dimanche 10 février 2013

VDM

Rémy, mon ami, était commis d'office (accompagner un client..) à une soirée qui n'était ni sa tasse de thé ni la mienne. Les Victoires de la Musique. Il n'a pas manqué de me rappeler que les initiales de cette grande cérémonie étaient quand même VDM...
Quoiqu'il en soit, de chez moi, je suis entré en compassion avec Rémy

"Mon Dieu qu'il doit souffrir", me dis-je quand Véronique Samson s' est produite, accompagnée entre autres par le spectre belge et raté de Céline  Dion, j'ai nommé Lara Fabian et sa graaaannnnnde bouche...
Autre moment insupportable de la soirée: la présence de Khaled sur scène,  et là, j'avoue que Enrico Macias m'a déçu en embrassant ce si souriant salaud.
D'autres moments caricaturaux de cette cérémonie ont été vus... un Dominique A n'était pas une surprise dans cette fête de l'autocongratulation musicale. Un mouchoir pour le bélâtre aux cheveux gras - Biolay - qui repart les main vides. 
Le prix - certes mérité - accordé à Lou Doillon aura permis de nous imposer la vision d'horreur de sa nunuche de mère... cette vision qui me fait dire que les soyeux poils de mes aisselles sortent d'une séance de 4 heures chez Alexandre Zouari. France TV, s'il te plait, arrête de nous mettre à l'écran cette femme dont le principal talent aura été... son entourage direct : maris et enfants. Bon, d'accord, une plastique totalement adaptèe à son époque de jeunesse (super brindille des sixties) fut son autre "talent"... mais arrêtons de faire parler et de montrer cette - maintenant - vieille bonne femme qui, toujours, fut écervelée.

jeudi 7 février 2013

Quand Johnny - un vrai - prenait sa Guitar.

Nous voici aujourd’hui à 912 milliards d’années lumière du concept de la nouveauté musicale et cela ne nous empêche heureusement pas de toucher au sublime, bien au contraire.
J’aimerais ici rendre hommage à un grand monsieur. Johnny Guitar Watson. Encore un deuxième prénom qui avait été très justement donné à ce bonhomme dont la guitare était non seulement le prolongement de son corps, mais aussi celui de sa voix.
Cet extraordinaire musicien, qui nous quitta en plein concert en 1996, a traversé des genres et des courants en y atteignant à chaque fois les sommets : jazz-blues, blues, soul, R’n’B (pas le arènebi : le Rythm’n’Blues), funk, rock, rap, disco-funk.
Pour votre plaisir, et le mien aussi, écoutez un morceau, qui ne sera pas un de ceux que vous avez déjà entendus (Real Mother For Ya, Ain’t that a Bitch…), ici, avec The Real Deal, extrait de l’album A Real Mother For Ya paru en 1977, vous allez avoir une des substantifiques moelles des genres maîtrisés par ce Monsieur.

jeudi 31 janvier 2013

Garçon de bois

La french Touch continue de frapper. Oui. Ce sont ces beaux talents - connus et reconnus - que tout le monde s’arrache.
Le talent du jour sera un petit rémois de 29 ans qui répond au nom très franchouillard de Yohann Lemoine.
Bon d’accord, son nom d’artiste est beaucoup plus international puisqu’il signe sous le nom de Woodkid ;et est d’abord reconnu par les professionnels de la profession pour son talent de réalisateur de clips. Lana Del Rey (la molle coin-coin), Nolwenn Leroy (kenavo !), Moby (lette), The Shoes (essuyez vos pieds) et d’autres encore l’ont chopé. Mais c’est pour un clip rien que pour lui qu’il est en lice aux Grammy Awards 2013. Car monsieur se produit aussi en musique.

Certes, depuis deux ans, seulement 2 EP sont sortis. Mais quels EP ! Il y a eu en 2011 Iron, puis en 2012 Run Boy Run – c’est celui qui concoure aux Grammy awards. Iron, vous le connaissez : si vous avez vu le film publicitaire du jeu Assassin Creed Revelation, c’est tout simplement la musique qui l’accompagne. L’EP contient 3 autres morceaux aussi beaux que déroutants, et 2 magistraux remixes du morceau-titres. Je vous fait cadeau d’un de ces remix si vous cliquez ici ou là.

lundi 21 janvier 2013

Aline

Après que Christophe - le plus noctambule de nos chanteurs -  nous ait évoqué il y a 47 ans de cela le doux visage qu’il avait dessiné sur le sable, voici donc Aline.
Jeune groupe franco-français, composé de 4 gars, ils se sont appelés « Young Michelin », mais l'exploitant d’hévéa clermontois a réagi, et ils ont donc changé de nom… Pfff...
Avec Aline, ce n’est pas un bond de 47 ans que vous allez faire : un peu plus de 25 ans suffiront. Une sonorité tout droit sortie de la new wave des années 80. Plutôt bon enfant. Une basse pure et profonde très marquée, une belle guitare aux reflets clairs, des synthés bien plaqués… Tout est très pur, et malgré ces impressions de new wave, on écoute une bonne pop. Le côté français de la chose y est pour beaucoup, sans pour autant verser dans le mythique "Isabelle a les yeux bleus"... 
Coup de chapeau à l’illustrateur : une belle ligne claire, une femme nue qui, si son visage n'st pas terrible, nous offre des formes et une pause des plus... charmantes. détail non négligeable : elle est au bord de la plage ! c'est bien Aline…
Sans que ce soit l’album de la décennie,  je vous conseille l'écoute de cet album que je trouve plein de fraîcheur. Une fraîcheur retrouvée, celle de belles années de lycéen, puis d’étudiant…
Enjoy !
Peace & B Wild !


Quand l'élève commence à dépasser le maître.

J'ai un fils de treize ans, un peu en avance sur son temps puisqu'il fraye avec les gars et filles de sa classe de seconde.
Comme vous l'avez remarqué, je suis plutôt axé sur la musique, et je l'ai aidé à se faire une culture musicale. Les Doors, les Stones, Prince, et de très très nombreux artistes de mon iTunes n'ont plus que quelques secrets pour lui. Il sait pourquoi il n'en aime pas certains, ou pourquoi il en adore d'autres. Il sait reconnaitre une daube d'un travail de qualité. Il a l'oreille et ce qui les sépare bien formé. Je ne peux m'empêcher de nous envoyer des fleurs à ce sujet, à ma femme et à moi-même, sans oublier que rien aurait été possible sans son intérêt, sa curiosité et son intelligence.
Il y a 2 ans, il était entré dans sa forte, très forte période Eminem. Oui, c'est du rap, mais de qualité, pas les merdes à deux balles dont on peut entendre le boum-boum-tac au travers des vitres teintées des Clio bleu France et les BM d'occase qui circulent dans tout le Neuf-Trois.
Depuis quelques mois, mon fils est entré en quasi religion sur l'electro. Je ne peux l'en blamer, l'occurrence "electro" étant largement référencée dans les libellés de dtls-La Page Zik.
La chose heureuse est que - du fait d'une oreille et un cortex bien faits, il ne s'interesse pas à l'electro qui peut être industriellement produite pour les compiles de fin d'd'année. Non. Il est à donf sur une electro travaillée.
S'il sait apprécier une electro aux sons bien plaqués, limite planante, il est plus orienté sur une electro plus festive. Celle des bons DJ's.
David Guetta : tu sors. Toi, tu fais de la Dance, tu fais du blanchiment de black music pour des raisons de marketing, tu as détruit les Black Eyed Peas.
Ici, mon fils me fait découvrir de belles choses. Des formations qui ont tout compris au mix, au sample et à ce que cela pouvait engendrer en terme de fête éfreinée.

En décembre dernier, ce gamin, sur ses propres deniers, est allé à son premier concert. La tournée d'adieux de la Swedish House Mafia. 3 gars dans la fleur de l'âge qui arrêtent tout pour explorer d'autres champs, et après avoir fait bouger et danser des centaines de milliers de personnes, d'avertis à l'oreille affutée, et au corps entretenu par cette musique qui bouge incroyablement.

samedi 12 janvier 2013

Oui, c'est beau

La sortie du nouveau single de David Bowie a fait l'événement.
D'une part, "Where Are We Now" a été dévoilé 8 janvier, jour de l'anniversaire du plus bel androgyne de l'histoire du rock. D'autre part, ce morceau accuse un peu le trait des ans accumulés au titre de l'état civil de Ziggy : les 66 ans s'entendent un peu trop sur une piste assez molle du genou. Et en matière de genou, je m'y connais. Cette chanson - certes belle - baigne dans la mélancolie, le souvenir des années berlinoise de l'homme aux yeux qui ne sont pas si pers. Une Françoise Hardy aurait été une parfaite accompagnatrice sur ce morceau, c'est vous dire...
Ensuite, ce titre est annonciateur d'un album dont la sortie serait le 30 mars prochain. 10 ans. Oui, cela fait 10 ans que Bowie n'a pas sorti d'album. Tony Visconti - le producteur, a indiqué que The Next Day" était un album rock. Je pense qu'il a ici voulu rassurer le public ayant écouté Where Are We Now...

vendredi 4 janvier 2013

Mouvement perpétuellement brûlant

Le mouvement perpétuel a été inventé et, très étonnamment, il est mû par de nombreux frottements. Je m'explique.
Les deux morceaux dont je vais vous vanter les mérites sont les déclencheurs de ce mouvement perpétuel.
Prenez une énorme dose de testostérone, par exemple du Barry White. D'ailleurs, je ne vois que Barry White (ou le supposé président de son fan club – Gilles Gros-Paquet) pour concentrer autant de testostérone dans chacune des secondes de ses chansons et musiques.
Confiez cette bombe prête à exploser à un maître DJ, ingé-son, arrangeur-magnifieur, spécialiste d'une période chaude en rythmes : Monsieur John Morales. Un tel nom apporte – de fait – du « callente" à des musiques déjà bouillantes.
Le résultat ? deux monstres musicaux, deux remixes d'une qualité exemplaire, avec du Barry White sur lequel on aurait pluggé un turbocompresseur d'hormones. Si, si.

mercredi 12 décembre 2012

Acronyme

Acid Pauli. Et très bien élevé... Désolé : Acid Pauli est le nom de l'artiste... Du DJ.
Nous sommes ici dans un univers d'electro. Bien lêchée. Tirée au cordeau, à l'équerre et affinée au laser.

Les rythmes sont très répétitifs (nous sommes sur de l'electro, je le répète...) qui ont le bon goût de donner envie de bouger, plutôt langoureusement, alors que des sons venus l'on ne sait où viennent habiller la structure, ce beat.
Et il a tout son sens le rythme ici. Il n'est pas que binaire. Il y a du revival de vieilleries. Rythmiques qui sont sublimées par un mix très bien choisi, organisé et enchaîné.
Chacun des morceaux vous plongera dans une atmosphère baignée d'hispanisme, qu'il soit européen, caribéen, sud ou central américain.
Il s'agit d'un beau et joli travail qui n'a pour seul but de vous procurer que de belles et bonnes sensations.

vendredi 7 décembre 2012

Les mains, la langue...

En voilà du nouveau son sur la planète hip-hop ! Edward a troqué ses mains d'argent pour arborer une langue d'argent. Oui, en anglais, les Scissorhands deviennent Scissortongue.
Donc, il s'appelle Edward Scissortongue, et je suis au regret de vous annoncer que je suis incapable de vous dire si sa langue, ses mots sont coupants comme des ciseaux ou non : ce black anglais traine un accent à couper à la machette. Du lourd du East-End...
Je m'en tiendrai donc aux seuls sons et musiques que cet album - Better.Luck.Next.Life. - va délivrer dans vos douces ouïes.
C'est excellent, bon, hyper bien cadré et surtout, nous voici avec un hip-hop rhabillé à une sauce electro / trip-hop parfois... les sourcils se lèvent d'étonnement. La surprise est belle. Le rap est coupant - oui, on retrouve les ciseaux - mais incroyablement coulant. Edward (mon dieu qu'il porte mal son prénom !!!) donne envie de danser. Sa musique émeut. Oui, c'est ça : elle émeut.

mardi 4 décembre 2012

La clope après le pinard.

Un peu plus d'un an après la disparition de Amy Winehouse, un son se fait entendre à la porte du revival soul : "knock knock !". Je me lève pour ouvrir, et une belle femme se présente.
Un prénom qui pue les ringardises des années 80/90... Kendra Morris. Je ne sais pas si elle est la fille de Philip, en tout cas, si elle fume, cela donne à sa voix un grain et une puissance bien agréables à l'écoute.
Dans la juste lignée de la regrettée Amy, Kendra chante, et plutôt très bien. Le genre et le son sont toutefois moins vintage que ceux d'Amy. Ils. sont plus inscrits dans notre époque, moins nostalgiques. En gros, Kendra Morris a su garder le meilleur pour le mettre à ma sauce du jour.
C'est bon, c'est excellent. J'ajoute une production très bien ficelée - vous me direz, pour s'attaquer â du vintage, il vaut mieux être bien entouré, le cas non-échéant ferait inéluctablement tomber le produit fini sous les impitoyables pilons de la ringardise absolue.
De bons moments se profilent ici pour vous sur cet album, Banshee
Il y a un an, juste avant Noël, les ayants-droit de Amy nous sortaient quelques "rarities", certes excellentes, mais trop marketées "cadeau de Noël"... cette année, et afin de bien commencer l'année dans une même veine musicale, je vous propose de faire plaisir à un(e) proche et à vous-même en offrant cet album qui, outre l'inénarrable "plaisir d'offrir, joie de recevoir" apportera le si grand bonheur de découvrir et de partager. L'amour est fait de pas mal de ça...
Allez : enjoy !
Et puis hop ! Peace & B Wild, always.

jeudi 29 novembre 2012

Vous m'avez dit de dire Hardy !

Françoise Hardy revient avec un album. L'Amour Fou. Cette petite voix qui sussurait il y a 50 ans au Petit Conservatoire de Mireille (sur l'unique chaîne de l'ORTF) est aujourd'hui - et heureusement - à sa belle maturité. 50 ans de carrière, ça me rappelle un petit groupe de rock and roll qui roule pas mal... ça tombe bien, ils sont amis.
De beaux textes, et une voix magnifiée lorsqu'elle est accompagnée au piano, donnant aux mélodies tout leur sens, éveillant ainsi tous nos sens, dans tous les sens.
Y'a pas à dire : Françoise Hardy a la voix de son physique. Droite belle, et relevée d'une distinction dont la noblesse n'a d'égale que la fluidité. Cette femme est éduquée, d'un classicisme exacerbé, et d'une classe qui pourrait frôler l’indécence.

samedi 24 novembre 2012

Du retour sur la génèse

Dans la catégorie "si vous aimez X vous aimerez Y", pour les amoureux d'un certain rock des années 70/80, Yann Destal devrait en ravir plus d'un et plus d'une.
Au fil des morceaux de Let Me Be Mine, vous entendrez de grosses réminiscences de Genesis de la belle époque , puis comme une Lady Faithfull ! Si si ! Je sais, les genres sont certes différents, mais regroupés ici. Vont suivre quelques hardiesses rockeuses passées... En bref, Yann Destal est totalement inclassable. Pour Info, ce jeune parisien faisait partie de Modjo, qui a fait danser bon nombre de demoiselles et de damoiseaux sur belle une autoroute des clubs : "Lady". Aujourd'hui, revirement de situation, Destal est juste sous la très large étiquette du rock...

lundi 12 novembre 2012

L'Envolée... Pas si grande


Un peu de français.
Stephan Eicher sort un album. L'Envolée. Tout d'abord, il y a une belle pochette, certes un peu sortie de Pomme d'Api ou d'Abricot, mais belle quand même.
Eicher nous sert de jolies chansons, baignées de folkitude des hauts alpages, il nous livre même deux morceaux en allemanique qui, il faut l'admettre, est une langue qui se positionne en concurrence directe face au flamand dans sa laideur et sa gutturalité. Mais en fait, non. Le flamand reste un absolu, une forteresse imprenable dans le domaine de l'inaudible, et du désastre harmonique. C'est une plaie auditive. Je ne veux en rien insulter ici ceux qui parlent ce langage (est-ce seulement un langage... Je vous le demande !), ils n'y peuvent rien. Quoi que...
Revenons sur Eicher qui m'est cher (oui... Fastoche...).
Sur tout l'album, la voix d'Eicher est extrêmement présente dans la balance, ce qui ne suffit pas toujours à rendre compréhensible les paroles du bonhomme qui conserve un accent qui lui est si particulier.
L'ensemble est très bon quand même, et je saurai trop vous conseiller d'aller voir ce garçon en concert : il y est excellent et très très bien accompagné. Croyez-moi, une Olympia lui va à ravir, même si je pense que c'est dans des endroits encore plus restreints qu'il peut livrer le meilleur de lui-même.
Une jolie pépite dans cet album : Elle me Dit. Un rythme incroyable, et Eicher qui est diablement bien accompagné, entre autres par une section cuivre fabuleuse. Je n'ai qu'un reproche à faire à cette bele piste : trop courte !!!!
Je vous conseille cet album, même si, à mon sens, il ne porte pas bien son titre...

Enjoy
Peace & B wild.

vendredi 9 novembre 2012

Juste un nuage

Once again, je ne vous parle que d'un et un seul morceau. Parce qu'il le faut.
La gentille formation s'appelle Wildcookie. C'est mignon comme nom. Ce sont Freddie Cruger et Anthony Mills qui la composent. Parmi les diverses productions de ces deux bonshommes, une pépite absolue : "Serious Drug" va vous faire chalouper d'une façon si lascive que vous aurez envie de boire une pinte entière de Pulco. Comme son nom l'indique, ce morceau évoque une drogue, la coke, il lance les noms de diverses personnes qui sont malheureusement tombées dans la coupe jusqu'au nez pour certains, quand d'autres l'ont fumée ou injectée... Smokey Robinson, Rick James,  Quant à Robert Downey Jr, Gregory Isaac et De Angelo, ils sont annoncés à la toute fin.
Le morceau nous prévient donc : "cocaine is a serious drug".
Quand la musique peut servir à délivrer des messages préventifs, j'aime aussi.
La chose surprenante, quand même, à en écouter le morceau, et si on n'en comprend pas forcément les paroles, c'est qu'on pourrait croire à une apologie de cette poudre d'escampette ! et à une époque où la coco n'est plus la came des riches, où les cartels ont décidé une large démocratisation de son usage, c'est peut-être un epu dangereux...
Alors faites gaffe, à vous, et à l'entourage que vous aimez et appréciez.
J'arrête mon donnage de leçon et vous dis quand même que ce morceau fait partie de la meilleure web radio du monde. Une play-list fantastique, malheureusement entrecoupée de pub locale et surtout de jingles à deux balles. Mais le plus important est l'excellentissime zik de cette webradio. Elle s'appelle Radio Meuh. Si, si.
Nova doit s'en inspirer parfois, et devrait même s'en inspirer tout le temps !
Enjoy
Peace & B wild

La version studio :

... et la surprenante version live :

lundi 5 novembre 2012

Le Jardin du Luxembourg

Les addictions de Laurence Pierre sur France Inter nous plongent généralement dans un univers électro pointu et très bien sélectionné par elle et ses invités.

Jeudi 1er novembre, elle recevait Guillaume Sorge, "sound designer, blogueur activiste" qui nous livrait "ses derniers émois musicaux".
Alors que j'écoutais l'émission en me brossant sagement les dents, je m'arrêtai subitement, pris d'une une fièvre transmise par un virus musical qui ne m'avait pas atteint ou plutôt étreint depuis bien des années, et pour cause.
Un remix. Une splendeur.

"le Jardin du Luxembourg" de Joe Dassin (oui, je vous parle de Joe Dassin...) est passé entre les mains expertes de Tee Two... Et là, c'est une immersion totale dans le bain des grands mixes et remixes du superdisco. Souvenez-vous ces extended versions spécialement concoctées pour les clubs. Alexandrie Alexandra est l'exemple français qui me saute aux oreilles, mais il y a les monstres de Georgio Moroder et son ange black, Donna Summer, avec les longuissimes Love to Love You Baby, ou une Love Trilogy qui nous trimballaient sur une face entière de 33 tours...
Ici, durant plus de 7 minutes, on a envie de remettre une chemise satinée à col pelle-à-tarte, un beau pattes-d'eph' en velours aussi brillant que la chemise, et d'arborer un brushing qui sera savamment fixé à la Elnett afin de pouvoir se remuer sans pour autant détruire l'oeuvre capillaire réalisée par Jean-Christian, coiffeur d'étage.
Dans ce disco, Le Jardin du Luxembourg ne vous téléportera pas au Palace. Vous serez plutôt dans l'univers chouette et feutré, un chouia m'as-tu-vu de chez Régine. Tout le monde est bien sapé, les plus "in" ont leur garde robe directement importée de chez Renoma. La classe absolue. La Matra Simca a été garée par le voiturier.
Musicalement, tous les ingrédient sont là, avec une balance parfaite entre une basse bien funky, une rythmique comme seuls les soixante-dizards savaient la manier. Une splendeur. Les violons ne sont d'aucune langueur monotone. Ce sont eux - avec les choeurs - qui vous transportent dans un monde de fête luxueuse chez quelques bien-nés et beaucoup de parvenus.
Luxe, calme, volupté et disco. Le calme nous est donné par la voix parlée de Joe, car ici, il ne chante qu'à peine et s'adresse à une femme - forcément - pour lui délivrer d'incroyables confidences.

Allez podcaster l'émission, écoutez et réécoutez-la pour votre plus grand plaisir, et pour un voyage dans le temps incensé. Sans ça, sur le Tube-à-Toi, c'est juste en dessous.

Enjoy, et enjoy again.
Peace & B Wild.