lundi 11 juin 2012

Un coup de crosse.

S'il vous plait, ne les appelez pas "citouci", mais simplement "cédeucé", ça me ferait plaisir. Car d'une part, ils sont 4 français, et d'autre part la légende raconte que C2C est l'acronyme de Coups de Cross. Alors, bon, s'il vous plaît.

Même si ces 4 gars sortent leur 1er album numérique, qui d'ailleurs n'est qu'un EP de 6 excellemts titres, ils ont déjà quelques albums vinyles a leur actif car, au contraire d'un David Guetta qui "mixe les bras en l'air" des pistes 100%numérisées (et déjà mixées...) ces messieurs travaillent cette matière noire et noble : ils sont DJ's. Pardon... Ils sont plusieurs fois champions du monde de mix, que ce soit en équipe ou individuellement. Deux d'entre eux font partie de Hocus Pocus, les 2 autres mettent leur talent au service de Beat Torrent.


vendredi 8 juin 2012

Toi, l'Apatride, lève-toi !

Oh ! La belle bleue ! C'est en gros ce que l'on pourrait dire de cette musique si elle devait être perçue par les yeux : un vrai feu d'artifices, une suite d'explosions de sons, plaqués pour la plupart afin d'occuper l'intégralité du spectre auditif à tous les instants, mais attention : sans saturation.
Man Without Country, avec leur album Foe nous emportent en voyages. Un voyage temporel d'abord, au cœur des années 90 et du beau label 4AD. Nous sommes dans une veine nourrie d'alternatif, d'électronique, des basses sorties tout droit d'une new wave sombre... Le gothique flamboyant, mais avec quelques arcades romanes histoire d'apporter un peu de rigueur passéiste à ceux qui voudraient considérer que ces sons tiennent de la fioriture décorative. Les origines galloises du duo sont, de fait, pour beaucoup dans ces sonorités.

Ensuite, il y a un voyage qui sera… le vôtre. Fermant les yeux, accompagné ou non de volutes aussi décontractantes qu'illégales, vous embarquez à bord d'un vaisseau qui vous emmènera dans les contrées les plus reculées, vierges de tout regard, puisque c'est celui de votre âme qui se posera en premier dessus… (oui, je me lâche un peu...)

Man Without Country ressemble à un revival, un heureux revival, savamment mis à la sauce 2012, les technologies aidant, et un souci du détail ayant dirigé ce très beau travail.

Je vous le conseille, comme mon ami Fred me l'a conseillé (thanx mate!).

Et puis, comme c'est Noël, à 6 mois près, je vous colle 2 videos : "Puppets", extrait de l'album évoqué ici, et "All is Full Of Love", une belle cover du morceau de la trublione de Reykjavik, Björk. Cette reprise n'est pas dans l'album.

Enjoy. Peace & B wild !


lundi 28 mai 2012

Un choix suprême

Je ne sais pas pourquoi, mais samedi, j'ai eu une pulsion. Il fallait que je me remette du NTM dans les ouïes.
Je l'avoue, aux toutes premières heures de Suprême NTM - car n'oublions pas le vrai nom political correct du groupe - je n'ai pas vraiment adhéré. C'est avec "1993 J'Appuye sur la Gachette" que j'ai senti la vibe. La putain de vibe...
Hier, donc, je me suis donné comme mission de réécouter les 4 albums qui constituent la fulgurante ascension de ce collectif mené - s'il est besoin de le rappeler - par Kool Shen et Joey Starr. En fait, je voulais savoir si leur musique qui a en gros 20 ans d'âge avait pris des rides, ou même si elle était devenue has-been.
... Oh la vache... C'est la claque du siècle. J'habite St Denis - neuf cube - terre nourrissière de NTM, et depuis 10 ans que j'y vis, mes moments de piéton sont souvent animés par le rythme sourd qui sort des voitures, toutes fenêtres ouvertes, laissant hurler à la rue l'évident rap de la dernière heure. Je vous l'affirme, ce rap là oscille entre médiocrité et nullité. Il est mauvais copieur, bas de gamme, et à ranger dans les rayons à côté de l'after shave Mennen dont s'aspergent quotidiennement ses auditeurs.
Revenons à NTM : non seulement leur son est toujours d'actualité, mais surtout, il reste inégalé et, je me permets de le dire - inégalable, pour la simple et bonne raison qu'ils ne sont jamais dans la caricature du rap after shave évoqué plus haut. Leur musique, leur scande est vécu. Ils ont même un humour incroyable. Pour ce qui est autour, les rythmes, les samples, le mix, l'orchestration et la mise en scène de tous ces ingrédients, c'est un zéro faute. Tout est bon dans NTM, et je ne sais même pas si c'est Hallal.

En gros, si j'ai un reproche à leur faire, c'est d'avoir grillé toutes les cartouches du rap français, sans laisser la place à quiconque derrière pour apporter quelque chose. De telle sorte qu'aujourd'hui, ne restent plus que des suiveurs, copieurs de bas-étages. Une exception tout de même, Cabadzi. Mais ça n'est presque plus du rap... 
 Cet article est lá, quand même, pour vous inciter à vous replonger, en apnée jamais juvénile, dans les 4 albums qui firent l'histoire de NTM, ou de Suprême NTM (à vous de choisir). S'il y a la hargne et la haine inhérentes au rap, au hip-hop, ces albums sont fait d'une multiplicité de maîtrise d'oeuvre et de créativité : un groove qui vous prend aux tripes, des samples dont la qualité n'a d'égale que celle de celui qui les mixe, et puis... Et puis... Cette fluidité vocale, toujours articulée, cette verve, ce scande...
Et puis, il y a ce doute... quand on écoute NTM, on ne sais plus trop si on va suivre le rythme parfois langoureux du beat, ou la Suprême excitation d'un rap ravageur...
NTM est magique. Ils n'ont pas pris une ride. Ils ont tout compris - à quelques exceptions près - au hip-hop, et ont su traduire cette culture à la sauce française par le poste de douane de Saint-Denis.
Écoutez-les. Vous bougerez, vous grooverez, vous sourirez, vous vous marrerez, vous vous poserez des questions et puis, surtout, vous écouterez un son unique, diablement bon. L'album "Authentik", premier opus du groupe, est déjà marqué d'une maîtrise incroyable, le verbe y est aussi fort et puissant que le rythme. "Le Monde de Demain"... Une anthologie du rap français à lui seul. Ce morceau prévient de la menace qui enfle et éclatera 14 ans plus tard au travers des émeutes de 2005... Musicalement, un sample tiré de Trouble Man de Marvin Gaye, remanié avec grand art par des beats de folie et Kool et Joey déroulant leur scande avec fureur et une fluidité déconcertante. La modération est ici exclue.

Enjoy, enjoy, enjoy, enjoy et enjoy again.
Peace & B wild... et n'oubliez pas de passer le spliff ;-)


mercredi 23 mai 2012

Ze voïce.

Pour ceux qui ont suivi le télécrochet organisé récemment par la 1ère chaîne de télévision, The Voice, qui a vu un me-too product de Tom Jones (en nettement moins pêchu...) être porté aux nues, voici aujourd'hui de quoi renvoyer au vestiaire tous les candidats qui se sont présentés à cette émission... ainsi que leurs coaches d'ailleurs.

Surtout, ne vous fiez pas à son nom : c'est typiquement un nom de chanteuse à deux balles-pop-techno-le-temps-d'un-tube. Elle s'appelle Kimbra (je vous avais prévenus) et propose un album intitulé Vows. C'est hyper bon, hyper bien. Je pourrais m'arrêter là en considérant qu'il vaut mieux faire court et direct, mais cela m'empêcherait de vous évoquer la grande originalité musicale de cet album, tant dans ses compositions, son orchestrations, ses arythmies parfois, et surtout... cette voix ! Je me ravise : les candidats de The Voice ne sont pas au vestiaire : ils sont tapis au fond du placard en se disant qu'ils n'avaient finalement aucune raison de se présenter. Même Louis qui méritait largement, selon moi, de gagner.

Kimbra nous vient de Nouvelle-Zélande, et vient de disposer d'un joli peidestal en apportant sa voix à "Somebody That I Used To Know" de Gotye. Elle nous embarque ici à bord de sa voix pour visiter des univers musicaux qui oscillent entre féerie, grandiloquence, magie, mystère... Parfois, elle s'aide par une utilisation savante et experte du sampler, qui n'est pas sans me faire penser à Imogen Heap. J'ai un souci avec Kimbra : je ne sais pas vraiment s'il s'agît de Pop... Allez savoir.. Cette musique n'a jamais été entendue jusqu'à présent. Ça bouge. ça s'apaise, ça s'envole et ça virevolte dans une profusion sonore qui, même si elle est puissante, ne déborde jamais.

Kimbra vous épatera par sa maturité et sa maîtrise vocale. Elle vous déroutera en vous procurant de très belles sensations allant jusqu'à la mise au garde-à-vous des poils des avant-bras. Si, si. La dernière fois que me suis embrasé de la sorte, c'était pour Jo Hamilton. D'ailleurs, et ça n'a aucun rapport, Kimbra est née dans un patelin qui s'appelle Hamilton...

Foncez donc  sur Kimbra et son superbe Vows !
Enjoy et, as always, Peace & B wild... Le mot "wild" a toute sa raison d'être ici.


dimanche 6 mai 2012

Pop-up.

Vous aimez la pop ? Vous allez être servis ! 

Après avoir sorti un EP en février dernier, les bons lurons de Electric Guest nous proposent Mondo, un album avec 10 vrais morceaux de musique dedans. Tout ça est très très bien ficelé.
A mon sens, les Girls devraient aimer plus que les Boys : c'est assez sucré, mais pas trop, juste ce qu'il faut.
Il y a bien sûr le flagship, "This Head I Hold", avec son rythme sorti de la scène de l'Appolo Theatre des grandes heures de James Brown ou autre Lyn Collins. C'est un rythme qui incitera votre booty à mover de façon frénétique et amusante (c'est de la pop !). Mais ce son emprunté aux années 50/60 est merveilleusement remanié à la sauce d'aujourd'hui. Pas de nostalgie sonore ici. Que de la modernité bien placée. Plus loin dans l'album, "The Bait" virevolte encore sur cette veine, avec un accent plus pop encore.
Toujours extrait de l'EP, American Daydream vous fera chalouper doucereusement, langoureusement, et très agréablement... Oui : ça fait beaucoup d'adverbes, mais ils sont mérités.
Et mon coup de coeur sera "Amber". Une belle douceur, avec - toujours - tout ce qu'il faut de profondeur, et une très belle balance des sons electro et "classiques". De la vraie pop, quoi.

La déception de cet album réside dans un aspect purement quantitatif... et j'adresse donc un petit conseil à ceux qui connaissent ou ont déjà l'EP "This Head I Hold" dans leur discothèque : sur les 5 morceaux de l'EP de février, 4 sont repris sur le LP... Ce qui ne laisse que 6 pistes à mettre au rang de la découverte. Pour ma part, j'aurais sincèrement apprécié d'en avoir un peu plus à découvrir, surtout quand c'est bon pour les oreilles et tout le reste.

Allez : enjoy, et comme toujours, Peace & B wild. 


lundi 16 avril 2012

Haroun, sors de ce corps.

Un mien lecteur est musicien. Je suis d'ailleurs très honoré d'avoir un musicien parmi cette foule délirante et trépignant d'impatience devant fessebouc en attendant l'Apparition auréolée du Saint-Post - ooooh oui - leur annonçant la publication du nouvel article de DTLS-la page zik. Amène.
Je crois que cet homme porte le plus beau nom - ou pseudonyme - qui soit : Gilles Bel Ange. Revenons-donc à nos lucioles.  Elles sont musicales.
Il y a quelques temps, ce Bel Ange vint à moi pour une Annonciation. Hopopop ! Non ! je ne porte pas en moi le Messie, ni tout autre être dont le géniteur se situerait bien au-dessus des parties ou des partis. Gabriel (je trouve que ça sonne mieux que Gilles dans ce contexte annonciateur) m'apportait la nouvelle de la sortie du 1er album du sien Groupe : Multiply est le nom de ce 1er opus, Tazieff est le nom du groupe.
Nul doute possible, c'est du rock. Electrique. Et surtout pas électronique. Je vous précise qu'afin de préserver toute objectivité, j'écris ce début de texte sans avoir lu le dossier de presse que Gilles-Gabriel m'a adressé.
Qu'entends-je alors dans mes headphones pluggés ? Des influences qui me semblent flagrantes. Certes, il s'agit d'un genre sur lequel je ne suis pas grand spécialiste, mais mes oreilles, en de nombreuses années, ont eu le temps d'écouter et d'entendre tellement de choses.... Et voilà donc qu'un mélange de Nick Cave et de Nirvana me chatouille l'enclume ; plus tard, les guitares langoureuses (mais violentes) de Muse m'émoustillent le marteau. Ce même marteau frappe alors mon tympan tendu comme une peau de tambour pour me donner les sons d'une batterie... un son comme... comme... comme quoi ? Comme "ça faisait longtemps que j'en avais pas entendu": du brut et du pur. La basse a un bon gros son lourd et bien présent. Quant aux guitares, j'ose imaginer qu'elle sont raccordées à un rack entier de pédales en tout genre, afin de sortir un son qui, rarement, redescend d'une saturation nécessaire au genre. Donc un rock Indé, appuyé par une pointe de grunge et un son simplement naturel... C'est de l'essence de rock, et leurs deux pieds pianotant sur les pédales, ça fait du bien. Beaucoup de bien par où ça passe.
Et maintenant je prends le dossier de presse pour vous parler des p'tits gars qui enjoyent nos ouïes. Il y a 4 bonshommes. Des touches-à-tout pour lesquels la musique a l'air de n'être qu'une de leurs activités :
  • Le bassiste vient du funk, ce qui explique une si belle présence de l'instrument, forcément... et puis tenez, il s'appelle Gilles : comme l'Ange Gabriel qui m'a informé de la sortie de la galette !
  • Le seul membre du groupe qui ait des bases académiques, je vous le donne en mille : c'est le batteur ! Il s'appelle Dan.
  • Puis il y a les deux distordeurs de sons de cordes, Romain et Christophe, les deux gratteux dont le second apporte sa voix. Continuellement, ils jouent chacun de leurs deux mains... l'un de leur pieds pianotant sur le clavier que forment les nombreuses pédales...
Le résultat est vraiment bon - le morceau-titre, Multiply, est un excellent exemple. En ces temps de musiques passées sous la moulinettes de processeurs-épurateurs industriels, il fait bon entendre et écouter quelque chose qui ne sonne pas le trafiqué en post-prod.
Mais alors, comment se procurer cet album ? Pour le moment (depuis ce matin, 16 avril 2012) et en attendant que la reconnaissance des grandes plateformes de téléchargement leur arrive, c'est chez eux qu'il faut aller, et ça se trouve là : http://tazieff.bandcamp.com/, pour 9€, vous en aurez pour vos oreilles... pour le truc grisâtre se trouvant entre vos pavillons. Pour les amoureux de support physique, il faudra attendre le mois de mai pour voir le CD. J'ose suggérer à Gilles Gabriel Bel Ange, si les moyens le permettent, quelques pressages de galettes bien noires, bien sombres, et bien jolies... C'est typiquement une musique qui supporte, à mon sens, la dureté du diamant sur la souplesse du vinyle.
Allez : Enjoy, Peace & B Wild

vendredi 13 avril 2012

Un direct du gauche

Ça pourrait être un album de campagne, une galette d'hymnes à la gloire d'un mélanchonisme fervent et, tout comme le candidat du Front de gauche, il y a du talent, du grand talent... Même si, au hasard d'une des pistes, un "votez Besancenot" est perceptible... Si, si.
Attention, cette reconnaissance de talent reste exempte de toute annonce d'obédiance de ma part. Je suis là pour parler musique.

Ce groupe s'appelle Cabadzi. Ce sont 4 dingues qui développent, sur les 14 morceaux qui forment l'album "Digère et recrache", un gros son totalement inclassable, du hip hop à la sauce mélodieuse, avec des vrais morceaux d'instruments dedans, sur fond de rythmes diablement composés. Les textes - donc hyper militantes - sont scandés, décriés avec brio et sa soeur la hargne dégoutée.
Il y a du Noir Désir des belles heures là-dedans, car à la hargne s'ajoute une écriture mêlant le réalisme à une certaine poésie. En résumé, jamais vous n'avez pu entendre un tel son. La où nous avons une grande chance, c'est que ce son est vraiment bon.

Donc, en dehors de toute couleur, de tout parti-pris politique, je vous recommande cet album. A écouter fort, et violemment.

Enjoy, Peace & B wild, et n'oubliez pas vos procurations en ces périodes de vacances et de ponts qui s'annoncent.


mardi 27 mars 2012

L'Union fait la Force

Avec une bonne dose de hip-hop et bel assaisonnement d'electro, voici un album qui ravira toutes celles et tous ceux qui recherchent à la fois du bon son, du rythme et une musique qui se fera remarquer par son originalité. Amateurs de basses profondes, la dose est très bien servie avec des vibes que je qualifierais de "grasses". Dans le bon sens du terne. 

"Analogtronics", comme évoqué par ma première phrase, porte donc très bien son nom. Union, le nom de la formation, ajoute à la compréhension de ce très bel alliage musical.
On ne sait plus si c'est de l'electro "blackisée" ou du hip-hop "whitisé", serait-on en train d'entendre une nouvelle sorte de world music, puisque cette appellation devient un fourre-tout épouvantable en y associant tout mélange culturel.. Et bien souvent désastreux à mon sens. Peter Gab', avec l'énorme respect que je vous voue du fait de votre immense talent, qu'est-ce que vous nous les cassez (les oreilles... Et plus si affinité) depuis 25 piges ! 

Quoiqu'il en soit, l'ensemble des 21 pistes de cet album est à garder, rien á jeter. Il est soigneusement baigné d'une belle régularité, l'association "electro-hiphop" y est partout bien dosée, orchestrée, mixée, appuyée, tout de même, par des sons aussi produits par des doigts, des voix, des pieds... Des êtres humains, bourrés de talents.

Ecoutez, achetez, telechargez, et surtout : partagez le grand plaisir que Union sera à même de vous procurer.

Enjoy. Peace & B wild.


jeudi 1 mars 2012

Un petit tour en voiture ?

Une incroyable voix. Didier Varrod sur Inter dit qu'elle tutoie les anges. Je n'irai pas jusque là car j'attribuerais ce type de commentaire à des tessitures et des textures telles que celle de Anthony Hegarty (Anthony and the Jonhsons). Toutefois, on peut dire que cet homme n'a pas la voix de son physique.

Mais il n'y a pas que la voix. Il y a un magnifique univers musical, lyrique qui vous enveloppe les ouies, les cajole, leur donne des "little treats"... Vous aller valser assez calmement ma foi, entre les influences évidentes des Beatles, de Placebo (Molko, sors de ce corps), de Muse, de Radiohead... Un joli cocktail servi sur un album régulier et vraiment bien produit dont le titre est tout simplement Rover, comme Eponine Tenardier.

Je vous le conseille, cet album, du premier au dernier morceau, à savourer seul ou accompagné, et je préfèrerais la deuxième option, ça permettra à Rover d'être connu par plus de personnes, il le vaut bien.

Enjoy.

Peace & B Wild.

lundi 13 février 2012

Merci Lavige ! (avec un cadeau)

Oui, c'est un grand merci que j'adresse à Laurent Lavige – "les nuits de Lavige" sur France Inter, de minuit à une heure du mat'. Si cette émission peut être mal ressentie dans son écriture - c'est un road movie radiophonique, mais bien foutu - la programmation musicale y est inégale, variée mais plutôt très bonne dans l'ensemble... en tout cas pour les vieux routards.
Mais surtout, parfois, des sursauts de bonheur auditifs hors du commun, des pépites rutilantes viennent enluminer ce très officiel milieu de la nuit...

Jeudi soir, ou plutôt vendredi matin donc, ce fut une bulle, une parenthèse dans l'espace temps.
Lavige nous a ressorti un groupe qui n'a produit que deux albums depuis 2002… le dernier datant de 2005. Il est a supposer que ce duo de blackettes "made in the UK" a splitté en vol depuis… Je vous présente Floetry.

C'est de leur deuxième opus, Flo'Ology, que Lavige a extrait la perle qui m'a saisi alors que j'essayais de m'effondrer dans les bras de morphée. C'est le morceau d'ouverture qui est intitulé "Blessed 2 Have", et qui contient un sample de School de Supertramp (Album Crime Of The Century, 1974).

Le R'n'B y est servi à la sauce rap dans un dosage digne d'un grand chef, sans lourdeur, et avec des moments aériens.
 
J'appose un sticker "five stars" mérité sur ce morceau, surtout quand il est mixé derrière avec le sus-cité School de Supertramp. Comme vous êtes beaux et gentils, je vous offre ce mix : il vous suffit de cliquer sur  CADEAU. Le lien est valable 1 mois, après, faites moi vos demandes via FB...

Parce que vous le valez bien. Et parce qu'il le vaut bien, ce morceau.
 
Enjoy !! 
 
Peace & B Wild.


vendredi 10 février 2012

Caviar sauce gribiche.

Le voilà ! Il est sorti. Ou plutôt il est "enfin" sorti. "Born to Die" de Lana Del Rey, album tant attendu depuis plus de deux mois que les premiéres fuites ont mouillé la Toile, a vu le jour !
Il faut avouer qu'au niveau de l'égrainement de l'info pour faire monter la sauce, c'est un cas d'école. L'attente a aussi été rendue insupportable par une tournée de chauffe du public qui a rempli son office. Toutes celles et tous ceux qui ont pu la voir ont été autant d'outils du buzz créé par cette créature.
Lana, attendue comme le Messie, son album découvert comme le Saint Graal. Quand je parle de Messie, j'en veux pour preuve la Grande Question qui a précédé la sortie du Saint-Graal car, relayé par la crème de la critique musicale, l'interrogation était sur le fait que Lana serait peut-être un fake...
Bon j'arrête mes tergiversations qui, à l'image de la sortie de cet album, vous font trépigner d'impatience car vous n'attendez qu'une chose : un avis, à partager ou à contrecarrer.
Aparté : j'en profite pour vous annoncer que, oui : je vous vois bien, là, l'index sur la molette de la souris, ou ici, le même index prêt à faire monter la page sur le mobile.
Mesdames et Messieurs : voici mon avis !

Elle est parfaite, la Lana :
  • une plastique de rêve. Apparemment bien aidée par la chirurgie du même nom. Il y a du syndrome "bouche coin-coin"... Amis d'Emmanuelle Béart, de Johnny, de Deneuve, de ... reccueillez-vous.
  • une trés belle voix, qui sait faire perdre la tête. En écoutant cet album, on l'entend aussi bien avec une voix basse et grave qu'avec les sons fluets d'une jeune fille en fleur. Il y a de la femme-enfant dans cette voix...
  • ... Et cette perfection de la personne est accompagnée par une prod de la mort. Des orchestrations au poil, une balance calculée à la pile atomique doublée d'un laser de micro chirurgie. Lana est un produit dans lequel ses producteurs croient beaucoup, manifestement.
Donc, tout va très très bien, je vous rassure.

Mais là où ça va moins bien (je ne vous rassure plus), c'est sur l'écoute de tout l'album. Très honnêtement, à part un morceau - Million Dollar Man - j'ai eu la trop forte impression d'emtendre un et un seul morceau de 60 minutes et 46 secondes. C'est lassant. Surtout quand le rythme est langoureux, tout droit sorti des 90's. Souvenez-vous : Sinead O'Connor reprenant "Nothing Compares 2 U" en 1990... Bah voilà, nous somme dans cette thématique rythmique de bout en bout. Sauf qu'ici, la langueur monotone des violons et de la batterie électronique est renforcée par la lascivivité du chant de la jolie fille.

Quant à la pochette, aurait-elle voulu avoir l'air plus "profonde", plus naturelle voire plus intellectuelle tout en proposant une musique hyper mainstream, Lana Del Rey aurait choisi une couv' d'album sur laquelle elle aurait eu moins l'air d'une barbie... Non ?
Bon, oui... je l'avoue : je n'aime pas être déçu. Je m'attendais á un truc extraordinaire...Et je n'aime pas les talents gâchés, car elle en a, du talent ! J'ai commandé du caviar, et cet imbécile en cuisine m'a servi du caviar sauce gribiche. Ça va pas ensemble. C'est tout.
J'espère que son 2nd album sera moins lourdement accompagné, plus nature et moins fardé.

Enjoy si vous pouvez.

Peace & B wild

jeudi 2 février 2012

Voyage au pays de la Grande Soulitude

Après avoir évoqué avec vous le véritable meilleur album de Marvin Gaye (ici), et ayant ouvert une brêche sur un style musical et une période faste, me voilà pris d'une irrésistible envie de partager avec vous les pépites qui peuvent émailler à jamais vos oreilles.
Et il y en a moult, pléthore, vachement et beaucoup.
Il faut dire que c'est une époque de révolution et d'affirmation qui emboîte le pas aux grandes marches et autres événements majeurs violents (Black Panthers) et pacifistes (I had a Dream...) des années 60. Parce que les 70's' sont le point de départ d'une existence, celle des blacks (américains, seulement eux), ils peuvent enfin s'exprimer au pays du monde libre et de l'American Dream, ce dernier n'est toutefois permis qu'aux white, tout en accordant un "certain" droit d'expression aux minorités qui peuvent se voir, parler, revendiquer... mais toujours entre elles, et à partir de leurs bases si ouvertement cloisonnées que sont les ghettos.

J'ai dit "ghetto" ?... Et hop ! Pirouette, et je rebondis ! Voici que déboule Donny Hathaway. Fabuleux pianiste qui a su maîtriser un instrument et toutes ses subtilités sonores : le piano électrique. Donny hathaway n'est pas très connu. Avouons-le.
Sa courte carrière musicale lui aura perlmis de sortir 7 albums, dont 2 live, et un album en collaboration avec Roberta Flack. C'est avec son 1er album en 1970 qu'il a créé son indélébile chef d'oeuvre : "The Ghetto". Quand je parle de courte carrière, c'est qu'il a été retrouvé apparemment suicidé dans sa chambre d'hôtel en 1979.

The Ghetto est un hymne, un cap... Que dis-je : une péninsule. Un sublime cri de libération sociale et raciale, un hurlement identitaire.
Malgré les différentes versions et interpretations de ce "the Ghetto", Il est à écouter exclusivement dans sa version de l'album "Donny Hathaway Live" enregistré en 1972 en public comme son nom l'indique. Ici, amis internautes, communiquants et autres publicitaires en mal d'une réalité augmentée par les bits et les pixels, vous prendrez une leçon de savoir vivre, de savoir être, et de savoir tout court. Les "digital natives" peuvent se rhabiller avec leurs megas et teras, leur twits et autres snobismes technologiquements surfaits.
Ici, reigne l'analogique, le vrai, durant plus de 12 minutes. Cet enregistrement est l'illustration avec un grand "I" de ce que sont la communication et l'interactivité.
En plus de "The Ghetto", l'album "Donny Hathaway Live" vous filera des frissons en écoutant, entre autres, "you've got a Friend", une énième interprétation qui fait oublier toutes les autres, un "What's Going On" (dingue ! Je parlais de Marvin, tout là-haut !) qui est un magnifique hommage du vivant de ce soul brother, et un "Jealous Guy" incroyable. Sur ce dernier morceau, on sent l'origine blanche du morceau : le public y est nettement moins participatif...

"The Ghetto" vous donnera le tournis. Il pourra appeler les plus négatifs à regretter de ne pas avoir été dans cette salle de concert, de ne pas avoir vécu cet extraordinaire moment de musique, de partage d'émotion intense, d'alliance... qui n'était que dans un seul but : prendre du bon temps, pour tous et chacun.
La grande chance des plus positifs est de disposer d'un tel enregistrement, leur permettant de s'associer à ce moment, de fermer les yeux en écoutant, et de dessiner gentiment un sourire béat sur un visage que la musique aura rendu angélique.
Il faut que je vous le dise : vous êtes belles et beaux quand vous écoutez de la bonne musique.

Donny Hathaway, ici joue avec son public. Et son public joue avec Donny. Une égalité parfaite entre les parties... à ce seul détail près : Donny et ses accompagnateurs-musiciens sont totalement fabuleux et bons. C'est "chacun à sa place, pour le plaisir de tous".

"The Ghetto" a été interpreté par de nombreux artistes, Georges Benson fait partie de ces bienfaiteurs, mais il ne fait nul doute que Donny Hattaway nous emmène ici dans la meilleure écoute : profitez du plaisir qu'il y prend... du plaisir que son public y prend... Vivez le plaisir que vous y prenez.

Enjoy,
Peace & B wild.


vendredi 27 janvier 2012

Voici, mes Chers !

... Bon, sur Marvin Gaye, la messe a été dite maintes et maintes fois : c'est l'album "What's Going On" qui serait son meilleur.

 Cet album - certes totalement excellent - doit sa notoriété à plusieurs facteurs :
  •  il est le pivot intellectuel et artistique de Marvin.  En effet, après avoir été chanteur-à-midinettes durant les années 60 (bien propre sur lui, rasé de près, gendre idéal) et à la suite d'un événement qui l'aura profondément choqué - la mort de Tammi Terrell - il s'est lancé dans cet album-concept, en 71, sur lequel il a commencé à épancher dans ses textes ses opinions, ses messages, une détresse.
  •  Marvin revendique sur cette galette une black power, ou plutôt une négritude dans sa musique, la black music des 70's, dans laquelle les racines africaines sortent de terre autrement : le blues se transforme en soul, mâtinée de R'n'B, et c'est diablement bon.
  •  WGO est tout simplement bon... les textes, la musique et la si voluptueuse interprétation de Marvin.
Mais cette messe fut trop vite dite, car Marvin, avant que son père ne lui tire une balle le 1er avril 84 (pas bonne, la blague... vraiment pas bonne), a heureusement eu le temps d'enregistrer bien d'autres albums. Parmi eux, il y a celui sur lequel il exprime au mieux sa maîtrise absolue : la sensualité. En 1978, Marvin Gaye a sorti un album magistral et malheureusement trop méconnu, "Here My Dear". Une essence de soul, de rythme, de groove, d'africanité, d'amour et de sensualité... Un massage pour les oreilles et l'esprit.

Je vous conseille... Non ! Je vous ordonne donc d'écouter "Here My Dear",
Si je me permets se briser ainsi ce qui pour moi est un poncif, c'est parce que Marvin est un accompagnateur de ma vie depuis 30 ans, presque au quotidien. Et mon seul désir ici est de partager avec vous ce que j'estime être le meilleur... Une chose me conforte et me réconforte : dans mes quelques amis qui connaissent bien Marvin Gaye, sa carrière, sa vie, sa musique, son errance aussi... tous s'accordent pour porter Here My Dear sur la plus haute marche de la discographie de ce grand, beau et particulièrement talentueux Monsieur. Cette remise à l'heure, certes très subjective, d'une pendule musicale n'exclut en rien un jugement particulièrement considéré sur bien d'autres albums de l'artiste, What's Going On en fait partie, Let's Get It On bien sûr, I Want You et, dans un genre plus moderne, le dernier de son vivant : Midnight Love. Mais ici, faisons la part belle à Here My Dear, donc.

Alors, enjoy
Peace & B Wild !

mardi 24 janvier 2012

Un peu d'Histoire.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, nos voisins Allemands (qui - je le rappelle - n'étaient pas tout à fait des amis au moment des faits) dépensaient des marks et une énergie sans nulle autre pareille pour trouver la Pierre Philosophale leur permettant d'accéder au Saint Graal de l'Arme Absolue, ce qui, vous en conviendrez, fait beaucoup de majuscules pour une aide à la solution finale. Pour cela, ils avaient mis en place un vaste programme d'enrichissement de matériau, le tout étant basé dans les pays nordiques, un froid quasi permanent leur y assurant une tranquillité quasi parfaite. Cette denrée qu'ils cherchaient à produire était appelée l'Eau Lourde. Elle n'a rien à voir avec l'Eau de Lourdes car, si miraculeuse qu'elle soit, la fille de Madonna est bien étrangère à toute cette partie trop sombre de l'Histoire teutonne.

Mais pourquoi vous parlé-je de l'eau lourde ? Parce que c'est quelque chose qui m'a toujours épaté : que des physiciens et chercheurs se prennent la tête à alourdir une matière apparemment aussi pleine que l'eau... Et puisque je suis autant docteur en physique nucléaire que je m'appelle Rosemonde, ce type de découverte et de concept atteint ma compréhension comme Monsieur Poutou atteindra la Présidence de la République. C'est pour vous dire...
Sur ce même registre de mon incompréhension, sachez que certaines personnes, de nos jours, ont même imaginé une plume lourde !! Si, si.

Elle est le savant et ingénieux résultat d'une association de personnalités intelligentes et talentueuses, qui composent et jouent des musiques tout en les accompagnant de textes écrits, puis chantés en accord avec la musique initiale : A Heavy Feather est un groupe que je vous recommande. Ils sont à la croisée du rock et de l'electro. Afin de séduire les plus jeunes d'esprit parmi les plus âgés ;-) , on fraye ici avec une new wave très gracieusement remise au goût du jour. Oui, cet album apportera tout ce qu'il y a d'appréciable pour des oreilles que vous aimerez à bien entretenir.

L'album que nous propose A Heavy Feather n'a qu'un seul défaut : un titre qui s'avère être presqu'aussi long qu'une phrase du Kurx. Pour les taggers de mp3, un effort de concentration sera alors requis : You're The Lotion On Darkness Knuckles As It Punches Light In The face. Si, si : c'est le titre...
A part ce trop long défaut, tout est bien... Une belle prod, de beaux sons, innovants et harmonieux, des voix à la fois douces et profondes.

Pour les multilinguistes, je vous propose leur site, 100% écrit en stömeksindort oriental, en cliquant sur le LA
... Bon allez, j'arrête là, parce qu'il est difficile d'exprimer le plaisir et la plénitude dans lesquels cet album peuvent vous plonger. Je n'ai qu'un conseil : dussiez-vous avoir un minimum de respect pour vos ouïes, l'écoutage, le streamage, le pompage, l'achetage de cet album seront les preuves de considération que vous apporterez aux ouïes sus-nommées... Donc, s'il vous plait, faites-vous un bon plaisir.

Enjoy
Peace & B wild

vendredi 6 janvier 2012

Un chef d'oeuvre revu et sublimé.

Alain Bashung, s'il n'est plus là, ne nous lassera jamais.

- Sa voix, faite de désinvolture et de force vive. C'est une douce violence, à l'image d'une Fantaisie Militaire... 
- Ses musiques qui ont marqué de leur empreinte tant d'époques. 
- Puis ses textes qui, quand ils ne sont pas d'une suggestivité absolue dépeinte avec la grâce de maestros du verbe, peuvent encore nous occuper pendant mille ans dans le but inatteignable d'en comprendre la seule et bonne signification, la substantifique moelle...

Dans le merveilleux répertoire qu'il nous laisse, il faut que vous écoutiez une pépite. Certes, les mots et les notes ne sont pas de lui mais... qui mieux que Bashung était capable de chanter du Gainsbourg ? Je vous le demande ! Personne... Et quand Bashung reprend le chef d'oeuvre "l'Homme à Tête de Chou", l'intégralité de l'album est ici sublimée. Oui, Bashung est un sublimateur de mots, et pas qu'avec le gainsbarre. C'est un grand comédien de la chanson qui a eu l'immense qualité de savoir choisir ce qu'il pouvait, ce qu'il devait chanter, afin de nous procurer des sensations extra-o

Redécouvrez cet album avec Alain Baschung, vous ferez alors d'une pierre deux coups en écoutant deux génies malheureusement disparus.
 
L'Homme à Tête de Chou est un album totalement érotique ; quand il est chanté/dit par Gainsbourg, il est sciemment emprunt de lubricité pour notre plus grand plaisir. Quand Bashung est au micro, il engage la compassion, l'envie... Le tout dans une réorchestration qui, si elle est définitivement plus rock, plus dure et plus violente, ne se permet à aucun moment de changer l'esprit dand lequel les notes furent posées sur la portée par le Grand Serge. Pas de place ici au crime de lèse-gainsbourg ! Cette "cover" baigne dans le respect de l'auteur. Régalez-vous. Elle fut initiée pour un projet chorégraphique qui n'a pu être abouti, du moins dans sa forme initiale, du fait du départ de Bashung. Ce projet comprenait en effet la présence du chanteur sur scène, alors que les danseurs de Jean-Claude Gallotta se contorsonnaient afin de ressortir le sexe, la jalousie... la folie. Le spectable fut créé, post mortem, à Grenoble, suivi d'une tournée française. Encore une fois, écoutez, écoutez cette version...

 
Puisque nous sommes dans le chaud, le sensuel, le lubrique et l'émotion, dans cette même veine je vous recommande un morceau d'un oublié. Pierre Vassiliu. Il n'a pas fait que chanter "Qui c'est celui-là", chanson qui a tant amusé les foules parce qu'elle était écoutée au premier degré et rythmée à la pinacolada... Non, Vassiliu a fait d'autres choses. Certaines sont très marquées "peace & Love" des années 70, tendance larzac bienheureux, sexe délibérement libéré, fornication communautaire presqu'obligée pour ne pas se faire virer du gîte...mais d'autres chansons méritent l'arrêt, l'attention. Parmi celles-ci, il y a "film". Une chanson balancée par une phrase/gimmick qui rythme toute la ligne musicale. Elle raconte ce mec qui, histoire de ne pas rentrer à 22h00 sans que rien ne soit passé, décide de se taper une pute, très normalement et très simplement... Même si ce morceau s'appelle "film", Vassiliu nous raconte SON histoire. C'est un reportage... en chanson, à écouter et à entendre.

Bon, vous voilà avec une belle liste de courses : L'homme à Tête de Chou par Bashung ne manquera pas de vous pousser à réécouter la version originale par Gainsbourg... Et puis "Film" par Vassiliu.

Ma formule de fin a ici toute sa raison d'être (heu... Sur les autres posts aussi !) :

Enjoy, Peace & B Wild.