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mardi 4 décembre 2012

La clope après le pinard.

Un peu plus d'un an après la disparition de Amy Winehouse, un son se fait entendre à la porte du revival soul : "knock knock !". Je me lève pour ouvrir, et une belle femme se présente.
Un prénom qui pue les ringardises des années 80/90... Kendra Morris. Je ne sais pas si elle est la fille de Philip, en tout cas, si elle fume, cela donne à sa voix un grain et une puissance bien agréables à l'écoute.
Dans la juste lignée de la regrettée Amy, Kendra chante, et plutôt très bien. Le genre et le son sont toutefois moins vintage que ceux d'Amy. Ils. sont plus inscrits dans notre époque, moins nostalgiques. En gros, Kendra Morris a su garder le meilleur pour le mettre à ma sauce du jour.
C'est bon, c'est excellent. J'ajoute une production très bien ficelée - vous me direz, pour s'attaquer â du vintage, il vaut mieux être bien entouré, le cas non-échéant ferait inéluctablement tomber le produit fini sous les impitoyables pilons de la ringardise absolue.
De bons moments se profilent ici pour vous sur cet album, Banshee
Il y a un an, juste avant Noël, les ayants-droit de Amy nous sortaient quelques "rarities", certes excellentes, mais trop marketées "cadeau de Noël"... cette année, et afin de bien commencer l'année dans une même veine musicale, je vous propose de faire plaisir à un(e) proche et à vous-même en offrant cet album qui, outre l'inénarrable "plaisir d'offrir, joie de recevoir" apportera le si grand bonheur de découvrir et de partager. L'amour est fait de pas mal de ça...
Allez : enjoy !
Et puis hop ! Peace & B Wild, always.

mercredi 31 août 2011

Une Emeraude, bien verte !

Si vous avez été un utilisateur de Deezer au temps de l'écoute gratuite REELLEMENT illimitée, certes avec de la pub, à la première note vous reconnaîtrez Caro Emerald. Forcément.

C'est du son oldies-but-goodies remis à la sauce 2011, et dans le genre, ce n'est pas mal du tout.
Parlons du titre de l'album, car il mérite que nous nous y attardions sur 2 registres :
  • Tout d'abord, sa longueur. On dirait presque une phrase du Kurx : pas vraiment courte, et plutôt totalement longue...
  • et le signifié : comme sur les bonus d'un DVD, l'artiste nous invite à découvrir ce qui n'e fut pas retenu dans la versions Grand Public : les scènes coupées.
Et voici donc ce beau titre : "Deleted scenes From the Cutting Room Floor".

C'est donc un chouia long pour un titre d'album et, concernant le registre 2 - les bonus du DVD - sachez que nous sommes ici à 124 317 années lumière du Director's Cut de la belle Kate Bush (évoqué sur ces mêmes pages, vous trouverez ce post en cliquant là... Ou en cherchant la Kate dans les libellés, là, à droite de la fenêtre texte, en faisant scroll down...).

Mais revenons à Caro Emerald qui mérite tout de même un détour, car il y a de la pêche magnifiée par une très bonne prod, sachant ajouter ça et là des sonorités vieillotes, mélangées aux sons et technologies du jour, et le tout avec un goût : le bon ! Celui qui donne envie de bouger, de remuer, de tanguer, de bougeotter, de remuationner le corps... Avec le visage affichant une banane allant de lä jusque là. Oui, Caro Emerald donne le sourire.

Alors écoutez, profitez, amusez-vous : c'est la rentrée ! Et puis, après, nous verrons bien de quoi Caro est capable en second souffle, car je crains que le style s'essouffle, au contraire du joli tango bandonéonique de Gotan Project.


Enjoy,

Peace and B Wild.

vendredi 12 août 2011

Que la Force soit avec toi.

Je vais être honnête : quand j'ai vu la pochette, j'ai dit non. Parce ce que je ne sais plus où j'habite : d'abord, le bonhomme a un nom tout droit sorti de star wars. Ensuite ce même bonhomme porte la barbe et le cheveu longs et hirsutes, à la manière du regrété John Lennon, période Yoko à donf, costard blanc (quand il n'est pas à poil au pieux, et c'est rien que du copiage.

Vous m'accorderez mon incompréhension en lisant son nom : Bing Ji Ling, puis en regardant l'artwork de l'alboume, et un rappel sur Lennon : 

Nous sommes d'accord, hein ?

Bon. Mais que nous cache notre chevalier Jedi sur son album Shadow to Shine?

Je vous le donne en mille : un incroyable groove ! Ce bonhomme a la tronche de celui qui va faire du rivaillevol de Lennon... Et bah non ! Il nous téléporte sur la vibe Rythm'n'Blues des 60's. Toute cette musique est blindée d'insouciance bienheureuse, de musicalité, de variations, de groove encore, de han, de ho, de ha, de hi, en prenant bien soin d'expirer chancun des h.Il est d'ailleurs aidé des membres du Sharon Stone & the Dap Kings évoqué sur ce blog, puisqu'ils firent la première partie du concert de Prince du 30 juin au SdF.

Jin kong li (tiens ! C'est plus un jedi : c'est un sud-coréen !), ou Jong-Li-Llu... Je ne sais plus. Au moment que j'écris, j'ai ses décibels pluggés dans les ouïes, et c'est ce qui est le plus important. Ce mec va vous transporter, vous faire bouger, vous donner le groove, la vibe, et le uh ! on the one...!

Outre ce monde onomatopéique, je vous propose de savourer les merveilleuses pistes de cet album. C'est bon pour l'été. Si.Voici un échantillon sonore :


Enjoy,

Peace & B wild

vendredi 5 août 2011

Du revival... version excellent disco.

"Get Down with the Philly Sound" n'est malheureusement qu'un EP. Il ravira au moins les plus de 40 ans, et les moins de 40 si affinité, en vous plongeant dans une somptueuse fièvre du samedi soir.
Cet EP nous est présenté par Dimitri From Paris, et est à base de Philly Devotion (ah !... Si Philly m'était conté !)(Désolé...) qui n'a rien à voir avec les majestueux B Devotion qui endiscofièrent notre Sheila nationale, ce son est - oui - disco tout plein, gavé de violons, de guitare imperturbablement branchée sur la pédale wawa, du congas, du clap-clap participatif, du Hammond car c'est meilleur quand l'orgue est doux, et des chœurs ultra mélodieux qui répondent à une belle voix bien souvent poussée en falsetto... Les music Lovers noterons une reprise - splendide dans son genre - de "Do it again". J'évoque ici le Do It Again de Steely Dan (1972), pas celui de Gerschwin qui fut multi-interprété par les statues du Jazz telles que Sarah Vaughan (merci de prononcer "vône"),  Judy Garland, Ertha Kitt (Grrrrrrrrrrrrr), Marilyn (ze one and only)... Ici, la reprise est signée Charles Mann :


Oui, ces 5 pistes sont un pur plaisir ! A les écouter, l'envie naît de filer chez Tati pour s'acheter l'équipement total car - si si - l'habit fait le Mister Hyde :
  • - pour vous Messieurs, pas besoin de verser dans la tarte à la crème du déguisement de Travolta car, si les coupes sont à conserver, les couleurs et matières feront la différence : un costard 3 pièces dont la teinte ira du beigeasse au marron-mal-glacé, coupe ultra cintrée bien sûr, la chemise à col pelle-à-tarte en satiné bleu ciel se marira merveilleusement avec la cravate en laine au tartan marronnasse (vous la choisirez large, la cravate). Les bottines seront obligatoirement à talonettes et zippées. Les plus nantis pourront peut-être retrouver tout cela en Renoma vintage-collector.
  • - les Girls essayeront de dégotter, toujours chez Tati, une robe fluette en nylon-pur-souche, couleur unie toujours dans des tons pastel (jaunasse, verdatre, bleuasse, rouge-mal-baiser), à ce sujet, je conseille de prendre en référence des modèles dont vous pourrez glaner les photos en googlisant "prom party" ; la chaussure sera de la sandalette à talon haut (9cm mini...). Attention mesdames et mesdemoiselles, préalablement à votre apparition sur le Dancefloor, vous aurez pris en compte les 76 minutes minimum pour l'obligatoire brushing, et les 3 bombes d'Elnett pour que ça reste en place. Parce que vous le valez bien et, aussi, parce que j'aime bien le veau (copyright Antoine Sahler).
Revenons sur le Dancefloor : Get down to the Philysound est de la musique qui se danse avec de majestueux mouvements ; pour les garçons, il faut garder le sourire : on sait qu'on est hyper ringard, et on en est tellement fier !
    Pour les filles il sera convenu d'afficher, aussi, un sourire au format "banane-ultra-bright" tout au long de la danse... sans jamais montrer un quelconque signe d'essoufflement. Vous n'oublierez pas de forcer sur le Narta, car la danseuse-sur-phily-sound a les bras écartés 89,76% du temps.

    Voilà pour l'apparât. Cet EP semble être exhumé d'un cimetière où reposent en paix des bagnoles sorties des bonnes séries policières. Parmi elles, une Buick en fin de 7ème main, large, plate et longue, couleur bronze-cabossé, chromes piqués par le temps, sellerie blanc-cassé éventrée en 100% bébé skaï, et un capot qui cache un V8 au ronfflement lent et sourd... réduit au silence depuis 32 ans du fait d'une étanchéité rongée qui a laissée se former 2 bons millimetres de corrosion dans les 4 litres 1/2 de cylindrée.

    Oui, tout a donc une fin. Sauf la musique ! Et celle de cet EP respire l'insouciance forcée, à une époque durant laquelle il fallait se persuader que le changement de la société, malgré ses ravages, était une incroyable opportunité de réussite sociale...
    C'est marrant à quel point l'histoire se répète...
    Alors, il ne reste qu'un conseil à vous donner sur ces 5 pistes :

    Enjoy ! Yes ! Enjoy !

    Peace & B wild

    jeudi 4 août 2011

    Back to the future.

    Pour tous ceux, amoureux de la fonque, qui ont vibré sur le doux son du vocoder de Roger Troutman et de son groupe Zapp, voici un heureux revival, ça s'appelle Redinho, et le morceau est Edge Off.

    Tout y est. On se croirait un soir de 1982... Le rythme gras est servi avec une sauce allégée, celle de la voix vocodée... Mais pas à la manière des horribles fausses transformations que les récentes productions de arènebi nous servent depuis quelques années, reprenant ainsi l'épouvantable son du new raï qui n'est que du masquage de mauvaise voix et donc de mauvaise foi...

    Donc, ici, ça fait rêver ! Hé bah oui ! Je le crie haut et fort, les voix vocodées d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'elles étaient (Vous l'entendez le discours hyper subjectif du pappy réac !? Mais j'assume !).

    Bon après "manger bouger", voici "danser bouger draguer". C'est tout ce qui ressort de ce si bon son.

    Youtube nous propose le son. C'est le principal.



    Enjoy

    Peace & B wild.

    mardi 12 avril 2011

    Vive le Revival !

    Nous l'avons vu, le revival de la Soul 70 n'a pas que du bon, et même du médiocre.
    Peut-être faut-il s'en tenir à des compil's alors ? Je vous l'avoue, si mon iTunes contient beaucoup de ces mixes à deux disques (le lounge, le dance floor), ces compil's ne concentrent pas que de l'ultra-bon...
    Puisque j'évoque ces compil's', j'aimerais toutefois rendre hommage à Monsieur Claude Challes qui, à ma connaissance, inventa la "compil' d'endroit", en ouvrant le bal avec la première compil' des Bains dans les années 90's : si vous l'avez en CD, gardez-là ! C'est un témoin de la véritable exploitation d'un nouveau media dans la communication des Marques.
    Je garde un souvenir marquant de Claude Challe : interviewé par Ardisson lors de l'entracte du concert Lovesexy live de Prince, retransmis en direct à la télévision française : le grand habitué des Bains interrogeait le DJ des Bains au sujet d'un petit bonhomme qui était aussi un habitué des Bains, mais parfois sur la petite scène... Ce concert était un grand moment de télévision, malheureusement jamais retranscrit en DVD.... Why ?
    Revenons à notre sujet : aujourd'hui, je vous propose un double challenge :
    1 - une bonne compil',
    2 - sur le genre "Soul 70's revival"
    Pas évident... Et finalement évident par les temps qui courent, puisque les 12 derniers mois affichent une montagne de productions sur ce filon si porteur. Mais bon, la compil' que je vous propose ne date pas d'hier, puisqu'elle est sortie en mai 2010. Soyons encore plus précis puisqu'il s'agit de Soul Funk : l'esprit de James Brown plane partout, du Maceo Parker est vaporisé de-ci, de-là... C'est le règne du "move yo butt". Oui, ça donne envie de bouger les fesses sous des rythmes diablement mesurés, afin d'insuffler DES envies.
    Allez, je lâche le morceau, je vais vous dire de quoi il s'agit : Cette compil' s'appelle Tru Thoughts Funk et elle vous donnera une furieuse envie de remuer. Le son est saturé "juste-comme-il-faut". Nous y retrouvons Beta Hector, très récemment évoqués. Si vous avez des jeunes quinqua/sexagénaires dans votre entourage qui furent précurseurs en leur temps en adorant ce son, je pense que vous pourrez leur faire croire que cet album date de leur temps.
    Nous sommes très loin des compil's de bars, boites et autres hôtels qui deviennent parfois vieillissantes dans leur concept même, n'en déplaise à leur génial initiateur, M. Claude Challe.
    Je vais y aller fort sur la subjectivité : tout est bon dans cette compil'. Allez-y ! Yes !... Non : ooooh yeah ! C'm'on babes !

    Oui, oui... Enjoy...

    Et surtout : Peace & B wild.

    samedi 9 avril 2011

    Woooh ! V'lá du bon, du gras.

    Ce qui donne du goût en cuisson, on le sait, c'est le gras.

    Ici, c'est pareil. Ce ne sont que deux petits morceaux :
    Le groupe, c'est Beta Hector, avec la réunion de 2 morceaux qui sont un assemblage réussi, moderne et vintage.
    Je commence par le deuxième, Trippin', qui porte bien son nom celui-là. Un rythme presque lent, mais lourd, gras (cf le titre de l'article), chaud, bouillant. Du jus de blackattitude. Et, comme c'est dans l'air du temps, des petits craquements vintage qui vous immergeront en pleine Blaxploitation.

    Je vous rassure, le premier morceau - Payback - est lui aussi dans cette blackattidude à la coupe afro. Diablement rythmé, et furieux dans l'expression.

    Pour le trouver en ligne, ou le reconstituer, cet EP s'appelle "Payback / Trippin". C'est bon. C'est bien, c'est recommandé.

    Et puisque nous en sommes à découvrir Beta Hector, je vous conseille  d'écouter l'album sorti dans lequel ces deux morceaux sont intégrés, une compil, Tru Thought Funk. C'est déjà ancien (il y a bientôt un an, en mai 2010), c'est du funk et de belles variations jazziques qui déménage, qui donne envie de bouger le corps.  Au niveau funk, ça pourrait être un hommage à James Brown.

    Enjoy.

    Peace & B wild.

    lundi 4 avril 2011

    Ne soyez pas maso : allez sur le Saadiq 2.0

    Raphael Saadiq donne le ton d'emblée en ouverture de ce 2ème album.
    Après avoir ouvert la brêche du revival du black sound des 60's' en deux ans, il nous fait passer dans les 70's. Mais les early 70's. La course á la séduction est terminée. Maintenant, on s'affirme. À la limite, on politise. Mais c'est excellent.

    Saadiq emprunte un beau chemin. Il suit l'histoire de la musique, et du son qu'elle a su donner.


    Ici, nous sommes à cette belle époque où l'on va défaire la cravate, on est à 2 doigts de la troquer pour une écharpe tricotée-main par Tante Bidule. Le consensus bien élevé n'est plus : on s'exprime.

    Saadiq nous emmène dans un beau voyage, sa trajectoire est hyper interessante. Je me rends compte qu'il s'adapte avec une incroyable aisance aux sons et ambiances de ses albums.

    Le prochain album sera-t-il Blacksploitation ? Et donc, s'en suivront-elles de multiples productions suiveuses ?

    Pour moi, Saadiq nous a refait, en 2 albums-résumés, un excellent début de la musique Black, en démarrant au 1er janvier 1960. Qu'il continue ! Ses "Que sais-je" sont des délices, et bourrés de références.

    Et n'en déplaise aux détracteurs qui hurleront à la machinerie Marketing : oui, il y a des marketers, je pense, derrière tout ça. Mais cette redite d'une toute petite partie de l'histoire de la musique populaire me plaît.

    Et, je le souhaite et le pense, vous plaira aussi.

    Enjoy.

    Peace & B wild.

    Une 'tite soirée à deux ?

    ... Oui, si vous avez un plan pour un de ces soirs, j'ai un album qui pourrait bien faire l'affaire. En 2010, "A Strange Arrangement" de Mayer Hawthorne est passé inaperçu. C'est fâcheux, car ce garçon chante bien. Si, si.


    C'est une de ces très nombreuses productions qui nous font ce Atlanta Revival Sound, celui des 60's. Sauf que d'habitude, ce sont des blacks (Ben l'Oncle Soul est notre exemple frenchy) qui oeuvrent et font (bien) semblant... mais ici, c'est un white-de-chez-white qui s'y colle, et c'est peut-être la raison qui l'a évincé des classements... Pourtant, il chausse ses lunettes oldies, but goodies. Les mêmes que celles de Costello.


    Très agréable à l'écoute. Non, pas agréable : il est confortable, cet album. "Mets toi à l'aise, Caroline (ou Alexandre), pendant que je te sers un verre", une température de 22 degrés sera appropriée... N'en faites pas trop. Ça viendra tout seul.

    Mayer Hawthorne (impossible nom...) Fait gentiment remonter le temps, et nous aide à penser, le temps d'un album, que tout va bien en ce bas monde. D'ailleurs, on n'y pense plus, à ce bas monde, puisqu'il n'y a plus que vous deux et c'est, il est vrai, l'essentiel. Mayer est là pour vous y aider.

    De belles chansons, de bons morceaux, le son vintage, tout est là pour vous mettre de belles images dans la tête. La desuétude est bonne, parfois.

    Toutefois, il ne s'agit pas non plus d'un monument musical. C'est juste un conseil pour passer un bon moment.

    Enjoy.

    Peace & B wild.

    mercredi 2 février 2011

    Detroit is not dead.

    Charles Bradley. Inconnu au bataillon. Et on nous sort une galette qui renifle fort le parfum de la Motown : No Time For Dreaming.

    Oh ! Qu'il est à la mode ce son ! Combien d'albums (tiens, d'ailleurs, devrait-on dire "alba" ? Bah oui : un maximum/des maxima, un medium/des media...) sortent depuis près d'un an avec cet esprit des sixtizes blaques ?
    Tous ces interprètes, Ben l'oncle Soul en première ligne française, nous ramènent "au bon vieux temps" grâce au marketing de studio.
    Un temps où il faisait bon vivre. Pas de crise. Pas de chômage, peu d'insécurité. Et puis ces petits noirs en tux' qui allaient encanailler la blanchitude avec des sons bien à eux. Ennivrants.

    Mais revenons à Charles Bradley, ça reste le sujet de cet article, non ? Dans la floppée de jeune Blacks de toutes origines, que seule la couleur de peau rassemble, qui font du vieux avec du neuf (allez, j'te rajoute du craquement pour faire "vieux vinyle), et certains ayant - oui - du talent, notre Charles se démarque carrément. Avec sa voix éraillée, il a su trouver un son, à mi-chemin entre Marvin, James et Curtis. Les cuivres, la belle rythmique, les morceaux finissant en fondu, laissant supposer que de bien plus longues versions existent... Un plaisir ! Là, on croirait entendre un bon disque d'époque. Pate d'èph orange, avec des morceaux de gravier incrustés dans l'étoffe à force d'avoir trop rampé jusqu'aux portes des prods. Mais il faut ajouter que, comme l'indique sa voix, Bradley n'est pas né de la dernière pluie radioactive ou acide. Donc il a vraiment dû ramper, le gars. Et des velours rappés, il doit en avoir une belle collec.

    Mais ici, cet homme est correct. Il se présente à nous avec un beau costard, bien coupé, pas rapiécé : du vrai vintage.

    Le meilleur morceau ? Étonnemment, et ce n'est pas pour dénigrer sa voix, mais la pépite de l'album s'appelle "Since our last Goodbye", c'est un instrumental toalement magique.

    Enjoy, Peace & B wild.

    lundi 24 janvier 2011

    Soul Zeppelin

    Medi, a priori canadien à en croire son mini-blog qui ne met en exergue que la sortie canadienne de sa galette, nous présente 12 morceaux bien faits, qui forment un album régulier, singulier, et qui, même s'il surfe sur une certaine tendance au revival, est très bien balancé.


    Mais il y a surtout sa voix... associée à son look. Les Quarantenaires et cinquantenaires vont s'y retrouver : le même grain, la même tessiture que Mr Robert Plant. Si, si. Je vous promets. Donc, imaginez Robert Plant poussant sa voix sur des rythmes plutôt funk : c'est là que l'originalité réside et préside.

    Bon, soyons honnetes, ça ne sera pas l'album de l'année.

    Enjoy.

    Peace & B wild