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mercredi 27 octobre 2021

Quand Janis Joplin mit le feu au Tom Jones Show - 1969

Bon... je regarde et regarde encore cette video postée par Diane (merci... merci encore !!!) et... Wwwooouuuu ! Je ne m'en remets toujours pas.

The Tom Jones Show, dans le Royaume Uni de 1969, c'était l'équivalent du Sacha Show chez nous un peu plus tard (parce que la Manche, c'était large à l'époque, et long à traverser).
C'etait donc un programme TV de variété, très bien fait pour plaire à une audience composée avant tout de "middle-age-and-over housewives" - les ménagères de plus de 35 en langage marketeux/pubard/médiateux - et avec des guests qui étaient là, avant tout, pour mettre en valeur le patron de l'émission - Jones au UK, Distel en France. Rappelons que Tom Jones, ce gallois à la voix puissante, a performé de beaux hits, tels que What's New Pussycat, ou It's Not Unusual (et son maintenant ancien revival avec Mars Attacks de Tim Burton). Et il s'est même permis un retour tardif en 1988 avec une reprise du Kiss de Prince, appuyé par la fine équipe de The Art of Noise - merci à Trevor Horn pour ce mélange... Trevor Horn, c'est un des deux gars de The Buggles (si, si... vous savez : Video Killed The Radio Stars en... 1978 !).

Mais je m'écarte du sujet... La différence entre Tom Jones et Sacha Distel dans leur statut de gendre idéal est que Tom respirait la testostérone à plein nez et à pleines oreilles, car chez lui, on peut parler de "bel organe", une virilité avec du poil dedans et autour, du sévèrement burné, de la poigne, mais... teeeeellement gentil ! Alors que Sacha, lui, était dans une attitude plus adaptée à une séduction "à la française" : plus gringalet, et avec une virilité faite de douceur, de savoir-vivre, et puis ce petit côté "quel bel homme" que Jack Lang aurait pu dire à son sujet.

Mais revenons précisément au Tom Jones Show. Puisqu'il s'agissait de mettre en valeur l'artiste-présentateur, soyons honnêtes, quand il y avait des hautes pointures internationales qui venaient y faire des duos, elles devaient un peu respecter le Boss, ne pas en faire trop pour lui laisser la part belle.
Et puis... et puis... ce soir là... vint Janis Joplin. Oui oui oui : Janis Joplin au Tom Jones show ! Deux genres, deux styles et donc deux publics en fait très différents, en tout cas au UK de l'époque. 
Dès le début du duo, la vapeur est ici inversée. C'est Janis la patronne. D'entrée, elle mène le jeu par la voix, déstabilisant un peu le mâle.
Puis, au moment du solo de saxo, Joplin se met à la danse... une danse dans laquelle elle emmène le soudainement-devenu "petit Tom" dans des circonvolutions du bassin - non !... d'un cul qui va se frotter contre le bas-ventre du Boss. Mais en régie, le réal' intervient pour switcher sur une caméra moins... problématique.
Il cadre les musiciens, et le saxo en priorité (c'est lui le maître du Band), laissant Janis faire son butt-job.
En fait, la libération sexuelle du Flower Power avait quand mëme quelques limites sur les ondes télévisuelles de la BBC. Là, ça tournait au Gode save the queen.
Je pense que ce soir là, Janis, qui n'aimait pas du tout les plateaux TV, avait du trouver sa force au fond d'une bonne bouteille pour ravir la vedette à ce point, et sans embage, car elle s'est littéralement lâchée. En faisant cela, elle tirait la langue a un establishment... tout en profitant largement de celui-ci car sur les ondes TV US, jamais cela n',aurait pu être émis. Elle a eu bien raison puisqu'elle a tout déchiré.

Enjoy ce sublime moment, sa musique, ses musiciens, ses chanteurs, ces danseurs fous en background et... profitez du son et, comme pour un chalet en Suisse (pour ceux qui connaissent cette blaque a deux balles...) : profitez de la vue !... et du son !

... Et... et... et... en cadeau bonus, plus bas, une vidéo qui a pas mal tourné sur le net. Nous sommes dans le métro de Francfort, car c'est bon, la saucisse. Heidi Joubert, que je n'ai pas l'honneur de connaître, fait un jam dans une rame. Le titre de la vidéo met l'emphase sur le voyageur qui va magnifiquement rentrer dans le jam... Mais, regardez la belle Heidi percussionner et... car elle est l'exacte reproduction de Janis dans le duo avec Tom Jones : aussi brûlante, et aussi... funk ! Et puis, histoire de boucler la boucle dans cet article, c'est encore une reprise de... de Prince : Kiss ! Nous n'en sortirons donc jamais ? #prince4ever !

Peace & B Wild


Jam in metro
https://youtu.be/2iOsUbBJ4nQ

lundi 24 septembre 2018

"Prince - Piano & A Microphone 1983" : en toute intimité.

#pitch :
Venez... Si, si, venez s'il vous plait. Suivez-moi. Nous ne serons que tous les deux. Rien que vous et moi. Ou presque.
Nous allons jusqu'en 1983, et jusqu'à Chanhassen dans la banlieue de Minneapolis, au n°9401 du Kiowa Trail. Il y a ici la maison dans laquelle Prince vit au calme depuis deux ans, au bord du lac Riley.
Rentrons dans la maison. Allez ! Suivez-moi, je vous dis ! Mais en silence. Restons au rez-de-chaussée parce que c'est là que le home studio a été monté. Prince en a déjà sorti la majeure partie des albums Controversy et 1999, ainsi que plein d'autres choses qui attendent de mûrir, d'être arrangées, ou réarrangées dans quelques semaines, quelques mois ou quelques années, pour lui, ou d'autres. A moins qu'elles ne soient simplement mises de côté pour toujours. C'est sa méthode.
Maintenant, chuuuut ! Il est là, assis au piano, avec juste un micro. Sans bruit, installons-nous auprès de lui - mais pas trop près, le bonhomme sait parfois être capricieux. 
Ça y est, il est prêt à jouer, avec toujours nous deux -  vous et moi - et son ingé-son pour seuls témoins, et il commence en interrogeant celui qui est à sa table de mixage, derrière la vitre "Is that my echo ?", et la session de travail commence...


#nofilter
... Chers amis, je fais cette petite mise en scène pour vous faire ressentir l'atmosphère, le concept pur de "Prince - Piano & A Microphone 1983", ce lunaire album sorti vendredi dernier, parce que celui-ci tient plus du documentaire que d'un quelconque album posthume, vous savez, ces albums gavés d'hyper-production, d'hyper-effets, hyper-arrangements, hyper-mixages pour essayer de faire des hyper-ventes. Nous sommes ici à l'opposé. Donc bravo au culot de Warner Brothers.
Lunaire et bravo, car c'est du #nofilter, du vrai. Cet album n'est que la simple retranscription, certes nettoyée au mieux, d'une session de travail enregistrée sur une simple K7 exhumée d'une boîte... d'où les quelques imperfections sonores et surtout le souffle de la bande qui s'accroche aux oreilles un peu comme un acouphène. C'est un instantané, un noir & blanc sonore, pas photoshopé.

#leaks
Prince a toujours enregistré tout ce qu'il faisait, créait, essayait, et a conservé cette gigantesque masse dans son coffre, "The Vault". Malgré ce "petit Fort Knox musical", ce Saint des Saints, la fameuse K7 a leaké, peu de temps après qu'elle ait été magnétisée par ce moment, satisfaisant ainsi l'appétit sans fin de la communauté des Fams (... oui : Prince n'aimait pas le mot "Fan", préférant la Famille au Fanatisme). 
Si le contenu de cet album n'est donc pas une surprise pour les fams, il est un véritable inédit pour beaucoup, et permet de découvrir la partie immergée de l'iceberg, tout ce qu'il y a derrière les hits et les frasques de Prince : s'il ne donne qu'un aperçu du bourreau de travail qu'il était pour lui-même et celles et ceux qui l'accompagnaient, il affiche clairement son incroyable maîtrise des styles et influences, le tout étant mû par sa sensibilité micro-électrique.
... Et vous allez les entendre, ces influences ! Il y a les évidentes - le funk, le rythm'n'blues, la soul... - et les moins évidentes (et pourtant omniprésentes dans tout ce que Prince a produit) - le gospel, le rock, le blues, le jazz, la folk, le classique...

Pour le fam que je suis, c'est un plaisir absolu qu'un tel enregistrement soit rendu officiel, permettant ainsi à tout-un-chacun de vivre cette situation de proximité, ce moment. Toutefois, égoîstement, j'aurais tellement préféré découvrir une autre K7, une autre session, totalement inconnue. D'autres leaks s'en occuperont alors...

En résumé, je ne peux que vous conseiller vivement de profiter de cette rare - voire unique - opportunité d'être durant 34 trop courtes minutes en toute intimité et discrétion auprès d'un artiste en plein travail : allez, suivez-moi, et sentez vos oreilles s'écarquiller à l'écoute de ce document. 


Enjoy. Peace And B Wild. Always.

Vidéo officielle de "Mary Don't You Weep",
inscrit à la BOF de BlacKkKlansman de Spike Lee



mardi 17 février 2015

Rock goût bulgare avec Adriano Celentano

Nous sommes en 1972, et Adriano Celentano poursuit une belle carrière en Ritalie. C'est un rockeux-varietoche un peu barré. Une sorte de johnny à la Milanaise, puisqu'il a été un des premiers à comprendre l'importance de la musique rock anglo-saxone en l'adaptant au rital.

Et puis, sur un gros délire, il se prend au jeu de cette musique anglo-saxone (plus anglo que saxone d'ailleurs) qui envahit les ondes de la RAI, et de toutes les radios bien-pensantes de l'Europe. Tout le monde écoute et chante des chansons... sans en comprendre un sans en comprendre un tratre un traitre mot. Mais en même temps, tout le monde s'accorde pour dire qu'il y a, avec la langue anglaise, beaucoup plus de flow... Alors, Adriano, tranquille, compose une chanson, sur un rythme endiablé et répétitif, tambourinant, mais pas en rital. Non. Pas en rosbif non plus. 
En yaourt ! Oui, que du yaourt, pas une parole qui puisse être comprise par une quelconque personne vivant sur cette terre, si ce n'est un "all right" audible.
Le titre vaut le détour, puisqu'il s'agit de (attention...) Prisencolinensinainciusol. Très gentiment, une des éditions du 45 tours vendu en France était un tuto pour bien prononcer/apprendre cet imprononçable mot.
Et puisque vous préférez comprendre ce que vous entendez et comme je suis gentil, je vous colle sous la video les... lyrics (en prononciation ritale) !!! 
Ajoutons que c'est grâce à ce yaourt qu'il a démarré un certain succès en France, ce morceau ayant aussi eu sa reconnaissance et ses ventes aux.... Etats-Unis !

Enjoy ce doux délire.

Peace &B Wild.


Voici donc une video sur Youtube, l'intro est longue, c'est à 1:38 que ça démarre. Alors, en lien externe, il y a aussi dailymotion qui va plus droit au but. avec un mix de différentes prestations télévisées.



Les Lyrics !! 
Mais attention, j'émets une réserve quant à cette retranscription qui me semble des plus hasardeuses dans sa sémantique.

Prisencolinensinainciusol
In de col men seivuan
prisencolinensinainciusol ol rait
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Trrr - ciak is e maind beghin de col
Bebi stei ye push yo oh
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uoit men in de colobos dai
Not s de seim laikiu de promisdin
Iu nau in trabol lovgiai ciu gen
In do camo not cius no bai for lov so
Op op giast cam lau ue cam lov ai
Oping tu stei laik cius go mo men
Iu bicos tue men cold dobrei goris
Oh sandei
Ai ai smai sesler
Eni els so co uil piso ai
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uel ai sint no ai giv de sint
Laik de cius nobodi oh gud taim lev feis go
Uis de seim et seim cius go no ben
Let de cius end kai for not de gai giast stei
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicidor
Ah es la bebi la dai big iour
Ai aismai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicodor
Ah es la bebi la dai big iour

jeudi 18 septembre 2014

My Name is James

Il s'appelle James. Non, pas Bond, car Sean Connery en a fait une trop belle, de connerie, à propos de l'indépendance de l'Ecosse il y a quelques jours, alors laissons le Commandeur Bond à ses malts à whisky, et Sir Sean à ses rêves de roi. S'il vous plaît.
Non, je vous parle de José James. Un petit New Yorkais incroyable. Chacun de ses albums est un concentré de musique savamment composée et interprétée avec un talent dingue.
 
Ici, l'album en question est While You Were Sleeping. C'est totalement bon : un mariage de blues, de rock, de folk, de sons électro... et le tout avec une belle touche jazzeuse : on n'est pas édité par Blue Note par hasard, et l'ami José commence à être bien reconnu sur la scène jazz par son approche contemporaine totalement innovante. Pour exemple, la batterie, tout au long des 12 pistes, avec à priori peu de Tom et de cymbales, affiche une maîtrise du contretemps, de la surprise rythmique tout en foisonnant de sons... en gros, ce batteur est un dieu.
J'ai hyper envie de vous parler de chacun des morceaux de cette splendeur, mais ce sera trop long. Je ne vais évoquer que deux pistes :
  • Le morceau-titre, While You Were Sleeping. C'est un pur bonheur. Il va vous apaiser, vous transporter. Ce morceau me madeleine-de-proustise deux bonheurs musicaux : Jo Hamilton - que j'évoquai par deux fois il y a plus de 3 ans (ici et là) dans ma Page Zik - et Pink Floyd, avec du Wish You Were Here et du Comfortably Numb. Donc du doux. Et avec plaisirs. Et je mets un "s", oui.
  • 4 Noble Truths : Jeff Buckley, ne sors pas de cette extase !! Tout est dit.
... et pour le reste de l'album : allez-y !! Foncez !! C'est magique, surprenant et, avant tout, hyper bien fait, orchestré, balancé. Et puis. il y a cette extraordinaire batterie...
Si j'étais en Keynote, il me faudrait maintenant dire "One more thing", et cette thing est d'importance : merci à mon Elisabeth de m'avoir fait découvrir ce grand bonheur.

Enjoy.
Peace & B Wild !

While You Were Sleeping :


4 Noble Truths


mardi 29 avril 2014

De calmes robots.

Damon Albarn.
Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas (?!) c'est un nom assez discret malgré la profusion des projets et les incroyables succès que ce génialissime musicien, chanteur et producteur a développé depuis 20 ans. Blur, c'est lui. Gorillaz, c''est lui aussi... Et tant d'autres collaborations, opéras, et concepts. Ce n'est pas un chercheur.  Il est un trouveur de sons, très bien emmené par sa voix qui m'a toujours fait penser à un doux mélange de celles de Ian Dury et d'Elvis. Enfin... je veux dire Costello, le british. Il y a d'ailleurs chez Albarn ce même esprit de recherche fructueuse que chez Costello, des expériences et, pour reprendre un terme à la mode, de l'expérientiel.

Pour la première fois, Damon Albarn nous propose un album solo. Si, si : c'est son premier ! Et quel album ! Certes, il ne vous poussera pas sur les dance-floors, nous sommes dans la profondeur, la volupté, le calme. Un certain luxe en quelque sorte, j'en veux pour preuve le sublime You & Me.
Everyday Robots et ces 12 merveilleuses pistes riches de variété et de subtilité transpirent la créativité british, trouvant le renouveau ailleurs que dans l'excès. Cela dit, s'il y a de l'excès ici, c'est sur la qualité.

En résumé, je ne peux que vous conseiller cet album. En attendant une présumée résurrection de Blur. En tout cas, c'est ce qui se dit...



Enjoy !

Peace & B Wild !


mardi 15 octobre 2013

Juste une journée presque parfaite

Aujourd'hui, encore, je vais vous parler de musique. D'une très belle musique.
1972. Un album phare. Coup sur coup, dans la même année, et deux ans après l'arrêt du Velvet Underground - certes aucunement commercial, mais diablement culte - Lou Reed sort donc deux albums. Celui de décembre est celui sur lequel je vais m'attarder : Transformer, et plus précisément la troisième piste, un morceau dont la suavité n'a pu être créée que par Lou Reed : Perfect Day.
Ecoutez-le plus bas. C'est un havre de repos, de calme, de douceur, de plaisir, de bonheur. Non, jamais je ne dirai "que du bonheur", car je n'aspire pas à être candidat à une quelconque émission de télé réalité à deux balles.
Et voilà, aujourd'hui, nous nous retrouvons 31 ans plus tard. Deux géants du commerce mondial commencent une guerre sans pitié, avec comme objectif de séduire l'une des cibles les plus exigeantes et les plus imperceptibles qui soient : les Gamers. Oui, la Grande Fight de Xbox contre Playstation a commencé. Les américains ont la ONE, (la Ouane), les japonais ont la 4 (la péhessecate).
Depuis le mois de février, la bataille a commencé, au rythme de dévoilements mondiaux plus ou moins bien amenés ou orchestrés. Xbox a pris un gros retard du fait d'une communication plutôt chaotique auprès de la communauté des Gamers. Sony, eux, n'ont quasiment rien dit. Ici, c'est comme un Président de la République : plus on vous voit et vous entend, plus la chute de la cote de popularité devient terrible...
Xbox, aujourd'hui, n'est pas au top de l'image, et pourtant, ils en ont fait, des communiqués correcteurs... en face, Sony n'a fait qu'égrainer quelques mots, quelques détails de photos, quelques vidéos... à chaque fois parfaites.

Aujourd'hui, Sony a mis en ligne un véritable chef d'oeuvre publicitaire. Un film d'une minute. Une merveille dans le positionnement, le concept, l'idée créative, la réalisation. Ce film est magique car il ne montre pas la console de jeux tant convoitée. Il ne montre pas non plus les images extraites des jeux, les fameux gameplays. Enfin, il montre encore moins des personnes jouant, la manette dans les mains. Non. Rien de tout cela.

Ce film montre très justement, et simplement, deux joueurs qui sont... DANS les jeux. Ils se fightent, au sein même de gameplays -  ma foi - assez violents, mais ils y prennent un plaisir doux, un doux plaisir baigné de calme. Et ces deux compères, alors qu'ils sont les deux acteurs principaux d'un véritable carnage, chantent. calmement. sereinement, "Perfect Day" de Lou Reed. Tout est dit, ou plutôt, communiqué. En une petite minute, le job est fait avec une maîtrise absolue, du grand art.

Je suis très bien placé pour le dire : la partie va être dure pour Xbox qui, pourtant, présente un produit au moins aussi parfait que son concurrent. Mais Xbox a un défaut majeur : son incroyablement mauvaise communication... Ce n'est pas la communauté des gamers qui me contredira.

Je vous laisse maintenant deux plaisirs : celui d'écouter la vraie version de Lou Reed, et celui de voir et d'écouter l'indéniable merveille publicitaire qu'est Playstation 4 Perfect Day.

Enjoy deux fois.

Mais toujours : Peace & B wild.


Lou est là :

et Sony est ici :




mercredi 15 mai 2013

Mémoires vives, au hasard.


Ça y est. Après un mois et demi de teasing éfreiné, Random Access Memories, nouvel opus de Daft Punk, est en écoute libre sur l'iTunestore, pour notre plus grand plaisir, avant la mise en vente le 21 mai.
Alors, le jeu en valait-il la chandelle ?
Oui, sans conteste. Même si nous avons un son nettement moins electro que sur du Discovery ou pire, sur Legacy, la crêpe ratée des versaillais casqués.
Il est en fait difficile de donner un genre musical à cet album, puisque chacune des 13 pistes en contient plusieurs, plus ou moins influencés par les prestigieux guests qui se succèdent.
Vous entendrez bien sûr des sons électro, mais aussi du jazz, du rock, de la west coast, une évocation bowienne, du funk, de la dance, de la musique planante... cela peut paraître fouilli, mais c'est très bon.

Reste à attendre le meilleur : les remixes. Car Random Access Memories est une mine d'or pour les mixeurs et autres arrangeurs et DJ's. l'annonce des compères casqués indiquant qu'il n'y aurait pas de tournée avant 2014 présage sûrement de travaux en studio afin de "vivre" avec cette manne sonore.
Mes préférés ? Giorgio By Moroder qui me replonge plus de 30 ans  en arrière, entre Donna Summer, Midnight Express ou la BOF de 1984 colorisé. mais il y a aussi Touch, cette touche Bowienne dans la voix de Paul Williams (incroyable multitasker, peut-être inspirateur du casque avec  Phantom of the Paradise...), Lose Yourself To Dance qui réunit encore Pharrell et Nile Rodgers... et puis... et puis... je vais arrêter l'énumération ici, parce que je sens que j'arriverai aux 13 pistes !

Alors, enjoy !

Peace & B Wild



jeudi 4 avril 2013

Les bons copieurs. Si.

Je vais vous parler d'une copie. mais pas n'importe laquelle.
The Hollies. Un peu inconnus au bataillon, se sont fait remarquer une et une seule fois en.... copiant des presque copieurs.
Il s'agit ici d'un double-art, puisque d'une part, il faut choisir de bons copieurs à copier, et ensuite, être capable de les copier avec talent. pas évident donc de sortir un bon produit, que cela soit en écriture, en peinture, en musique, ou sur un art aussi mineur que la chanson, pour reprendre Serge Gainsbourg.

Revenons à nos lucioles qui s'appellent donc les Hollies, et qui firent un véritable copier/coller des géniaux Creedance Clearwater revival, mais si vous voulez faire plus court, vous pouvez dire juste "Creedance", ou même CCR quand vous êtes entre l'outre-Atlantique Nord et lle super-outre-Pacifique Nord-aussi.
Soyons honnêtes : CCR n'étaient pas des copieurs, mais des adaptateurs, transformeurs de standards, tant et si bien que leurs propres reprises sont elles-mêmes devenues des standards. J'en veux pour preuve Sunny, Proud Mary, Heard it through the Grapevine... et tant d'autres. Leur transformation tenait en

samedi 12 janvier 2013

Oui, c'est beau

La sortie du nouveau single de David Bowie a fait l'événement.
D'une part, "Where Are We Now" a été dévoilé 8 janvier, jour de l'anniversaire du plus bel androgyne de l'histoire du rock. D'autre part, ce morceau accuse un peu le trait des ans accumulés au titre de l'état civil de Ziggy : les 66 ans s'entendent un peu trop sur une piste assez molle du genou. Et en matière de genou, je m'y connais. Cette chanson - certes belle - baigne dans la mélancolie, le souvenir des années berlinoise de l'homme aux yeux qui ne sont pas si pers. Une Françoise Hardy aurait été une parfaite accompagnatrice sur ce morceau, c'est vous dire...
Ensuite, ce titre est annonciateur d'un album dont la sortie serait le 30 mars prochain. 10 ans. Oui, cela fait 10 ans que Bowie n'a pas sorti d'album. Tony Visconti - le producteur, a indiqué que The Next Day" était un album rock. Je pense qu'il a ici voulu rassurer le public ayant écouté Where Are We Now...

samedi 24 novembre 2012

Du retour sur la génèse

Dans la catégorie "si vous aimez X vous aimerez Y", pour les amoureux d'un certain rock des années 70/80, Yann Destal devrait en ravir plus d'un et plus d'une.
Au fil des morceaux de Let Me Be Mine, vous entendrez de grosses réminiscences de Genesis de la belle époque , puis comme une Lady Faithfull ! Si si ! Je sais, les genres sont certes différents, mais regroupés ici. Vont suivre quelques hardiesses rockeuses passées... En bref, Yann Destal est totalement inclassable. Pour Info, ce jeune parisien faisait partie de Modjo, qui a fait danser bon nombre de demoiselles et de damoiseaux sur belle une autoroute des clubs : "Lady". Aujourd'hui, revirement de situation, Destal est juste sous la très large étiquette du rock...

mardi 23 octobre 2012

Moi, ça m'amuse.

Ha ! Voilà du lourd, de la grosse bécane mondiale et assez mondialiste. Et parfois, ce genre de sortie m'amuse.
Les headphones bien pluggés dans les ouïes (cf Fred et son excellent tumblr) je me lance dans l'écoute du nouvel album de Muse, et vous livre en live mes impressions. Je vous donne qund même le nom de cet album : The 2nd Law.
Supremacy en ouverture : écoutez-le en regardant le générique de Quantum of Solace. C'est exactement ce qu'il fallait. Ça aurait donc pu être la zik de Skyfall, mais pas de bol, c'est Adèle qui a rafflé la mise, nous faisant revenir à la belle époque Connery, avec des thèmes à grandes voix. Je ne suis pas un fan de Muse, mais je pense que leur musique grandiloquente colle totalement au nouveau 007 incarné par Mr Craig. Je n'oublie pas de préciser que ce morceau, Supremacy, est à mon sens un énorme pompage en bonne et indue forme d'une autre musique de film : Gozzila, ou Jimmy Page, gardant un oeil protecteur sur son oeuvre, avait accepté de refaire son Kashmir avec Puff Daddy (Come with Me). Ils nous ont offert une version dans laquelle l'hyper violence transpirait de partout.
Continuons, mais je ne vais peut-être passer en revue chacun des 13 morceaux de The 2nd Law.  Madness dénote beaucoup de l'univers de Matthew Bellamy et se ses deux copmpères, avec un beat presque binaire et bien synthétique. Alors que de nos jours la musique black se blanchit en devenant de la dance bien blanchie, voici que les p'tits blancs blackisent leur musique. Le résultat est très bon, appuyé par une production, bien sûr, de haut niveau. Cet ingrédient se retrouvera sur l'ensemble de la galette.
Panic Station revient a un son définitivement rock, hyper frappé à coup de grosse caisse et de caisse claire et projeté à grandes volées de gratte hurleuse. Vocalement, en fermant les yeux, nous sommes à la fin des années 70, début 80, avec l'avènement d'un hard rock américain désirant séduire aussi les jeunes filles en fleurs. Ce son est aujourd'hui devenu du rock, depuis que le heavy metal a multiplié les décibels et la saturation sonore, avec des cheveux tout aussi longs, mais beaucoup plus gras.
Je vous rassure, plus loin sur la galette, Muse ne nous surprend plus par la nouvelle stylistique. Ils reviennent à leur racines : le son "opera-rock", ancrant ses racines dans un inépuisable terreau : un mélange de The Who, Queen, et autres hyper grandiloquents du rock. Je sais, c'est la deuxième fois que j'utilise ce mot, mais, que voulez-vous, c'est le terrain de jeu de ces p`tits gars...
Ils ont quand même bon goût, les 3 gars. Ils savent, parfois nous faire reprendre notre respiration dans ce débordement de notes et de sons. La pause, ici, c'est Save Me. Une halte. Un plaisir.
C'est là ou Muse est hyper fort. Après nous avoir remués l'enclume, le marteau et la peau de tambour qu'est le tympan, ils nous appaisent les méninges avec des mélodies incroyables.
Mais le repos ne dure qu'un temps.... Liquid State arrive à grands renforts de sons. Un mélange de lourds instrumentaux et de complainte vocale... Je l'avous, je ne suis pas fan.
Enfin, nous voilà arrivé sur la maîtrise de Muse.
Comme ils ont terminé The Resistance sur une sublime trilogie (Exogenesis), ils nous font ici une... Comment appele-t-on ça.... Une "bi-logie"?... Enfin, vous me comprendrez : 2 morceaux, pas 3.
Nous sommes sur les morceaux-titres : the 2nd Law.
Le premier mouvement porte bien son nom,  Unsustainable - insupportable - violence saccadée, cassée, brisée... Puis vient à nouveau une respiration, la deuxième partie, Isolated System.
Très honnêtement, j'aurais aimé que cet épilogue soit à la hauteur ou puisse dépasser Exogenesis.... Mais la barre était vraiment haute.
Alors... Au final, que va vous recommander Le Kurx ??? Hein ?
Je crois que je vais vous le conseiller. J'avoue ne pas m'être amusé à dézinguer cette mega sortie (qui d'ailleurs est fort peu appuyée en promo, je trouve....). Je ne lui mets pas 5 étoiles, mais en résumé, vous avez ici un album qui dénote à certains moments du monde sonore de Muse, une prod au top, et des p'tits qui, avouons-le (et je vais l'écrire pour la 3ème fois), maîtrisent totalement la grandiloquence musicale.
J'ai bien envie de les voir, ils étaient hier à Nantes, et parmi les 52 dates programmées à travers le monde jusqu'au 26 avril, il n'y a plus pour la France que Strasbourg le 19 décembre...
Enjoy
Peace & B wild.

vendredi 15 juin 2012

Qui a peur du loup ?

Tout d'abord, un grand merci à RL. Vous savez, c'est mon ami (sur FB, et surtout dans la vie) pour lequel je m'étais amusé à mettre en doute la solidité d'une amitié au sujet de divergences d'avis musicaux, qui s'avérèrent être des convergences au final. C'était au sujet de SuperHeavy, un désastreux gâchis marketing sous la forme d'un album nul... C'est là.
RL est donc, et bien sûr, resté mon ami, et hier, savourant le trafic entre la Porte d'Issy et celle de Champeret, il me fit écouter quelquechose dont j'avais entendu parler, mais qui ne me tentait - mais alors pas du tout !

jeudi 14 juin 2012

One Apple a day keeps the doctor away !

Faut-il qu'une artiste anglo-saxone ait subi un épouvantable traumatisme dans son enfance pour qu'elle ait un talent fou et déborde de créativité, d'émotion, de sensibilité ?
Dans la lignée délirante et brûlante de Tori Amos, voici Madame Pomme, madame Apple, Fiona Apple. Mon premier paragraphe fait référence à une même horreur vécue par ces deux créatrices : le viol. Ells se démarquent considérablement des productions actuelles, et ont, à mon sens, une puissance d'expression égale, chacune sur son registre exclusif.
Fiona Apple sort un incroyable album au titre dont même l'acronyme reste trop long, c'est là son seul défaut. Essayons l'acronyme : TIWIWTTDOTSAWCWSYMTRWED. C'est en effet un peu dur à mémoriser, à moins d'avoir un Mastère en mnémotechnique. J'arrête ici mes digressions pour parler sérieusement d'un album qui mérite qu'on l'écoute.

vendredi 8 juin 2012

Toi, l'Apatride, lève-toi !

Oh ! La belle bleue ! C'est en gros ce que l'on pourrait dire de cette musique si elle devait être perçue par les yeux : un vrai feu d'artifices, une suite d'explosions de sons, plaqués pour la plupart afin d'occuper l'intégralité du spectre auditif à tous les instants, mais attention : sans saturation.
Man Without Country, avec leur album Foe nous emportent en voyages. Un voyage temporel d'abord, au cœur des années 90 et du beau label 4AD. Nous sommes dans une veine nourrie d'alternatif, d'électronique, des basses sorties tout droit d'une new wave sombre... Le gothique flamboyant, mais avec quelques arcades romanes histoire d'apporter un peu de rigueur passéiste à ceux qui voudraient considérer que ces sons tiennent de la fioriture décorative. Les origines galloises du duo sont, de fait, pour beaucoup dans ces sonorités.

Ensuite, il y a un voyage qui sera… le vôtre. Fermant les yeux, accompagné ou non de volutes aussi décontractantes qu'illégales, vous embarquez à bord d'un vaisseau qui vous emmènera dans les contrées les plus reculées, vierges de tout regard, puisque c'est celui de votre âme qui se posera en premier dessus… (oui, je me lâche un peu...)

Man Without Country ressemble à un revival, un heureux revival, savamment mis à la sauce 2012, les technologies aidant, et un souci du détail ayant dirigé ce très beau travail.

Je vous le conseille, comme mon ami Fred me l'a conseillé (thanx mate!).

Et puis, comme c'est Noël, à 6 mois près, je vous colle 2 videos : "Puppets", extrait de l'album évoqué ici, et "All is Full Of Love", une belle cover du morceau de la trublione de Reykjavik, Björk. Cette reprise n'est pas dans l'album.

Enjoy. Peace & B wild !


lundi 16 avril 2012

Haroun, sors de ce corps.

Un mien lecteur est musicien. Je suis d'ailleurs très honoré d'avoir un musicien parmi cette foule délirante et trépignant d'impatience devant fessebouc en attendant l'Apparition auréolée du Saint-Post - ooooh oui - leur annonçant la publication du nouvel article de DTLS-la page zik. Amène.
Je crois que cet homme porte le plus beau nom - ou pseudonyme - qui soit : Gilles Bel Ange. Revenons-donc à nos lucioles.  Elles sont musicales.
Il y a quelques temps, ce Bel Ange vint à moi pour une Annonciation. Hopopop ! Non ! je ne porte pas en moi le Messie, ni tout autre être dont le géniteur se situerait bien au-dessus des parties ou des partis. Gabriel (je trouve que ça sonne mieux que Gilles dans ce contexte annonciateur) m'apportait la nouvelle de la sortie du 1er album du sien Groupe : Multiply est le nom de ce 1er opus, Tazieff est le nom du groupe.
Nul doute possible, c'est du rock. Electrique. Et surtout pas électronique. Je vous précise qu'afin de préserver toute objectivité, j'écris ce début de texte sans avoir lu le dossier de presse que Gilles-Gabriel m'a adressé.
Qu'entends-je alors dans mes headphones pluggés ? Des influences qui me semblent flagrantes. Certes, il s'agit d'un genre sur lequel je ne suis pas grand spécialiste, mais mes oreilles, en de nombreuses années, ont eu le temps d'écouter et d'entendre tellement de choses.... Et voilà donc qu'un mélange de Nick Cave et de Nirvana me chatouille l'enclume ; plus tard, les guitares langoureuses (mais violentes) de Muse m'émoustillent le marteau. Ce même marteau frappe alors mon tympan tendu comme une peau de tambour pour me donner les sons d'une batterie... un son comme... comme... comme quoi ? Comme "ça faisait longtemps que j'en avais pas entendu": du brut et du pur. La basse a un bon gros son lourd et bien présent. Quant aux guitares, j'ose imaginer qu'elle sont raccordées à un rack entier de pédales en tout genre, afin de sortir un son qui, rarement, redescend d'une saturation nécessaire au genre. Donc un rock Indé, appuyé par une pointe de grunge et un son simplement naturel... C'est de l'essence de rock, et leurs deux pieds pianotant sur les pédales, ça fait du bien. Beaucoup de bien par où ça passe.
Et maintenant je prends le dossier de presse pour vous parler des p'tits gars qui enjoyent nos ouïes. Il y a 4 bonshommes. Des touches-à-tout pour lesquels la musique a l'air de n'être qu'une de leurs activités :
  • Le bassiste vient du funk, ce qui explique une si belle présence de l'instrument, forcément... et puis tenez, il s'appelle Gilles : comme l'Ange Gabriel qui m'a informé de la sortie de la galette !
  • Le seul membre du groupe qui ait des bases académiques, je vous le donne en mille : c'est le batteur ! Il s'appelle Dan.
  • Puis il y a les deux distordeurs de sons de cordes, Romain et Christophe, les deux gratteux dont le second apporte sa voix. Continuellement, ils jouent chacun de leurs deux mains... l'un de leur pieds pianotant sur le clavier que forment les nombreuses pédales...
Le résultat est vraiment bon - le morceau-titre, Multiply, est un excellent exemple. En ces temps de musiques passées sous la moulinettes de processeurs-épurateurs industriels, il fait bon entendre et écouter quelque chose qui ne sonne pas le trafiqué en post-prod.
Mais alors, comment se procurer cet album ? Pour le moment (depuis ce matin, 16 avril 2012) et en attendant que la reconnaissance des grandes plateformes de téléchargement leur arrive, c'est chez eux qu'il faut aller, et ça se trouve là : http://tazieff.bandcamp.com/, pour 9€, vous en aurez pour vos oreilles... pour le truc grisâtre se trouvant entre vos pavillons. Pour les amoureux de support physique, il faudra attendre le mois de mai pour voir le CD. J'ose suggérer à Gilles Gabriel Bel Ange, si les moyens le permettent, quelques pressages de galettes bien noires, bien sombres, et bien jolies... C'est typiquement une musique qui supporte, à mon sens, la dureté du diamant sur la souplesse du vinyle.
Allez : Enjoy, Peace & B Wild

vendredi 10 février 2012

Caviar sauce gribiche.

Le voilà ! Il est sorti. Ou plutôt il est "enfin" sorti. "Born to Die" de Lana Del Rey, album tant attendu depuis plus de deux mois que les premiéres fuites ont mouillé la Toile, a vu le jour !
Il faut avouer qu'au niveau de l'égrainement de l'info pour faire monter la sauce, c'est un cas d'école. L'attente a aussi été rendue insupportable par une tournée de chauffe du public qui a rempli son office. Toutes celles et tous ceux qui ont pu la voir ont été autant d'outils du buzz créé par cette créature.
Lana, attendue comme le Messie, son album découvert comme le Saint Graal. Quand je parle de Messie, j'en veux pour preuve la Grande Question qui a précédé la sortie du Saint-Graal car, relayé par la crème de la critique musicale, l'interrogation était sur le fait que Lana serait peut-être un fake...
Bon j'arrête mes tergiversations qui, à l'image de la sortie de cet album, vous font trépigner d'impatience car vous n'attendez qu'une chose : un avis, à partager ou à contrecarrer.
Aparté : j'en profite pour vous annoncer que, oui : je vous vois bien, là, l'index sur la molette de la souris, ou ici, le même index prêt à faire monter la page sur le mobile.
Mesdames et Messieurs : voici mon avis !

Elle est parfaite, la Lana :
  • une plastique de rêve. Apparemment bien aidée par la chirurgie du même nom. Il y a du syndrome "bouche coin-coin"... Amis d'Emmanuelle Béart, de Johnny, de Deneuve, de ... reccueillez-vous.
  • une trés belle voix, qui sait faire perdre la tête. En écoutant cet album, on l'entend aussi bien avec une voix basse et grave qu'avec les sons fluets d'une jeune fille en fleur. Il y a de la femme-enfant dans cette voix...
  • ... Et cette perfection de la personne est accompagnée par une prod de la mort. Des orchestrations au poil, une balance calculée à la pile atomique doublée d'un laser de micro chirurgie. Lana est un produit dans lequel ses producteurs croient beaucoup, manifestement.
Donc, tout va très très bien, je vous rassure.

Mais là où ça va moins bien (je ne vous rassure plus), c'est sur l'écoute de tout l'album. Très honnêtement, à part un morceau - Million Dollar Man - j'ai eu la trop forte impression d'emtendre un et un seul morceau de 60 minutes et 46 secondes. C'est lassant. Surtout quand le rythme est langoureux, tout droit sorti des 90's. Souvenez-vous : Sinead O'Connor reprenant "Nothing Compares 2 U" en 1990... Bah voilà, nous somme dans cette thématique rythmique de bout en bout. Sauf qu'ici, la langueur monotone des violons et de la batterie électronique est renforcée par la lascivivité du chant de la jolie fille.

Quant à la pochette, aurait-elle voulu avoir l'air plus "profonde", plus naturelle voire plus intellectuelle tout en proposant une musique hyper mainstream, Lana Del Rey aurait choisi une couv' d'album sur laquelle elle aurait eu moins l'air d'une barbie... Non ?
Bon, oui... je l'avoue : je n'aime pas être déçu. Je m'attendais á un truc extraordinaire...Et je n'aime pas les talents gâchés, car elle en a, du talent ! J'ai commandé du caviar, et cet imbécile en cuisine m'a servi du caviar sauce gribiche. Ça va pas ensemble. C'est tout.
J'espère que son 2nd album sera moins lourdement accompagné, plus nature et moins fardé.

Enjoy si vous pouvez.

Peace & B wild

mardi 24 janvier 2012

Un peu d'Histoire.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, nos voisins Allemands (qui - je le rappelle - n'étaient pas tout à fait des amis au moment des faits) dépensaient des marks et une énergie sans nulle autre pareille pour trouver la Pierre Philosophale leur permettant d'accéder au Saint Graal de l'Arme Absolue, ce qui, vous en conviendrez, fait beaucoup de majuscules pour une aide à la solution finale. Pour cela, ils avaient mis en place un vaste programme d'enrichissement de matériau, le tout étant basé dans les pays nordiques, un froid quasi permanent leur y assurant une tranquillité quasi parfaite. Cette denrée qu'ils cherchaient à produire était appelée l'Eau Lourde. Elle n'a rien à voir avec l'Eau de Lourdes car, si miraculeuse qu'elle soit, la fille de Madonna est bien étrangère à toute cette partie trop sombre de l'Histoire teutonne.

Mais pourquoi vous parlé-je de l'eau lourde ? Parce que c'est quelque chose qui m'a toujours épaté : que des physiciens et chercheurs se prennent la tête à alourdir une matière apparemment aussi pleine que l'eau... Et puisque je suis autant docteur en physique nucléaire que je m'appelle Rosemonde, ce type de découverte et de concept atteint ma compréhension comme Monsieur Poutou atteindra la Présidence de la République. C'est pour vous dire...
Sur ce même registre de mon incompréhension, sachez que certaines personnes, de nos jours, ont même imaginé une plume lourde !! Si, si.

Elle est le savant et ingénieux résultat d'une association de personnalités intelligentes et talentueuses, qui composent et jouent des musiques tout en les accompagnant de textes écrits, puis chantés en accord avec la musique initiale : A Heavy Feather est un groupe que je vous recommande. Ils sont à la croisée du rock et de l'electro. Afin de séduire les plus jeunes d'esprit parmi les plus âgés ;-) , on fraye ici avec une new wave très gracieusement remise au goût du jour. Oui, cet album apportera tout ce qu'il y a d'appréciable pour des oreilles que vous aimerez à bien entretenir.

L'album que nous propose A Heavy Feather n'a qu'un seul défaut : un titre qui s'avère être presqu'aussi long qu'une phrase du Kurx. Pour les taggers de mp3, un effort de concentration sera alors requis : You're The Lotion On Darkness Knuckles As It Punches Light In The face. Si, si : c'est le titre...
A part ce trop long défaut, tout est bien... Une belle prod, de beaux sons, innovants et harmonieux, des voix à la fois douces et profondes.

Pour les multilinguistes, je vous propose leur site, 100% écrit en stömeksindort oriental, en cliquant sur le LA
... Bon allez, j'arrête là, parce qu'il est difficile d'exprimer le plaisir et la plénitude dans lesquels cet album peuvent vous plonger. Je n'ai qu'un conseil : dussiez-vous avoir un minimum de respect pour vos ouïes, l'écoutage, le streamage, le pompage, l'achetage de cet album seront les preuves de considération que vous apporterez aux ouïes sus-nommées... Donc, s'il vous plait, faites-vous un bon plaisir.

Enjoy
Peace & B wild

samedi 10 décembre 2011

C'est confirmé : le Soleil se lève à l'Est.

S'il y a bien un style musical qui me prend le chou, c'est bien la "world Music". En effet, les Peter Gabriel et autres Johnny Clegg (beuaaaark) ont ainsi étiquetté et labelisé définitivement des mélanges basiques de zik africaines et de rock pour faire... Une zik café au lait. Et c'est lourd le café au lait.
Sur ce créneau, citons quand même un Monsieur très (trop) discret qui a commis, dans le genre des choses réellement intéressantes puisque quasi expérimentales : Stewart Copeland. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, c'est un bel et grand dadet, habillé en short 3 bandes/baskets/marcel/poignets-en-tissus-éponge-pour-la-transpi, qui faisait virevolter ses baguettes sur les nombreux fûts de sa batterie, dont la grosse caisse affichait "The Police". Quand un concert durait 2h30, il jouait durant ces 150 minutes, comblant les intermèdes entre les morceaux avec ses percu'... Pas de répit pour Copeland. Un grand talent. Maintenant, fortune acquise, il reste parfois en studios, mais surtout en voyages : à la conquête de la planète "sons et sonorités".
C'était un petit hommage à ce Monsieur fort respectable.

Mais je dois revenir à mon sujet du jour : la World Music. Qui dit world pense - normalement - à tous les continents, et il y en a un qui est bien oublié : l'Asie. L'Orient, et plus encore le pays du soleil levant (même s'il se lève aussi à Brest, mais bon...).
En Maître absolu des savants mélanges de musiques rock, electro, philharmonique, et tradi-nippone, Ryuishi Sakamoto s'impose. Un point c'est tout. Sakamoto, c'est une extraordinaire viruosité dans la composition qui fait de lui un des grands signataires de musiques de films, et de thèmes intemporels.
Ses compositions sont d'une sensibilité extrême, et d'une recherche des plus poussées, puisqu'il cherche l'évocation, la générations d'images.
Pour resituer le personnage, c'est lui qui composa la musique de Furyo, se faisant accompagner, sur la chanson phare, d'une des voix les plus chaudes et profondes qui soient : celle de David Sylvian.
Un autre exemple que vous aurez pu entendre : Le Dernier Empereur. Anecdote au sujet de cette BOF : Bertolucci, réalisateur du monument, avait commandé à Sakamoto un thème qui soit très triste. Notre nippon se mit alors sur ses portées, et revint avec son étude qu'il fit écouter à Bernardo. Celui-ci resta muet (et on n'est même pas dans Zorro !), puis se mit à pleurer à chaudes larmes. Un bon gros mouchage de nez fut nécessaire avant que le réalisateur ne dise au compositeur "Non... C'est trop triste, là.. Fais moi autre chose..." , cette anecdote est pour vous signifier à quel point Sakamoto est capable d'émouvoir, de transmettre son hyper sensibilité. Le fameux thème composé par Sakamoto et gentiment rejeté par Bertolucci est, depuis, sur l'album "Sweet Revenge", et c'est le morceau qui donne son titre à l'album. Ecoutez-le : il est, en effet, à pleurer tellement il est beau et émouvant. Il est là.
Bon, en dehors des nombreuses musiques de films qu'il a composées, Ryuishi a à son actif une richissime discographie faite s'albums dont la ligne directrice est une recherche de sons, de mariages de sons et de styles. Ces mariages sont souvent déconcertants de prime abord, ensuite enveloppants, envoutants.


S'il s'agissait de désigner un album de Sakamoto, c'est compliqué... et je dois en choisir  2 : je vous conseillerais Neo Geo - 1987 - qui n'aligne que de fabuleuses pistes. Parmi celles-ci, un magistral "Risky" chanté par l'iguane qui sautille aujourd'hui sur les affiches des Galeries Lafayette : Mr Iggy Pop. Le 2ème album immanquable est Beauty, qui porte si bien son nom, avec une reprise de "We Love You" des Stones, puis 2 incroyables chansons traditionnelles japonaises, Romance et Chinsagu No Hana vous feront apprécier ce qui semblait être auparavant de l'inaudible crincrin nippon.

En parcourant la disco' de Sakamoto tout en se réintégrant notre millénaire, voici CHASM. Un bien bel album qui nous baigne dans l'irréel. Ici, nous dirons que Ryuishi Sakamoto a trouvé une sorte de 4ème dimension musicale. Celle-ci se situerait à la jonction du figuratif et de l'abstrait si nous devions parler de peinture... Nous pénétrons le domaine des fractales musicales...
Les sources du son et de la musique y sont fantastiquement utilisées. L'auditeur néophite ne portera surtout pas de jugement sur la base du morceau "Coro" qui, peut-être, tient son nom de son coté hyper-hard-core dans le monde de l'expérimental...
Je vous suggère plutôt de reposer vos douces oreilles sur Undercooled qui ouvre l'album : vous comprendrez ce qu'est de si bien allier les cultures, et vous découvrirez le slam japonais, qui est très bon.

Ensuite - et là c'est un moment d'extase (et je reste hyper objectif...) - fermez tout, isolez-vous, et écoutez World Citizen qui vous mettra les poils des avant-bras au garde à vous, grâce à la sublime voix de Monsieur David Sylvian. Si, si : le revoilà. Il faut dire que David et Ryuishi se connaissent depuis... Pffff... 35 ans, et collectionnent les belles collaborations depuis.

D'une façon générale, la plus belle occasion d'écouter cet album est de vous mettre côté fenêtre dans un train de banlieue, et de regarder le paysage et les scènes défiler au rythme du "tatoum-tatam" du train, ce son étant si bien évoqué au cours d'un album hyper urbain.
Peut-être en ai-je trop dit... C'est uniquement parce que je serais ravi que vous viviez les sensations que la musique de Riuyshi Sakamoto me procure.

Ici, nous sommes complètement "dans tous les sens". Han ! Ouiii !

Enjoy
Peace & B wild.

mardi 22 novembre 2011

D'une pierre, deux coups.

Bon... Tout le monde n'abonde pas dans mon sens au sujet du p'tit Lu au carré (voir là)... Et c'est une bonne chose : j'émets des avis, des conseils pour faire du bien à vos oreilles, mais tous les traitements ne fonctionnent pas de la même façon sur tel ou tel patient.

Alors, cette fois-ci, deshabillez-vous, gardez slip-chaussettes, allongez-vous et je vais vous concocter une ordonnance - et une sévère - qu'un mien ami prendra certainement pour de l'acharnement thérapeutique...
Deux traitements vous sont ici proposés, issus des mêmes Laboratoires. Serviez-vous, mettiez-vous donc à l'aise.

Nous resterons sur une scène cocardière. Quoique la seconde prescription le sera un chouia moins.
Quant à l'acharnement thérapeutique évoqué plus haut, il réside dans le fait que je vais vous parler de "fils de / fille de". Désolé LB...

Commençons pas le fils Higelin, Arthur H, donc. Étonnement, il vient de nous sortir un album très gainsbourien, et cela n'a rien à voir avec la tronche d'Arthur qui, lui, pourrait vraiment être le fils du Serge... Baba Love est un magnifique album, fait de chansons guillerettes (Give Me Up, Le Paradis Il Est Chinois), et d'autres beaucoup plus profondes, et c'est sur ces dernières que je veux me poser et me pauser aussi, car Arthur y montre un talent d'écriture, et une voix - non-éraillée ! - qui impressionnent mes oreilles, mon cerveau puis, pour finir en beauté, les poils de mes avant-bras qui se mettent au garde à vous. 

La Beauté De L'Amour, Dis-Moi Tout... puis, en sublimation totale, Prendre Corps d'où émanent le plus d'effluves gainsbouriennes, celles qui appaisent, réconfortent, emportent... Je n'aime pas fumer le cigare, mais j'aime l'odeur d'un bon barreau de chaise simplement chauffé, allumé, puis savouré par un épicurien décontracté. Et cette chanson m'emporte dans un délicieux et voluptueux fumoir. Un cabinet fait de boiseries, de livres, de cuirs, et de quelques flacons de gnôles fruitées et centenaires, c'est un cabinet très privé... Arthur H, que je n'adore pourtant pas, m'a littéralement retourné comme une crêpe. Et retourné encore avec la chanson titre : Baba Love.
Cet album est très bon, bien fait, très bien écrit, et comme je le dis plus haut, il est très agréable d'entendre Arthur H réellement chanter.

J'évoquais donc l'acharnement thérapeutique, et deux prescriptions issues des mêmes labos... Comme je viens de parler d'Arthur, je vais donc immanquablement passer à Izia... La soeurette de cet autre homme-à-la-tête-de-chou, la fillette d'un des papes (pappys ?) du rock français : Jacques Higelin.

Izia vient donc de sortir son deuxième album - quelle activité familiale ! - qui ne dénote pas du premier... Quoique, si : il est meilleur. S'il est moins cocardier que celui de son frère, c'est parce qu'elle chante en anglais. Si, si : ça se fait aussi. Ce bon album s'appelle "So Much trouble". Je ne vous ferait pas l'affront de traduire...
Il est meilleur dans sa hargne, sans qu'elle s'abaisse à un consensus qui serait de bon goût, de bon aloi. Izia reste la même en ayant, je pense, appris.
Ici, nous sommes dans le rock, à plein tube, dans des racines profondes et terreuses. Izia chante, crie, déclame avec force sur des rythmes que beaucoup de présumés rockers peuvent lui envier.
Pour écouter Izia, je le précise à celles et ceux qui ne savent pas, il faut aimer la guitare, la gratte, les distors', ce rythme binaire qui pousse au réel head-banging (donc, ranavoir avec les pouffes des "chanteuses" évoquées là...). Pour les amoureux du rock garage, peut-être est-elle considérée comme une modérée... Pour moi, elle est, malgré un style musical qui n'est pas ma keupovti, très bonne. Elle me fait pousser des ailes en l'écoutant.
... Et croyez-moi, avoir des ailes quand on a un genou cassé, c'est d'une grande aide !

Voilà. C'est la fin de la consultation. Messieurs, vous pouvez vous rhabiller. Mesdames, il faut que nous reprenions rendez-vous très prochainement, un examen approfondi s'imposant, bien sûr.

Donc, en résumé :
Enjoy Arthur H et Izia.
Peace & B wild. Always.

jeudi 10 novembre 2011

Batman est bien secondé. Kenavo Robin !

Il est chaud, tout chaud, sorti lundi dernier, et nous interroge d'emblée sur la direction à prendre : Robin Foster nous délivre un sublime album, Where do We Go from Here, classé par Deezer en "alternatif", mais ça n'est pas à prendre au pied de la lettre.
Certes des sonorités parfois "planantes" vous embarqueront dans des alcôves que vos songes n'avaient encore exploré, mais il y a aussi de magnifiques bases rock, pures et dures. Certains entendront des réminiscences de la bande à Bono - des sons de guitare edgiens, de la basse claytonienne, de la batterie Mullenienne et, parfois, des vocalises Hewsoniennes (oui, c'est le vrai nom de Bono). Je ne veux pas dire par là que Robin Foster fait du U2, car il est à mon avis difficile de dire une telle chose, les 30 ans de carrière affichant une incroyable adaptation aux sons du moment, tout en préservant leur identité. Oui : U2 est tout le contraire des Black Eyed Peas qui ont su magnifiquement perdre l'essence de leur son...


Revenons à Robin Foster. Ces 11 pistes sont particulièrement bien produites, parfois douces, parfois partant en déjante... le résultat est un album qui a une belle continuité et sur lequel il ne faut rien jeter, Robin fait de la musique qui est à l'image du cochon, fleuron de la production agricole bretonne, puisque Robin a enregistré sa galette chez nous, en Armorique, ou ce gentil Ioukèien a élu domicile depuis 1997. Il est guitariste, et sait vraiment bien accorder son instrument. Il sait aussi très bien s'entourer : les voix sont à mettre à l'actif d'un certain Dave Pen, qui est donc celui qui me met du Bono dans les oreilles. Where Do We Go From Here n'est pas le premier bébé de Robin, un premier album est sorti en 2008 (Life is Elsewhere), et ses talents se sont aussi fréquemment retrouvés sur de belles publicités (Hugo Boss, Kenneth Cole, Barclays...).

Je vous recommande chaudement ce Monsieur et son album, cette musique étant elle-même chaleureuse, généreuse et tellement bien balancée.

Enjoy.
Peace & B Wild