons officielles de droits... Je doute qu'un producteur ait zappé une telle partie en amont, surtout quand la base des albums est constituée de samples de morceaux de Marvin...

Quoiqu'il en soit, l'oeuvre est maintenant complète depuis deux jours. Le diptyque peut enfin être savouré dans son intégralité.
C'est un concentré de soul music, de douceur et de groove (merci Marvin) et de black power à la sauce rap (merci Yasiin). 
Les amateurs de Soul y trouveront un pur plaisir par cette cure de jouvence apportée à de vieux chefs-d'oeuvres. Les amateurs de rap vont apprécier  cet apport de soulitude à leur style revendicateur. 
Mais tout le monde découvrira une sublime reconstruction, riche, puissante et diablement brûlante.
Que l'on soit de l'ecole rappeuse ou de l'école souleuse, le résultat est,  certes surprenant,  mais avant tout magique et inespéré.

La richesse est aussi faite de quantité de documents audio, d'interviews qui viennent se coller dans les merveilleux mixes. On frôle le rockumentaire radio. Ou plutôt le groovumentaire.

Le concept de chacun des 2 opus est un voyage en avion. Un aller - The Departure (Side One) - et un retour - The Return (Side Two). Alors bons voyages, ceux-ci forment la jeunesse.
Et à ce sujet, pour la page humour, la parodie de "this is your captain speaking" est un grand moment sur l'intro de votre retour :-)

Groovez, kiffez, balancez, envoyez du flow... ou whatever : vous prendrez votre pied.

Enjoy
Peace and B Wild.

Pour récupérer chacun des albums, cliquez sa belle pochette.
Amerigo Gazaway nous propose aussi le Side One en version Instrumentale, et en version Radio Edits


samedi 17 mai 2014

Déception et ravissement

Si Prince reste un indétrônable chez moi, il n'est heureusement pas seul. Il se situe au même très haut niveau que Marvin Gaye.
... han... oh ouichhh.. Mon dieu !!! Que j'aime ce que cet homme a fait : sa voix, sa maîtrise, son apparente facilité et les mélodies qu'il a sublimées. Et ce dernier point n'est pas là par hasard. Vous allez comprendre pourquoi.

Parmi les grands albums de Marvin Gaye, bien sûr, il y a What's Going On,  Let's Get It On, Midnight Love, ce sont les plus cités. Here My Dear l'est plus rarement (mais certains puristes s'accordent pour dire que c'est son meilleur, et je les rejoins !)... Et puis il y a d'autres masterpieces. Parmi eux, I Want You. Un pur bijou de groove et de suavité... accompagné d'une pochette qui évoque tellement le contenu. C'est un dance-floor de blacks qui pourraient rendre jalou n'importe quel whity de ne pas être black : savoir aussi bien danser que cette assemblée kiffant le groove ne serait-il accessible qu'aux blacks ?... perso, petit bâton blanc, je suis condamné au ridicule sur ce dance-floor.
Mais revenons à nos lucioles.


I Want You est paru en 1976, et ce n'est qu'hier, 38 ans plus tard  que l'histoire de sa genèse m'est venue aux oreilles par le biais d'une conversation avec mon si bon voisinage,  Gerald Toto (évoqué et conseillé ici).

Voici l'histoire :
Marvin est produit depuis ses débuts par la Tamla Motown. Un certain Leon Ware fait aussi partie de l'écurie. Celui-ci a sorti un premier album que Victor Hugo et Jean Valjean  auraient adoré puisqu'il s'intitulait Eponine. 
... non. Je me trompe : Leon Ware sort en 1972 un album éponyme puisque le titre est "Leon Ware".


Quelques années plus tard, en 1976, toujours à la Motown, Leon débarque avec un second album que la Motown sortira - Musical Massage. Une belle promesse qui n'est soutenue par quasiment aucune promo. Mais Berry Gordy, patron de cette major black, n'en reste pas là. Afin de servir les intérêts d'une des belles cartouches de son catalogue - et ses propres intérêts... - il décide que cet album servira de base pour que Marvin Gaye y pose sa voix en lieu et place de celle de Leon Ware... 


La chose se fait en studio. 
De l'album original de Leon Ware, tout n'est pas forcément conservé : bien retravaillé, surtout au niveau des voix, c'est I Want You qui sort ensuite... et qui, lui, appuyé par de la promo et l'incontestable charisme de Marvin, engage le succès calculé.
C'est donc depuis hier que j'hésite à écrire "succès mérité", car il y a manifestement usurpation de paternité sur l'album I Want You :


J'engage ici toutes celles et tous ceux qui aiment et connaissent I Want You de Marvin Gaye à écouter Musical Massage de Leon Ware : tout y est. Le sens, l'esprit, les arrangements... la voix est même particulièrement similaire... et... Que c'est bon !!!
Voilà l'origine du titre de mon article... hier, la sublime image que j'avais de Marvin a été salement entachée. Mais en même temps, si vous connaissez et aimez I Want You, je suis persuadé que vous vivrez ce ravissement d'entendre et connaître sa V.O. ... et la déception vis-à-vis de Marvin, certes poussé par Gordy, vous titillera.

Les plateformes de streaming propose ces deux albums, alors régalez vous car ils ont un point commun : ils sont superbes. Et pour les inconditionnels de This Is Spinal Tap🤘, vous l'aurez remarqué, Leon Ware nous propose une pochette.... comment dire.... assez proche de "Smell the Glove" !!!

... Et merci à Gerald de m'avoir raconté cette histoire qui n'est pas qu'une anecdote.. et surtout, merci de m'avoir fait découvrir la pépite de Leon Ware.

Enjoy !

Peace and B Wild

Pour exemple : Learning How to love You de Leon Ware ici...


... qui devient "I Want You" par Marvin Gaye...

lundi 10 mars 2014

La barre était très haute

Alors... que penser de G I R L, second album du "Mister Je-Suis-Partout" millésime 2013, j'ai nommé Pharrell Williams ?
Tout d'abord, rappelons qu'il est un producteur avant tout, avec actuellement l'un des plus grands talents qui soient dans l'art de choisir les gens qui l'entourent, ou ceux avec lesquels il s'associe. Un Maître.
Rappelons ensuite les concepts qu'il a créés il y a déjà 15 ans, avec Neptunes pour une certaine violence déjantée, ou N*E*R*D pour des sons peut-être plus mainstreams et accessibles mais jamais, Ô grand jamais, entendus avant lui... ces concepts ont pondu des splendeurs. 
Rappelons enfin les monstres planétaires de 2013 que sont Blurred Lines avec Robin Thicke ou, of course, Get Lucky et Lose Yourself to Dance avec les Daft. Rappelons aussi l'ultra guilleret et si bon Happy, par Pharrell-lui-même, animant à la fois la BOF de "Moi Moche et Mechant 2" ainsi que nos corps émoustillés, et étant animé par une video de 24 heures...
Tous ces rappels convergent (rien de sexuel dans l'intégration de ce mot ici...) vers un point commun : la perfection, tout simplement.

J'attendais en fait du "encore plus, encore mieux", et Pharrell ne nous ressort que la perfection à laquelle il nous a addictés... et puis surtout : que sont ces misérables 46 minutes dont déjà 4 nous avaient été délivrées ? 
Oui, je reste sur ma faim. J'en veux plus mon gars, malgré l'excellent son, les mélodies sublimes, les rythmes millimetrés, les magnifiques partenaires et une production au sommet de l'art.

En 2013, Happy qui était annonciateur de cet album, G I R L. Un titre, ma foi, assez chiant dans le cadre de la mise en page d'un post, du fait des éspaces entre les lettres, mais nous nous éloignons de considérations musicales... notre Pharrell a mis la barre si haut que suis presque déçu... si, si.
C'est horrible de devoir écrire ça, mais que voulez-vous, la musique est comme une drogue, j'ai utilisé le néologisme "addicté" plus haut, ce n'est pas pour rien.
Mais soyons positifs ! Les splendeurs de ce court album sont : 
- en ouverture, Marilyn Monroe, parce qu'elle est vraiment bien gaulée (la chanson et la femme)

- Gush. je retombe en enfance en ayant l'impression d'entendre Michael, celui de Off The Wall. J'ai cette même réminiscence sur les 3 première secondes de Brand New qui me font penser à Working Day and Night sur ce même album de Michael.
- Lost Queen et ses 3 belles périodes
- la conclusion en It Girl, sur un rythme à la fois lancinant et endiablé... le parfait BPM : le groove !
-... et pour un plaisir en boucle : Happy !!

Je me permets quand même d'ajouter que nous pouvons zapper Hunter. En tout cas, perso, il m'agace.

Pour le reste de la track list... ce n'est que très très bon alors que j'attendais du démentiellement bon...
Je résume donc : très très bon album, masi décevant... que voulez-vous...

Allez :Enjoy !!
Peace & B Wild !


dimanche 28 avril 2013

Frénésie funk

Aujourd'hui, je vais partager avec vous une suite.
Ce sont trois morceaux, en live, du Parrain de la Soul, j'ai nommé le tumultueux James Brown. C'est à l'Apollo Theatre de Harlem que ces trois monstres ont été enregistrés. James Brown a fait d'innombrables shows dans cette emblématique salle, à tel point que des soirées de découverte de nouveaux talents affichaient "James Brown presents..." sans pour autant que la pape y soit présent... d'où son titre - non usurpé - de Parrain. Donc rien à voir avec les parrains que cotoyait un de ses contemporains blancs, rital, habitué des salles de pestak de Vegas, Monsieur Francis Albert Sinatra...
Mais revenons à la luciole du jour. Il aura fallu attendre 2001 pour que cette version complete sorte, après qu'elle ait été enregistrée en 1967... L'album est "Live at the Apollo Vol. I & II Deluxe Edition". Vingt-deux minutes de saccade, de rythme fou, de cris, de partage avec le public, et de participation active de cette même foule : c'est le résultat de ces trois morceaux qui forment une parfaite trilogie... Un

dimanche 17 mars 2013

La claque


Comment vous dire à quel point ce morceau est fabuleux ? 

Miguel Atwood-Ferguson et son Ensemble font une fusion de Jazz et Soul avec une incroyable maîtrise. Tout y est pour vous replonger 20 ans en arrière, sur les splendides galettes du très osé projet (à l'époque) de Guru : j'ai nommé Jazzmatazz. Il y avait même accueilli le gentil Claude, MC Solaar. On va dire que ça tombe plutôt bien, le morceau que je vous évoque est un tribute à Guru...


 Revenons à notre ami Miguel. Los Angeles, un concert en extérieur sous un kiosque à musique, il fait bon, l'Ensemble est chaud, gavé au groove et entame une ouverture... nous voici plongés au beau milieu de la foule au moment de l'intro d'un concert de Marvin Gayes dans les années 76-78... indolence et langueur musicales emmenées par un rythme à faire fondre l'antarctique, et accompagné par une section cuivre que je situerais dans

jeudi 7 février 2013

Quand Johnny - un vrai - prenait sa Guitar.

Nous voici aujourd’hui à 912 milliards d’années lumière du concept de la nouveauté musicale et cela ne nous empêche heureusement pas de toucher au sublime, bien au contraire.
J’aimerais ici rendre hommage à un grand monsieur. Johnny Guitar Watson. Encore un deuxième prénom qui avait été très justement donné à ce bonhomme dont la guitare était non seulement le prolongement de son corps, mais aussi celui de sa voix.
Cet extraordinaire musicien, qui nous quitta en plein concert en 1996, a traversé des genres et des courants en y atteignant à chaque fois les sommets : jazz-blues, blues, soul, R’n’B (pas le arènebi : le Rythm’n’Blues), funk, rock, rap, disco-funk.
Pour votre plaisir, et le mien aussi, écoutez un morceau, qui ne sera pas un de ceux que vous avez déjà entendus (Real Mother For Ya, Ain’t that a Bitch…), ici, avec The Real Deal, extrait de l’album A Real Mother For Ya paru en 1977, vous allez avoir une des substantifiques moelles des genres maîtrisés par ce Monsieur.

dimanche 15 juillet 2012

Pappy fait de la résistance

À un moment, je ne vais pas être gentil.
J'en ai le droit.

C’est avec une voix… assez inclassable que Bobby Womack revient à la surface après 9 années de silence.
Le titre de ce court album (47 petites minutes) est « The Bravest Man in the universe ». Je trouvais cet intitulé un peu ronfflant... mais dans le morceau titre, Bobby développe la phrase en nous moralisant un peu : "... is the one who's forgiven the first ».
Ses 68 ans révolus lui permettent haut de donner des leçons de Soul à tous. Mais il n’y a pas que l’âge : un certain talent, un sens du rythme-tout-court, du rythme des mots, et une façon de jouer avec sa voix si particulière, mais attention : cette voix pourrait en agacer certains. Je le rappelle, ce monsieur a 68 ans, et n’a pas sucé que de la glace…

Une belle recette entre nous

Dear Ladies, soyez les bienvenues, Dear Gentlemen, soyez les bienvenus. Je vous accueille au pays des mélanges heureux.

  En effet, aujourd'hui, je vous propose une moussaka carribéenne dans sa nage de sauce menthe. Parce que Lianne La Havas est anglaise : elle est née à Londres, plus exactement à Tooting (je suis même allé deux fois à Tooting, mais ça n'a aucun rapport avec la musique). Ça, c'est le côté « menthe » de notre préparation.
La moussaka est apportée par le père de Lianne, car à l'instar de Georges Michael, il est grec. Il doit, a priori être un chouia moins homosexuel, puisqu'il procréa... donc.
Enfin, le côté carribéen vient de la maman, et je pense même qu'elle va nous transformer notre plat en space moussaka, puisqu'elle est jamaïcaine…
 

jeudi 2 février 2012

Voyage au pays de la Grande Soulitude

Après avoir évoqué avec vous le véritable meilleur album de Marvin Gaye (ici), et ayant ouvert une brêche sur un style musical et une période faste, me voilà pris d'une irrésistible envie de partager avec vous les pépites qui peuvent émailler à jamais vos oreilles.
Et il y en a moult, pléthore, vachement et beaucoup.
Il faut dire que c'est une époque de révolution et d'affirmation qui emboîte le pas aux grandes marches et autres événements majeurs violents (Black Panthers) et pacifistes (I had a Dream...) des années 60. Parce que les 70's' sont le point de départ d'une existence, celle des blacks (américains, seulement eux), ils peuvent enfin s'exprimer au pays du monde libre et de l'American Dream, ce dernier n'est toutefois permis qu'aux white, tout en accordant un "certain" droit d'expression aux minorités qui peuvent se voir, parler, revendiquer... mais toujours entre elles, et à partir de leurs bases si ouvertement cloisonnées que sont les ghettos.

J'ai dit "ghetto" ?... Et hop ! Pirouette, et je rebondis ! Voici que déboule Donny Hathaway. Fabuleux pianiste qui a su maîtriser un instrument et toutes ses subtilités sonores : le piano électrique. Donny hathaway n'est pas très connu. Avouons-le.
Sa courte carrière musicale lui aura perlmis de sortir 7 albums, dont 2 live, et un album en collaboration avec Roberta Flack. C'est avec son 1er album en 1970 qu'il a créé son indélébile chef d'oeuvre : "The Ghetto". Quand je parle de courte carrière, c'est qu'il a été retrouvé apparemment suicidé dans sa chambre d'hôtel en 1979.

The Ghetto est un hymne, un cap... Que dis-je : une péninsule. Un sublime cri de libération sociale et raciale, un hurlement identitaire.
Malgré les différentes versions et interpretations de ce "the Ghetto", Il est à écouter exclusivement dans sa version de l'album "Donny Hathaway Live" enregistré en 1972 en public comme son nom l'indique. Ici, amis internautes, communiquants et autres publicitaires en mal d'une réalité augmentée par les bits et les pixels, vous prendrez une leçon de savoir vivre, de savoir être, et de savoir tout court. Les "digital natives" peuvent se rhabiller avec leurs megas et teras, leur twits et autres snobismes technologiquements surfaits.
Ici, reigne l'analogique, le vrai, durant plus de 12 minutes. Cet enregistrement est l'illustration avec un grand "I" de ce que sont la communication et l'interactivité.
En plus de "The Ghetto", l'album "Donny Hathaway Live" vous filera des frissons en écoutant, entre autres, "you've got a Friend", une énième interprétation qui fait oublier toutes les autres, un "What's Going On" (dingue ! Je parlais de Marvin, tout là-haut !) qui est un magnifique hommage du vivant de ce soul brother, et un "Jealous Guy" incroyable. Sur ce dernier morceau, on sent l'origine blanche du morceau : le public y est nettement moins participatif...

"The Ghetto" vous donnera le tournis. Il pourra appeler les plus négatifs à regretter de ne pas avoir été dans cette salle de concert, de ne pas avoir vécu cet extraordinaire moment de musique, de partage d'émotion intense, d'alliance... qui n'était que dans un seul but : prendre du bon temps, pour tous et chacun.
La grande chance des plus positifs est de disposer d'un tel enregistrement, leur permettant de s'associer à ce moment, de fermer les yeux en écoutant, et de dessiner gentiment un sourire béat sur un visage que la musique aura rendu angélique.
Il faut que je vous le dise : vous êtes belles et beaux quand vous écoutez de la bonne musique.

Donny Hathaway, ici joue avec son public. Et son public joue avec Donny. Une égalité parfaite entre les parties... à ce seul détail près : Donny et ses accompagnateurs-musiciens sont totalement fabuleux et bons. C'est "chacun à sa place, pour le plaisir de tous".

"The Ghetto" a été interpreté par de nombreux artistes, Georges Benson fait partie de ces bienfaiteurs, mais il ne fait nul doute que Donny Hattaway nous emmène ici dans la meilleure écoute : profitez du plaisir qu'il y prend... du plaisir que son public y prend... Vivez le plaisir que vous y prenez.

Enjoy,
Peace & B wild.


vendredi 27 janvier 2012

Voici, mes Chers !

... Bon, sur Marvin Gaye, la messe a été dite maintes et maintes fois : c'est l'album "What's Going On" qui serait son meilleur.

 Cet album - certes totalement excellent - doit sa notoriété à plusieurs facteurs :
  •  il est le pivot intellectuel et artistique de Marvin.  En effet, après avoir été chanteur-à-midinettes durant les années 60 (bien propre sur lui, rasé de près, gendre idéal) et à la suite d'un événement qui l'aura profondément choqué - la mort de Tammi Terrell - il s'est lancé dans cet album-concept, en 71, sur lequel il a commencé à épancher dans ses textes ses opinions, ses messages, une détresse.
  •  Marvin revendique sur cette galette une black power, ou plutôt une négritude dans sa musique, la black music des 70's, dans laquelle les racines africaines sortent de terre autrement : le blues se transforme en soul, mâtinée de R'n'B, et c'est diablement bon.
  •  WGO est tout simplement bon... les textes, la musique et la si voluptueuse interprétation de Marvin.
Mais cette messe fut trop vite dite, car Marvin, avant que son père ne lui tire une balle le 1er avril 84 (pas bonne, la blague... vraiment pas bonne), a heureusement eu le temps d'enregistrer bien d'autres albums. Parmi eux, il y a celui sur lequel il exprime au mieux sa maîtrise absolue : la sensualité. En 1978, Marvin Gaye a sorti un album magistral et malheureusement trop méconnu, "Here My Dear". Une essence de soul, de rythme, de groove, d'africanité, d'amour et de sensualité... Un massage pour les oreilles et l'esprit.

Je vous conseille... Non ! Je vous ordonne donc d'écouter "Here My Dear",
Si je me permets se briser ainsi ce qui pour moi est un poncif, c'est parce que Marvin est un accompagnateur de ma vie depuis 30 ans, presque au quotidien. Et mon seul désir ici est de partager avec vous ce que j'estime être le meilleur... Une chose me conforte et me réconforte : dans mes quelques amis qui connaissent bien Marvin Gaye, sa carrière, sa vie, sa musique, son errance aussi... tous s'accordent pour porter Here My Dear sur la plus haute marche de la discographie de ce grand, beau et particulièrement talentueux Monsieur. Cette remise à l'heure, certes très subjective, d'une pendule musicale n'exclut en rien un jugement particulièrement considéré sur bien d'autres albums de l'artiste, What's Going On en fait partie, Let's Get It On bien sûr, I Want You et, dans un genre plus moderne, le dernier de son vivant : Midnight Love. Mais ici, faisons la part belle à Here My Dear, donc.

Alors, enjoy
Peace & B Wild !

samedi 10 décembre 2011

Une amie qui vous veut du bien.

C'est un beau, un très beau cadeau de Noël d'avoir "retrouvé" ces 12 trésors cachés. Ceux de la regrettée Amy Winehouse-la-trop-bien-nommée.

Lioness : Hidden Treasures va vous plonger dans les années 50, aux Etats Unis, ce sont les Prom Parties de fin d'année de "College", et les amours langouereuses de cette masse populaire aisée qui a fabriqué le Grand Rêve Américain.
Cet album respire le Drive In Theatre où l'on déguste un burger acheté chez Peppy's, juste avant la séance. Alors que le film que vous regardez avec celle ou celui qui vous accompagne a commencé depuis 21 minutes, à 3 Buick de là, vous entendez les bruissements étranges et révélateurs d'un début de culbute hétérosexuelle...qui sera vite réfreiné par le "bien penser" national. L'éfusion s'en tiendra à une bon et beau travail buccal estudiantin, pratiqué dans les règles de l'art américano-puritain. Amen.

... Mais je m'emporte ! Oui, cet album est terrible. La voix de Amy y est magnifiée par des arrangements qui ont poussé la recherche du vintage à la perfection, à un certain paroxisme.
Vous l'aurez compris, on se sent collégien U.S' en écoutant ces 12 pistes. Toutefois, quelques unes d'entre elles nous ramène dans notre siècle de perdition, parmi elles - et c'est le titre le plus... subversif - il y a "Like Smoke". le son des années 50 est ici accompagné par la présence de Nas, sur un rap si bien enlevé.

Je sais que Miss Joss Stones est bien placée pour reprendre le flambeau d'Amy Winehouse : la voix, le style..., mais... Comment dirais-je... Joss ne peut travailler sur la même veine (si j'ose dire...) qu'Amy, car cette dernière avait, oui, un réel feeling, une sensibilité non forcée. Body and Soul est, ici, une leçon magistrale.
Pour celles et ceux qui recherchent du brûlant, du bouillant, du son qui puisse vous tirert une larme de plaisir, "A Song For You" fait ici cas d'école. Ce morceau est monstrueux de beauté, de puissance, de finesse, de délicatesse et, oui, de violence retenue. Han! oui !
Il reste à espérer que d'autres merveilles de ce genre soient retrouvées... Bien que les voix officielles indiquent que Amy n'enregistra que très peu de choses, du fait d'une disponibilité gâchée par ses frasques, et que cet album regrouperait tout ce qui pouvait rester d'elle...
J'espère seulement que ces mêmes voix officielles sont des pros du marketing, et qu'ils seront en mesure de nous diluer au fil des années bien d'autres enregistrements "cachés et retrouvés", parce que c'est vraiment très très bon.

Enjoy, fully enjoy.
Peace & B wild.


vendredi 25 novembre 2011

Mary m'oblige

Mary J.Blige, sublissime et sculpturale (mais ça, normalement on s'en fiche pour la Zik...) vient de sortir un album tout en continuité : My Life II : the Journey Continues (Act 1), ce qui laisse présager au moins d'un autre acte à venir (et ça serait tant mieux) alors que ce bel opus est déjà une suite d'un de ses meilleurs albums - My Life.

Cette nouvelle galette au titre trop long pour que je le répète est très bon, Mary y est très bien accompagnée, tant en voix qu'en musique : Nas avec le sample de violons utilisé par RZA dans le hit Triumph du Wu-Tang-Clan, ça, c'est pour la référence lourde. Puis il y a Busta Rhymes, Rick Ross, Drake mais aussi Diddy, Beyoncé & Lil Wayne. Un bel entourage donc.


Du gros son de R'n'B, Soul, du Hip-Hop, et même des sons electro qui viennent pimenter ça et là.
Vocalement, si vous aimez Chaka-Khan, vous aimerez Mary J.Blige. Et d'ailleurs, elle ne se prive pas de reprendre - très bien - le Ain't Nobody que la papesse Chaka chantait si puissamment avec Rufus il y a pas loin de 30 ans.

Le mot "Continues" a toute sa raison d'être car la quasi intégralité des 18 pistes sont mixées ensemble, créant une belle histoire que je vous conseille vivement - donc - d'écouter.



Alors, enjoy,
Peace & Wild

lundi 29 août 2011

Slakah ! 100 % vibe et groove.

Nous sommes au lieu dit des 4 Routes (ou plutôt des 4 roots) : là où se rejoignent les chemins de la Soul, du R'n'B, du Hip-Hop, et des petites lignes de guitare et claviers qui pourraient venir de chez Blue Note. Oui, il y a de l'acid-jazzification suer ces 11 excellentes pistes qui composent l'album que vous vous devez d'écouter.
Parlons de l'auteur maintenant : il s'agit de Slakah The Beatchild. Concernant son nom, j'ose espérer que "beatchild" est à entendre comme "enfant du beat" et non comme "enfant battu"... Auquel cas cela ternirait beaucoup le grand plaisir que l'écoute de "Something Forever" procure à celui qui s'y soumet... Et s'y soumettra encore... et encore, d'ailleurs.
Aussi, ce prénom,"Slakah", sonne comme un son de percu' : sla-kah ! et le Beatchild qui suit coule alors merveilleusement, tout comme sa musique, ses rythmes, ses mélodies, ses accompagnements. Il y a ici une belle production, au service de vos 6 sens. Si, si : les 6 sens seront tôt ou tard sollicités.
Dans la qualité et les racines de cet album, je ne peux m'empêcher de penser à Pharrell Williams et les heureux mariages dont il est capable. Et dans certains sons, après avoir évoqué Benson et sa Gibson, le spectre de Marvin Gaye imprègne tant de pistes.

Bon, les références : ça c'est fait. Maintenant regardons le résultat :

Slakah The BeatChild évite cette fois-ci la gluante soupe du Arènebi, et verse avec brio (avec qui ?) dans la vibe et le groove du R'n'B (prononcez Ritmèneblouse). Et la nuance entre le Arènebi et le R'n'B est tout comme mon neveu : elle est majeure. C'est la raison pour laquelle j'indique que Slakah évite CETTE FOIS-CI, car il a malheureusement prouvé qu'il peut faire de l'industrielle soupe aux hormones.

Un dernier point maintenant. Sur le morceau "this Beautiful Feeling" apparaît un certain Ebrahim. C'est un gars qui a un formidable sens du groove, du mix (il sait tellement bien se servir d'un sampler !), et a de surcroît une voix bourrée d'émotions. 
Voici plus bas une video de Ebrahim. Il est chez lui, il y a quelques années déjà. Ça vous en bouchera un coin, et vous incitera à bouger.

Je résume mes propos : cet album, c'est du cochon : tout y est bon, excellent, délicieux, et foncièrement (est-ce le bon adverbe ?) remuant.

Cinq étoiles s'imposent à nos oreilles.

Enjoy et re-enjoy.

Peace & B Wild.

... et maintenant, Ebrahim revisitant les Fugees  Enjoy...


vendredi 12 août 2011

Que la Force soit avec toi.

Je vais être honnête : quand j'ai vu la pochette, j'ai dit non. Parce ce que je ne sais plus où j'habite : d'abord, le bonhomme a un nom tout droit sorti de star wars. Ensuite ce même bonhomme porte la barbe et le cheveu longs et hirsutes, à la manière du regrété John Lennon, période Yoko à donf, costard blanc (quand il n'est pas à poil au pieux, et c'est rien que du copiage.

Vous m'accorderez mon incompréhension en lisant son nom : Bing Ji Ling, puis en regardant l'artwork de l'alboume, et un rappel sur Lennon : 

Nous sommes d'accord, hein ?

Bon. Mais que nous cache notre chevalier Jedi sur son album Shadow to Shine?

Je vous le donne en mille : un incroyable groove ! Ce bonhomme a la tronche de celui qui va faire du rivaillevol de Lennon... Et bah non ! Il nous téléporte sur la vibe Rythm'n'Blues des 60's. Toute cette musique est blindée d'insouciance bienheureuse, de musicalité, de variations, de groove encore, de han, de ho, de ha, de hi, en prenant bien soin d'expirer chancun des h.Il est d'ailleurs aidé des membres du Sharon Stone & the Dap Kings évoqué sur ce blog, puisqu'ils firent la première partie du concert de Prince du 30 juin au SdF.

Jin kong li (tiens ! C'est plus un jedi : c'est un sud-coréen !), ou Jong-Li-Llu... Je ne sais plus. Au moment que j'écris, j'ai ses décibels pluggés dans les ouïes, et c'est ce qui est le plus important. Ce mec va vous transporter, vous faire bouger, vous donner le groove, la vibe, et le uh ! on the one...!

Outre ce monde onomatopéique, je vous propose de savourer les merveilleuses pistes de cet album. C'est bon pour l'été. Si.Voici un échantillon sonore :


Enjoy,

Peace & B wild

mardi 28 juin 2011

Pour bien se mettre en jambes avant jeudi soir.

Ça y est, c'est officiel depuis hier sur le site du Stade de France : la première partie de l'unique concert de Prince sera Sharon Jones and the Dap-Kings.

Attention : c'est « Jones », pas « Stone ». Elles n'ont finalement que deux points communs : leur prénom, et leur génération, puisque Stone est de 1958, et Jones est de '56… ou '58 selon les sources (!).

Pour le reste, Sharon Jones est une black, format "en formes", avec une voix et une énergie puissantes. Le côté déroutant avec Sharon Jones, équipée de ses Dap-Kings, c'est que lorsque vous écoutez ses albums, même le dernier qui date d'avril 2010 – I Learned the Hard Way – on a l'impression qu'il furent enregistrés à l'époque de ses 15 ans… C'est un rythm'n'blues + soul des années '60, celui qui était invité sur la scène de l'Appolo à New York quand James Brown était le produit d'appel pour faire découvrir des nouveaux talents, ces shows s'appelaient simplement «James Brown presents…». Tiens d'ailleurs, Sharon et James sont tous les deux nés à Augusta, CA.

Cette dame rattrape donc le temps perdu, puisqu'elle n'a débuté sa carrière de chanteuse qu'à 40 ans, en '96. Avant cela, elle menait une vie paisible et normale de gardienne de prison et de convoyeur de fonds… Le début du succès est marqué par son premier album en 2002, et elle en est donc à son 4ème opus. Cette sonorité des années '60 n'est donc pas usurpée, puisqu'elle y a baigné depuis sa naissance. Elle aura juste mis le temps à se décider, mais, croyez-moi, il n'était pas trop tard pour elle ou pour nous, car sa musique est un pur délice, réellement vintage. Les cuivres, et les choeurs ponctuent et habillent les compositions, la batterie y est discrète, la guitare y est non agressive, et surtout, il y a cette majestueuse impression d'entendre des lives et non des albums studio, et c'est la raison pour laquelle j'évoquais les «James Brown Present shows".

En écoutant Sharon Jones & the Dap-Kings, vous passerez en pellicule Noir & Blanc, et c'est tant mieux : ça renforce si bien les contrastes.

Le fait d'avoir une Sharon Jones en première partie de Prince jeudi prochain est loin d'être une ineptie : tout en ayant créé son Minneapolis Sound, et en l'ayant fait évoluer au fil des ans et des décennies, il n'a jamais oublié les racines dans lesquelles sa musique puise ses oligo-éléments, et encore moins les musiciens qui en sont dignes.

Jeudi soir, au Stade de France, sera donc forcément une excellente, une exceptionnelle soirée.

Alors, Enjoy ! Peace & B wild !

lundi 27 juin 2011

Un train peut presque en cacher un autre.

Voilà quelques semaines, les mondes de la Soul, de la poésie, du combat, et de la musique-qui-fait-vibrer étaient endeuillés par le départ, trop tôt forcément, de Gil Scott-Heron. Prononcez "guile", s'il vous plait.

Toutefois, et dans un genre qui ne peut être que différent (car la musique de Gil est à part...) il nous reste une "presque homonymie", Jill Scott, avec un fantastique album tout chaud. Vous prendrez soin de prononcer "djile", s'il vous plait encore.
L'album de cette chanteuse est fait avec de véritables morceaux de musique dedans, Jill vagabonde allègrement sur un nombre incroyable de racines, toutes profondément ancrées dans des sols fertiles. Parmi ces sols ( la si do...) et au fil des morceaux, il y a ceux de la soul, du disco-des-early-years, du jazz, du Hip-Hop... Et même ce que je targue de Arènebi, mais du bon, du "qui fait bouger le bassin d'avant en arrière et inversement à l'infini"...

D'entrée, la première piste donne le ton avec un rythme emprunté (et non samplé) au patrimoine mondial de la good vibe : "Blessed" est délicieusement calé sur le "what's Going On" de Marvin Gaye : ça donne le ton, ça installe une ambiance, un esprit, et une somptuosité qui se rencontreront tout au long des 17 pistes de l'album - si vous optez pour la version Deluxe. Et bizarrement, ce n'est d'ailleurs qu'en prenant cette version que vous pourrez découvrir le morceau qui donne son titre à l'album : "The Light Of The Sun".
C'est bien simple, il n'y a rien à délaisser ici, et encore moins à jeter. Tout y est bon, excellent. Quand la mélodie peut être jugée par trop sirupeuse, vous êtes alors emporté par la voix de Jill (Here My Call) : un véritable tapis volant...
Pour ceux qui veulent faire des progrès en anglais, sachez que Jill Scott a une façon de chanter qui est d'une clarté incroyable. Même pas besoin de sous-titre. 

Je dois l'avouer, mon onglet "Best du mois" bouge avec cette nouvelle sortie... Je vais être obligé, à seulement 3 jours de la clôture du scrutin de juin, d'établir un constat d'ex-aequo entre Applause et Jill Scott. Tant mieux : ça vous fait un double plaisir car les genres sont bien différents.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 20 juin 2011

Big Band

On ne sais plus si c'est du funk, de la Soul, du Rythm'n'Blues ou du hip-hop... ça tourne, ça tournoie, ça bouge, c'est gavé de rythme, et une section cuivre hyper présente accompagne la fête.
P-Funking Band est un vrai big band qui a pour mission de vous donner la bougeotte. À les écouter, et à en observer l'artwork de l'album, ils sont aussi nombreux que la troupe d'Earth Wind & Fire à sa belle époque. Pour rappel ou info, ces démangeurs de jambes et de bassin que sont EW&F débarquaient en bande, jusqu'à 17 gugusses sur le plateau, pour délivrer de belles heures de plaisir, de danse, de groove, et de réelles performances pour chacun des membres... et autres contributeurs d'une tournée.
P-Funking Band porte donc bien son nom, et le son général de cet album - "1D22", si ! si ! c'est son nom - vous place au premier rang en studio d'enregistrement, et vous êtes du bon côté de la vitre encore une fois : avec eux. Il est à noter que le studio dans lequel vous vous trouvez a de fortes chances d'être situé en banlieue nord de Rome, puisque, comme leur nom ne l'indique pas, ils sont ritals. Et là, je repense à un "artiste" qui avait pondu dans les années '90 un tube de l'été, paneuropéen, le morceau était intitulé "Children", lartiste était un certain "Robert Miles" : un pseudo génial, puisque le bonhomme s'appellait en fait "Roberto Milano", ce qui est carrément moins vendeur à l'international, sauf dans le foot peut-être.


Double appel.... Ne quittez pas. Clic !
Allo, oui... Quoi ? Comment ? Mais, les p'tits gars, faites gaffe : Il y a des moments où votre son verse un peu dans la musique de cirque, ou la Bandas de Tribune Nord un soir de Finale du Top 14. Un poil plus carré dans l'art du mixage eût été louable, si je puis m'exprimer ainsi... même si le son "big-band" à la sauce funk&soul fait vraiment plaisir... enfin, j'me comprends. Allez, je suis en ligne avec mes si nombreux lecteurs, tcho ! Clic.


Je reprends donc la ligne avec vous, mes amis.

Dans les plus beaux moments de cet album, c'est bien simple : on se retrouve en pleine série policière US des '70... Et là, je revois Karl Malden avec son pif en forme de pomme de terre tranchée en son milieu, et le petit jeune, Michael Douglas. Les Rues de San Francisco... Voilà, c'est ça : le P-Funking Band vous renvoie au milieu de ces années-là, avec leurs sonorités brutes de fonderies. A vous de juger si elles le sont trop ou pas...
Vous recommanderais-je alors cet album ? La réponse est oui ! Écoutez-le, il donne envie de voir les 17 gugusses de P-Funking Band sur scène.
Heu... pour le nez de Karl Malden, c'est peut-être très perso, mais j'en ai vraiment une image E-NORME ! Je n'ai pas pu me retenir.

Allez, enjoy,

Peace & B wild.