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lundi 9 décembre 2013

Du bon vent dans les oreilles

C'est une musique alternative. Ici, cela veut dire qu'il est difficile de trouver le bon tiroir pour l'y ranger. Il faut la décortiquer pour mettre chacun de ses petits bouts dans son rangement adéquat.

Chassol sur les 13 morceaux de Ultrascore est un bel enchantement composé d'électro , de pop, de rock, de jazz, de world (et dieu sait que je ne suis pas fan de world music...), parfois de rythme disco, de mélodies chantées... l'electro n'empêche pas la présence marquée de vrais instruments avec de véritables morceaux de talent dedans, tant dans la composition que dans l'interprétation, les arrangements, les doux mélanges,  même la Marseillaise qui nous est jouée au piston, très joliment accompagnée. Une version qui vaut le détour malgré un titre qui n'a pourtant rien à voir : "Cagole Swag".
Mais il y a les 12 autres morceaux, étonnants, surprenants, relaxants, transportants.

Il faut dire que Christophe Chassol a de la bouteille, 16 ans de conservatoire, le Berklee College of Music de Boston, des collaborations avec Phoenix, Sébastien Tellier... et de nombreuses compositions pour des films, la téloche et autres pubs. Cet album est en fait un - déjà - best of, qui suit un précédent album (oui, je sais, c'est idiot d'écrire ça...) ayant été travaillé à la suite d'un voyage en inde, Indiamore et on retrouve sur Ultrascore quelques snapshots d'Inde.

Donc, oui. Je vous conseille cette petite merveille qui change de tout ce que vous avez pu entendre et écouter depuis des décennies.  Alors, allez-y. Foncez-y. Des enfants vous y invitent de-ci, de-là.

Enjoy.
Peace & B Wild.

lundi 6 mai 2013

Calmons-nous


Daughter. Je ne vous parle pas de ma fille, loin de là. Je vous parle d'une formation outre-manchoise qui gagne à être connue, ne serait-ce que pour la splendide reprise de Get Lucky qu'ils ont eu le bon goût de performer en live dans les studios de la BBC, il y a deux semaines de cela. Nous avons vraiment de la chance.
Les amoureux du label 4AD retrouveront leurs marques car ils se sentiront si bien avec une version faite de violence contenue par la volupté, et profondément orchestrée par :
- une lourde basse vibrant joliment, 
- des balais qui viennent taquiner subtilement les peaux, 
- une pédale de réverb' bien branchée à la guitare, 
-... et par une voix féminine qui

jeudi 31 janvier 2013

Garçon de bois

La french Touch continue de frapper. Oui. Ce sont ces beaux talents - connus et reconnus - que tout le monde s’arrache.
Le talent du jour sera un petit rémois de 29 ans qui répond au nom très franchouillard de Yohann Lemoine.
Bon d’accord, son nom d’artiste est beaucoup plus international puisqu’il signe sous le nom de Woodkid ;et est d’abord reconnu par les professionnels de la profession pour son talent de réalisateur de clips. Lana Del Rey (la molle coin-coin), Nolwenn Leroy (kenavo !), Moby (lette), The Shoes (essuyez vos pieds) et d’autres encore l’ont chopé. Mais c’est pour un clip rien que pour lui qu’il est en lice aux Grammy Awards 2013. Car monsieur se produit aussi en musique.

Certes, depuis deux ans, seulement 2 EP sont sortis. Mais quels EP ! Il y a eu en 2011 Iron, puis en 2012 Run Boy Run – c’est celui qui concoure aux Grammy awards. Iron, vous le connaissez : si vous avez vu le film publicitaire du jeu Assassin Creed Revelation, c’est tout simplement la musique qui l’accompagne. L’EP contient 3 autres morceaux aussi beaux que déroutants, et 2 magistraux remixes du morceau-titres. Je vous fait cadeau d’un de ces remix si vous cliquez ici ou là.

samedi 8 septembre 2012

Le chant des sirènes...

Antony Hegarty a encore sévi, accompagné de ses Johnsons, et de l'orchestre national du Danemark. Hopopop, la pirouette du jour : Hegarty et sa voix... Le Danemark...Copenhague... La petite sirène... Le titre de mon article...

Le titre de l'album est Cut the World. Il s'agit ici de revisiter quelques splendeurs du répertoire du trans-genre le plus incroyable qui soit. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, sachez simplement que Antony and the Johnson EST en soi un genre musical à part entière. Aussi, ce n'est pas toujours la fête, même si cette musique a de fortes chances d'inscrire un sourire larmoyant sur votre visage, à force d'émotions puissantes.
Ce "revisitage" de splendeurs, avec ce bel orchestre, est une perfection, un absolu qui magnifie encore plus les mélodies et l'envoutante voix d'Hegarty.

samedi 23 juin 2012

Vous dansez merveilleusement bien...


Je ne vais vous parler que d'un seul et unique morceau... que j'ai déjà évoqué au post précédent.

Extrait et quasi en ouverture de Composed de Jherek Bischoff, avec son orchestre et la voix suave et dingotte de David Byrne, j’insiste sur "Eyes".

Installez-vous : soit confortablement dans votre canapé, avec votre meilleur casque, en fermant les yeux, soit debout au centre d'une pièce que vous aurez pris soin d’éclaircir, de dégager car vous aurez besoin de place. Les plus nantis profiteront d'un plateau, avec 15 bons mètres séparant Cour et Jardin.

Maintenant, lancez la musique... vous allez accéder en 4 minutes au titre tant convoité de champion interstellaire de danse de salon.
Si vous êtes une femme, vous êtes accompagnée d'un homme à la plastique parfaite, il n'est pas ce qu'on appelle "gracieux" : il est totalement élégant, select et mondain, subtil et délicat, et terriblement affirmé. Il a l'intelligence de ne pas surjouer ses gestes et mouvements... En résumé : il est comme vous.

mercredi 20 juin 2012

Une fête du cinéma !

A toutes celles et ceux qui aiment, apprécient, adorent, s'envolent les yeux clos, esquissant un sourire à l'écoute de quelques musiques de films, ce post devrait vous intéresser.
Mais attention : quand je parle de musique de film, je n'évoque pas ces compilations plus ou moins bonnes - ou plus ou moins mauvaises - de différents morceaux vintage piqués ça et là par un illustrateur sonore bardé d'une belle culture musicale et d'un iTunes affichant plus de 600 000 morceaux. Non. Quand je parle de musique de film, je parle de ces merveilleuses compositions faites, créées, réalisées pour illustrer une seule et unique œuvre cinématographique. Parmi ces grands auteurs citons Ennio Morricone, John Williams, Michel Legrand, Ryuishi Sakamoto, Henry Mancini... et tous ceux qui savent donner tant de force à l'image par la musique. Et, pour ces grands auteurs, quand vous les écoutez sans l'image, les yeux se ferment afin de revoir le film, ou même afin d'en inventer votre propre version : vous voici réalisateur !
Aujourd'hui, la musique de Jherek Bischoff me fait ce même effet. Il faut dire que les violons y sont pour beaucoup. Le symphonique inspire l'envolée songeresse et rêveuse.
Sur les 9 trop courtes pistes de cet album, Bischoff nous trimballe dans des ambiances... car c'est ça, la musique de film : de l'ambiance. Ce qui n'exclut en rien le rythme, la modernité, et la puissance. Bien au contraire

jeudi 14 juin 2012

One Apple a day keeps the doctor away !

Faut-il qu'une artiste anglo-saxone ait subi un épouvantable traumatisme dans son enfance pour qu'elle ait un talent fou et déborde de créativité, d'émotion, de sensibilité ?
Dans la lignée délirante et brûlante de Tori Amos, voici Madame Pomme, madame Apple, Fiona Apple. Mon premier paragraphe fait référence à une même horreur vécue par ces deux créatrices : le viol. Ells se démarquent considérablement des productions actuelles, et ont, à mon sens, une puissance d'expression égale, chacune sur son registre exclusif.
Fiona Apple sort un incroyable album au titre dont même l'acronyme reste trop long, c'est là son seul défaut. Essayons l'acronyme : TIWIWTTDOTSAWCWSYMTRWED. C'est en effet un peu dur à mémoriser, à moins d'avoir un Mastère en mnémotechnique. J'arrête ici mes digressions pour parler sérieusement d'un album qui mérite qu'on l'écoute.

vendredi 8 juin 2012

Toi, l'Apatride, lève-toi !

Oh ! La belle bleue ! C'est en gros ce que l'on pourrait dire de cette musique si elle devait être perçue par les yeux : un vrai feu d'artifices, une suite d'explosions de sons, plaqués pour la plupart afin d'occuper l'intégralité du spectre auditif à tous les instants, mais attention : sans saturation.
Man Without Country, avec leur album Foe nous emportent en voyages. Un voyage temporel d'abord, au cœur des années 90 et du beau label 4AD. Nous sommes dans une veine nourrie d'alternatif, d'électronique, des basses sorties tout droit d'une new wave sombre... Le gothique flamboyant, mais avec quelques arcades romanes histoire d'apporter un peu de rigueur passéiste à ceux qui voudraient considérer que ces sons tiennent de la fioriture décorative. Les origines galloises du duo sont, de fait, pour beaucoup dans ces sonorités.

Ensuite, il y a un voyage qui sera… le vôtre. Fermant les yeux, accompagné ou non de volutes aussi décontractantes qu'illégales, vous embarquez à bord d'un vaisseau qui vous emmènera dans les contrées les plus reculées, vierges de tout regard, puisque c'est celui de votre âme qui se posera en premier dessus… (oui, je me lâche un peu...)

Man Without Country ressemble à un revival, un heureux revival, savamment mis à la sauce 2012, les technologies aidant, et un souci du détail ayant dirigé ce très beau travail.

Je vous le conseille, comme mon ami Fred me l'a conseillé (thanx mate!).

Et puis, comme c'est Noël, à 6 mois près, je vous colle 2 videos : "Puppets", extrait de l'album évoqué ici, et "All is Full Of Love", une belle cover du morceau de la trublione de Reykjavik, Björk. Cette reprise n'est pas dans l'album.

Enjoy. Peace & B wild !