Si vous avez été un utilisateur de Deezer au temps de l'écoute gratuite REELLEMENT illimitée, certes avec de la pub, à la première note vous reconnaîtrez Caro Emerald. Forcément.
C'est du son oldies-but-goodies remis à la sauce 2011, et dans le genre, ce n'est pas mal du tout.
Parlons du titre de l'album, car il mérite que nous nous y attardions sur 2 registres :
Tout d'abord, sa longueur. On dirait presque une phrase du Kurx : pas vraiment courte, et plutôt totalement longue...
et le signifié : comme sur les bonus d'un DVD, l'artiste nous invite à découvrir ce qui n'e fut pas retenu dans la versions Grand Public : les scènes coupées.
Et voici donc ce beau titre : "Deleted scenes From the Cutting Room Floor".
C'est donc un chouia long pour un titre d'album et, concernant le registre 2 - les bonus du DVD - sachez que nous sommes ici à 124 317 années lumière du Director's Cut de la belle Kate Bush (évoqué sur ces mêmes pages, vous trouverez ce post en cliquant là... Ou en cherchant la Kate dans les libellés, là, à droite de la fenêtre texte, en faisant scroll down...).
Mais revenons à Caro Emerald qui mérite tout de même un détour, car il y a de la pêche magnifiée par une très bonne prod, sachant ajouter ça et là des sonorités vieillotes, mélangées aux sons et technologies du jour, et le tout avec un goût : le bon ! Celui qui donne envie de bouger, de remuer, de tanguer, de bougeotter, de remuationner le corps... Avec le visage affichant une banane allant de lä jusque là. Oui, Caro Emerald donne le sourire.
Alors écoutez, profitez, amusez-vous : c'est la rentrée ! Et puis, après, nous verrons bien de quoi Caro est capable en second souffle, car je crains que le style s'essouffle, au contraire du joli tango bandonéonique de Gotan Project.
Nous sommes au lieu dit des 4 Routes (ou plutôt des 4 roots) : là où se rejoignent les chemins de la Soul, du R'n'B, du Hip-Hop, et des petites lignes de guitare et claviers qui pourraient venir de chez Blue Note. Oui, il y a de l'acid-jazzification suer ces 11 excellentes pistes qui composent l'album que vous vous devez d'écouter.
Parlons de l'auteur maintenant : il s'agit de Slakah The Beatchild. Concernant son nom, j'ose espérer que "beatchild" est à entendre comme "enfant du beat" et non comme "enfant battu"... Auquel cas cela ternirait beaucoup le grand plaisir que l'écoute de "Something Forever" procure à celui qui s'y soumet... Et s'y soumettra encore... et encore, d'ailleurs.
Aussi, ce prénom,"Slakah", sonne comme un son de percu' : sla-kah ! et le Beatchild qui suit coule alors merveilleusement, tout comme sa musique, ses rythmes, ses mélodies, ses accompagnements. Il y a ici une belle production, au service de vos 6 sens. Si, si : les 6 sens seront tôt ou tard sollicités.
Dans la qualité et les racines de cet album, je ne peux m'empêcher de penser à Pharrell Williams et les heureux mariages dont il est capable. Et dans certains sons, après avoir évoqué Benson et sa Gibson, le spectre de Marvin Gaye imprègne tant de pistes.
Bon, les références : ça c'est fait. Maintenant regardons le résultat :
Slakah The BeatChild évite cette fois-ci la gluante soupe du Arènebi, et verse avec brio (avec qui ?) dans la vibe et le groove du R'n'B (prononcez Ritmèneblouse). Et la nuance entre le Arènebi et le R'n'B est tout comme mon neveu : elle est majeure. C'est la raison pour laquelle j'indique que Slakah évite CETTE FOIS-CI, car il a malheureusement prouvé qu'il peut faire de l'industrielle soupe aux hormones.
Un dernier point maintenant. Sur le morceau "this Beautiful Feeling" apparaît un certain Ebrahim. C'est un gars qui a un formidable sens du groove, du mix (il sait tellement bien se servir d'un sampler !), et a de surcroît une voix bourrée d'émotions.
Voici plus bas une video de Ebrahim. Il est chez lui, il y a quelques années déjà. Ça vous en bouchera un coin, et vous incitera à bouger.
Je résume mes propos : cet album, c'est du cochon : tout y est bon, excellent, délicieux, et foncièrement (est-ce le bon adverbe ?) remuant.
Cinq étoiles s'imposent à nos oreilles.
Enjoy et re-enjoy.
Peace & B Wild.
... et maintenant, Ebrahim revisitant les Fugees Enjoy...
Après la musique de filles, et afin de rétablir une certaine équité, voici quelque chose que je qualifierais de plus masculin.
Je vous présente Maticulous. Ce sont 15 pistes que ce duo bien accompagné nous propose. Enfin, quand je dis 15, il y en a 9, puis la reprise de 6 morceaux en instru pour ceux qui voudraient s'essayer à la tchatche rappeuse et aux explicit lyrics de ce genre musical où, à mon goût, rares sont les bons. Mais Maticulous reste hyper honnête : ce n'est pas un album, ce n'est qu'un EP puisqu'il s'appelle The Maticulous EP.
Je disais que rares étaient les bons ? Figurez-vous que cette fois-ci, nous avons du bon. Du rap d'aujourd'hui... qui nous replongerait presque aux confins des années '80. Et ça, ça fait plaisir.
Maticulous rend magnifiquement hommage aux racines du rap : le Rythm'n'Blues et... le Jazz. Ce sont ces présences vocales pour les premières racines, ce sont quelques accords saupoudrés de-ci de-là pour les secondes, ce qui devient, vous en conviendrez, de l'acid jazz...
Coup de chapeau au morceau Once Invented et sa belle variation qui amène si bien le lancinant Broken Cup. Celui-ci est aussi rendu si doux par un son (higher, puis we know...) qui vient flotter sur chacun de vos earplugs... Un vrai plaisir et une réelle maîtrise de tous les ingrédients du rap : la tchatche, le sample, le DJ'ing, et un sens du rythme à la pointe... Ces gars là ont compris qu'à un même BPM, on peut faire bouger différemment en fonction des sons.
Je ne peux que vous recommander cet album. Il est riche de sons. Et en fait, ce n'est pas de la musique de mec : il sait être mélodieux, il ne hurle pas la haine absolue, il raconte, il ne transpire pas la pimp attitude,il vous mettra bien grâce à un groove fou. Autour de la piscine, par exemple.
Son nom sonne comme une copine de collège, en 3ème B... Souvenez-vous : c'est Zaza Fournier.
Hormis le french phrasé, car mademoiselle Fournier chante en français, on se retrouve dans une ambiance musicale que Tarantino aimerait bien (vodka fraise).
Je vais être honnête, ce n'est pas l'album de l'année, mais il présente une certaine inventivité, et une innocence qui font plaisir.
L'album "regarde-moi" est fait de sons rocks, largement adoucis par la voix de Zaza. C'est ça... On est en plein dedans : c'est ce que j'appelle de la musique de filles. Si, si. Mesdemoiselles, ça devrait vous plaire. Nous dirons que ça peut être un produit d'appel vers le rock pour celles qui n'y ont jamais été initiées. Et que personne ne me targue de sexisme à l'instant même où je lis des annonces de recrutement dans lesquelles la description du candidat est exclusivement au féminin... Et ce n'est pas pour un job de fileuse à Roubaix. Loin de là !
Je peux donc considérer que cet album a une très belle vertu : celle de commencer un début d'éducation des oreilles. Et c'est plutôt louable.
Les assidues à SOAD peuvent donc éviter, car elles en sont déjà au niveau Master, quand Zaza initie les CM1.
Pour le moment, voici une petite vodka fraise.
Quelqu'un aura-t-il compris si je recommande ou pas cet album ?
J'aimerais partager avec vous le grand plaisir que procure la musique, le feeling, la "touch" de Jamie Cullum.
Cullum est un jeunôt (il soufflera ses 32 bougies samedi prochain), et un anglais énervant à double titre puisque, d'une part il est anglais, et c'est déjà énorme, non ? Et d'autre part il est gavé jusqu'à la garde de multiples talents. Ça, c'est rageant.
Il est tout d'abord un pianiste remarquable. Il sait tout faire avec son clavier... et les cordes qui s'étendent devant le tapis d'ebony et d'ivory sur lequel il se plait à jouer. Oui, il percussionne aussi avec son Steinway, pinçant les cordes, tapant les bois...
C'est ensuite un excellent chanteur. Il sait si bien donner les intonations nécessaires à l'expression des mots qu'il chante, sussure, annonne, hurle, raconte et transforme.
Ensuite, et ce n'est pas le moindre des talents, il a une grande majesté dans l'art de "jazzifier" des thèmes empruntés à des auteurs issus de styles très différents du jazz. Il a transformé "Frontin'" de Pahrrell Williams, hip-hop de base. Il a magnifié "Don't Stop the music" de Rihanna...
Et enfin, il sait mettre le feu à une salle de 5000 personnes au festival de Jazz In Marciac, faisant oublier à tous les spectateurs qu'ils n'aiment "que" le jazz...
Voilà notre homme plutôt bien sappé pour l'hiver prochain...
Il y a plus d'un an, Jamie Cullum a participé à une émission de "TV" : le Live@Home, et ce n'est pas mon ami RL, que j'évoquais dans mon post sur Superheavy, qui me contredira. J'ai écrit TV entre guillemets car cette émission ne peut être vue que via des canaux internet - Dailymotion en support de vitrine, ce qui ne m'évitera pas de vous faire goûter à ça via youtube....
Le concept de cette émission est assez simple : amener l'artiste et son groupe dans une maison, spécialement aménagée pour les filmer, les enregistrer. A eux ensuite de réaliser leur boeuf, leur gig pour le plaisir de tous. La prod/régie communique avec eux au travers d'écrans plasma sur lesquels des questions et interjections leur sont affichées.
La session de Cullum au Live@Home est du pur caviar, et du beluga s'il vous plait. Il nous y joue une sélection de son album de 2009 (The Pursuit), et quelques pop-ups. Parmi ceux-ci, une reprise de... Jimi Hendrix. Si, si. C'est The Wind Cries Mary.Et Hendrix retranscrit en jazz par Cullum, c'est magique.
Enjoy, enjoy encore, et dussiez-vous nécessiter une version mp3 de la chose, allez "liker" ma page Facebook (le bouton tout en haut à droite de la page, là) pour me faire vos demandes (je ne serai en mesure de vous balancer la chose qu'à partir de fin août).
Enfin, j'ajoute que ce morceau est aussi dédié à une mienne Amie, not just a FB Friend, et à la lumière qui l'accompagne et la soutient.
Je vais être honnête : quand j'ai vu la pochette, j'ai dit non. Parce ce que je ne sais plus où j'habite : d'abord, le bonhomme a un nom tout droit sorti de star wars. Ensuite ce même bonhomme porte la barbe et le cheveu longs et hirsutes, à la manière du regrété John Lennon, période Yoko à donf, costard blanc (quand il n'est pas à poil au pieux, et c'est rien que du copiage.
Vous m'accorderez mon incompréhension en lisant son nom : Bing Ji Ling, puis en regardant l'artwork de l'alboume, et un rappel sur Lennon :
Nous sommes d'accord, hein ?
Bon. Mais que nous cache notre chevalier Jedi sur son album Shadow to Shine?
Je vous le donne en mille : un incroyable groove ! Ce bonhomme a la tronche de celui qui va faire du rivaillevol de Lennon... Et bah non ! Il nous téléporte sur la vibe Rythm'n'Blues des 60's. Toute cette musique est blindée d'insouciance bienheureuse, de musicalité, de variations, de groove encore, de han, de ho, de ha, de hi, en prenant bien soin d'expirer chancun des h.Il est d'ailleurs aidé des membres du Sharon Stone & the Dap Kings évoqué sur ce blog, puisqu'ils firent la première partie du concert de Prince du 30 juin au SdF.
Jin kong li (tiens ! C'est plus un jedi : c'est un sud-coréen !), ou Jong-Li-Llu... Je ne sais plus. Au moment que j'écris, j'ai ses décibels pluggés dans les ouïes, et c'est ce qui est le plus important. Ce mec va vous transporter, vous faire bouger, vous donner le groove, la vibe, et le uh ! on the one...!
Outre ce monde onomatopéique, je vous propose de savourer les merveilleuses pistes de cet album. C'est bon pour l'été. Si.Voici un échantillon sonore :
Aux deux premières secondes d'écoute de la piste d'ouverture de cette belle galette, j'ai cru crier au plagiat de mon regretté Gil Scott-Heron. J'ai cru entendre l'intro de "Lady Day And John Coltrane", mais en fait,, non...
Mia Doi Todd, sur l'album Cosmic Ocean Ship, vous accompagnera de la façon la plus douce qui soit dans votre besoin de repos, de mise à l'écart, en ces temps de recharge de batteries. Tiens ! Batterie ! Voilà un instrument que vous n'entenderez pour ainsi dire pas, quelques percussions à peine éfleurées viennent appuyer les rythmes afin de vous faire chalouper à la cadence du balancement du hamac dans lequel vous vous serez gentiment installé(e).
D'ailleurs, on ne sait plus trop si le hamac a été accroché à deux cocotiers en bordure d'une plage brésilienne, ou même à deux petits pins du Wyoming... Nous sommes dans un mélange des folks, mais très loin de la world music. J'en profite pour vous confesser que pour moi, l'expression "world music" sonne trop souvent comme "beurk music". Voilà, c'est dit.
Revenons à ce doux album. Il est fait pour vos moments de relaxation estivaux. Il est aussi fait pour plus tard, afin de vous remettre à l'esprit ces moments de bien-être égoïstes que vous aurez vécus en août 2011, bercé(e) par le hamac laissant votre corps alangui caressé par l'ombre mouvante des feuilles des arbres, au son du glissement subtil des vaguelettes sur la plage ou, pour ceux qui aiment, l'incessant kssss-kssss-kssss des cigales. Ce moment de nostalgie se passera un soir de novembre alors que brûle en vous l'envie de tout plaquer après que tous - au bureau, dans les transports ET à la maison - vous aient pourri cette journée qui n'avait pourtant rien demandé à personne...
Cet album est bien. Très bien. Un peu inclassable... Sauf pour ceux qui ne se servent que du ranking alphabétique... Pour ma part, je le range en folk et en latino, et dans mes 4 étoiles, parce qu'il le vaut bien.
"Get Down with the Philly Sound" n'est malheureusement qu'un EP. Il ravira au moins les plus de 40 ans, et les moins de 40 si affinité, en vous plongeant dans une somptueuse fièvre du samedi soir.
Cet EP nous est présenté par Dimitri From Paris, et est à base de Philly Devotion (ah !... Si Philly m'était conté !)(Désolé...) qui n'a rien à voir avec les majestueux B Devotion qui endiscofièrent notre Sheila nationale, ce son est - oui - disco tout plein, gavé de violons, de guitare imperturbablement branchée sur la pédale wawa, du congas, du clap-clap participatif, du Hammond car c'est meilleur quand l'orgue est doux, et des chœurs ultra mélodieux qui répondent à une belle voix bien souvent poussée en falsetto... Les music Lovers noterons une reprise - splendide dans son genre - de "Do it again". J'évoque ici le Do It Again de Steely Dan (1972), pas celui de Gerschwin qui fut multi-interprété par les statues du Jazz telles que Sarah Vaughan (merci de prononcer "vône"), Judy Garland, Ertha Kitt (Grrrrrrrrrrrrr), Marilyn (ze one and only)... Ici, la reprise est signée Charles Mann :
Oui, ces 5 pistes sont un pur plaisir ! A les écouter, l'envie naît de filer chez Tati pour s'acheter l'équipement total car - si si - l'habit fait le Mister Hyde :
- pour vous Messieurs, pas besoin de verser dans la tarte à la crème du déguisement de Travolta car, si les coupes sont à conserver, les couleurs et matières feront la différence : un costard 3 pièces dont la teinte ira du beigeasse au marron-mal-glacé, coupe ultra cintrée bien sûr, la chemise à col pelle-à-tarte en satiné bleu ciel se marira merveilleusement avec la cravate en laine au tartan marronnasse (vous la choisirez large, la cravate). Les bottines seront obligatoirement à talonettes et zippées. Les plus nantis pourront peut-être retrouver tout cela en Renoma vintage-collector.
- les Girls essayeront de dégotter, toujours chez Tati, une robe fluette en nylon-pur-souche, couleur unie toujours dans des tons pastel (jaunasse, verdatre, bleuasse, rouge-mal-baiser), à ce sujet, je conseille de prendre en référence des modèles dont vous pourrez glaner les photos en googlisant "prom party" ; la chaussure sera de la sandalette à talon haut (9cm mini...). Attention mesdames et mesdemoiselles, préalablement à votre apparition sur le Dancefloor, vous aurez pris en compte les 76 minutes minimum pour l'obligatoire brushing, et les 3 bombes d'Elnett pour que ça reste en place. Parce que vous le valez bien et, aussi, parce que j'aime bien le veau (copyright Antoine Sahler).
Revenons sur le Dancefloor : Get down to the Philysound est de la musique qui se danse avec de majestueux mouvements ; pour les garçons, il faut garder le sourire : on sait qu'on est hyper ringard, et on en est tellement fier !
Pour les filles il sera convenu d'afficher, aussi, un sourire au format "banane-ultra-bright" tout au long de la danse... sans jamais montrer un quelconque signe d'essoufflement. Vous n'oublierez pas de forcer sur le Narta, car la danseuse-sur-phily-sound a les bras écartés 89,76% du temps.
Voilà pour l'apparât. Cet EP semble être exhumé d'un cimetière où reposent en paix des bagnoles sorties des bonnes séries policières. Parmi elles, une Buick en fin de 7ème main, large, plate et longue, couleur bronze-cabossé, chromes piqués par le temps, sellerie blanc-cassé éventrée en 100% bébé skaï, et un capot qui cache un V8 au ronfflement lent et sourd... réduit au silence depuis 32 ans du fait d'une étanchéité rongée qui a laissée se former 2 bons millimetres de corrosion dans les 4 litres 1/2 de cylindrée.
Oui, tout a donc une fin. Sauf la musique ! Et celle de cet EP respire l'insouciance forcée, à une époque durant laquelle il fallait se persuader que le changement de la société, malgré ses ravages, était une incroyable opportunité de réussite sociale...
C'est marrant à quel point l'histoire se répète...
Alors, il ne reste qu'un conseil à vous donner sur ces 5 pistes :
Pour tous ceux, amoureux de la fonque, qui ont vibré sur le doux son du vocoder de Roger Troutman et de son groupe Zapp, voici un heureux revival, ça s'appelle Redinho, et le morceau est Edge Off.
Tout y est. On se croirait un soir de 1982... Le rythme gras est servi avec une sauce allégée, celle de la voix vocodée... Mais pas à la manière des horribles fausses transformations que les récentes productions de arènebi nous servent depuis quelques années, reprenant ainsi l'épouvantable son du new raï qui n'est que du masquage de mauvaise voix et donc de mauvaise foi...
Donc, ici, ça fait rêver ! Hé bah oui ! Je le crie haut et fort, les voix vocodées d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'elles étaient (Vous l'entendez le discours hyper subjectif du pappy réac !? Mais j'assume !).
Bon après "manger bouger", voici "danser bouger draguer". C'est tout ce qui ressort de ce si bon son.
J'espère que l'amitié ne s'arrête pas à de simples avis... Le cas échéant, RL me zappera de sa friendlist...
Cet ami - oui c'est un ami, au contraire de nombreux friends Facebook... - a publié un post hier soir au sujet de la nouvelle réunion musicale événementielle : "Superheavy".
Au sujet de cette formation d'artistes, RL a dit "Superheavy porte bien son nom". De mon côté, je fais exactement le même commentaire, mais avec une signification diamétralement opposée. Je m'explique : quand RL veut dire par là que "Superheavy, c'est du superlourd", mon avis perso retire deux lettres majeures à ce com' : "Superheavy, c'est superlourd".
Visionnez-donc la video promotionnelle de cet album, et écoutez le premier morceau qui nous est servi en apéro avant la sortie des - a priori - 16 titres de l'album.
Nous y retrouvons le Beau et Grand Mick Jagger - officiellement instigateur de cette incroyable réunion - Joss Stone, jeune princesse émérite du R'n'B made in the U.K., Damian Marley (je connaissais plus Ziggy... Et bien sûr Bob, sans oublier Rita), Dave Stewart (oui, Monsieur Eurythmics), et A.R Rahman, le compositeur de la B.O. De Slumdog Millionnaire. Tout ceci nous fait un plateau plutôt surprenant, et bourré de talents.
Au sujet de l'instigateur officiel, à savoir Mick-the-Mouth, j'ai tendance à croire que c'est plutôt Dave Stewart qui est le vrai penseur et organisateur d'un tel raout : Stewart est un homme d'idées, de recherches, de concepts. Il me fait penser à Coppeland de The Police. Et ceci n'a rien à voir avec le prénom de Coppeland (Stewart..).
Mais revenons aux apéritifs qui nous sont servis. Une belle vidéo, nécessairement tournée lors des sessions d'enregistrements en studio. On y retrouve presque la même ambiance bordélique observée dans "One + One", le rockumentaire pamphlétaire de Godard racontant le Making Of de Sympathy for the Devil. Et ensuite, nous voyons tous ces artistes en plein boulot - sourires, concertation, argumentation, d'accord, pas d'accord, re-sourire, fous-rires... La vie si intouchable et si cool des Studios...
Pour le peu qu'on le voit, le côté pygmalion de Dave Stewart est flagrant. Mick, lui explose de sourires à Grande Bouche, et ne chante pas : il hurle comme s'il était dans une arène de 96.000 têtes. Joss y est belle, ses longs cheveux tombent sur ces épaules, elle y chante bien et fort, il lui manque une clope et de grosses lunettes rondes teintées de violet... Rêverait-elle d'avoir cette aura si particulière que développait Janis Joplin ?... Le fils Marley y délivre du Raggamuffin, les yeux constamment fermés. Je précise que je n'aime pas le raggamuffin, j'eusse préféré que le Damian restât dans une lignée plus conservatrice du reggae, celle de papa Bob... Quant à notre compositeur indy, il est quasi inexistant, ou d'une discrétion que vous ne pourrez rencontrer que chez le boy Sri-Lankais que vous ramenâtes avec vos 17 tonnes de bagages et de meubles, à la fin de vos 3 ans d'expatriation à Dubaï, Bombay, ou Madurai.
Ça c'est pour la vidéo. J'ai bien rhabillé tout le monde pour un hiver déjà trop présent, et nous sommes le 21 juillet.
Le morceau que Superheavy nous livre en apéro n'est que l'illustration sonore de tout ça, ça s'appelle "Miracle Worker". Ça ne chante pas : Mick fait du "Mick surexité", alors qu'il est - quand il le veut - capable de délivrer tant de sensibilité... Joss y hurle à contre-emploi, et le Damian fait fausse note dans un melting-pot qui est donc raté par Dave Stewart.
Que dire d'autre ? Pas grand chose si ce n'est que :
j'attends avec impatience que la sortie de l'album me fasse changer d'opinion. J'ai seulement peur d'un produit trop markété à l'anglaise...
j'espère que ces deux minuscules lettres (un "d', un "u"), n'auront pas raison d'une amitié de 22 ans... n'est-ce pas RL ? ;-)
J'adore le mot "festival", ce doux mélange de fête et d'été... A l'heure de la floraison festivalière annuelle, je n'ai qu'un conseil : allez-y, ruez-vous vers ces communions thématiques qui convergent (quel mot idiot) en deux points : l'envie de découvrir et l'envie de partager des émotions fortes.
Comme l'indiquent tous mes posts précédents, je ne suis pas un féru de jazz, mais je suis quand même allé l'année dernière, en famille, à JIM : Jazz in Marciac. Résultat des courses : nous y retournons cette année, grâce à l'ambiance, aux expériences et plaisirs vécus, et grâce aux merveilleuses découvertes que nous y avons faites.
Parmi les découvertes de l'année dernière, il y avait un mec. Beau comme un dieu - comme son père - mais qui s'éfforce de l'ignorer - comme son père. Il est fou de jazz et de cinéma - comme son père. Et il ressemble à s'y méprendre à son père. Il s'appelle Kyle. Son père s'appelle Clint. Dans la Famille Eastwood, je demande le fils !
Oui, j'ai découvert la contrebasse, la basse, le jazz et la sensibilité de Kyle Eastwood il y a un an, en première partie du mega show de Môssieur Jamie Cullum - exploseur de salle de spectacle devant l'Eternel... Nous reviendrons plus tard sur ce trublion du jazz mondial...
Kyle Eastwood compose et joue pour les films de papa, la petite entreprise familiale bat donc son plein. Mais entre deux films, il partage aussi avec un public de plus en plus large des émotions réelles. En avril dernier, Kyle a sorti un nouvel album, "Songs From the Chateau". Je parlais de ressemblance avec son papounet : vous noterez en regardant l'artwork qu'il ne manque qu'un 357 magnum dans la main de Kyle pour voir surgir notre tant-aimé Dirty Harry.
C'est un jazz qui, s'il reste technique, est bourré de très belles mélodies, animées par de savants rythmes ; le morceau d'ouverture en est un merveilleux échantillon et qui, de surcroît, est une musique-hommage puisqu'il s'appelle Marciac. Les 8 autres morceaux sont un pur plaisir, avec une recommandation particulière pour Andalucia, ici filmé (trop court !) à Marciac 2010 :
Je vous le recommande chaudement, car tout y est chaud... et beau.
Si la plus-que-centaine de recommandations passées ne vous suffit pas pour accompagner votre villégiature méritée, je continue mes efforts, malgré une période pas hyper active en termes de sorties d'albums : les artistes doivent être en plein festivaux musicals, et inversement.
Aujourd'hui, vous n'aurez pas besoin d'être apnéiste pour écouter Mechanical Bride, avec son premier album "Living with Ants" : certes, sa musique vous fera explorer les profondeurs abyssales de l'apaisement, mais elle ne manquera pas de vous faire respirer, de vous apporter tout l'oxygène dont vous avez besoin.
Tiens... Ce mot, oxygène, n'est-il pas étrange ? Car, si j'en crois ce qui me fut enseigné il y a à peine 3 minuscules décennies, en classes de français, sur les petites leçons d’étymologie qui me furent prodiguées en hors programme, "Allergène" se réfère à ce qui peut déclencher une réaction allergique, "pathogène"... qui peut déclencher une pathologie... Et donc, par extension-sans-génuflexion, "oxygène" doit vouloir dire "qui peut déclencher l'oxydation"... Pas cool. Mais attention, car "là où y'a d'la gêne" ne déclenche aucun plaisir. Et comme il n'y a pas de gêne ici, il n'y a que du plaisir. Et à la demande générale, je vous sers le son et l'image, via nos amis de ioutioube:
J'en étais à Mechanical Bride... l'apnée... l'oxygène... sans non plus faire référence au rejeton de Maurice Jarre... Chemical Bride vous apportera tout ce qui vous sera nécessaire en matière de relaxation. Aucune oxydation n'est à prévoir à l'écoute de ces 10 pistes qui se suivent admirablement, dans une douceur savamment installée par les ambiances diffusées au travers d'un brumisateur de sons. On croirait même de l'electro douce... Sauf qu'il n'y a ici que des instruments "classiques". Il s'agit donc d'une orchestration et d'un mixage hors pairs. Du travail d'orfèvre.
Vous aurez noté que je parle de Mechanical Bride au féminin singulier, puisque c'est le pseudo d'une certaine Lauren Doss.
Cet album sera idéal à écouter lors d'un moment de pause, sans kit kat. Une sieste sous l'olivier par exemple, mais avec un casque à réduction de bruit afin que ces satanées cigales ne vous pourrissent pas le plaisir (ksss-ksss-ksss...). Aussi, peut-être faudra-t-il déplacer l'olivier de quelques milliers de kilomètres afin qu'il assure sa fonction essentielle de parasol. Parce que l'olivier n'est pas un bon parapluie, et par le temps qui court...
C'est une bien belle compile que le label Ekler'O'Shock nous propose. Elle porte un nom étrange qui laisse présager d'autres sorties sur le même crédo : originalité, recherche, et variété (... Pas dans le sens "variétoche": dans le sens "pluralité des styles"). Oui, oui, je vous donne le nom de cette compile : EOS-MMX - The Summer Solstice Edition - Chapter One.
C'est une compile qui, sans ressortir de vieilleries - bien au contraire - va vous replonger dans ce que les années '80 ont généré de meilleur. Car les années '80 ne sont pas faites QUE de Comanchero, Jean-Pierre Mader et autres soupes à deux balles... Il y a eu de la bonne new wave (heu... Je n'évoque pas ici Kajagoogoo, merci...), et bien sûr une flopée de productions alternatives de qualité intemporelle.
Donc, ici sont rassemblées 13 pistes émanant du catalogue de ce label au nom gourmand, et avec pour morceaux phares :
un remix étonnant d'un hit de Daho, et renommé pour l'occasion "Amoureux Solitaires (Pursang Amoureux Guillotine)", et c'est un beau programme.
Light Of Love, par The Miracles Club
Data Reconstitution, par Alexandre Chatelard : un son excellent, un morceau electro qui fait penser à Gonzalès, la dyatribe new-yorkaise parfois gonflante en moins. C'est donc mieux !
... Et puis je vais m'arrêter là, car tous les morceaux sont "phares"... Sauf peut-être le morceau de Danger, "09:19". Celui-ci était très attendu par une petite blogosphère. Au final, je le trouve décevant. Comme quoi, l'effet d'annonce peut s'avérer dangereux. En plus, il ne dure même pas 9mn et 19 sec...
Quoiqu'il en soit, je vous conseille cet album, il est bien ficelé, avec une sonorité homogène et, vraiment, d'excellentes pistes.
C'est un projet de fans initié sur le site phare de la communauté des fans de Prince - "On va faire des reprises!". Raphy Schkopi, c'est le créateur de ce multi-site, fait de forums, news, boutique, et de "TV" depuis peu. Il y a une réelle volonté de développer l'attraction autour d'une thématique qui, avouons-le, est une source presque intarissable de commentaires et - bien sûr - de musique. Prince abreuve de musique et d'événements depuis toujours.
Raphy a donc mis sur son blog, en 2003, les 11 réinterprétations que son reseau proche a produit... Le nom du produit fini : "Superfunkycalifragischkopi", animé par une grande variété de styles, de transformations. Un album accompli dans son concept qui puise sa consistance à la prolifique source de tout ce qu'a pu produire Prince.
Quand au nom du concept, il a 2... non : 3 bases.
Superfunkycalifragisexy est un titre du Black Album de Prince qui aurait dû sortir fin 1987, mais qui vit officiellement le jour en 1994, ce qui lui laissa le temps d'être un bootleg durant 7 ans, en version vinyle (Sachant que cette mise à l'index était, finalement, plutôt réfléchie).
il fait justement honneur à l'initiateur du projet : Raphy Schkopi.
la 3ème base... Pour les plus jeunes cela sera une information, pour les moins jeunes cela sera une bonne madeleine, celle de Proust, qui vous remémorera quelques bons moments de Mary Poppin's, puisque Julie Andrews chantait - tout sourire sorti - "Supercalifragilisticexpialidocious"... Ain't that a reference ?
Cette mise en ligne du SFCFS1 ne manqua pas de déclencher des envies et susciter des passions auprès de certains habitués du blog décidés à apporter, eux aussi, leur grain de sel musical sur le même thème. Ce qui ne manqua pas de lancer la production d'un deuxième opus courant 2006, mais cette galette ne vit le jour qu'en 2008, avec 14 morceaux affichés sur la back cover.
Aujourd'hui, 8 ans après le premier volume, nous en sommes au 3ème. Mais attention ! Sur l'ensemble des 3 volumes, le choix des titres est heureusement laissé aux artistes-contributeurs, de telle sorte que, d'une part vous n'entendrez pas un best of "reprisé" - et d'autre part, un même titre peut-être présenté deux fois, mais sous des traitements tellement différents... Par exemple, sur ce 3ème album, "When Doves cry" est réinventé deux fois par des cerveaux définitivement différents...
Ce concept est un double bonus dans le principe car cela permet á ceux qui ne connaissent pas ou pas-bien Prince de découvrir quelques autres choses de sa production. En revanche, pour ceux qui connaissent bien la production du p'tit gars de Minneapolis, il s'agit de s'étonner agréablement des versions développées par ces fans talentueux.
Je précise à nouveau que :
- ces album sont issus d'un travail à 100% à compte d'auteur,
- et qu'ils sont en téléchargement 100% libre et gratuit. Un simple clic sur chacune des 3 covers vous amènera sur le lien de téléchargement MegaUpload, attendez 45 sec, puis lancez le download ! Vous pouvez aussi aller sur le mini-site dédié à ces 3 compils.
Sur cette 3ème production vous trouverez un "Tamborine" hallucinant. Pour info/rappel, Tamborine est un court morceau extrait de l'album Parade qui recélait les hits Kiss et Girls and Boys (1986). Et sur ce Tamborine, Prince & sa belle Revolution partent dans un énorme délire de percu' et et de basse en appui musical de chants qui vont grimper dans une hystérie hurlée part le fameux p'tit bonhomme.
La version qui nous est proposée sur le SFCFS3 est passée à une double essoreuse puisqu'il est d'abord dit en français, et ensuite chanté et accompagné à la façon de Brassens... Le "Oh My God" original devient alors "Nom d'une Pipe" !... Un moment incroyable.
Mais dans l'ensemble, les interprétations gardent une certaines funkitude inhérente au style musical que Prince a su créer - le Minneapolis Sound.
Mes recommendations sont :
Player, par Two Crude Dudes
le Tamborine, par La Pompe Moderne - retourné comme une crêpe.
Je m'interroge à ton sujet, par Flop & Mjo - une transformation de "I Wonder U" tout aussi lunaire que celle de Tamborine, et tout á fait minimaliste.
The Beautiful Strange, par Two Crude Dudes. Une impression d'avoir été retravaillé par Everything But The Girl, à la seule différence que la chanteuse a une voix d'une profondeur incroyable.
Il y a d'autres morceaux qui valent le détour sur cet album, et les 2 précédents, alors vu le prix (un clic gauche, pas plus...), je ne peux que vous recommander de cliquer sur chacune des 3 pochettes qui servent si bien un beau concept.
... Mais... Mais... Mais... Si je puis me permettre... Le seul reproche que je puisse formuler est - pour certains chanteurs/chanteuses - d'avoir un accent qui reste, malgré tout - très (trop ?) français. Bah si...
La devise finale de mes posts a ici toute sa raison d'être :
Comme vous le savez, Prince est passé à Paris pour nous livrer une nouvelle série de concerts :
1 officiel, le 30 juin dans un Stade de France à la pelouse dégarnie, le plein n'ayant pas été atteint,
d'autres étant moins officiels : la Société en after du SdF le 30 et, en ouverture des festivités, le Grand Journal de Canal+ du 27, qui a été l'occasion pour la chaîne de couper le concert avant sa fin pour de basses raisons de timing : Denisot a dû rendre l'antenne alors que le Kid de Minneapolis continuait son gig à la suite de 25 minutes de live très fort. Au moment de la coupure, il entamait le meilleur, puisqu'il a donné à la centaine de privilégiés présents sur le plateau l'occasion de se délecter sur "Shhh", puis "DMSR" (Dance Music Sex Romance". Ce dernier morceau, vieux de 29 ans (album 1999, sorti en 1982), prouvait à quel point Prince a su créer une musique qui dure et persiste.
Heureusement, Canal+ a mis en ligne la totalité du live, incluant cette partie non diffusée, ce qui me permet de vous faire un cadeau : les MP3 des 7 morceaux joués ce soir là.
Parmi cette set-list, il y a "Shhh" (n°6), qui n'a donc pas été diffusé en direct. Ce morceau de Prince est peu connu. Et c'est dommage. C'est un slow, torride, qui est un vrai lave-linge: vous savez, ces slows en soirées de djeun's' sur lesquels les couples font un concours de combat de langues, tournoyant dans la bouche de l'autre en position "linge délicat"... "Shhh", pour vous exprimer sa puissance, relègue Purple Rain au rang d'esquisse... Et au même titre que ce Purple rain, Il est l'occasion pour le Nain Pourpre en concert de délivrer des solos de guitare d'une virtuosité exceptionnelle. Sur la version de "Shhh" du Grand Journal du 27 juin, c'est à 2'31" que Prince commence à réveiller les 6 cordes de sa gratte, pour les faire très vite hurler, gémir, se languir, crier et ce, de la façon la plus majestueuse qui soit, jusqu'à la fin du morceau, qui s'éteint à 6'28".
Vous trouverez cette pépite dans le zip que vous pourrez télécharger ici.