La sortie du nouveau single de David Bowie a fait l'événement.
D'une part, "Where Are We Now" a été dévoilé 8 janvier, jour de l'anniversaire du plus bel androgyne de l'histoire du rock. D'autre part, ce morceau accuse un peu le trait des ans accumulés au titre de l'état civil de Ziggy : les 66 ans s'entendent un peu trop sur une piste assez molle du genou. Et en matière de genou, je m'y connais. Cette chanson - certes belle - baigne dans la mélancolie, le souvenir des années berlinoise de l'homme aux yeux qui ne sont pas si pers. Une Françoise Hardy aurait été une parfaite accompagnatrice sur ce morceau, c'est vous dire...
Ensuite, ce titre est annonciateur d'un album dont la sortie serait le 30 mars prochain. 10 ans. Oui, cela fait 10 ans que Bowie n'a pas sorti d'album. Tony Visconti - le producteur, a indiqué que The Next Day" était un album rock. Je pense qu'il a ici voulu rassurer le public ayant écouté Where Are We Now...
Le mouvement perpétuel a été inventé et, très étonnamment, il est mû par de nombreux frottements. Je m'explique.
Les deux morceaux dont je vais vous vanter les mérites sont les déclencheurs de ce mouvement perpétuel.
Prenez une énorme dose de testostérone, par exemple du Barry White. D'ailleurs, je ne vois que Barry White (ou le supposé président de son fan club – Gilles Gros-Paquet) pour concentrer autant de testostérone dans chacune des secondes de ses chansons et musiques.
Confiez cette bombe prête à exploser à un maître DJ, ingé-son, arrangeur-magnifieur, spécialiste d'une période chaude en rythmes : Monsieur John Morales. Un tel nom apporte – de fait – du « callente" à des musiques déjà bouillantes.
Le résultat ? deux monstres musicaux, deux remixes d'une qualité exemplaire, avec du Barry White sur lequel on aurait pluggé un turbocompresseur d'hormones. Si, si.
Acid Pauli. Et très bien élevé... Désolé : Acid Pauli est le nom de l'artiste... Du DJ.
Nous sommes ici dans un univers d'electro. Bien lêchée. Tirée au cordeau, à l'équerre et affinée au laser.
Les rythmes sont très répétitifs (nous sommes sur de l'electro, je le répète...) qui ont le bon goût de donner envie de bouger, plutôt langoureusement, alors que des sons venus l'on ne sait où viennent habiller la structure, ce beat.
Et il a tout son sens le rythme ici. Il n'est pas que binaire. Il y a du revival de vieilleries. Rythmiques qui sont sublimées par un mix très bien choisi, organisé et enchaîné.
Chacun des morceaux vous plongera dans une atmosphère baignée d'hispanisme, qu'il soit européen, caribéen, sud ou central américain.
Il s'agit d'un beau et joli travail qui n'a pour seul but de vous procurer que de belles et bonnes sensations.
En voilà du nouveau son sur la planète hip-hop ! Edward a troqué ses mains d'argent pour arborer une langue d'argent. Oui, en anglais, les Scissorhands deviennent Scissortongue.
Donc, il s'appelle Edward Scissortongue, et je suis au regret de vous annoncer que je suis incapable de vous dire si sa langue, ses mots sont coupants comme des ciseaux ou non : ce black anglais traine un accent à couper à la machette. Du lourd du East-End...
Je m'en tiendrai donc aux seuls sons et musiques que cet album - Better.Luck.Next.Life. - va délivrer dans vos douces ouïes.
C'est excellent, bon, hyper bien cadré et surtout, nous voici avec un hip-hop rhabillé à une sauce electro / trip-hop parfois... les sourcils se lèvent d'étonnement. La surprise est belle. Le rap est coupant - oui, on retrouve les ciseaux - mais incroyablement coulant. Edward (mon dieu qu'il porte mal son prénom !!!) donne envie de danser. Sa musique émeut. Oui, c'est ça : elle émeut.
Un peu plus d'un an après la disparition de Amy Winehouse, un son se fait entendre à la porte du revival soul : "knock knock !". Je me lève pour ouvrir, et une belle femme se présente.
Un prénom qui pue les ringardises des années 80/90... Kendra Morris. Je ne sais pas si elle est la fille de Philip, en tout cas, si elle fume, cela donne à sa voix un grain et une puissance bien agréables à l'écoute.
Dans la juste lignée de la regrettée Amy, Kendra chante, et plutôt très bien. Le genre et le son sont toutefois moins vintage que ceux d'Amy. Ils. sont plus inscrits dans notre époque, moins nostalgiques. En gros, Kendra Morris a su garder le meilleur pour le mettre à ma sauce du jour.
C'est bon, c'est excellent. J'ajoute une production très bien ficelée - vous me direz, pour s'attaquer â du vintage, il vaut mieux être bien entouré, le cas non-échéant ferait inéluctablement tomber le produit fini sous les impitoyables pilons de la ringardise absolue.
De bons moments se profilent ici pour vous sur cet album, Banshee
Il y a un an, juste avant Noël, les ayants-droit de Amy nous sortaient quelques "rarities", certes excellentes, mais trop marketées "cadeau de Noël"... cette année, et afin de bien commencer l'année dans une même veine musicale, je vous propose de faire plaisir à un(e) proche et à vous-même en offrant cet album qui, outre l'inénarrable "plaisir d'offrir, joie de recevoir" apportera le si grand bonheur de découvrir et de partager. L'amour est fait de pas mal de ça...
Allez : enjoy !
Et puis hop ! Peace & B Wild, always.
Françoise Hardy revient avec un album. L'Amour Fou. Cette petite voix qui sussurait il y a 50 ans au Petit Conservatoire de Mireille (sur l'unique chaîne de l'ORTF) est aujourd'hui - et heureusement - à sa belle maturité. 50 ans de carrière, ça me rappelle un petit groupe de rock and roll qui roule pas mal... ça tombe bien, ils sont amis.
De beaux textes, et une voix magnifiée lorsqu'elle est accompagnée au piano, donnant aux mélodies tout leur sens, éveillant ainsi tous nos sens, dans tous les sens.
Y'a pas à dire : Françoise Hardy a la voix de son physique. Droite belle, et relevée d'une distinction dont la noblesse n'a d'égale que la fluidité. Cette femme est éduquée, d'un classicisme exacerbé, et d'une classe qui pourrait frôler l’indécence.
Dans la catégorie "si vous aimez X vous aimerez Y", pour les amoureux d'un certain rock des années 70/80, Yann Destal devrait en ravir plus d'un et plus d'une.
Au fil des morceaux de Let Me Be Mine, vous entendrez de grosses réminiscences de Genesis de la belle époque , puis comme une Lady Faithfull ! Si si ! Je sais, les genres sont certes différents, mais regroupés ici. Vont suivre quelques hardiesses rockeuses passées... En bref, Yann Destal est totalement inclassable. Pour Info, ce jeune parisien faisait partie de Modjo, qui a fait danser bon nombre de demoiselles et de damoiseaux sur belle une autoroute des clubs : "Lady". Aujourd'hui, revirement de situation, Destal est juste sous la très large étiquette du rock...
Stephan Eicher sort un album. L'Envolée. Tout d'abord, il y a une belle pochette, certes un peu sortie de Pomme d'Api ou d'Abricot, mais belle quand même.
Eicher nous sert de jolies chansons, baignées de folkitude des hauts alpages, il nous livre même deux morceaux en allemanique qui, il faut l'admettre, est une langue qui se positionne en concurrence directe face au flamand dans sa laideur et sa gutturalité. Mais en fait, non. Le flamand reste un absolu, une forteresse imprenable dans le domaine de l'inaudible, et du désastre harmonique. C'est une plaie auditive. Je ne veux en rien insulter ici ceux qui parlent ce langage (est-ce seulement un langage... Je vous le demande !), ils n'y peuvent rien. Quoi que...
Revenons sur Eicher qui m'est cher (oui... Fastoche...).
Sur tout l'album, la voix d'Eicher est extrêmement présente dans la balance, ce qui ne suffit pas toujours à rendre compréhensible les paroles du bonhomme qui conserve un accent qui lui est si particulier.
L'ensemble est très bon quand même, et je saurai trop vous conseiller d'aller voir ce garçon en concert : il y est excellent et très très bien accompagné. Croyez-moi, une Olympia lui va à ravir, même si je pense que c'est dans des endroits encore plus restreints qu'il peut livrer le meilleur de lui-même.
Une jolie pépite dans cet album : Elle me Dit. Un rythme incroyable, et Eicher qui est diablement bien accompagné, entre autres par une section cuivre fabuleuse. Je n'ai qu'un reproche à faire à cette bele piste : trop courte !!!!
Je vous conseille cet album, même si, à mon sens, il ne porte pas bien son titre...
Once again, je ne vous parle que d'un et un seul morceau. Parce qu'il le faut.
La gentille formation s'appelle Wildcookie. C'est mignon comme nom. Ce sont Freddie Cruger et Anthony Mills qui la composent. Parmi les diverses productions de ces deux bonshommes, une pépite absolue : "Serious Drug" va vous faire chalouper d'une façon si lascive que vous aurez envie de boire une pinte entière de Pulco. Comme son nom l'indique, ce morceau évoque une drogue, la coke, il lance les noms de diverses personnes qui sont malheureusement tombées dans la coupe jusqu'au nez pour certains, quand d'autres l'ont fumée ou injectée... Smokey Robinson, Rick James, Quant à Robert Downey Jr, Gregory Isaac et De Angelo, ils sont annoncés à la toute fin.
Le morceau nous prévient donc : "cocaine is a serious drug".
Quand la musique peut servir à délivrer des messages préventifs, j'aime aussi.
La chose surprenante, quand même, à en écouter le morceau, et si on n'en comprend pas forcément les paroles, c'est qu'on pourrait croire à une apologie de cette poudre d'escampette ! et à une époque où la coco n'est plus la came des riches, où les cartels ont décidé une large démocratisation de son usage, c'est peut-être un epu dangereux...
Alors faites gaffe, à vous, et à l'entourage que vous aimez et appréciez.
J'arrête mon donnage de leçon et vous dis quand même que ce morceau fait partie de la meilleure web radio du monde. Une play-list fantastique, malheureusement entrecoupée de pub locale et surtout de jingles à deux balles. Mais le plus important est l'excellentissime zik de cette webradio. Elle s'appelle Radio Meuh. Si, si.
Nova doit s'en inspirer parfois, et devrait même s'en inspirer tout le temps !
Les addictions de Laurence Pierre sur France Inter nous plongent généralement dans un univers électro pointu et très bien sélectionné par elle et ses invités.
Jeudi 1er novembre, elle recevait Guillaume Sorge, "sound designer, blogueur activiste" qui nous livrait "ses derniers émois musicaux".
Alors que j'écoutais l'émission en me brossant sagement les dents, je m'arrêtai subitement, pris d'une une fièvre transmise par un virus musical qui ne m'avait pas atteint ou plutôt étreint depuis bien des années, et pour cause.
Un remix. Une splendeur.
"le Jardin du Luxembourg" de Joe Dassin (oui, je vous parle de Joe Dassin...) est passé entre les mains expertes de Tee Two... Et là, c'est une immersion totale dans le bain des grands mixes et remixes du superdisco. Souvenez-vous ces extended versions spécialement concoctées pour les clubs. Alexandrie Alexandra est l'exemple français qui me saute aux oreilles, mais il y a les monstres de Georgio Moroder et son ange black, Donna Summer, avec les longuissimes Love to Love You Baby, ou une Love Trilogy qui nous trimballaient sur une face entière de 33 tours...
Ici, durant plus de 7 minutes, on a envie de remettre une chemise satinée à col pelle-à-tarte, un beau pattes-d'eph' en velours aussi brillant que la chemise, et d'arborer un brushing qui sera savamment fixé à la Elnett afin de pouvoir se remuer sans pour autant détruire l'oeuvre capillaire réalisée par Jean-Christian, coiffeur d'étage.
Dans ce disco, Le Jardin du Luxembourg ne vous téléportera pas au Palace. Vous serez plutôt dans l'univers chouette et feutré, un chouia m'as-tu-vu de chez Régine. Tout le monde est bien sapé, les plus "in" ont leur garde robe directement importée de chez Renoma. La classe absolue. La Matra Simca a été garée par le voiturier.
Musicalement, tous les ingrédient sont là, avec une balance parfaite entre une basse bien funky, une rythmique comme seuls les soixante-dizards savaient la manier. Une splendeur. Les violons ne sont d'aucune langueur monotone. Ce sont eux - avec les choeurs - qui vous transportent dans un monde de fête luxueuse chez quelques bien-nés et beaucoup de parvenus.
Luxe, calme, volupté et disco. Le calme nous est donné par la voix parlée de Joe, car ici, il ne chante qu'à peine et s'adresse à une femme - forcément - pour lui délivrer d'incroyables confidences.
Allez podcaster l'émission, écoutez et réécoutez-la pour votre plus grand plaisir, et pour un voyage dans le temps incensé. Sans ça, sur le Tube-à-Toi, c'est juste en dessous.
Ha ! Voilà du lourd, de la grosse bécane mondiale et assez mondialiste. Et parfois, ce genre de sortie m'amuse.
Les headphones bien pluggés dans les ouïes (cf Fred et son excellent tumblr) je me lance dans l'écoute du nouvel album de Muse, et vous livre en live mes impressions. Je vous donne qund même le nom de cet album : The 2nd Law.
Supremacy en ouverture : écoutez-le en regardant le générique de Quantum of Solace. C'est exactement ce qu'il fallait. Ça aurait donc pu être la zik de Skyfall, mais pas de bol, c'est Adèle qui a rafflé la mise, nous faisant revenir à la belle époque Connery, avec des thèmes à grandes voix. Je ne suis pas un fan de Muse, mais je pense que leur musique grandiloquente colle totalement au nouveau 007 incarné par Mr Craig. Je n'oublie pas de préciser que ce morceau, Supremacy, est à mon sens un énorme pompage en bonne et indue forme d'une autre musique de film : Gozzila, ou Jimmy Page, gardant un oeil protecteur sur son oeuvre, avait accepté de refaire son Kashmir avec Puff Daddy (Come with Me). Ils nous ont offert une version dans laquelle l'hyper violence transpirait de partout.
Continuons, mais je ne vais peut-être passer en revue chacun des 13 morceaux de The 2nd Law. Madness dénote beaucoup de l'univers de Matthew Bellamy et se ses deux copmpères, avec un beat presque binaire et bien synthétique. Alors que de nos jours la musique black se blanchit en devenant de la dance bien blanchie, voici que les p'tits blancs blackisent leur musique. Le résultat est très bon, appuyé par une production, bien sûr, de haut niveau. Cet ingrédient se retrouvera sur l'ensemble de la galette.
Panic Station revient a un son définitivement rock, hyper frappé à coup de grosse caisse et de caisse claire et projeté à grandes volées de gratte hurleuse. Vocalement, en fermant les yeux, nous sommes à la fin des années 70, début 80, avec l'avènement d'un hard rock américain désirant séduire aussi les jeunes filles en fleurs. Ce son est aujourd'hui devenu du rock, depuis que le heavy metal a multiplié les décibels et la saturation sonore, avec des cheveux tout aussi longs, mais beaucoup plus gras.
Je vous rassure, plus loin sur la galette, Muse ne nous surprend plus par la nouvelle stylistique. Ils reviennent à leur racines : le son "opera-rock", ancrant ses racines dans un inépuisable terreau : un mélange de The Who, Queen, et autres hyper grandiloquents du rock. Je sais, c'est la deuxième fois que j'utilise ce mot, mais, que voulez-vous, c'est le terrain de jeu de ces p`tits gars...
Ils ont quand même bon goût, les 3 gars. Ils savent, parfois nous faire reprendre notre respiration dans ce débordement de notes et de sons. La pause, ici, c'est Save Me. Une halte. Un plaisir.
C'est là ou Muse est hyper fort. Après nous avoir remués l'enclume, le marteau et la peau de tambour qu'est le tympan, ils nous appaisent les méninges avec des mélodies incroyables.
Mais le repos ne dure qu'un temps.... Liquid State arrive à grands renforts de sons. Un mélange de lourds instrumentaux et de complainte vocale... Je l'avous, je ne suis pas fan.
Enfin, nous voilà arrivé sur la maîtrise de Muse.
Comme ils ont terminé The Resistance sur une sublime trilogie (Exogenesis), ils nous font ici une... Comment appele-t-on ça.... Une "bi-logie"?... Enfin, vous me comprendrez : 2 morceaux, pas 3.
Nous sommes sur les morceaux-titres : the 2nd Law.
Le premier mouvement porte bien son nom, Unsustainable - insupportable - violence saccadée, cassée, brisée... Puis vient à nouveau une respiration, la deuxième partie, Isolated System.
Très honnêtement, j'aurais aimé que cet épilogue soit à la hauteur ou puisse dépasser Exogenesis.... Mais la barre était vraiment haute.
Alors... Au final, que va vous recommander Le Kurx ??? Hein ?
Je crois que je vais vous le conseiller. J'avoue ne pas m'être amusé à dézinguer cette mega sortie (qui d'ailleurs est fort peu appuyée en promo, je trouve....). Je ne lui mets pas 5 étoiles, mais en résumé, vous avez ici un album qui dénote à certains moments du monde sonore de Muse, une prod au top, et des p'tits qui, avouons-le (et je vais l'écrire pour la 3ème fois), maîtrisent totalement la grandiloquence musicale.
J'ai bien envie de les voir, ils étaient hier à Nantes, et parmi les 52 dates programmées à travers le monde jusqu'au 26 avril, il n'y a plus pour la France que Strasbourg le 19 décembre...
Ils viennent du froid, du très Nord, et inversement.
Ils ont signé sur l'un des plus beaux labels qui soient pour celles et ceux qui aiment la musique qui met au garde-à-vous les poils des avant-bras ainsi que ces cheveux d'ange naissants qui se trouvent là, de part et d'autre du centre-haut de la nuque. Brrrrr ! La vache que c'est bon !
Tout ça pour ne même pas vous dire que j'évoque 4AD, le label-abris naturel des Dead Can Dance et autres This Mortal Coil. Et bien d'autres encore qui enluminèrent les années 90 de sons grâves à souhait, à la limite d'un gothique reposant sur une belle base de gaellisme.
Chez 4AD, on retrouve des voix de femmes qui sont de vraies voix de femmes, et des voix d'hommes qui sont de vraies voix d'hommes. Attention, je ne veux pas parler de beugleuses ou de hurleurs . Non. Exit les grognasses estampillées de "diva", et les ténors d'opérette de prime time.
Il s'agit ici de profondeur, car ces voix suscitent un état second qui est à l'exact opposé de celui de la blondasse de base ou du chimpanzé de revue tapant frénétiquement dans ses mains, toutes dents affichées, mais ne sachant pas pourquoi il (elle....) applaudit.
Amies jeunes et belles, amis jeunes et beaux, je vais vous parler d'une toute nouveauté qui vous initiera au son que vos aînés - quarantenaires, cinquantenaires et above - ont entendu durant les années 80.
Lescop, artiste français, et très certainement noctambule à en écouter ses morceaux, sort un album plein de réminiscences des années Mitterrand. Au fil des chansons, on à l'impression de revivre des sortes de boîte, de bar, d'errance alors qu'on recherche l'impossible lieu de rendez-vous avec des potes qui se sont fait emmerder devant le Palace ou le Bus (Palladium, s'il vous plait...).
Le son de Lescop est brut, nature, mais pas bio. Aucunement bio. Il se raconte à nous, nous fait revivre de bons moments et autres galères.
La brutalité est incontestablement rock, mais surtout totalement vintage : à la fois désuète, emprunte d'une certaine nostalgie, mais avant tout d'une modernité à toute épreuve.
Le multi-talentueux Alexandre Astier a deux cordes de plus a son arc que je viens seulement de découvrir.
Sur la base d'un excellent jazz, d'une grande musicalité, Astier nous lit des textes amusants, charmants et jolis qui satisferont tant les enfants que les plus grands, sans qu'aucun second degré ne soit pour autant utilisé. Au fil de ces Comptines et Poésines des Saisons, un bonheur en précède un autre, un plaisir fait suite au précédent.
Astier va commencer à m'agacer. Acteur, scénariste de télé, cinema et de BD, réalisateur, musicien, musicologue averti, maintenant lecteur de bons textes et compositeur... le tout avec un sens de l'humour qui ne se voit que chez de rares élus, et une culture qui est diffusée, égrainée et non étalée... Je pense que j'ai forcément oublié quelque chose chez Astier. Ne me dites pas qu'il est hyper bon en bricolage, ça me terrasserait. Les textes de ce bel album ont été écrits par Pascal Boille. Il s’agit en fait d’une collection de 7 livres commandés par Eveil et Découverte, l’éditeur ayant voulu agrémenté sa collection d’un CD. Celui-ci regroupe un texte par livre, donc 7 textes en tout.
C'est nouveau, tout chaud, il s'appelle Hugh Coltman. Quand je dis "tout chaud", c'est aussi pour qualifier sa musique. Elle est moumoutte, moletonnée de sons dont les influences font plaisir. De-ci de-là, des traces Supertrampiennes des belles heures de Crime of the Century, ou des sons d'un rock californien plein de palmiers, de belles routes, et d'une certaine insouciance... Ce rock si folk et si moderne que nous ont joué des America et autres Doobie Brothers. Je vous rassure, la patte des Fab Four est tout autant assumée.
... Et tout ceci - heureusement - sans que l'on puisse à aucun moment crier au plagiat. Hugh Coltman délivre une musique vraiment originale, personnelle, et très bien produite. Il y a tout de même, je l'avoue, comme un air de nostalgie derrière ces beaux assemblages, ces compositions parfois appuyées d'une section joliment symphonique - violons & Co en renfort ballistique. Pour ce qui est de la nostalgie, vous me direz, avec les influences citées plus haut, on risque toujours de tirer sur la corde sensible des plus de 35 ans... Ou 40... Mais pas que.