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mardi 18 novembre 2014

Wax Tailor en symphonie.

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’electro et de hip-hop.
Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de Wax Tailor (ici), notre petit vernonnais qui produit un son qui lui est si particulier, si reconnaissable et si reconnu, un trip-hop tiré au cordeau. 
A croire qu’il a pris un peu le chou, il s’est offert en mai dernier une mini tournée pharaonique : un orchestre symphonique (celui de Lille) de 40 musiciens, 17 choristes, et bien évidemment tout l’attirail nécessaire à la partie Wax Tailor : samplers, ordis, synthés, tables de mixage, micros et MC’s.
Tout ce beau monde et leur gros matériel ont parcouru seulement 5 villes au mois de mai en 7 dates.
A en écouter Phonovisions Symphonic Orchestra, les happy-few qui se sont rendus à ces concerts en ont eu pour leur argent, leur plaisir auditif et visuel, puisque une scénographie avait été très étudiée.
Les plus de 1h40 de l’album vont vous emporter, reprenant la crème du répertoire de Wax Tailor, réorchestré et magnifié par la symphonie. C’est ici que la touch de Wax Tailor prend toute sa dimension. Ajoutons aussi le plaisir d’entendre le mariage réussi du trip-hop et le la symphonie, sans tomber dans le ridicule et pompeux « unplugged » dans lequel beaucoup tombent.

Vous le comprenez, je vous conseille cet album, qui n’est qu’à mettre en fond sonore : faites vous plaisir et écoutez-le égoïstement, il vous mettra parfois les pils des avants-bras au garde à vous.
Aussi, si vous l'achetez en support physique, CD ou vinyle, vous aurez la chance d'avoir une carte avec un numero vous donnant accès au téléchargement de la vidéo HD. Celle-ci n'est pas dispo en versions numériques

Enjoy,

Peace & B Wild.



mardi 2 avril 2013

le nom qu'on ne peut dire ?

Mode d’emploi du nom de l’artiste : Il était DJ. Il s’appelle Jérôme (quel magnifique prénom), son nom de DJ était Djej, épelez son nom et vous avez son nom actuel, Degiheugi.

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, Degiheugi est à St Malo – d’où il est originaire – ce que Wax Tailor est à Vernon – d’où il est originaire pour sa part. Même beat, même art de mélanger les sons pour en créer d’autres, même sensibilité des harmonies… une incroyable qualité Frenchie sur le monde de l’electro à la sauce trip hop, ou inversement, comme vous voudrez.
Le côté dommage du personnage, c’est que jusqu’à ce qu’il sorte son nouvel album qui lui permet d’accéder à une certaine notoriété, sa production était en accès libre et

samedi 8 septembre 2012

La wax pour que ça glisse

Et nous voilà avec un album de Wax Tailor. Ça fait plaisir.
D'autant qu'il est construit. Très construit. C'est un conte doté d'un sombre et beau titre: The Dusty Rainbow in The Dark.

A son écoute, on s'attend presque à croiser Melody Nelson ou Marilou au détour d'un des 22 morceaux qui composent cette histoire.
En plus de cette présence gainsbourienne, il y a celle -justifiée par le genre musical de WT - de Portishead et de Morcheeba. Mais pas seulement. Et il y a aussi du Elysian Fields grâce à la présence de la douce voix de Jennifer Charles. C'est juste pour en rajouter sur la qualité de cet album, gavé de sons à la fois nouveaux et anciens.
Amoureux du trip-hop : vous atteignez ici un très haut niveau. Le DJing est au top tant dans la maîtrise technique que la recherche sonore.
C'est un concept album admirablement monté qui (et c'est quand même un peu le but) vous donnera envie de bouger votre booty, et puis les épaules, la tête, les jambes, et/ou l'imagination pour les plus nantis (!).

jeudi 19 mai 2011

L'agneau, encore ! Si !

Bon, pour vous et moi, j'ai découvert - sur le tard - Lamb. Ce sont leurs deux dernières sorties qui m'ont un peu scotché. Alors, j'ai poussé la souris un peu plus loin pour mieux connaître ce petit agneau, si doux.

Pour rappel, l'agneau est effectivement très doux et très bon sur l'album studio, "5", qui est donc sorti récemment. Ce même agneau s'est révélé être moins doux, mais toujours aussi bon car en Live sur un albun aussi sorti il y a quelques jours (Live at Koko). C'est ce live qui a excité ma curiosité. Je voulais en savoir, en écouter un peu plus. 

Et aujourd'hui, je vous conseille Remixed : une compile de travaux de DJ's'sur la base des créations originales de Lamb (vous me direz... C'était écrit dans le titre...). Ça date de 2008, et c'est terriblement bon. Hier, je disais que Lamb n'était pas radin en nous servant 2 albums en un mois. Je continue donc ma lancée sur la générosité de Lamb qui, ici, nous sert 20 remixes qui sont tous d'une grande qualité.
Toujours une electro teintée de trip-hop et de drum'n'bass... Souvenez-vous Everything But The Girl, Massive Attack et Morcheeba d'il y a 10 ou 12 ans... C'est ici le même son, la même fibre, le même esprit en un peu plus actuel, même si les productions des groupes que je viens de citer restent totalement actuelles puisqu'elles sont devenues intemporelles tellement elles ont su marquer leur époque.

Donc, pour la 3ème fois, je vous conseille d'écouter, acheter, télécharger, emprunter (... faites comme vous l'voul') du Lamb, ce petit agneau vous fera un bien fou, tant au travers de ses productions originales que de ce riche album de remixes dont certains vous donneront la bougeotte.

Enjoy... oui, c'est ça : enjoy !

Peace & B wild.

mardi 17 mai 2011

Pas radins, les agneaux !

En fait, Lamb ne fait pas souvent des sorties. Mais là, en fait, on s'en prend 2 coup sur coup puisqu'il y a eu "5", album studio, et voici "live at Koko". 

Un beau live sur lequel le duo exprime à fond leur nature : on la sent bien la veine electro... Puis la veine trip-hop, et ici, des racines drum'n'bass qui ne sont pas exploitées dans "5" (vu ici). Le son de Lamb est plus hard core en live. Délibérément plus hard core, et on sent que le public est venu pour ça. Live at Koko est excellent, et donne envie d'assister à une perf de ces 2 petits agneaux... Qui n'en sont pas ! Les sons restent profonds, les rythmes sont terribles, et la voix est parfois proche de celle de Brian Molko de Placebo, si ça peut vous donner un repère.

L'anti radinisme de Lamb s'exprime aussi dans la durée, avec un album qui prendra soin de vos marteaux et enclumes pendant près d'une heure. Ce qui est devenu presque rare par les temps qui courent de plus en plus vite : des LP de 36 minutes nous sont proposés maintenant, LP voulant normalement dire Long Play...

Donc, profitez de ce live, en l'écoutant sur les plateformes gratuites, en l'achetant sur les plateformes payantes ou chez votre disquaire s'il ne s'est pas reconverti en Salad-Bar-Wifi. Cela dit, si c'est le cas, vous pourrez donc le télécharger de chez lui tout en broutant de la mâche bio. C'est le côté pratique du truc, mais faites gaffe, il y reste TOUJOURS du sable dans la mâche bio.

Enjoy, please.

Peace & B wild

lundi 16 mai 2011

Le silence de l'agneau

Les fêtes de Pâques sont maintenant derrière nous, Benito el Seizo a même eu le temps, depuis, de béatifier son prédécesseur qui, rappelons-le, reste un des grands poulidor papaux puisqu'il n'est arrivé que 2ème... Mais je m'éloigne de mon propos : à Pâques, outre les urbi-et-orbi-sont-dans-un-bateau, les cloches, les oeufs et la crise de foie (de foi ?) Qui va avec, il y a au centre du plat de flageolets l'agneau, et ça tombe bien, puisque le groupe dont je veux vous parler s'appelle Lamb. Il nous a sorti un album plutôt bien.
C'est bien vocal, bien electro, avec comme un backdraft de new wave enveloppé d'indé', avec un nappage de trip-hop. C'est bon, ça me fait un peu penser aux belles années 4AD, et quelques unes des signatures d'une époque qui ne rajeunira personne, mais ceci n'est pas dans les objectifs affirmés de ces pages, si ce n'est que, à mon humble avis, si les voyages forment la jeunesse, la musique la garde... Car passé un certain âge, le quidam ne peut s'empêcher, à l'écoute d'une nouveauté, de lui coller les inspirations passées. Je ne peux échapper à la règle. Nous recherchons, en toute sensation, celles que nous avons pu avoir. L'inconnu fait peur non seulement avant, mais au moment même de la découverte. Sauf quand on est en pleine floraison de sa jeunesse !
Sur ces considérations que je vais m'empresser de coller sous l'onglet "considerations" de ce blog, revenons à nos moutons. Non, à nos agneaux. L'album s'intitule "5", comme "cinq", "five, "fünf", "Cinqo"... Enfin, vous m'avez compris. 11 (onze, eleven, j'arrête là) morceaux le composent, tous issus d'une très belle production. Un beau travail d'artiste, et une réelle régularité sonore, une cohérence tout au long de la lecture.
Le quidam remarquera Strong the Root, d'où fusent de partout des sons fabuleux, un véritable test d'orientation auditive. J'aime bien quand la musique me fait tourner la tête pour voir ce qui vient de se passer là, juste derrière sur la droite. Je vous rassure, on s'y fait vite, évitant ainsi le douloureux claquage du col. Ouille.
Mais ce morceau ne doit pas effacer les 10 autres, qui comportent tous une puissance dans la variété des sons, et une certaine maestria dans l'art du mixage.
Alors, oui, si vous êtes amateur de son, de mélodies, je vous conseille et vous recommande "5", par Lamb.
Attention, toutefois : ceci est tout sauf de la pop. Mais si vous avez lu jusqu'ici, il est à parier que vous l'aurez compris

Enjoy, please,

Peace & B wild.

jeudi 28 avril 2011

Un Bon petit yaourt.

Voilà un mot, à l'instar de "puzzle", qui me pose bien des problèmes existentiels.
Faut-il dire iaourte, iaour, ou iogourte... Faut-il dire peuzeul, puzl... Ou même Pluzlzlzl ? Ces mots pas-de-chez-nous nous imposent la réflexion, le débat et - soyons fous - le référendum.
Bon, maintenant que mon intro est faite, voyons ou plutôt écoutons ce que Mamie Nova nous a préparé.`

The Natural Yogurt Band. Nom d'album : Tuck In With.
En un mot comme en cent... Non : en cinq mots comme en cent : ce n'est pas du yaourt ! Oui, il s'agit bien de musique. Et la partie difficile est d'en définir le genre... Car ici règnent de solides bases de jazz, de R'n'B, de soul... Mais ce n'est pas pas de l'Acid Jazz, et encore moins du trip-hop... Donc oui : c'est une espèce de yaourt avec lequel on passe du bon temps. Mais si comme moi, on essaye de le ranger quelque part... Il va falloir créer une nouvelle catégorie. Si.
Musicalement, ça part un peu dans tous les sens. Donc sur l'item Jazz, nous voilà sur la mouvance "free-jazz". Exprime-toi, flutiste ! Eclate toi, Jean Claude, sur ton orgue Hammond, quand à Jean-Marie, il reste imperturbable sur sa batterie, à faire siffler les symballes, à claquer la caisse claire, et à faire ronffler la grosse caisse.
Quant à guillaume-william-bill, il ne bouge pas de ses 2500 cm carré, car à la basse, quand on ne fait pas partie d'Earth Wind & Fire, on reste à sa place, et on se concentre sur les 4 graves cordes que l'on sait si bien faire vibrer.
The Natural Yogurt Band est un plaisir, une belle promenade purement musicale. Un petit pont de passage entre trip-hop et jazz.
Je vous conseille de l'écouter. Pas de le mettre en musique de fond. Non. Jamais.

Allez : enjoy,

Peace & B wild. Toujours !