jeudi 21 juillet 2011

L'amitié tiendrait-elle à 2 petites lettres ?

J'espère que l'amitié ne s'arrête pas à de simples avis... Le cas échéant, RL me zappera de sa friendlist...
Cet ami - oui c'est un ami, au contraire de nombreux friends Facebook... - a publié un post hier soir au sujet de la nouvelle réunion musicale événementielle : "Superheavy".

Au sujet de cette formation d'artistes, RL a dit "Superheavy porte bien son nom". De mon côté, je fais exactement le même commentaire, mais avec une signification diamétralement opposée. Je m'explique : quand RL veut dire par là que "Superheavy, c'est du superlourd", mon avis perso retire deux lettres majeures à ce com' : "Superheavy, c'est superlourd".
Visionnez-donc la video promotionnelle de cet album, et écoutez le premier morceau qui nous est servi en apéro avant la sortie des - a priori - 16 titres de l'album.
Nous y retrouvons le Beau et Grand Mick Jagger - officiellement instigateur de cette incroyable réunion - Joss Stone, jeune princesse émérite du R'n'B made in the U.K., Damian Marley (je connaissais plus Ziggy... Et bien sûr Bob, sans oublier Rita), Dave Stewart (oui, Monsieur Eurythmics), et A.R Rahman, le compositeur de la B.O. De Slumdog Millionnaire. Tout ceci nous fait un plateau plutôt surprenant, et bourré de talents. 

Au sujet de l'instigateur officiel, à savoir Mick-the-Mouth, j'ai tendance à croire que c'est plutôt Dave Stewart qui est le vrai penseur et organisateur d'un tel raout : Stewart est un homme d'idées, de recherches, de concepts. Il me fait penser à Coppeland de The Police. Et ceci n'a rien à voir avec le prénom de Coppeland (Stewart..).

Mais revenons aux apéritifs qui nous sont servis. Une belle vidéo, nécessairement tournée lors des sessions d'enregistrements en studio. On y retrouve presque la même ambiance bordélique observée dans "One + One", le rockumentaire pamphlétaire de Godard racontant le Making Of de Sympathy for the Devil. Et ensuite, nous voyons tous ces artistes en plein boulot - sourires, concertation, argumentation, d'accord, pas d'accord, re-sourire, fous-rires... La vie si intouchable et si cool des Studios...
Pour le peu qu'on le voit, le côté pygmalion de Dave Stewart est flagrant. Mick, lui explose de sourires à Grande Bouche, et ne chante pas : il hurle comme s'il était dans une arène de 96.000 têtes. Joss y est belle, ses longs cheveux tombent sur ces épaules, elle y chante bien et fort, il lui manque une clope et de grosses lunettes rondes teintées de violet... Rêverait-elle d'avoir cette aura si particulière que développait Janis Joplin ?... Le fils Marley y délivre du Raggamuffin, les yeux constamment fermés. Je précise que je n'aime pas le raggamuffin, j'eusse préféré que le Damian restât dans une lignée plus conservatrice du reggae, celle de papa Bob... Quant à notre compositeur indy, il est quasi inexistant, ou d'une discrétion que vous ne pourrez rencontrer que chez le boy Sri-Lankais que vous ramenâtes avec vos 17 tonnes de bagages et de meubles, à la fin de vos 3 ans d'expatriation à Dubaï, Bombay, ou Madurai.



Ça c'est pour la vidéo. J'ai bien rhabillé tout le monde pour un hiver déjà trop présent, et nous sommes le 21 juillet.

Le morceau que Superheavy nous livre en apéro n'est que l'illustration sonore de tout ça, ça s'appelle "Miracle Worker". Ça ne chante pas : Mick fait du "Mick surexité", alors qu'il est - quand il le veut - capable de délivrer tant de sensibilité... Joss y hurle à contre-emploi, et le Damian fait fausse note dans un melting-pot qui est donc raté par Dave Stewart.


Que dire d'autre ? Pas grand chose si ce n'est que :
  • j'attends avec impatience que la sortie de l'album me fasse changer d'opinion. J'ai seulement peur d'un produit trop markété à l'anglaise...
  • j'espère que ces deux minuscules lettres (un "d', un "u"), n'auront pas raison d'une amitié de 22 ans... n'est-ce pas RL ? ;-)
J'espère que l'album me fera zapper sur un Enjoy

Peace & B wild. Ever and ever.

mercredi 20 juillet 2011

Un peu de jazz dans nos faces

J'adore le mot "festival", ce doux mélange de fête et d'été... A l'heure de la floraison festivalière annuelle, je n'ai qu'un conseil : allez-y, ruez-vous vers ces communions thématiques qui convergent (quel mot idiot) en deux points : l'envie de découvrir et l'envie de partager des émotions fortes.
Comme l'indiquent tous mes posts précédents, je ne suis pas un féru de jazz, mais je suis quand même allé l'année dernière, en famille, à JIM : Jazz in Marciac. Résultat des courses : nous y retournons cette année, grâce à l'ambiance, aux expériences et plaisirs vécus, et grâce aux merveilleuses découvertes que nous y avons faites.

Parmi les découvertes de l'année dernière, il y avait un mec. Beau comme un dieu - comme son père - mais qui s'éfforce de l'ignorer - comme son père. Il est fou de jazz et de cinéma - comme son père. Et il ressemble à s'y méprendre à son père. Il s'appelle Kyle. Son père s'appelle Clint. Dans la Famille Eastwood, je demande le fils !

Oui, j'ai découvert la contrebasse, la basse, le jazz et la sensibilité de Kyle Eastwood il y a un an, en première partie du mega show de Môssieur Jamie Cullum - exploseur de salle de spectacle devant l'Eternel... Nous reviendrons plus tard sur ce trublion du jazz mondial...

Kyle Eastwood compose et joue pour les films de papa, la petite entreprise familiale bat donc son plein. Mais entre deux films, il partage aussi avec un public de plus en plus large des émotions réelles. En avril dernier, Kyle a sorti un nouvel album, "Songs From the Chateau". Je parlais de ressemblance avec son papounet : vous noterez en regardant l'artwork qu'il ne manque qu'un 357 magnum dans la main de Kyle pour voir surgir notre tant-aimé Dirty Harry.

C'est un jazz qui, s'il reste technique, est bourré de très belles mélodies, animées par de savants rythmes ; le morceau d'ouverture en est un merveilleux échantillon et qui, de surcroît, est une musique-hommage puisqu'il s'appelle Marciac. Les 8 autres morceaux sont un pur plaisir, avec une recommandation particulière pour Andalucia, ici filmé (trop court !) à Marciac 2010 :



Je vous le recommande chaudement, car tout y est chaud... et beau.

Enjoy,

Peace & B wild

mardi 19 juillet 2011

... la mariée est très belle

Si la plus-que-centaine de recommandations passées ne vous suffit pas pour accompagner votre villégiature méritée, je continue mes efforts, malgré une période pas hyper active en termes de sorties d'albums : les artistes doivent être en plein festivaux musicals, et inversement.

Aujourd'hui, vous n'aurez pas besoin d'être apnéiste pour écouter  Mechanical Bride, avec son premier album "Living with Ants" : certes, sa musique vous fera explorer les profondeurs abyssales de l'apaisement, mais elle ne manquera pas de vous faire respirer, de vous apporter tout l'oxygène dont vous avez besoin.
Tiens... Ce mot, oxygène, n'est-il pas étrange ? Car, si j'en crois ce qui me fut enseigné il y a à peine 3 minuscules décennies, en classes de français, sur les petites leçons d’étymologie qui me furent prodiguées en hors programme, "Allergène" se réfère à ce qui peut déclencher une réaction allergique, "pathogène"... qui peut déclencher une pathologie... Et donc, par extension-sans-génuflexion, "oxygène" doit vouloir dire "qui peut déclencher l'oxydation"... Pas cool. Mais attention, car "là où y'a d'la gêne" ne déclenche aucun plaisir. Et comme il n'y a pas de gêne ici, il n'y a que du plaisir. Et à la demande générale, je vous sers le son et l'image, via nos amis de ioutioube:

J'en étais à Mechanical Bride... l'apnée... l'oxygène... sans non plus faire référence au rejeton de Maurice Jarre... Chemical Bride vous apportera tout ce qui vous sera nécessaire en matière de relaxation. Aucune oxydation n'est à prévoir à l'écoute de ces 10 pistes qui se suivent admirablement, dans une douceur savamment installée par les ambiances diffusées au travers d'un brumisateur de sons. On croirait même de l'electro douce... Sauf qu'il n'y a ici que des instruments "classiques". Il s'agit donc d'une orchestration et d'un mixage hors pairs. Du travail d'orfèvre.
Vous aurez noté que je parle de Mechanical Bride au féminin singulier, puisque c'est le pseudo d'une certaine Lauren Doss.

Cet album sera idéal à écouter lors d'un moment de pause, sans kit kat. Une sieste sous l'olivier par exemple, mais avec un casque à réduction de bruit afin que ces satanées cigales ne vous pourrissent pas le plaisir (ksss-ksss-ksss...). Aussi, peut-être faudra-t-il déplacer l'olivier de quelques milliers de kilomètres afin qu'il assure sa fonction essentielle de parasol. Parce que l'olivier n'est pas un bon parapluie, et par le temps qui court...

Enjoy,

Peace & B wild.

mercredi 13 juillet 2011

EOS-MMX : un très beau concept.

C'est une bien belle compile que le label Ekler'O'Shock nous propose. Elle porte un nom étrange qui laisse présager d'autres sorties sur le même crédo : originalité, recherche, et variété (... Pas dans le sens "variétoche": dans le sens "pluralité des styles"). Oui, oui, je vous donne le nom de cette compile : EOS-MMX - The Summer Solstice Edition - Chapter One. 

C'est une compile qui, sans ressortir de vieilleries - bien au contraire - va vous replonger dans ce que les années '80 ont généré de meilleur. Car les années '80 ne sont pas faites QUE de Comanchero, Jean-Pierre Mader et autres soupes à deux balles... Il y a eu de la bonne new wave (heu... Je n'évoque pas ici Kajagoogoo, merci...), et bien sûr une flopée de productions alternatives de qualité intemporelle.

Donc, ici sont rassemblées 13 pistes émanant du catalogue de ce label au nom gourmand, et avec pour morceaux phares :
  • un remix étonnant d'un hit de Daho, et renommé pour l'occasion "Amoureux Solitaires (Pursang Amoureux Guillotine)", et c'est un beau programme.
  • Light Of Love, par The Miracles Club
  • Data Reconstitution, par Alexandre Chatelard : un son excellent, un morceau electro qui fait penser à Gonzalès, la dyatribe new-yorkaise parfois gonflante en moins. C'est donc mieux !
... Et puis je vais m'arrêter là, car tous les morceaux sont "phares"... Sauf peut-être le morceau de Danger, "09:19". Celui-ci était très attendu par une petite blogosphère. Au final, je le trouve décevant. Comme quoi, l'effet d'annonce peut s'avérer dangereux. En plus, il ne dure même pas 9mn et 19 sec...

Quoiqu'il en soit, je vous conseille cet album, il est bien ficelé, avec une sonorité homogène et, vraiment, d'excellentes pistes.

Enjoy.

Peace & B wild.

mardi 12 juillet 2011

Non, ce n'est pas un revival de Mary Poppin's

C'est un projet de fans initié sur le site phare de la communauté des fans de Prince -  "On va faire des reprises!". Raphy Schkopi, c'est le créateur de ce multi-site, fait de forums, news, boutique, et de "TV" depuis peu. Il y a une réelle volonté de développer l'attraction autour d'une thématique qui, avouons-le, est une source presque intarissable de commentaires et - bien sûr - de musique. Prince abreuve de musique et d'événements depuis toujours.

Raphy a donc mis sur son blog, en 2003, les 11 réinterprétations que son reseau proche a produit... Le nom du produit fini : "Superfunkycalifragischkopi", animé par une grande variété de styles, de transformations. Un album accompli dans son concept qui puise sa consistance à la prolifique source de tout ce qu'a pu produire Prince. 



Quand au nom du concept, il a 2... non : 3 bases.
  • Superfunkycalifragisexy est un titre du Black Album de Prince qui aurait dû sortir fin 1987, mais qui vit officiellement le jour en 1994, ce qui lui laissa le temps d'être un bootleg durant 7 ans, en version vinyle (Sachant que cette mise à l'index était, finalement, plutôt réfléchie). 
  • il fait justement honneur à l'initiateur du projet : Raphy Schkopi.
  • la 3ème base... Pour les plus jeunes cela sera une information, pour les moins jeunes cela sera une bonne madeleine, celle de Proust, qui vous remémorera quelques bons moments de Mary Poppin's, puisque Julie Andrews chantait - tout sourire sorti - "Supercalifragilisticexpialidocious"... Ain't that a reference ?
 
Cette mise en ligne du SFCFS1 ne manqua pas de déclencher des envies et susciter des passions auprès de certains habitués du blog décidés à apporter, eux aussi, leur grain de sel musical sur le même thème. Ce qui ne manqua pas de lancer la production d'un deuxième opus courant 2006, mais cette galette ne vit le jour qu'en 2008, avec 14 morceaux affichés sur la back cover.

Aujourd'hui, 8 ans après le premier volume, nous en sommes au 3ème. Mais attention ! Sur l'ensemble des 3 volumes, le choix des titres est heureusement laissé aux artistes-contributeurs, de telle sorte que, d'une part vous n'entendrez pas un best of "reprisé" - et d'autre part, un même titre peut-être présenté deux fois, mais sous des traitements tellement différents... Par exemple, sur ce 3ème album, "When Doves cry" est réinventé deux fois par des cerveaux définitivement différents...

Ce concept est un double bonus dans le principe car cela permet á ceux qui ne connaissent pas ou pas-bien Prince de découvrir quelques autres choses de sa production. En revanche, pour ceux qui connaissent bien la production du p'tit gars de Minneapolis, il s'agit de s'étonner agréablement des versions développées par ces fans talentueux.

Je précise à nouveau que :
- ces album sont issus d'un travail à 100% à compte d'auteur,
- et qu'ils sont en téléchargement 100% libre et gratuit. Un simple clic sur chacune des 3 covers vous amènera sur le lien de téléchargement MegaUpload, attendez 45 sec, puis lancez le download ! Vous pouvez aussi aller sur le mini-site dédié à ces 3 compils.

Sur cette 3ème production vous trouverez un "Tamborine" hallucinant. Pour info/rappel, Tamborine est un court morceau extrait de l'album Parade qui recélait les hits Kiss et Girls and Boys (1986). Et sur ce Tamborine, Prince & sa belle Revolution partent dans un énorme délire de percu' et et de  basse en appui musical de chants qui vont grimper dans une hystérie hurlée part le fameux p'tit bonhomme.
La version qui nous est proposée sur le SFCFS3 est passée à une double essoreuse puisqu'il est d'abord dit en français, et ensuite chanté et accompagné à la façon de Brassens... Le "Oh My God" original devient alors "Nom d'une Pipe" !... Un moment incroyable.
Mais dans l'ensemble, les interprétations gardent une certaines funkitude inhérente au style musical que Prince a su créer - le Minneapolis Sound.
Mes recommendations sont :
  • Player, par Two Crude Dudes
  • le Tamborine, par La Pompe Moderne - retourné comme une crêpe.
  • Je m'interroge à ton sujet, par Flop & Mjo - une transformation de "I Wonder U" tout aussi lunaire que celle de Tamborine, et tout á fait minimaliste.
  • The Beautiful Strange, par Two Crude Dudes. Une impression d'avoir été retravaillé par Everything But The Girl, à la seule différence que la chanteuse a une voix d'une profondeur incroyable.
Il y a d'autres morceaux qui valent le détour sur cet album, et les 2 précédents, alors vu le prix (un clic gauche, pas plus...), je ne peux que vous recommander de cliquer sur chacune des 3 pochettes qui servent si bien un beau concept.

... Mais... Mais... Mais... Si je puis me permettre... Le seul reproche que je puisse formuler est - pour certains chanteurs/chanteuses - d'avoir un accent qui reste, malgré tout - très (trop ?) français. Bah si...

La devise finale de mes posts a ici toute sa raison d'être :

Enjoy,

Peace & B wild.

samedi 2 juillet 2011

Un cadeau ! Rien que pour vous.

Comme vous le savez, Prince est passé à Paris pour nous livrer une nouvelle série de concerts :
  • 1 officiel, le 30 juin dans un Stade de France à la pelouse dégarnie, le plein n'ayant pas été atteint,
  • d'autres étant moins officiels : la Société en after du SdF le 30 et, en ouverture des festivités, le Grand Journal de Canal+ du 27, qui a été l'occasion pour la chaîne de couper le concert avant sa fin pour de basses raisons de timing : Denisot a dû rendre l'antenne alors que le Kid de Minneapolis continuait son gig à la suite de 25 minutes de live très fort. Au moment de la coupure, il entamait le meilleur, puisqu'il a donné à la centaine de privilégiés présents sur le plateau l'occasion de se délecter sur "Shhh", puis "DMSR" (Dance Music Sex Romance". Ce dernier morceau, vieux de 29 ans (album 1999, sorti en 1982), prouvait à quel point Prince a su créer une musique qui dure et persiste.
Heureusement, Canal+ a mis en ligne la totalité du live, incluant cette partie non diffusée, ce qui me permet de vous faire un cadeau : les MP3 des 7 morceaux joués ce soir là.
Parmi cette set-list, il y a "Shhh" (n°6), qui n'a donc pas été diffusé en direct. Ce morceau de Prince est peu connu. Et c'est dommage. C'est un slow, torride, qui est un vrai lave-linge: vous savez, ces slows en soirées de djeun's' sur lesquels les couples font un concours de combat de langues, tournoyant dans la bouche de l'autre en position "linge délicat"... "Shhh", pour vous exprimer sa puissance, relègue Purple Rain au rang d'esquisse... Et au même titre que ce Purple rain, Il est l'occasion pour le Nain Pourpre en concert de délivrer des solos de guitare d'une virtuosité exceptionnelle. Sur la version de "Shhh" du Grand Journal du 27 juin, c'est à 2'31" que Prince commence à réveiller les 6 cordes de sa gratte, pour les faire très vite hurler, gémir, se languir, crier et ce, de la façon la plus majestueuse qui soit, jusqu'à la fin du morceau, qui s'éteint à 6'28".

Vous trouverez cette pépite dans le zip que vous pourrez télécharger ici.

Enjoy, enjoy, enjoy !!!

Peace & B Wild.

jeudi 30 juin 2011

une considération de plus

Oui, aujourd'hui, le centre de ma considération sera l'immortel Jo-Jo, et c'est en cliquant sur la photo que vous y accèderez.

Ceci ne m'empêche pas de souhaiter, à ceux que cela concerne, un excellent concert.

PEACE & B WILD !!!!



mardi 28 juin 2011

Pour bien se mettre en jambes avant jeudi soir.

Ça y est, c'est officiel depuis hier sur le site du Stade de France : la première partie de l'unique concert de Prince sera Sharon Jones and the Dap-Kings.

Attention : c'est « Jones », pas « Stone ». Elles n'ont finalement que deux points communs : leur prénom, et leur génération, puisque Stone est de 1958, et Jones est de '56… ou '58 selon les sources (!).

Pour le reste, Sharon Jones est une black, format "en formes", avec une voix et une énergie puissantes. Le côté déroutant avec Sharon Jones, équipée de ses Dap-Kings, c'est que lorsque vous écoutez ses albums, même le dernier qui date d'avril 2010 – I Learned the Hard Way – on a l'impression qu'il furent enregistrés à l'époque de ses 15 ans… C'est un rythm'n'blues + soul des années '60, celui qui était invité sur la scène de l'Appolo à New York quand James Brown était le produit d'appel pour faire découvrir des nouveaux talents, ces shows s'appelaient simplement «James Brown presents…». Tiens d'ailleurs, Sharon et James sont tous les deux nés à Augusta, CA.

Cette dame rattrape donc le temps perdu, puisqu'elle n'a débuté sa carrière de chanteuse qu'à 40 ans, en '96. Avant cela, elle menait une vie paisible et normale de gardienne de prison et de convoyeur de fonds… Le début du succès est marqué par son premier album en 2002, et elle en est donc à son 4ème opus. Cette sonorité des années '60 n'est donc pas usurpée, puisqu'elle y a baigné depuis sa naissance. Elle aura juste mis le temps à se décider, mais, croyez-moi, il n'était pas trop tard pour elle ou pour nous, car sa musique est un pur délice, réellement vintage. Les cuivres, et les choeurs ponctuent et habillent les compositions, la batterie y est discrète, la guitare y est non agressive, et surtout, il y a cette majestueuse impression d'entendre des lives et non des albums studio, et c'est la raison pour laquelle j'évoquais les «James Brown Present shows".

En écoutant Sharon Jones & the Dap-Kings, vous passerez en pellicule Noir & Blanc, et c'est tant mieux : ça renforce si bien les contrastes.

Le fait d'avoir une Sharon Jones en première partie de Prince jeudi prochain est loin d'être une ineptie : tout en ayant créé son Minneapolis Sound, et en l'ayant fait évoluer au fil des ans et des décennies, il n'a jamais oublié les racines dans lesquelles sa musique puise ses oligo-éléments, et encore moins les musiciens qui en sont dignes.

Jeudi soir, au Stade de France, sera donc forcément une excellente, une exceptionnelle soirée.

Alors, Enjoy ! Peace & B wild !

lundi 27 juin 2011

Un train peut presque en cacher un autre.

Voilà quelques semaines, les mondes de la Soul, de la poésie, du combat, et de la musique-qui-fait-vibrer étaient endeuillés par le départ, trop tôt forcément, de Gil Scott-Heron. Prononcez "guile", s'il vous plait.

Toutefois, et dans un genre qui ne peut être que différent (car la musique de Gil est à part...) il nous reste une "presque homonymie", Jill Scott, avec un fantastique album tout chaud. Vous prendrez soin de prononcer "djile", s'il vous plait encore.
L'album de cette chanteuse est fait avec de véritables morceaux de musique dedans, Jill vagabonde allègrement sur un nombre incroyable de racines, toutes profondément ancrées dans des sols fertiles. Parmi ces sols ( la si do...) et au fil des morceaux, il y a ceux de la soul, du disco-des-early-years, du jazz, du Hip-Hop... Et même ce que je targue de Arènebi, mais du bon, du "qui fait bouger le bassin d'avant en arrière et inversement à l'infini"...

D'entrée, la première piste donne le ton avec un rythme emprunté (et non samplé) au patrimoine mondial de la good vibe : "Blessed" est délicieusement calé sur le "what's Going On" de Marvin Gaye : ça donne le ton, ça installe une ambiance, un esprit, et une somptuosité qui se rencontreront tout au long des 17 pistes de l'album - si vous optez pour la version Deluxe. Et bizarrement, ce n'est d'ailleurs qu'en prenant cette version que vous pourrez découvrir le morceau qui donne son titre à l'album : "The Light Of The Sun".
C'est bien simple, il n'y a rien à délaisser ici, et encore moins à jeter. Tout y est bon, excellent. Quand la mélodie peut être jugée par trop sirupeuse, vous êtes alors emporté par la voix de Jill (Here My Call) : un véritable tapis volant...
Pour ceux qui veulent faire des progrès en anglais, sachez que Jill Scott a une façon de chanter qui est d'une clarté incroyable. Même pas besoin de sous-titre. 

Je dois l'avouer, mon onglet "Best du mois" bouge avec cette nouvelle sortie... Je vais être obligé, à seulement 3 jours de la clôture du scrutin de juin, d'établir un constat d'ex-aequo entre Applause et Jill Scott. Tant mieux : ça vous fait un double plaisir car les genres sont bien différents.

Enjoy,

Peace & B wild

mardi 21 juin 2011

Fink it over... and over again.

Que les fans et experts de Prince se calment tout de suite : si je parle de Fink, celui-ci n'a rien à voir avec le Dr Fink qui opérait sur les claviers/synthés, à la plus belle époque du Nain Pourpre & de ses Revolution. Le Fink que je veux évoquer est bien différent.

Fink (donc sans doctorat) est aux antipodes du son du "minneapolis sound" suggéré par l'évocation superlinéaire de si belles années... (rhôôô... c'est mauvais le "superlinéaire" !!...) Sauf que Fink peut parfois procurer, à l'instar de certains morceaux du Kid de Minneapolis, les mêmes réactions pilodrutées. Notez que le pilodrutage n'est que rarement le résultat d'un capilotractage. Le cas échéant, c'est que le capilotracteur est vraiment excellent dans son art.

Moi, j'aime ça, le pilodrutage. Fink, ici délivre une musique soft qui sait parfois ériger les poi-poils des bra-bras.

A base d'acoustique, de sons assez bruts, cette musique est encadrée d'accompagnements et arrangements qui font évoluer les morceaux dans chacune des histoires qu'ils nous content. Il ya des montées musicales qui sont comme celles d'un col du Tour, bien que je n'apprécie pas le cyclisme à la juste valeur boursière des titres des labos pharma... Hopopop ! Pirouette ! Et on revient sur Fink.

Encore une fois, ce n'est pas un album pour la mega-teuf. J'en veux pour preuve son titre : Perfect Darkness... Au sujet de ce titre qui n'est d'ailleurs que celui d'un des morceaux, j'ai quand même une petite réflexion : je trouve cela un peu présomptueux. En effet, il peut y avoir tromperie sur la marchandise car cet album ne reflète pas une "parfaite obscurité". Loin de là. C'est mon seul bémol sur une galette qui, dans son intégralité, mérite grandement d'être écoutée, ressentie... Vécue et partagée.
La note est entre **** et *****, c'est sûr et certain. Je délibère... et accorde, oui, le ***** : l'artwork aura ici pesé quelques gramme dans la balance.

Enjoy

Peace & B wild

lundi 20 juin 2011

Big Band

On ne sais plus si c'est du funk, de la Soul, du Rythm'n'Blues ou du hip-hop... ça tourne, ça tournoie, ça bouge, c'est gavé de rythme, et une section cuivre hyper présente accompagne la fête.
P-Funking Band est un vrai big band qui a pour mission de vous donner la bougeotte. À les écouter, et à en observer l'artwork de l'album, ils sont aussi nombreux que la troupe d'Earth Wind & Fire à sa belle époque. Pour rappel ou info, ces démangeurs de jambes et de bassin que sont EW&F débarquaient en bande, jusqu'à 17 gugusses sur le plateau, pour délivrer de belles heures de plaisir, de danse, de groove, et de réelles performances pour chacun des membres... et autres contributeurs d'une tournée.
P-Funking Band porte donc bien son nom, et le son général de cet album - "1D22", si ! si ! c'est son nom - vous place au premier rang en studio d'enregistrement, et vous êtes du bon côté de la vitre encore une fois : avec eux. Il est à noter que le studio dans lequel vous vous trouvez a de fortes chances d'être situé en banlieue nord de Rome, puisque, comme leur nom ne l'indique pas, ils sont ritals. Et là, je repense à un "artiste" qui avait pondu dans les années '90 un tube de l'été, paneuropéen, le morceau était intitulé "Children", lartiste était un certain "Robert Miles" : un pseudo génial, puisque le bonhomme s'appellait en fait "Roberto Milano", ce qui est carrément moins vendeur à l'international, sauf dans le foot peut-être.


Double appel.... Ne quittez pas. Clic !
Allo, oui... Quoi ? Comment ? Mais, les p'tits gars, faites gaffe : Il y a des moments où votre son verse un peu dans la musique de cirque, ou la Bandas de Tribune Nord un soir de Finale du Top 14. Un poil plus carré dans l'art du mixage eût été louable, si je puis m'exprimer ainsi... même si le son "big-band" à la sauce funk&soul fait vraiment plaisir... enfin, j'me comprends. Allez, je suis en ligne avec mes si nombreux lecteurs, tcho ! Clic.


Je reprends donc la ligne avec vous, mes amis.

Dans les plus beaux moments de cet album, c'est bien simple : on se retrouve en pleine série policière US des '70... Et là, je revois Karl Malden avec son pif en forme de pomme de terre tranchée en son milieu, et le petit jeune, Michael Douglas. Les Rues de San Francisco... Voilà, c'est ça : le P-Funking Band vous renvoie au milieu de ces années-là, avec leurs sonorités brutes de fonderies. A vous de juger si elles le sont trop ou pas...
Vous recommanderais-je alors cet album ? La réponse est oui ! Écoutez-le, il donne envie de voir les 17 gugusses de P-Funking Band sur scène.
Heu... pour le nez de Karl Malden, c'est peut-être très perso, mais j'en ai vraiment une image E-NORME ! Je n'ai pas pu me retenir.

Allez, enjoy,

Peace & B wild.

jeudi 16 juin 2011

Drôle de nom pour une bonne musique

Pien Feith. Made in The Netherlands. La voici donc, nous proposant un bien bel album : "Dance On Time".

L'organe de Pien Feith (à mes souhaits) se range dans le maintenant devenu très grand classeur des "voix féminines un peu cassées", et se pose très bien sur une musique electonique qui nous renvoit à quelques décénnies auparavant, avec des sons de beatbox très secs, mais adoucis par de belles harmonies et, comme c'est dans la tendance, quelques instruments "classiques" qui se faufilent pour donner à l'ensemble une sonorité singulière.
Cette sonorité est profonde, limite sombre parfois - nous ne sommes pas au "petit livre des Amusettes".

Pien emporte avec elle ceux qui l'écoutent, cette dame, dans sa recherche sonore et ses harmonies me fait penser à Bjõrk... La voix étant à mettre en marge de cette comparaison, puisque celle de l'islandaise-et-de-son-iPad reste hors normes. Il y a toutefois comme du cousinage au niveau du phrasé, mais je vous rassure, tout ceci n'est absolument pas de la pâle copie, loin de là.

Voici que j'aborde ma recommandation... Avez-vous lu plus haut quelque chose de négatif à l'égard de Dance On Time de Pien Feith ? Non ! Cela veut dire que je vous le recommande.

Enjoy,

Peace & B wild.

mercredi 15 juin 2011

Applause ! Tapez dans vos mains !

Applause, les belges, après nous avoir servi un EP (ou plutôt un mini album), nous servent - enfin - leur premier album. Un vrai.


Ici, le Vocal est roi et maître, croyez moi, et bien que cela n'ait rien à voir avec le waterzooï* (ça change de la choucroute), une année complète sans gouvernement Belge semble être des plus bénéfiques pour la musique.

Applause mérite d'être applaudi, et cela commence dès la première piste (All About You), avec un rythme marqué au hand-clapping qu'on a envie d'accompagner en l'écoutant.
Cet album mélange très agrèablement les genres : la pop, le groove, le rock et une pointe d'electro y sont présentes pour le seul plaisir de vos sens car - je ne le répèterai jamais assez - la musique n'est pas là que pour faire fonctionner la mécanique auditive : tout ce bidule est connecté aux muscles erectiles des poils des avant-bras et des cheveux d'ange de la base du cou. Si aucune musique ne vous a jamais procuré cette sensation de "chair de poule" : consultez au plus vite !

Bon, Applause, revenons-y, parce que c'est diablement bien et bon. C'est une musique qui fait du bien là... Et puis là aussi. Les ambiances sont pleines et riches, soutenues par cette voix que j'évoquais plus haut : elle est envoûtante, et c'est celle de Nicolas Ly. Elle me fait parfois penser au très regretté Jeff Buckley, c'est pour vous dire comme ça peut être beau.

Enfin, me voilà rassuré, car je me languissais de pouvoir monter sur le piédestal des Best Du Mois (l'onglet, là, en haut à droite) un album sur juin, et aujourd'hui, nous l'avons donc - sauf s'il est détrôné avant le concert de Prince au Stade de France, le 30 - par une autre sortie magique (... Björk ?).

Je vous le confie, Varrod (sur Inter) a fait sa chronique sur cet album hier matin... Je ne l'ai pas écoutée ni lue sur le site, car je voulais rester vierge de toute influence...

Allez, enjoy

Peace & B wild.


* excellente recette flamande... Ce sont des morceaux de poulets (il y a aussi une version poisson) cuits dans un bouillon crémeux, agrémenté de petits légumes et PdT... Ça donne un peu relief au plat pays.

mardi 14 juin 2011

... de la Pop De Pub

Ladylike Lilly. Le nom est déjà séduisant. C'est mignon-tout-plein. Et quand on écoute, c'est encore plus séduisant et mignon. L'album, ou plutôt l'EP, s'appelle "On My Own". Cela fait deux mois que c'est sorti, mais il fallait que j'en parle...
Sur ce mini album, y a des arrangements qui n'arrivent pas à leurs fins, puisqu'ils n'arrivent pas à creuser la moindre aspérité sur un créneau musical en total sur-embouteillage : le Pop Folk à sonorité positive.

C'est quoi, le "Pop Folk à sonorité positive" ? C'est de la PDP, de la Pop De Pub... C'est joli, c'est positif, pas mal acoustique et, ici, fait comme de la nouvelle vague nordique. Mais sans les vibrations nordiques...
Chacun des morceaux présents sur cet EP est retenu (Pearl and Potatoes) ou candidat pour accompagner une pub avec des personnages bien dans leur temps :
  • lui, il a la trentaine, la barbe de 5 jours bien entretenue, (à un ou deux détails près, je suis dans la plaque !), il porte une chemise aux boutons de manchette systématiquement défaits - pas de cravate, ça ne se fait plus du tout - il a le cheveu mi-long à l'apparence décoiffée, porte magnifiquement le jean's, bouffe et vit bio, mais consomme quand même comme un dingue avec sa nana :
  • 28 ans, jolie comme un coeur, le cheveu long châtain clair, elle porte son 501 comme une seconde peau, et l'habille d'un tee-shirt à manches mi-longues dans lequel elle est incontestablement elle-même...
  • Ils vivent en harmonie avec leur environnement de centre-ville de capitale (ils sont à Lambda, capitale de la conso' sereine), leur sourire permanent le prouve, et comme ils représentent M. et Mme Toulemeonde dans le film publicitaire, le revenu cumulé de leur foyer est fixé à un plancher de 9000 euro par mois, parce qu'en dessous, sa retire 12% du sourire par tranche de 200 euro retirée. ... je n'au pas forcément la même idée de la popularisation... J'allais oublier : of course, ils sont tous deux hyper connectés, bien qu'étant "bio" dans leur apparence et ultra équilibrés dans leur vie.
  • Petit détail : ils sont deux mais célibataires, ont chacun leur appart', et surtout sont à l'opposé de la famille recomposée puisqu'ils n'ont PAS d'enfant : ceux-ci nuisent à l'épanouissement de la conso de technologies fruitière... Fruitière comme les pOmmes, les oRanges ou les mÛres avec deux B... Amis mareketers, après le Brun et le Blanc dans les équipements domestiques, voici le Fruitier, donc.
  • Attention : notre couple n'est pas bobo-bio. Les vrais bobos-bio ne peuvent plus se permettre d'être en centre-ville de capitale, que cela soit à Lambda, Iota, ou rue Gama... Les nôtres font croire qu'ils sont bobos alors qu'ils sont totalement bourgeois au fond d'eux-mêmes. Si seulement vous saviez à quel point l'habit fait le moine !... Mais si, vous savez... Nous savons tous... Le bobo, le vrai, a non seulement opéré un changement de vie, mais aussi un réel changement d'environnement et de consommation. On devrait plutôt les appeler les Bo-Babas. Car il n'y a aucune bohême là-dedans. La bohême, elle, a planté son campement depuis logtemps sau bord d'un échangeur routier.
Mais revenons à Ladylike Lilly. Ici, certes, c'est de la jolie musique, mais... c'est le zéro absolu dans le domaine de l'aspérité musicale... C'est de la bande son pour pub qui vous dit que c'est tellement meilleur de consommer le produit X de la multinationale Y. Y faisant tant attention à notre société, à nous, à nos enfants. Une espèce de discours universaliste épouvantablement commun.
Si vous voulez écouter cet EP, allumez la télé et mattez les pubs. Si vous aimez la musique de l'une d'entre elles, présentant le couple que je viens de vous décrire, libre à vous de googliser "musique pub Marque X". Ça vous rapprochera inéluctablement de Ladylike Lilly.

Non je n'aime pas ces pubs toutes pâles. Non, je n'aime pas Ladylike Lilly, et je vous les déconseille même. A la place, ressortez une bonne vieille galette... Massive Attack par exemple, album Blue Lines en 1991, vous ne perdrez pas une seule seconde de votre temps.

... Et je me rends compte, une fois de plus, que quand je n'aime vraiment pas, ça me prend plus de lignes... Bah oui. C'est comme ça !

Allez... Enjoy vos vieilles galettes

Peace & B wild.