mardi 5 avril 2011

Que fait la police ?

Joan as a Police Woman n'en est pas à son premier essai. Mais celui-là est très concluant.


Un album qui s'écoute de bout en bout avec grand plaisir, des sons innovants, et une belle voix en fil conducteur. The Deep Fields comporte 10 pistes bien balancées et qui s'enchaînent harmonieusement. Le morceau phare, Magic, vous donnera toute la lumière sur les 9 autres morceaux, et sur la capacité que Joan peut avoir à vous transporter : Magic n'est pas un appartement témoin trompeur comme il y en a si souvent.


Entre pop, rock et blues, Joan nous promène gentiment, nous accompagne.

Je la recommande, alors enjoy !

Peace & B wild.

lundi 4 avril 2011

Julien Doré décoiffé au poteau par le Québec !

Il y a très peu de temps, je faisais ma p'tite critique - ch'uis déçu - du nouvel album de Julien Doré qu'a rien fait qu'à copier (voir là).


Et là, voilà sorti de nulle part, du "julien doré", sauf que ça n'est pas lui. C'est Damien Robitaille. (Pff ! Quel nom !). A l'entendre, le Damien ne vient pas du quartier. Encore l'école Québecoise qui vient nous manger notre pain, ma bonne Dame !

Z'avez remarqué que maintenant, dans toutes... Non : dans TOUTES les émissions de télé-crochet, ils nous mettent un québecois. Plamendon doit toucher des royalties à chacune des apparitions qui viennent américaniser le show, et le business. Parce que chez eux, il n'y a pas de spectacle, il y a du showbiz. Et même du show-off business. Le but est d'éxagérer, de hurler, de faire exploser sa raison d'être sur un plateau de télé...

- Le kurx ?
- oui ?
- tu dérives ! Tu parlais de Robitaille !
- ah oui, c'est vrai...

Quand je dis que Robitaille fait du Doré, c'est un compliment : du talent, de la créativité, un magnifique second degré. Comme le Julien des premières heures, on sent un espèce de détachement, et d'envie de s'amuser et de partager son amusement. Et puis... Et puis... Une très belle production. Merci l'outratlantique de l'Est.. Tout ça arrive même à me faire oublier un accent qui a une certaine tendance à me gêner quand il est chanté, d'ailleurs, avez vous remarqué à quel point les chanteurs québecois qui ont un accent à couper à la hache de bucheron (forcément), se retrouvent avec une diction que je qualifierais de compètement "métropolitaine" quand ils chantent... M'est avis que ceux-là doivent verser des royalties à quelques orthophonistes bien placés dans les productions markétées...
... Et bien Robitaille, lui, son accent québecois, il le garde en chantant. Je pense que c'est de la fierté !

Ecoutez Damien Robitaille

Enjoy,

Peace & B wild

Le Frère Océan porte bien son nom.

Brotherocean de Syd Matters nous fait plonger dans de belles ondes musicales. Rythmes étudiés, mélodies subtiles, et un bel art de jouer avec motre capacité à entendre et écouter avec nos deux oreilles, parfois indépendamment.


On frôle la PDP. Si, vous savez, ces musiques qui vont se retrouver en bande son d'une pub qui va vous être balancée 97 fois par jour en TV, radio, web... La PDP, c'est la pop de pub. Donc, avec Syd matters, peut-être la musique est-elle trop subtile pour qu'elle plaise à l'ensemble du board décisionnaire en matière de communication.

Vous me direz, parfois les Marques osent des choix que l'on ne pouvait pas soupçonner. Areva et le PopMusic de M (pas M chedid : le M tout court des années 80, quand le fameux Matthieu se laissait bercer par l'hélico de son papa).

J'en étais où ? Ah oui : Syd Matters. C'est sûr, vous ne vous ferez pas de tour de rein sur les dancefloor avec cette musique, vous passerez juste un doux et bon moment. Il vous arrivera même de sourire, de rentrer dans une sorte de petite béatitude. Comble du plaisir, c'est le genre de galette que vous aurez même plaisir à réécouter à l'occase, comme ça, l'année prochaine et les suivantes.

Je vous conseille donc Brotherocean de Syd Matters. En plus, la couverture est tout simplement magnifique. Elle fait partie d'un train entier de nouveautés de septembre 2010, train dans lequel il y avait un nombre impressionnant de magnifique artworks. Mais ça, c'est une autre histoire...

Enjoy.

Peace & B wild.

Ne soyez pas maso : allez sur le Saadiq 2.0

Raphael Saadiq donne le ton d'emblée en ouverture de ce 2ème album.
Après avoir ouvert la brêche du revival du black sound des 60's' en deux ans, il nous fait passer dans les 70's. Mais les early 70's. La course á la séduction est terminée. Maintenant, on s'affirme. À la limite, on politise. Mais c'est excellent.

Saadiq emprunte un beau chemin. Il suit l'histoire de la musique, et du son qu'elle a su donner.


Ici, nous sommes à cette belle époque où l'on va défaire la cravate, on est à 2 doigts de la troquer pour une écharpe tricotée-main par Tante Bidule. Le consensus bien élevé n'est plus : on s'exprime.

Saadiq nous emmène dans un beau voyage, sa trajectoire est hyper interessante. Je me rends compte qu'il s'adapte avec une incroyable aisance aux sons et ambiances de ses albums.

Le prochain album sera-t-il Blacksploitation ? Et donc, s'en suivront-elles de multiples productions suiveuses ?

Pour moi, Saadiq nous a refait, en 2 albums-résumés, un excellent début de la musique Black, en démarrant au 1er janvier 1960. Qu'il continue ! Ses "Que sais-je" sont des délices, et bourrés de références.

Et n'en déplaise aux détracteurs qui hurleront à la machinerie Marketing : oui, il y a des marketers, je pense, derrière tout ça. Mais cette redite d'une toute petite partie de l'histoire de la musique populaire me plaît.

Et, je le souhaite et le pense, vous plaira aussi.

Enjoy.

Peace & B wild.

Très vite. Pour la pêche.


Juste un morceau. Pas tout le plat.

C'est très binaire, mais vraiment bien balancé. À coller dare-dare dans une playlist "dance". C'est de la zik de boite. A proscrire en musique d'ambiance :

Le morceau s'appelle "Gap", et c'est Mark Broom qui est aux platines. L'envie de bouger est automatiquement suscitée. Plaisir garanti.

Pour les mobi-citynautes : å caler dans l'ipod pour marcher plus vite !

Une 'tite soirée à deux ?

... Oui, si vous avez un plan pour un de ces soirs, j'ai un album qui pourrait bien faire l'affaire. En 2010, "A Strange Arrangement" de Mayer Hawthorne est passé inaperçu. C'est fâcheux, car ce garçon chante bien. Si, si.


C'est une de ces très nombreuses productions qui nous font ce Atlanta Revival Sound, celui des 60's. Sauf que d'habitude, ce sont des blacks (Ben l'Oncle Soul est notre exemple frenchy) qui oeuvrent et font (bien) semblant... mais ici, c'est un white-de-chez-white qui s'y colle, et c'est peut-être la raison qui l'a évincé des classements... Pourtant, il chausse ses lunettes oldies, but goodies. Les mêmes que celles de Costello.


Très agréable à l'écoute. Non, pas agréable : il est confortable, cet album. "Mets toi à l'aise, Caroline (ou Alexandre), pendant que je te sers un verre", une température de 22 degrés sera appropriée... N'en faites pas trop. Ça viendra tout seul.

Mayer Hawthorne (impossible nom...) Fait gentiment remonter le temps, et nous aide à penser, le temps d'un album, que tout va bien en ce bas monde. D'ailleurs, on n'y pense plus, à ce bas monde, puisqu'il n'y a plus que vous deux et c'est, il est vrai, l'essentiel. Mayer est là pour vous y aider.

De belles chansons, de bons morceaux, le son vintage, tout est là pour vous mettre de belles images dans la tête. La desuétude est bonne, parfois.

Toutefois, il ne s'agit pas non plus d'un monument musical. C'est juste un conseil pour passer un bon moment.

Enjoy.

Peace & B wild.

Electro sauce curry


Woof ! Voilà qui va vous retirer les bouchons qui trainent au fond des oreilles. Cornershop.
C'est l'arabe du coin, sauce anglaise, et là c'est indy. Dans les deux sens de l'abbréviation : indien, et indé'.

Cornershop, pour cet album plein d'insouciance et de dynamisme, s'est associé à Bubbley Kaur qui, de sa belle voix, anime ces morceaux en indien : mettez du Bollywood dans votre electro.

Les incontournables ?
Sans hésitation, les 2 morceaux d'ouverture de l'album donnent le ton, "United Provinces of India" et le morceau qui circule depuis quelques semaines sur les sites avertis : "topknot".

De piste en piste, Cornershop nous donne l'impression de faire un tour - dans le sens tourisme du terme - des royaumes d'Inde.
Dynamisme, ouverture, sérieux, et profondeur sont les principes qui traversent ces chansons. Car bien qu'ultra mixées, mélangées, calculées, ces pistes sont toutes des chansons. Bubbley nous emporte avec joie dans un joli voyage sonore.

Attention : il ne s'agit pas de "oueurlde miouzik". A ce propos, et malgré tout le respect que peux avoir pour Peter Gabriel : qu'est-ce qu'il m'emmerde depuis qu'il nous bassine avec ses contre-emplois obligés. Les mélanges culturels ne sont pas toujours bons, Mr Gabriel. Restez rock. Please.

Donc, Cornershop n'est pas de la World', c'est une elctro qui va vous faire sourire, vous faire bouger, et vous montrer tout le modernisme qui peut émaner de la culture indienne. Vous me direz, ce n'est qu'une preuve qui s'ajoute à toutes celles que nous connaissons depuis maintenant longtemps.

Enjoy.

Peace & B wild

jeudi 31 mars 2011

Scott-Heron sauce electro

A l'heure où les chefs en cuisine se prennent la tête toute la sainte journée à inventer tous nos plats en version 2.0 (les pâtes aux beurre revisitées), et à compliquer les choses simples sous couvert de surprendre nos papilles, des DJ's revisitent des morceaux.

Ici, Jamie xx ne s'est pas contenté d'un morceau, mais d'un album, entier. Rien que ça.
Et comme s'il n'en n'y avait pas assez, il s'agit du dernier album de Gil Scott-Heron.

Ici, le monde se divise en 3 parties :
- ceux qui connaissent bien le Gil.
- ceux qui le connaissent au travers de The Bottle, et qui l'appellent "gilles scotérone", comme s'il s'agissait d'une pâtisserie italienne 
- ceux qui ignoraient l'existence de ce bonhomme. 
Pour les catégories 2 et 3, sachez qu'on ne prononce pas "gille scotérone", ça fait patisserie italienne... il faut prononcer "Guile Scote Hérone", voire "Hirone", en expirant bien le H (il faut toujours bien expirer une taffe...)


Donc, pour les 2 dernieres catégories, cest un Monsieur qui déteste qu'on le considère comme un Monsieur. C'est un... Le ?... Révolutionnaire américain. Il est de tous les combats depuis 40 ans. Proche d'Alan Ginsberg, il conserve a pureté d'esprit de ses premiers combats des 60's. 
... Et je ne comprends d'ailleurs pas qu'il n'ait toujours pas été "suicidé" par la CIA...

Nous autres non-anglophones, avons une chance énorme : nous saisissons le rythme, la mélodie, la cadence, le phrasé des chansons... Mais pas toujours les MOTS, les messages. C'est une certaine légêreté qui nous est - naturellement - permise.
Quand vous écoutez du Patrick Fiori, vous ne pouvez vous empêcher d'écouter les paroles... Et là, c'est le drame (hé ! Les corses ! On se calme ! Il y a des bons corses et des corses nuls... Fiori, est dans les nuls. C'est tout. J'aurai pu prendre Jean-Louis Aubert aussi, c'est vrai...).
Parolier-en-français, c'est un métier,...

Mais revenons à Gil Scott-Heron. Il y a 2 mois, il nous a sorti un bel album, I'm New Here, toujours pamphlétaire et documentaire. Chaque album de GSH est un témoignage... Qui ne se démode pas. (écoutez Winter in America...). Et ici, Jamie xx a voulu agrémenter ce travail, en total respect de l'album initial. Le Gil y reste intact, pur jus. Et Jamie xx n'a fait qu'ajouter - savamment - de bons sons, du très bon mix, qui donne aux mots de GSH un véritable appui. C'est de la sublimation.
Scott-Heron devient ici Electro - no offense.
Jamie xx nous donne sa lecture de l'album original, et la partage. C'est tout, et c'est très bien.

Cela reste bien évidemment un sujet à controverse, il y aura les pour et les contre. Je me range dans les pour, car l'oeuvre de GSH est intacte de vérité. 
Nous n'irons pas non plus jusqu'à Valadolid. Je pense.


Enjoy.
Peace & B wild.

J'ose... If you don't mind.

Voici donc Jozif.
C'est de l'Electro. De la bonne. Celle qui me fait penser aux Early Works de Laurent Garnier, la pape en la matière.
Bon, il est vrai que depuis ses Early Works, Garnier a plongé dans les abysses d'une l'electro que je qualifierais d'expérimentale. On se rapproche de la musique contemporaine au sens schniktien du terme. Si vous ne connaissez pas Schnitke, il faut savoir que c'est du hard core (à mes oreilles) en matière de musique contemporaine, a côté duquel les compositions de Pierre Boulez font office de jeu d'enfant... Et j'avoue être assez hermétique à ce type de musique. Peut-être est-elle trop intellectuelle pour mon neurone.

Donc, le Garnier d'aujourd'hui, c'est non pour moi, et le Garnier d'avant, c'est oui. N'en déplaise à un Monsieur que je respecte, Didier Varrod ("Electron Libre", France Inter, le dimanche soir... ou le lundi matin : c'est à minuit 5, donc officiellement le lundi...).

Tout ça pour dire que Jozif, sur l'EP de Sunrise, nous fait de la bonne electro, avec notamment, sur le morceau-titre, l'art de réveiller l'excitation de l'auditeur ou du clubber : dans ce morceau, est samplé la beatbox de "I Can't Go For That" de Hall & Oates. Et on n'attend qu'une chose : entendre le doux refrain de cette chanson. Jozif nous tient en haleine, nous fait espérer. Je ne délivre pas la fin de l'histoire, elle sera pour vous, mais sachez que le résultat est excellent, et donc conseillé.
Les 3 autres titres sont aussi conseillés : sur cet EP, c'est comme dans le cochon, tout y est bon (et cette formule ne tente en rien d'écarter des obédiences qui y seraient réticentes, bien sûr. On se comprend...).

Enjoy. Peace & B wild

jeudi 24 mars 2011

Quel beau jouet !

Je ne suis pas un fan total du beau David Bowie. Chacun sa paroisse. Moi, c'est plutôt Prince et Marvin Gaye. Mais quoiqu'il en soit, ça ne m'empêche pas, d'une part, d'avoir parfois des avis négatifs sur mes idoles,et d'autre part d'avoir de bons avis sur les autres. Et puis même, il m'arrive de changer d'avis. Je dis ça à cause de l'adage sur les cons. Donc, j'essaye de m'en préserver. Voyez vous, par exemple, un jour que j'appelais Pôle Emploi, j'ai été fort content que quelqu'un me réponde dès la 2ème sonnerie, et résolve le léger différent qui avait éveillé mon attention : la procédure de radiation - indue - était alors annulée avec les excuse de la Dame du téléphone. Donc, avis initial défavorable... suivi d'un accecit. Pas con le Kurx, donc.

Bon... Revenons à Bowie. L'album s'appelle Toy. Et c'est un très très joli jouet. Il ne vient pas de sortir. Non. Il a été commis il y a 10 ans, et du fait d'affres contractuelles entre le commettant et sa maison de disques, la sortie de l'album fut gelée.
Toy émerge donc. Et c'est une très bonne chose. Comme je l'ai laissé entendre plus haut, n'étant pas fan, je ne connais que quelques bribes de la carrière du rocker aux yeux pairs. Il y a d'incontournables chefs d'oeuvres intemporels, des concepts qui ont animé des albums, et des personnages. En tant que fan de Prince, je ne peux qu'apprécier une telle capacité au dédoublement de personnalité.

J'avoue que les dernières productions de Bowie sur lesquelles j'avais arrêté mes avis m'avaient carrément emmerdé. C'était Tin Machine. Le son ne me plaisait pas. Mais alors pas du tout, et j'ai donc préféré en rester aux bons souvenirs de Scary Monster et autres très antérieurs joyaux d'une couronne faite d'extravagance, de sensibilité, et d'un certain mystère...

Et là, ressurgi de nulle part, le beau David est un magnifique David. Peut-être les afficionados me décrieront-ils, mais j'adore. Chacun des 14 morceaux est bon, bien, good. Au milieu de la scène rock mondiale, Bowie se démarque par une façon de chanter qui lui si particulière. Ce Monsieur, avec sa discrétion élégante, chante. Et il nous donne l'impression que ce qu'il chante est facile. Mais en fait pas du tout. Il y a une maîtrise. Faites attention, écoutez bien du Bowie, n'importe lequel. On a envie de chanter... Mais on arrive pas à suivre. Ça ne suit pas... Ça sonne faux, décalé, pas en place...
Parce que Monsieur David Bowie sait chanter. Il sait TOUT chanter... Et avec ce léger grain dans la voix qui pourrait le placer dans le rangs des "désuets", mais non. Seul Bowie sait faire du Bowie. Et il est diablement sexy. Oh oui.

Donc, démerdez-vous pour attraper, acheter, streamer, voler, pomper, vous faire prêter (tiens, hadopi n'y pense même pas !) cet album. C'est, et ça n'engage que ma p'tite personne, un EXCELLENT album, de bout en bout.
Enjoy, Peace & B wild.

lundi 21 mars 2011

Copieur !!! (Ch'uis déçu)

Voici donc le nouvel album du jeune fou-dingue sorti de La Nouvelle Star : Bichon, par Julien Doré.

J'aime bien ce garçon. Il a su imposer un style, mi-déjanté-mi-talentueux. Il y a de la bonne graine là-dessous. Et une voix qui sait s'exprimer, et exprimer beaucoup de belles choses.

Mais là, je dis non. Je veux bien que des artistes aient des inspirations, des Dieux dans la tête, mais il faut que cela reste en filigrane. Le travail au calque ne révèle pas l'artiste, surtout quand celui-ci sait si bien interpréter et adapter à sa sauce les oeuvres des autres. Bichon, 2ème album de Julien Doré est, certes, bien produit, bien monté, mais la fonction copier-coller a trop souvent été utilisée, cachant donc le talent de celui qui fut un trublion.

Cela commence en ouverture, avec "Baie des Anges". Arnaud Fleurant Didier, s'il était mort - mais je préfère qu'il reste vivant pour nous préparer un 2ème album - nous ferait un quadruple flip inversé dans sa tombe ou son urne. C'est un pompage sur l'orchestration, la mélodie, le phrasé, et même le sujet...

Même s'il on sent chez Fleurant-Didier une inspiration gainsbourienne, il a son style, sa patte, il apporte la réelle nouveauté. En revanche, Doré, sur Golf Bonjovi mérite un procès des ayant-droit du Grand Serge. Tout y est. Le rythme nous noyant dans une certaine volupté, la petite guitare mélodieuse derrière, le phrasé... tout !

Laisse Avril, c'est amusant, fait penser à Alain Chamfort, à sa période de chansons à midinettes, avant que... Gainsbourg (encore !!!) ne le propulse à bord du Manureva.

C'est sur Bergman, dernier morceau de la 1ère galette, que Serge réapparaît, tout aussi fortement que sur les précédentes pistes évoquées. Là, Julien a volé le son et la présence de la basse...
Les autres morceaux du premier disque de ce "presque-double" album sont de la pop, oui, bien concoctée, mais qui ne révèle pas assez ce que sait faire Julien Doré.
Très honnêtement, Julien, ton talent n'est pas dans l'imitation, il est dommage de ne pas exploiter les ressources folles dont tu disposes dans les adaptations. Cela évite le plagiat.

Heureusement, il y a la deuxième galette de l'album, qui ne comporte malheureusement que 5 pistes, mais qui ont le mérite d'être beaucoup plus personnelles, puisque réalisées avec les Bash : son groupe, son essence, sa vraie vie.
Pour ton 3ème album, Julien, pense à faire une première galette complète (c'est mon côté breton qui ressort) avec les Bash, puis une deuxième, avec quelques reprises que tu sais si bien faire. merci d'avance.

Enjoy la 2ème galette,

Peace & B wild !

mercredi 16 mars 2011

Acid Jazz, still.

HF, c'est le nom d'une fille.
Je ne me sers que de mes oreilles, inutile de savoir si c'est tel ou tel producteur, tel ou tel musicos qui a participé au travail, l'important, c'est le résultat.

En ce qui concerne HF, sur l'album "Soul", rien de très neuf. Ça sent l'Acid Jazz britannique d'il y a... 20 ans, mais le son est bon, très bon, bien calé.

...Avec toutefois une légère différence, et de poids : Hf n'est manifestement pas de langue anglaise. Je pense qu'elle est francophone du vieux continent car - si j'ose imaginer charmante - et malgré de gros efforts au niveau de l'accent anglais, elle laisse largement percevoir d'indéniables origines linguistiques qui doivent se situer entre Carcassone et Anvers, en passant peut-être par Gruyére ou Montreux.
C'est con. Parce que la musique est bonne, très bien balancée, bonne orchestration... Mais il aurait fallu qu'elle chante en français afin de ne point irriter mes ouïes.
pour être honnête, cet accent presque bon est totalement exécrable et gâche le plaisir que cet album aurait  pu procurer.

Bon, je me calme quand même : vous pouvez vous dégoter cet album pour le mettre en ambiance chez vous. Mais pas au casque. Non. Pas au casque.

Si jamais HF me lit : repartez en studio et refaites une version 2.0 en français en gardant toutes les pistes instru.
N'oubliez pas de nous prévenir quand c'est prêt !

Peace & B wild.

lundi 14 mars 2011

Vraiment Vivant

Je vais faire comme sur Amazon : "si vous aimez "X", vous aimerez certainement "Y"
Donc, si vous aimez la nébuleuse qui entoure Pharrell Williams (N*E*R*D, Neptunes, et tant de participations en production, voix...), vous aimerez certainement True Live.

True Live n'est pas un groupe tout nouveau, puisque cela fait depuis 2003 qu'ils créent depuis leur continent Australien.

Un album, Found Lost, qui vous apportera un son définitivement dynamique, recherché, alliant jazz et urban, avec une grande maîtrise des rythmes. Une section cordes qui destabilise les conventions de la musique urbaine.

Les 5 gars, emmenés par Ryan “RHyNO” Ritchie, vous donneront envie de bouger, et à l'instar de Pharrell, ils offriront aux plus hermétiques au rap l'opportunité de rentrer dans ce monde par une autre porte, et pas la petite.

Hautement, chaudement, et impérativement recommandé pour vous virer les excès de cérumen qui s'endorment au fond de vos douillettes ouïes.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 7 mars 2011

La Girlie qui se démarque

Jessie J

Bon, les gonzesses qui - à grands renforts de blé, de com, et bruit, etc - se bousculent sur le long et large tunnel de la musique arènebi et dènce, c'est pas du tout ma keupovti. 
Et puis, parfois, il y a de la lumière dans le tunnel. Vous savez, ces néons verticaux qui indiquent tous les 200 metres une issue de secours... Et bien, Jessie J est un néon. Ou en tout cas certaines des pistes de son album.

La voix est bien là, certes pas mal hurlante, mais pas beuglante. Exit les épouvantables années saturées de contre-ut à 2 balles avec les witney, mariah, céline, et autres pauvresses wallonne. Les producteurs d'aujourd'hui nous trouvent des nanas avec des putain d'organes, et généralement bien gaulées. Mais l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous, et l'émotion d'une voix n'est pas dans la performance. Elle est dans ce que les ricains appelleraient un "je ne sais quoi"'mais qui ne soit pas du "déjà vu" (prononcer déjavou"). 

Alors sur le marché, il y a Alicia - très bien quand elle est accompagnée par un mec qui sait y faire (Jay Z), Rihanna (no comment...), il y a aussi Madame Gaga. Elle, 'faudrait qu'elle calme ses ardeurs faussement techno, car elle gâche - à mon sens - ses réelles capacités de musicienne et son talent vocal totalement cachés par un excès de prod. Trop de prod tue le son. C'est con, mais c'est comme ça.

Bon. Revenons à Jessie J. Je conseille l'écoute.
Pour les playlists et les ge,ns pressés, évitez Nobody's'Perfect est trop dans les hurlements. Là, ça beugle. Pas bien. A refaire.


Et pour la saveur, optez pour Abracadabra : la meileure prod de l'album. C'est nickel, trop pour certains. Bien pesé, très bien rythmé...on est proche du New York de Jay Z et Alicia Keys. Le son claque, et donne envie de remuer.

Et afin de se rappeler que les producteurs américains ne sont pas nés de la dernière pluie quand il s'agit de miser de l'argent sur des talents, un petit morceau live, Big White Room comporte un chouia trop de vibrato "arènebi" - vous savez, ces circonvolutions vocales mises à la mode à la période des "divas" beugleuses des années 90 citées plus haut... - mais c'est une jolie ballade, avec des moments de belles ferveur.

Enjoy,

Peace & B wild

jeudi 3 mars 2011

Pour les amoureux de la Chanson Française...

Trop souvent, la Chanson Française est oubliée. Et je suis le premier à devoir en être blâmé.

Heureusement, des journalistes, des producteurs, des programmateurs, des directeurs d'antenne croient en cette veine artistique qui n'appartient qu'à nous, les français. Nous avons même une institution fabuleuse depuis 18 ans maintenant : les Victoires de la Musique.

L'édition 2011 nous a, une fois de plus, gâtés. Je veux parler en particulier de la catégorie "chanson originale". Tout est dans l'intitulé : induirait-il que toutes les autres chansons sont des reprises ou autres pompages ? enfin... Donc, dans cette catégorie, se sont retrouvés face à face à face à face Benjamin Biolay (un voleur parfois) (c'est pas le nom de la chanson, c'est une considération personnelle), Gaetan Roussel, Stromae, et Zaz.  

1ère réflexion : comment peut-on mettre dans la même catégorie autant de courants artistiques différents (pour autant que le terme "artistique" puisse tous  les qualifier) ? 
2ème réflexion : comment se fait-il que, dans l'énorme et gigantesque profusion de talents - jeunes, beaux et intelligents - qui fuse chaque année... comment se fait-il qu'on puisse voir des éléphants mélangés à des jeunots ?
3ème et finale réflexion : même dans cette "short list", comment se fait-il qu'on porte au firmament Zaz ? 

Car Zaz, c'est une musique faussement populaire qui, comme la plupart des mouvements qui agitent notre société, font qu'une minorité l'emporte sur la majorité. C'est, parait-il, le jeu de la démocratie. Moi, j'appelle ça le jeu de la propagande commerciale, et trop souvent journalistique. Mais bon, les faits sont là : l'agaçante Zaz a pondu un album dont les horripilantes rengaines nous sont ressassées à longueur d'ondes plus ou moins courtes.... et c'est ça qui gagne...  L'album a toutefois une grande qualité : il est d'une régularité irréprochable, presque mathématique : il nous fait souffrir de bout en bout, car chacun des morceaux ressemble à s'y méprendre au morceau précédent, et pire encore, au morceau suivant.
Ce qui m'énerve dans cette Victoire, c'est que je ne serais pas étonné que Zaz profite de la machine commerciale pour cracher dans la soupe, la revanche populiste. Nous verrons donc.

Heureusement, bien heureusement, quelques personnes avisées, éclairées et bienveillantes mettent en ligne de belles choses. Ici,  il s'agit d'un petit clip de 3'34"qui nous délivre le meilleur de Zaz cat - oui - il y a quand même un "le meilleur de Zaz".
Ici, car le moment est trop beau, je ne vous en laisse qu'une minute. merci à Fred pour ce beau partage.


J'ajoute que c'est un clip qui, malgré les rancoeurs qui peuvent émerger, nous fait dire : "oui, Zaz, nous aimerions tellement t'y aider".






Enjoy, Peace & B wild.

PS : Ce beau clip, dans son intégralité, est là :  http://www.youtube.com/watch?v=HgZwe-U36cE