Avec Les Chansons de l'Innocence Retrouvée,Etienne Daho nous offre 17 merveilleuses pistes. Toutes baignées d'harmonies, de violons qui nous font tourner la tête au son de boucle sans fin, enivrantes.
C'est un album ambigu :
Il est à la fois extrêmement conservateur - Daho fait du Daho (et il le fait si bien) - et d'une incroyable modernité.
Ici se côtoient et se mêlent douceur et violence, avec plaisir, et avec plaisirs.. Oui, la douce violence et la violente douceur s'accordent pour bercer et remuer nos oreilles.
Bretons de l'Armor, bretons de l'Armen, et tous les autres, écoutez cet album. Il n'y a aucun doute possible, Serge Gainsbourg est vivant. Il n'y a pas seulement les violons, il y a ces effluves gitanes exhalées par des sons de basse lourde et claquée, de guitare hurlant discrètement, là-bas, au fond du mélange sonore. Celui-ci est d'ailleurs splendide ; les arrangements sont parfaits - il faut dire que Daho, avec sa puissance vocale, a largement besoin de bons arrangements. Mais c'était aussi là le talent de Gainsbourg : en mettant fortement l'accents sur les défauts ou lacunes, les transformer en qualités. Il a quand même fait chanter B.B., Adjani, Jane, Chamfort... en révélant au monde des "voix" qui n'en étaient pas !
Enjoy Daho. Il est bon, il est propre, et particulièrement riche (je parle de l'album, je ne balance pas au fisc, moi.
Peace & B Wild.
Pour les vidéos... désolé, souci technique, je n'arrive pas à les coller sur cette page. mais vous pouvez cliquer sur Les chansons de l'Innocence ou sur La Peau Dure
Non, une fois de plus, ce n'est pas en jouant les suricates de la zik, ni en ouvrant grand les esgourdes, en fouinant sur le net, ni encore en discutant avec d'autres suricates... Non. Rien de tout ça. C'est juste en recevant un cadeau - un CD - de mon fils. Ce petit grand gars ou ce grand petit gars, à la tête bien faite, a la culture qui grandit à chaque seconde en y incluant avec passion l'onglet musical.
Oui, cette semaine il m'a offert une perle.
L'expression est certes facile, mais tellement appropriée : "Cette Foutue Perle" de Lomepal. C'est un rap dont la qualité du groove et du flow me transpose 20 ans en arrière, aux belles années de ceux qui ont installé ce genre musical en VF dans nos douces oreilles : I Am, NTM, et n'oublions pas MC Solaar et sa teinte trip hop, puis, dans un genre bifurquant, rappelons aux mémoires l'ultra flow groovy de Alliance Ethnik...
Mais revenons à Lomepal. Il est trop pâle, cet homme, pour déclamer de façon hargneuse, alors il parle sur des rythmes plutôts langoureux..
Ce trop court album est un concept. Une histoire qui nous est contée au fil des textes denses du jeune gars.
Pas de hargne, donc. Pas d'incitation à casser du keuf, il y a certes de la banlieue dans la voix (... 'faut dire, le genre l'impose...), de beaux samples, et un rythme qui vous pousse au headbanging calme et serein.
Tout est bon ici. Il faut écouter plusieurs fois pour essayer de saisir tous ces textes (ce sont les featurings qui me sont... incompréhensibles !) et la subtilité des arrangements.
Je vous invite à découvrir cet album, dans son intégralité, pour votre plaisir, et surtout, n'hésitez pas à faire tourner. C'est très bon !
Merci Anto, donc merci Seki (c'est son tag de grapheur) pour cette belle découverte, ce beau cadeau.
Aujourd'hui, encore, je vais vous parler de musique. D'une très belle musique.
1972. Un album phare. Coup sur coup, dans la même année, et deux ans après l'arrêt du Velvet Underground - certes aucunement commercial, mais diablement culte - Lou Reed sort donc deux albums. Celui de décembre est celui sur lequel je vais m'attarder : Transformer, et plus précisément la troisième piste, un morceau dont la suavité n'a pu être créée que par Lou Reed : Perfect Day.
Ecoutez-le plus bas. C'est un havre de repos, de calme, de douceur, de plaisir, de bonheur. Non, jamais je ne dirai "que du bonheur", car je n'aspire pas à être candidat à une quelconque émission de télé réalité à deux balles.
Et voilà, aujourd'hui, nous nous retrouvons 31 ans plus tard. Deux géants du commerce mondial commencent une guerre sans pitié, avec comme objectif de séduire l'une des cibles les plus exigeantes et les plus imperceptibles qui soient : les Gamers. Oui, la Grande Fight de Xbox contre Playstation a commencé. Les américains ont la ONE, (la Ouane), les japonais ont la 4 (la péhessecate).
Depuis le mois de février, la bataille a commencé, au rythme de dévoilements mondiaux plus ou moins bien amenés ou orchestrés. Xbox a pris un gros retard du fait d'une communication plutôt chaotique auprès de la communauté des Gamers. Sony, eux, n'ont quasiment rien dit. Ici, c'est comme un Président de la République : plus on vous voit et vous entend, plus la chute de la cote de popularité devient terrible...
Xbox, aujourd'hui, n'est pas au top de l'image, et pourtant, ils en ont fait, des communiqués correcteurs... en face, Sony n'a fait qu'égrainer quelques mots, quelques détails de photos, quelques vidéos... à chaque fois parfaites.
Aujourd'hui, Sony a mis en ligne un véritable chef d'oeuvre publicitaire. Un film d'une minute. Une merveille dans le positionnement, le concept, l'idée créative, la réalisation. Ce film est magique car il ne montre pas la console de jeux tant convoitée. Il ne montre pas non plus les images extraites des jeux, les fameux gameplays. Enfin, il montre encore moins des personnes jouant, la manette dans les mains. Non. Rien de tout cela.
Ce film montre très justement, et simplement, deux joueurs qui sont... DANS les jeux. Ils se fightent, au sein même de gameplays - ma foi - assez violents, mais ils y prennent un plaisir doux, un doux plaisir baigné de calme. Et ces deux compères, alors qu'ils sont les deux acteurs principaux d'un véritable carnage, chantent. calmement. sereinement, "Perfect Day" de Lou Reed. Tout est dit, ou plutôt, communiqué. En une petite minute, le job est fait avec une maîtrise absolue, du grand art.
Je suis très bien placé pour le dire : la partie va être dure pour Xbox qui, pourtant, présente un produit au moins aussi parfait que son concurrent. Mais Xbox a un défaut majeur : son incroyablement mauvaise communication... Ce n'est pas la communauté des gamers qui me contredira.
Je vous laisse maintenant deux plaisirs : celui d'écouter la vraie version de Lou Reed, et celui de voir et d'écouter l'indéniable merveille publicitaire qu'est Playstation 4 Perfect Day.
Chilly Gonzales. Une usine à produire des thèmes au piano. Et un monsieur dont je ne connaissais pas la teneur des performances live.
Depuis peu, une heure et cinq minutes de plaisir sont téléchargeables gratuitement. Elles contiennent une Part II d'un concert qu'il donna à Münich en 2012. A des années lumières de l'ambiance de l'Oktoberfeist,
Gonzales vous emmènera en balades grâce à ses ballades (je sais, elle est facile...).
C'est un moment reposant, relaxant. Comme ces musiques de films qui vous téléportent d'une ambiance à une autre, avec douceur.
Mais Gonzales ne fait pas que jouer. Car il est un "talkative man". Il explique avec joie, démontre avec humour, et enseigne avec une réelle pédagogie : lors d'une leçon de piano, il fait passer le néophyte pour un espoir au 1er prix du conservatoire. Il faut quand même être anglophone, et aussi un peu germanophone pour savourer ce moment : le mp3 n'a pas de sous-titre. Mais c'est un réel plaisir, entre concert et one-man-show. Notons au passage l'incroyable accent français d'un new-yorkais parlant l'allemand ! Ce gars a donc un grand spectre auditif.
Aussi, pour votre plaisir visuel, voici une video d'une des sessions organisées sur Arte par Manu Katché. Piano à 4 mains... superposées ! C'est à 6:35 que ça démarre.
"I have been learning English for thirty-seven years now" et non pas "I learn English since 37 years". J'arrête là parce que le propos de ces pages n'est pas de vous faire la leçon en anglais.
C'est après un EP annonciateur de merveilles que ce trio, anglais jusqu'au bout de la portée, a sorti son premier album : "If You Wait", ils s'appellent London Grammar.
Je suis loin d'être le premier à parler en bien de ce groupe et de ses créations, et pour cause : c'est une révélation. Tant pis pour vous, j'en remets ici une couche.
Quand je dis qu'ils sont anglais, j'appuye l'évidence en vous interrogeant : mais comment l'un des plus beaux labels anglais depuis 30 ans, 4AD (déjà évoqué dans ces pages) aurait il pu signer avec une autre nationalité ?
En effet, 4AD édite de la musique indépendante qui comporte, pour les plus belles signatures, des sonorités ancestrales souvent puisées dans les profondes racines celtes des lands de la Rosbifie, un mélange de sons rocks, new-wave, électroniques - mais tendance accords plaqués - le tout tirant sur un certain gothisme, voire un gothisme certain : This Mortal Coil, Dead Can Dance, et Cocteau Twins sont parmi les plus belles pépites de la Maison, avec aussi deux voix géantes, Lisa Gerrard et Elizabeth Fraser.
Voici donc une 4ème pépite, London Grammar, faite d'une grande musicalité, et portée la voix douce, profonde et puissante (si, si. C'est possible. La preuve....) de Hannah Reid. Fraser et Gerrard ont donc une nouvelle consoeur.
Hannah a une voix qui vous apporte une exception sonore. Du plus grave au plus aigu, il vous faudrait trous escabeaux pour y arriver. Ce spectre vocal va vous donnerdes lueurs dans les oreilles qui vont enchanter vos marteaux, vos enclumes et la bouillie grise qui les sépare et les relie en même temps.
Il n'y a rien, mais vraiment rien à jeter sur l'ensemble des magnifiques morceaux qui composent cet album.
Pour les fondus de 4AD, j'y reviens encore, il est à noter une étonnante tendance pop dans le son de London Grammar. Une sorte de Cocteau Twins revival. Et cela fait grand bien là, et puis là aussi. Non, pas là. Plus par ici. Oui : là !
Je vous le conseille très grandement l'intégralité de cet album. En fait, il est sublime. Un point c'est tout. Alors :
Dans la lignée de MyMajorCompany par laquelle il est possible
de devenir producteur de projets musicaux, je vous propose aujourd’hui d’être
producteur… de film ! Il s'appelle Légendes.
L’info est venue à moi par le biais de Régine
Louiset-Blondel, co-auteur de ce projet, ceci faisant suite aux articles que j’avais
publiés au sujet de Applause. Car son chanteur, Nicolas Ly, n’est pas qu’un
chanteur. C’est un touche-à-tout :
Une solide formation en Arts Plastiques, Beaux
Arts, Histoire de l’Art, le tout appuyé par quelques expos, ici et là, pas mal
là-bas (ritalie, nollande, plat-pays…)
De la musique, avec Applause, mais pas que (E.T .
on the Beach)
Et de l’art dramatique, que cela soit sur des planches
ou devant une caméra.
… et c’est donc dans le cadre de cette dernière corde à ce
bel arc qu’un appel de fonds est lancé, afin que ce projet de film court, futuriste puisse être mené à bien.
Ce lien développera pour vous l’origine du projet, les
personnages, le casting acteur et tech’, le synopsis, les lieux, l’univers
musical…
Pour la faire courte, cette équipe n’a pas besoin d’une fortune
- nous ne sommes ni à Holywood, et encore moins à l’Elysée : ils ont
besoin de 6500 euros pour tourner, et une collecte à 9000 euros permettrait d’assurer
la post-prod que mérite un tel projet.
Votre contribution peut démarrer à… 20 petits euros : 2
places de cinoche… ou moins de 3 paquets de clopes. Mais rien ne vous empêche d’aller
sur des contributions de 75 euros, ou 1000 pour les plus séduits par le projet.
Mais il y a un mot d’ordre : ça urge !!! puisqu’il reste à l’équipe 2
semaines pour boucler le budget.
Alors, à vot' bon cœur Messieurs Dames, devenez mécènes, ou
producteurs, comme vous voulez !
C'est Ango, et c'est de l'electro, hyper propre, boostėe par les oreilles et les mains de quelques bons producteurs executifs qui connaissent très bien leur taf, et surtout singularisėe par la voix d'Ango. Douceur et calme... à tel point qu'on ne sait plus si c'est elle ou lui. Il y a du Sade. Je ne parle pas du marquis mais de la belle petite plante de la fin des années 80 qui a envoûté la planète le temps de deux albums. Nous prononcerons alors Chadé.
Toujours est-il que cette electro très vocale, ou cette pop très electro est des plus surprenantes et des plus agréables. Et à tous ceux qui n'aiment pas la musique de lounge, même la bonne, passez votre chemin !
Les 10 morceaux de Serpentine en free download vous feront passer d'excellents et voluptueux moments.
Laura Mvula va vous surprendre. Son style est en fait inclassable. Ceci explique donc cela.
Sing To The Moon, le premier album de cette belle black outre-manchoise est riche. Il y a qualité et quantité, puisqu’elle va remplir jusqu’à la garde la capacité d’un CD (étonnant d’ailleurs de continuer à prendre comme verre doseur un format qui se fait oublier de plus en plus). 77 minutes de pur plaisir. Ce plaisir sera activé par une voix superbe, douce et puissante, des mélodies d’une originalité incroyable, une variété de styles et de genres qui s’entremêlent au sein des morceaux. On croirait de la BOF à certains moments, on frôle le R’n’B, il y a de l’alternatif, du folk, de l’ultra-symphonique… c’est à en perdre la tête. Il faut dire que la demoiselle a de la ressource, puisqu’elle sort d’un conservatoire, avec un diplôme en composition. Forcément, ça met des bases.
Le reproche que j’ai à faire est que cet album ne peut, à mon sens, supporter une écoute passive, en fond musical, car il mérite une certaine attention pour en percevoir les subtilités et l’inventivité.
Je suis pas mal bouleversé. Par la musicalité, le débit des textes et surtout par les textes eux-mêmes. C'est brut. Ces textes sont dits avec une violence propre à une jeunesse qui veut régler ses comptes, mais sans cri. Ils sont juste scandés avec un naturel qui n'égale que la fraîcheur. Car c'est une jeunesse. Témoin de son temps. De son époque. Et sans aucun fard. Au fil des quelques morceaux, nous sommes assénés d'arguments et de tranches de vie balancées à deux cents à l'heure, car le temps presse pour une jeunesse qui baigne dans l'instant, et à qui, malgré de belles phrases, on n'accorde pas une minute pour réfléchir son avenir. L'immédiateté est permanente.
Fauve, ou Fauvecorp, est un collectif (je hais ce substantif qui n'est normalement qu'un adjectif qualificatif) parisien, formé de 5 à... 14 artistes. Il entretient un certain mystère sur sa composition, notamment avec une culture assez poussée de l'anonymat. Donc, nous ne ferons pas de biographie... je ne sais
N'en déplaise à certains qui ont souffert certaines sonorités lors d'une récente perf' privée parisienne, le nouvel album de CocoRosie sonne bon. Très bon.
De belles harmonies, doucereusement développées. A la base, les soeurs Cassady étonnent, bousculent, avec toujours des voix si particulières, un peu chevrotantes, enfantines.... la femme enfant est là. Un peu dérangeante. Et voilà qu'elles nous en mettent une seconde couche, pour notre plaisir, avec en guest le grand Antony Hegarty (sans ses Johnsons), qui pose sa
Bon, je l'avoue, ces dernières semaines, je me suis langoureusement fait happer par la machine marketing Daft Punk. Et comme souvent dans ce genre de situation, l'arbre m'a fait oublier une forêt.
Et c'est un bon samaritain-puriste qui, tout en me livrant sa déception vis-à-vis des Daft, m'a rappelé avec tant d'émotion que dans cette forêt avait, il y a peu de temps, poussé un arbre fort et puissant. Une essence proche du Daftus Punkus puisqu'il est de la famille des Electro-Rockus. Il a poussé en live. Simplement. Naturellement. Il peut être qualifié de bio puisqu'il n'a pas été coupé, couplé, mélangé, ou même engraissé d'éléments extérieurs à son propre écosystème.
Access All Arenas, le dernier album - live - de Justice est sorti, bien étouffé par le R.A.M. des Daft, au tout début du mois de mai.
Pour toutes celles et tous ceux qui épuisent les boîtes de kleenex en pleurant la transformation du son de Daft, cet
Ça y est. Après un mois et demi de teasing éfreiné, Random Access Memories, nouvel opus de Daft Punk, est en écoute libre sur l'iTunestore, pour notre plus grand plaisir, avant la mise en vente le 21 mai.
Alors, le jeu en valait-il la chandelle ?
Oui, sans conteste. Même si nous avons un son nettement moins electro que sur du Discovery ou pire, sur Legacy, la crêpe ratée des versaillais casqués.
Il est en fait difficile de donner un genre musical à cet album, puisque chacune des 13 pistes en contient plusieurs, plus ou moins influencés par les prestigieux guests qui se succèdent.
Vous entendrez bien sûr des sons électro, mais aussi du jazz, du rock, de la west coast, une évocation bowienne, du funk, de la dance, de la musique planante... cela peut paraître fouilli, mais c'est très bon.
Reste à attendre le meilleur : les remixes. Car Random Access Memories est une mine d'or pour les mixeurs et autres arrangeurs et DJ's. l'annonce des compères casqués indiquant qu'il n'y aurait pas de tournée avant 2014 présage sûrement de travaux en studio afin de "vivre" avec cette manne sonore.
Mes préférés ? Giorgio By Moroder qui me replonge plus de 30 ans en arrière, entre Donna Summer, Midnight Express ou la BOF de 1984 colorisé. mais il y a aussi Touch, cette touche Bowienne dans la voix de Paul Williams (incroyable multitasker, peut-être inspirateur du casque avec Phantom of the Paradise...), Lose Yourself To Dance qui réunit encore Pharrell et Nile Rodgers... et puis... et puis... je vais arrêter l'énumération ici, parce que je sens que j'arriverai aux 13 pistes !
Daughter. Je ne vous parle pas de ma fille, loin de là. Je vous parle d'une formation outre-manchoise qui gagne à être connue, ne serait-ce que pour la splendide reprise de Get Lucky qu'ils ont eu le bon goût de performer en live dans les studios de la BBC, il y a deux semaines de cela. Nous avons vraiment de la chance.
Les amoureux du label 4AD retrouveront leurs marques car ils se sentiront si bien avec une version faite de violence contenue par la volupté, et profondément orchestrée par :
- une lourde basse vibrant joliment,
- des balais qui viennent taquiner subtilement les peaux,
- une pédale de réverb' bien branchée à la guitare,
Aujourd'hui, je vais partager avec vous une suite.
Ce sont trois morceaux, en live, du Parrain de la Soul, j'ai nommé le tumultueux James Brown. C'est à l'Apollo Theatre de Harlem que ces trois monstres ont été enregistrés. James Brown a fait d'innombrables shows dans cette emblématique salle, à tel point que des soirées de découverte de nouveaux talents affichaient "James Brown presents..." sans pour autant que la pape y soit présent... d'où son titre - non usurpé - de Parrain. Donc rien à voir avec les parrains que cotoyait un de ses contemporains blancs, rital, habitué des salles de pestak de Vegas, Monsieur Francis Albert Sinatra...
Mais revenons à la luciole du jour. Il aura fallu attendre 2001 pour que cette version complete sorte, après qu'elle ait été enregistrée en 1967... L'album est "Live at the Apollo Vol. I & II Deluxe Edition". Vingt-deux minutes de saccade, de rythme fou, de cris, de partage avec le public, et de participation active de cette même foule : c'est le résultat de ces trois morceaux qui forment une parfaite trilogie... Un
Il y a des gens comme ça... prenez par exemple mon immense ami (autour de 1.90 mètre) Mouche, (ou Ch'mou pour ceux qui auraient franchi un cap d'intimité suffisant) : alors que les "marrons" fraîchement sortis des casiers sont déjà en train de passer du bleu-nuit au rouge-pétard (pourquoi diable les appelle-t-on les marrons, ces satanés homards?) dans la marmite en ébullition, vous collez au fameux Mouche des œufs de l'huile, du sel du poivre et de la moutarde, et il vous pond à la force de l'instinct bien placé et de ses bras habitués une sublissime mayonnaise :
- Onctueuse - elle se tient admirablement, la texture est douce, non collante.
- Goûteuse - on y retrouve les saveurs et de la cacahuète et de l’œuf, relevées par le sel tout justement dosé.
- Parfaitement relevée par cette touche dijonnaise, point trop n'en faut.
Le constat est donc là, en un tourne-main, Ch'mou a fait une mayo totalement parfaite, tout en vous parlant de choses aussi diverses que variées.
Vous à ses côtés, tout penaud, tentant la même opération, rentrerez chez les moines bouddhistes pour essayer d'apprendre à contenir votre self-control devant le cuisant échec, ayant constaté que votre "préparation" ne connait aucun substantif référencé au Littré, au Robert, au Larousse... pire, sur un quelconque Wiki.
Donc voilà, le monde se divise en deux parties : les magiciens qui savent monter une mayo, et les autres. Nous ne sommes donc pas égaux devant Dieu.
Mais venons-en maintenant à des considérations moins culinaires, un peu musicales, et surtout très... marketing.
Prenez maintenant 20 secondes de musique. Du Daft Punk, au hasard. Ce sont les fameuses 20 secondes dévoilées par le team de lancement des deux compères casqués. C'était il y a 3 ou 4 semaines, après que quelques affiches muettes aient été posées ça et là dans Paris, puis que cette même affiche n'annonce sur les bus de la capitale la sortie de l'album au 20 mai.
Superbe teaser, les 20 secondes du morceau Get Lucky sont