vendredi 30 novembre 2018

Anderson .Paak : un melting-pot

#monFils #myBattle
Anto', mon fils aîné, m'a offert une belle galette pour mon anniversaire. Mais que j'aime quand il m'offre du son ! Il m'a déjà fait découvrir la Swedish House Mafia quand il avait... 13 ou 14 ans, puis plus tard Joey Bada$$, Lomepal (bien avant sa montée récente !), Alpha Wann... Il a de belles oreilles, mon Anto !
A chaque fois, il a su toucher au but : émouvoir un papa toujours prêt à découvrir du son, mais quand même assez exigeant.
Cette fois, il m'a encore offert un CD. Inconnu pour moi. Il a encore tapé dans le mille.


#leSon
Il s'agit de Anderson .Paak (donc avec le petit point, il faut prononcer "dotpaak", hein). Un album intitulé Malibu, comme cette plage de Californie... l'Etat d'où il vient. Cet album est tout simplement excellent. Il est un mélange de soul, de hip-hop, de groove, de funk, de jazz (prononcez "djèèèz", parce que là, nous sommes avec des blacks) amené par de magnifiques samples mais aussi une rythmique millimétrique : le Monsieur est batteur. On ne la lui fait donc pas... et le tout est servi avec - oui - des coulées de son très pop. Ce sont en fait des coooolées de son. La mélodie s'infiltre avec discrétion et donne une grande classe à l'ensemble.
C'est un sublime melting-pot musical sur lequel se mènent et se promèment le beat, le flow et la voix de .Paak.

lundi 24 septembre 2018

"Prince - Piano & A Microphone 1983" : en toute intimité.

#pitch :
Venez... Si, si, venez s'il vous plait. Suivez-moi. Nous ne serons que tous les deux. Rien que vous et moi. Ou presque.
Nous allons jusqu'en 1983, et jusqu'à Chanhassen dans la banlieue de Minneapolis, au n°9401 du Kiowa Trail. Il y a ici la maison dans laquelle Prince vit au calme depuis deux ans, au bord du lac Riley.
Rentrons dans la maison. Allez ! Suivez-moi, je vous dis ! Mais en silence. Restons au rez-de-chaussée parce que c'est là que le home studio a été monté. Prince en a déjà sorti la majeure partie des albums Controversy et 1999, ainsi que plein d'autres choses qui attendent de mûrir, d'être arrangées, ou réarrangées dans quelques semaines, quelques mois ou quelques années, pour lui, ou d'autres. A moins qu'elles ne soient simplement mises de côté pour toujours. C'est sa méthode.
Maintenant, chuuuut ! Il est là, assis au piano, avec juste un micro. Sans bruit, installons-nous auprès de lui - mais pas trop près, le bonhomme sait parfois être capricieux. 
Ça y est, il est prêt à jouer, avec toujours nous deux -  vous et moi - et son ingé-son pour seuls témoins, et il commence en interrogeant celui qui est à sa table de mixage, derrière la vitre "Is that my echo ?", et la session de travail commence...


#nofilter
... Chers amis, je fais cette petite mise en scène pour vous faire ressentir l'atmosphère, le concept pur de "Prince - Piano & A Microphone 1983", ce lunaire album sorti vendredi dernier, parce que celui-ci tient plus du documentaire que d'un quelconque album posthume, vous savez, ces albums gavés d'hyper-production, d'hyper-effets, hyper-arrangements, hyper-mixages pour essayer de faire des hyper-ventes. Nous sommes ici à l'opposé. Donc bravo au culot de Warner Brothers.
Lunaire et bravo, car c'est du #nofilter, du vrai. Cet album n'est que la simple retranscription, certes nettoyée au mieux, d'une session de travail enregistrée sur une simple K7 exhumée d'une boîte... d'où les quelques imperfections sonores et surtout le souffle de la bande qui s'accroche aux oreilles un peu comme un acouphène. C'est un instantané, un noir & blanc sonore, pas photoshopé.

#leaks
Prince a toujours enregistré tout ce qu'il faisait, créait, essayait, et a conservé cette gigantesque masse dans son coffre, "The Vault". Malgré ce "petit Fort Knox musical", ce Saint des Saints, la fameuse K7 a leaké, peu de temps après qu'elle ait été magnétisée par ce moment, satisfaisant ainsi l'appétit sans fin de la communauté des Fams (... oui : Prince n'aimait pas le mot "Fan", préférant la Famille au Fanatisme). 
Si le contenu de cet album n'est donc pas une surprise pour les fams, il est un véritable inédit pour beaucoup, et permet de découvrir la partie immergée de l'iceberg, tout ce qu'il y a derrière les hits et les frasques de Prince : s'il ne donne qu'un aperçu du bourreau de travail qu'il était pour lui-même et celles et ceux qui l'accompagnaient, il affiche clairement son incroyable maîtrise des styles et influences, le tout étant mû par sa sensibilité micro-électrique.
... Et vous allez les entendre, ces influences ! Il y a les évidentes - le funk, le rythm'n'blues, la soul... - et les moins évidentes (et pourtant omniprésentes dans tout ce que Prince a produit) - le gospel, le rock, le blues, le jazz, la folk, le classique...

Pour le fam que je suis, c'est un plaisir absolu qu'un tel enregistrement soit rendu officiel, permettant ainsi à tout-un-chacun de vivre cette situation de proximité, ce moment. Toutefois, égoîstement, j'aurais tellement préféré découvrir une autre K7, une autre session, totalement inconnue. D'autres leaks s'en occuperont alors...

En résumé, je ne peux que vous conseiller vivement de profiter de cette rare - voire unique - opportunité d'être durant 34 trop courtes minutes en toute intimité et discrétion auprès d'un artiste en plein travail : allez, suivez-moi, et sentez vos oreilles s'écarquiller à l'écoute de ce document. 


Enjoy. Peace And B Wild. Always.

Vidéo officielle de "Mary Don't You Weep",
inscrit à la BOF de BlacKkKlansman de Spike Lee



lundi 15 juin 2015

Snoop Pharrelly Dogg.

Nous sommes en droit de nous interroger sur ce que fait Snoop Dogg de ses courtes journées en dehors du roulage de pétards longs et larges comme ça... c'est une activité qui prend en effet un temps fou, surtout quand l'esprit est constamment perturbé par le matage de l'aréopage qui l'entoure. Cette cour est faite de bombasses blackettes en boom-boom short surmonté d'un minuscule haut de maillot de bain dont les deux tout-petits triangles de tissu de bonnet A tentent vainement de cacher les aréoles d'une poitrine surgonflée chirurgicalement en bonnet F, voire en G, car c'est là que se trouve le point d'extase, le climax. Et puis après tout ce long roulage expert, il faut les fumer, ces tonges, ces bédos, ces sticks, ces splifs façonnés en 3, 6 ou 12 feuilles de papier long et bio... ça occupe terriblement.

Mais notre cher ami à l'image d'hyper branleur bien étudiée, parfois, va en studio. Et là, tout change. En 13 albums, il nous a toujours étonné, en variant les styles.

C'est aujourd'hui derrière un buisson au lettres capitales que nous découvrons BUSH, le nouvel album de Snoop Dogg, ou Snoop Doggy Dog pour les plus anciens.
Comme à la Fnac, je vais utiliser la fameuse formule "si vous avez aimé... Pharrell à son époque N*E*R*D, vous adorerez cet album". Je parle d'une période précédente pour Pharrell, souvenez-vous, c'était quand il ne servait pas encore d'endorser à 36 marques de luxe, de hi-tech, ou de streetwear en mal de gentrification poussée... quand il ne se compromettait pas et savait insuffler à sa musique un réel élan positif et pas totalement emprunt de vénalité. C'était quand il produisait. Car c'est là qu'il excelle, ce bougre à l'éternelle gueule d'ange mignon, ou minion...

L'Obs parle de BUSH comme d'un album "passé à l'imprimante 3D". Certes,  quand Pharrell intervient en production, sa patte se sent, et encore plus quand il participe à l'écriture, ce qui est le cas sur chacune des 10 pistes qui composent cet opus. 
Le précédent album de Snoop était ragga, avant encore il était rap... à des sauces tellement variées. Alors quand l'Obs vomit sur BUSH (en lui ajoutant un W... pfff...) en disant "où est passé Snoop ?", j'ai une forte tendance à rétorquer "là où on ne l'attendait pas forcément, comme d'hab' ". Snoop, attaché à sa Californie, a toujours cherché la vague avec un fun qui lui est propre.

Le genre de BUSH est, selon moi, de la "pop black blanchissante et grooveuse", ou "groovy whitening black pop".
Je sais... le genre pop sort en premier dans la version française, car c'est la destinée de Pharrell... (Mais la version anglaise est plus vendeuse!). 

Tout ceci va permettre sans nul doute à Snoop de rouler paisiblement sur des highways bordées d'une herbe fraîche et toute pleine de THC, à bord d'une limo gavée de gonzesses.
Et tout ceci risque aussi de nous faire danser cet été, et ça, c'est sans prix.



Enjoy, Peace and B Wild !



mardi 17 février 2015

Rock goût bulgare avec Adriano Celentano

Nous sommes en 1972, et Adriano Celentano poursuit une belle carrière en Ritalie. C'est un rockeux-varietoche un peu barré. Une sorte de johnny à la Milanaise, puisqu'il a été un des premiers à comprendre l'importance de la musique rock anglo-saxone en l'adaptant au rital.

Et puis, sur un gros délire, il se prend au jeu de cette musique anglo-saxone (plus anglo que saxone d'ailleurs) qui envahit les ondes de la RAI, et de toutes les radios bien-pensantes de l'Europe. Tout le monde écoute et chante des chansons... sans en comprendre un sans en comprendre un tratre un traitre mot. Mais en même temps, tout le monde s'accorde pour dire qu'il y a, avec la langue anglaise, beaucoup plus de flow... Alors, Adriano, tranquille, compose une chanson, sur un rythme endiablé et répétitif, tambourinant, mais pas en rital. Non. Pas en rosbif non plus. 
En yaourt ! Oui, que du yaourt, pas une parole qui puisse être comprise par une quelconque personne vivant sur cette terre, si ce n'est un "all right" audible.
Le titre vaut le détour, puisqu'il s'agit de (attention...) Prisencolinensinainciusol. Très gentiment, une des éditions du 45 tours vendu en France était un tuto pour bien prononcer/apprendre cet imprononçable mot.
Et puisque vous préférez comprendre ce que vous entendez et comme je suis gentil, je vous colle sous la video les... lyrics (en prononciation ritale) !!! 
Ajoutons que c'est grâce à ce yaourt qu'il a démarré un certain succès en France, ce morceau ayant aussi eu sa reconnaissance et ses ventes aux.... Etats-Unis !

Enjoy ce doux délire.

Peace &B Wild.


Voici donc une video sur Youtube, l'intro est longue, c'est à 1:38 que ça démarre. Alors, en lien externe, il y a aussi dailymotion qui va plus droit au but. avec un mix de différentes prestations télévisées.



Les Lyrics !! 
Mais attention, j'émets une réserve quant à cette retranscription qui me semble des plus hasardeuses dans sa sémantique.

Prisencolinensinainciusol
In de col men seivuan
prisencolinensinainciusol ol rait
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uait men in de colobos dai
Trrr - ciak is e maind beghin de col
Bebi stei ye push yo oh
Uis de seim cius nau op de seim
Ol uoit men in de colobos dai
Not s de seim laikiu de promisdin
Iu nau in trabol lovgiai ciu gen
In do camo not cius no bai for lov so
Op op giast cam lau ue cam lov ai
Oping tu stei laik cius go mo men
Iu bicos tue men cold dobrei goris
Oh sandei
Ai ai smai sesler
Eni els so co uil piso ai
In de col men seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
Prisencolinensinainciusol ol rait
Uel ai sint no ai giv de sint
Laik de cius nobodi oh gud taim lev feis go
Uis de seim et seim cius go no ben
Let de cius end kai for not de gai giast stei
Ai ai smai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicidor
Ah es la bebi la dai big iour
Ai aismai senflecs
Eni go for doing peso ai
In de col mein seivuan
Prisencolinensinainciusol ol rait
Lu nei si not sicodor
Ah es la bebi la dai big iour

dimanche 15 février 2015

Inspirations brésiliennes au sommet.

La musique brésilienne est une source d'inspiration depuis 70 ans, que cela soit pour des reprises ou même du pompage éhonté. Voici quelques beaux exemples. Et tous les morceaux évoqués ici trouveront leur illustration youtubienne, directemment dans l'article.

Le premier exemple de tube bien français est le nonchalant et un peu anar "Qui C'est Celui-Là" de Pierre Vassiliu.


Le regretté Pierre n'est quasiment connu QUE pour ce morceau, qui fit son aisance financière pour le reste de sa vie, même s'il a pu connaitre quelques autres splendeurs, comme la sublime boucle de "film".

Revenons à "Qui c'est celui-là" qui est une pure adaptation de Partido Alto, du bel et séduisant Chico Buarque. La musique est intacte, en revanche, au niveau des paroles, Vassiliu s'en est donné à coeur-joie dans le libertarisme ! 



Pour info ou rappel, Chico, pilier de la musique brésilienne, a pondu "Essa Moça Ta Diferente", dont la notoriété fut créée chez nous par la pub Schweppes

(puis la parodie des Inconnus pour Schoups....)(Mais comme je n'arrive pas à la coller ici, vous pouvez la revoir là)




Le deuxième exemple sort encore des années 70, avec un grand barbu et sa bande de saltimbanques babos, avec même une naine en prime : Michel Fugain et le Big Bazar (ce dernier comprenant donc Mimi Matty). En 72, Fugain et sa bande envoient du bois plein de fleurs power. Le libertaire est encore au rendez-vous avec "Fais Comme l'Oiseau". 


Comme pour Vassiliu, c'est une adaptation d'un succès brésilien : "Voce Abusou". Ce morceau luso-outratlantiquais a été chanté et repris par les plus grands populaires de cette nation qui a tellement de couleurs dans sa population qu'elle en devient indéfinissable.
Ici, la partition de "Voce Abusou" est intacte, sauf le rythme qui est nettoyé de ses racines do brazil, et les paroles françaises sont mises à la sauce 70, salopette et bottes montantes intégrées. Mets des fleurs dans tes cheveux, et va traire tes brebis dans le Larzac.

Troisième exemple de succès français : Marcel Zanini. Ce jazzman accède au succès, avec une bonne tronche de ringard dont il use, puisque son "Tu Veux ou Tu Veux Pas" est traité dans sa version française avec humour.

La version originale, "Nem vem que não tem" a été chantée un an plus tôt par Wilson Simonal. Succès énorme... et répété dans sa version française de Zanini. 

Mais comme il faut rire sur les plateaux de Marity et Gilbert Carpentier, Brigitte Bardot s'y colle aussi et fait sa version, reprenant exactement le texte de Zanini.




Voilà pour les exemples français d'adaptations de succès brésiliens chez Molière.

Pour finir, je vous offre un truc de dingue. Rod Stewart. Je l'ai évoqué ici, au sein de mes Considérations avec l'article sur  Les Voleurs de Grands Chemins. Mais mon article était incomplet...1978, Rod-le-vulgos sort une bombe mondiale qui ne lui assurera pas l'aisance mais la fortune : "Da Ya Think I'm Sexy ".

Outre l'énorme pompage des vilons de Bobby Womack sur le morceau "If You Want My Love Put Something On It" dès les premières notes de musique...


... il y a juste le... refrain de "Da Ya Think..." qui est un pompage en bonne et due forme d'un morceau brésilien beaucoup plus connu cette fois-ci. Sans nous en rendre compte, la ligne musicale du refrain de Rod-le-vulgos ("if you want my mind... etc") est note-pour-note le pompage du "héféééféféféféfé" de Taj Mahal que vous entendrez à 0:47 sur cette video... c'est énorme. 


Ici, nous sommes dans le pompage , le vol absolu puisque, que cela soit pour Womack ou Taj Mahal, jamais aucune référence n'a été faite sur la pochette du disque de Stewart. Ça rajoute à sa vulgarité everestienne. Et ça n'enlève rien à la qualité de Da Ya Think'. Il faĺlait avoir l'idee des pompages.... mais il fallait aussi donner les inspirations. Ça aurait été plus propre ;-)

Enjoy.
Peace & B Wild.



mercredi 17 décembre 2014

Oh ! C'est Noël avec D'Angelo !

Et pan ! Sans prévenir, D'Angelo, lundi 15 décembre, a sorti un nouvel album. Juste comme ça ! A croire que l'album-dropping devient trendy après que Rihanna a inauguré ou relancé la méthode il y a quelques mois.

Nous voici avec 55 minutes d'une funkitude parfois sombre, parfois légère... Mais que c'est bon quand c'est jazzifié, enlevé et emporté par D'Angelo !

Ceux qui connaissent la bestiole vont repérer encore et toujours les incontestables racines princières, sans jamais plagier. Car c'est le son qui prévaut ici, ou plutôt LES sons. certains nous replongent un peu dans les tréfonds de 1985, 1986 et 1987, entre Around The Word In A Day, Parade et Sign'O'The Times et leurs incroyables mélanges et tentatives heureuses que le Kid de Minneapolis réussit à imposer, parce que c'était tout simplement bon.

Avec Black Messiah, on est dans ce même type de créativité, hyper personnelle. C'est un très bel opus qui est à mon sens nettement plus intériorisé que les - seulement - deux précédents. Car D'Angelo reste hyper radin : son dernier album n'a que 15 ans d'âge !! Il est donc heureux qu'il ne soit pas planté sur cette release !
Il est à noter que bon nombre de morceaux de cette merveille ont déjà été largement joués en tournée. D'ailleurs, c'est le 16 février que vous pourrez venir groover au Palais des Sports de Paris en passant, forcément, un grand moment de live de D'Angelo. La tournée s'appelle The Second Coming. Comme dirait Fred sur son tumblr : ça promet d'être eargasmique.

Depuis lundi, c'est en boucle qu'il tourne dans mes oreilles. Et s'il ne devait en rester qu'un, je choisirais Really Love, qui démarre comme un film, nous immergeant dans une ambiance andalouse, aux cordes de guitare sèche brûlantes (et là, je repense à Desproges... "les espagnols sont fiers et ombrageux... avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes") ; puis l'adalousie laisse place à la soul. profonde, et chantée par le doux falsetto de D'Angelo. Un pur délice.
Je vous rassure, les 11 autres morceaux sont d'une grande, très grande qualité. C'est Noël avant l'heure.

Enjoy,
Peace & B Wild.





mardi 9 décembre 2014

Lavilliers : une bonne tranche de rigolade.


Bon. Je vais être franc : Lavilliers m'a toujours gonflé avec ses gros bras musclés, et ses cheveux très coiffés-bouclés avant chaque prise de vue pour cacher une calvitie pas du tout assumée. Certes, il y a 2 morceaux dans sa discographie que j'aime bien. Juste deux (ils sont là).
Aussi,  je ne connaissais que cette image du mec qui est pote-de-pègre, qui a boxé dans tous les bidonvilles du monde... le vrai putain-de-routard, bordel ! Du fond du Bronx aux hauteurs des favellas de Rio, mec, si t'as besoin d'un médiateur, c'est Nanard !

... Et l'autre soir, en écoutant Inter pendant mes abblutions dentaires, j'ai soudainement marqué un temps d'arrêt, écarquillé les yeux en me regardant dans la glace, et dit intérieurement à mon si joli reflet qui affichait une loooonnngue dégoulinade de mousse dentifrice et une brosse à dents plantée dans le bec : "rhô dingue ! Il a commis ça avant les années 80 !". Car oui, Nanard a œuvré dans les années 70. Et croyez moi, c'est à se rire dessus (merci Diane) tellement c'est loin du gros baroudeur blasé que nous connaissons toutes et tous.
Il y a le Nanard-se-prend-pour-Ferré-Ferrat, et qui s'intègre dans une multitude de chansons qui sont la caricature révolutionnaire des 70's. Là, le flash est évident, je revois le regretté Bruno Carette (hier marquait les 25 ans de sa disparition...) chantant la La Rue Lepic (ici), et je revois aussi...  avez-vous vu ce film, Mes Meilleurs Copains, où cette bande d'ex-soixante-huitards qui ont finalement (presque) tous bien réussi se retrouvent 20 ans plus tard dans une grande baraque, campagnarde et confortable ? Ce film est bourré de flash-backs nous replongeant dans les délires artistico-révolutionnaires de la belle bande. Les jeunes intellos rouges qui essayent de lever les foules prolétaires qui ne comprennent finalement rien au discours de ces jeunes... 
Eh bien, cet album, Les Poètes, ce sont ces flashbacks. Vous reverrez Darroussin en délire guitareux sur un quai de canal desert, vous reverrez Bacri, Clavier, Lanvin, Khorsand... déclamamant des phrases trop théâtrales sur fond de musique incompréhensiblement contemporaine dans un spectacle à deux balles - certes bourré d'intentions de jeunesse (see below...) - le tout nappé d'acides et divers stupéfiants... ce film est drôle, et émouvant. Cet album de Lavilliers est simplement drôle (au delà de la recherche historico-ethnologique).

C'est juste pour un gros délire. Écoutez quelques morceaux, vous rirez.

Enjoy !!!!
Peace and B Wild.




lundi 8 décembre 2014

Brigitte. Idea changae humanum est. Non ?

Quand j'avais 14 ans, AC/DC m'était inaudible. Plus maintenant... Que voulez vous, les goûts évoluent. Et il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.

Alors, comme je n'aime pas être pris pour un idiot, je recommence aujourd'hui.

J'ai déjà évoqué dans cette Page Zik le duo Brigitte (ici). Ce n'était pas dans d'excellents termes ; à l'occasion de ce 2nd album, A Bouche Que Tu Veux, je corrige mon tir, et même, je ne canarde plus.
Je vous rassure, on reste à 4000% sur ce que j'appelle de la musique pour filles, ultra féminines. Un peu comme si Air était fait de deux nanas qui jouent aux bombasses (sans en être) en robes lamées, écharpées d'un boa suave-long-souple, et chaussant des Louboutins  aériennes de 14 cm. On se croirait dans une agence de RP à 19h45, à l'heure où les cheftaines de projets troquent leurs New Balance pour - non... pas des Loubout'... - de hauts talons plus mainstream, avant de sortir à la soirée de remise des Branques d'Or organisée par Vice. Trop vachement cool, y'aura peut-être Edouard Baer... Ce n'est pas pour rien que ces deux filles qui trainent leurs voix ensemble depuis très longtemps ce sont produites sur le plateau du Grand Journal de C+, et sur la belle scène de la Cigale. Some Places to Be...

Revenons à la zik... Soutenant ce dégagement de phéromones physiques exposées plus haut, viennent les phéromones musicales : des mélodies douces et agréables servies à une sauce qui n'est autre qu'un concentré de pop admirablement chanté à deux voix, et joliment accompagné par une prod tirée au cordeau.
Elles sont femmes jusqu'au bout des seins, et jusqu'au bout de leur tessiture qui se perche haut pour survoler des partitions en volutes sonores. Un peu gainsbouriennes sur certains thèmes. Un réel plaisir. Si si !
Aussi, et je le souligne, ces deux filles ont appelé leur duo Brigitte en hommage (en femmage ???) à Bardot, Fontaine et Lahaye. La première et la dernière apportent ces surdoses de phéromones. Celle du milieu apporte ce je-ne-sais-quoi de 2nd degré... pas si second que ça.

Enjaillez ! Enjoy !


...et surtout, Peace and B Wild.


mardi 25 novembre 2014

Everyday People - Prince, Graham, The Family Stone.

Quelque part en 2000... quelque part dans le monde, probablement dans la banlieue de Minneapolis, Chanhassen où sont situés les studios de Prince et sa clique : Paisley Park.
... Et un énorme gig (bien préparé...).
Le Maître est sur scène avec son groupe, le NPG, qui compte un nouveau bassiste depuis quelques mois, Larry Graham. C'est un rescapé des Family Stone qui accompagnaient Sly Stone, a long time ago in a far far galaxy.
Ce Jedi n'est pas que bassiste, il est aussi doté d'une voix puissante et d'un don particulier pour jouer avec son public, un vrai MC.

Ce soir là, la Family Stone est completée par deux autres membres, Jerry Martini au saxo et Cynthia Robinson à la trompette, pour scander un magistral Everyday People, hymne tant pris et repris, et ici arrangé à la sauce Minneapolis Sound.
Les Prince maniacs reconnaîtront le rythme magnifiquement glaiseux de Forever In My Life (album Sign'O'the times 1987), et quantité d'autres sons, d'accompagnements, et ine choré de goupe qui signent l'influence de l'hôte, Prince.
C'est un funk à faire friser un pêcheur de saumon scandinave.

Dégustez ce moment de partage entre des musiciens et leur public, c'est un pur bonheur.

Enjoy !

Peace and B Wild !



mardi 18 novembre 2014

Wax Tailor en symphonie.

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d’electro et de hip-hop.
Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de Wax Tailor (ici), notre petit vernonnais qui produit un son qui lui est si particulier, si reconnaissable et si reconnu, un trip-hop tiré au cordeau. 
A croire qu’il a pris un peu le chou, il s’est offert en mai dernier une mini tournée pharaonique : un orchestre symphonique (celui de Lille) de 40 musiciens, 17 choristes, et bien évidemment tout l’attirail nécessaire à la partie Wax Tailor : samplers, ordis, synthés, tables de mixage, micros et MC’s.
Tout ce beau monde et leur gros matériel ont parcouru seulement 5 villes au mois de mai en 7 dates.
A en écouter Phonovisions Symphonic Orchestra, les happy-few qui se sont rendus à ces concerts en ont eu pour leur argent, leur plaisir auditif et visuel, puisque une scénographie avait été très étudiée.
Les plus de 1h40 de l’album vont vous emporter, reprenant la crème du répertoire de Wax Tailor, réorchestré et magnifié par la symphonie. C’est ici que la touch de Wax Tailor prend toute sa dimension. Ajoutons aussi le plaisir d’entendre le mariage réussi du trip-hop et le la symphonie, sans tomber dans le ridicule et pompeux « unplugged » dans lequel beaucoup tombent.

Vous le comprenez, je vous conseille cet album, qui n’est qu’à mettre en fond sonore : faites vous plaisir et écoutez-le égoïstement, il vous mettra parfois les pils des avants-bras au garde à vous.
Aussi, si vous l'achetez en support physique, CD ou vinyle, vous aurez la chance d'avoir une carte avec un numero vous donnant accès au téléchargement de la vidéo HD. Celle-ci n'est pas dispo en versions numériques

Enjoy,

Peace & B Wild.



dimanche 16 novembre 2014

Pink Floyd, sans fin.

Les revoilà donc, les compères du Pink Floyd. Ce sont juste 20 années qui nous séparent de leur dernière composition en studio : The Division Bell, en 94, dirigé par David Gilmour. Depuis le 10 novembre 2014, les bacs et les plateformes en ligne proposent The Endless River. 
On y retrouve 3 Floyd : Nick Mason, ce batteur incroyable qui, sans se faire remarquer, a su imposer une rythmique inégalée qui constitue la charpente du son Floyd, Gilmour bien sûr et ses guitares qui, accompagnées des claviers de Richard Wright, habillent la charpente de ses sons planants.

... Mais point de Roger Waters dans le studio...


Précisons que la présence de Richard Wright est... posthume, puisqu'il nous a quitté en 2008, mais en ayant eu le temps de réaliser quelques enregistrements, utilisés ici. Donc, merci et bravo à Gilmour et Mason de faire perdurer le son Floyd ainsi.

Précisons aussi que la génèse de The Endless River date de... 1994, puisque l'album fut pensé en même temps que  The Division Bell. 
L'artwork est un premier renvoi dans le temps, cette barque nous remet au gout du jour celle qui démarrait Signs Of Life, morceau d'ouverture de A Momentary Lapse of Reason en '87.
The Endless River sonne presque comme un Best Of, sans - loin de là - en être un. Je m'explique :
Pour les aficionados de ce groupe qui a quand même écoulé plusieurs centaines de millions d'albums depuis 50 ans, cet inespéré et nouvel opus recèle donc une quantité incroyable de sons repris ça et là de leur très longue carrière. Chacun aura, à de nombreuses reprises, des réminiscences de morceaux, de moments, de souvenirs. Car un instant musical précis, ne serait-ce que d'une courte seconde, peut vous mettre dans la tête une quantité incroyable de retours mémoriels, des madeleines de Proust aux senteurs exotiques. Pavot et chanvre pour beaucoup. Cet album en est littéralement gavé pour le plus grand plaisir de ceux qui ont grandi avec ce son si particulier - chiant pour certains, génial pour d'autres. 
Pour ma part, ce son fut un des ingrédients sonores de ma jeunesse. Mes parents vivaient dans leur époque, Meddle et Dark Side faisant partie de la discothèque familiale, au même titre que Pearl de Janis Joplin, Aftermath des Stones, Goodbye Yellow Brick Road et Madman accross the Water d'Elron John... et plein d'autres. Et croyez moi, mes parents étaient loin d'étre des junkies, des rockeux ou des excentriques. Ils étaient certes bien bourgeois, mais sacrément dans leur temps, et auront largement contribué à l'éveil de mes oreilles et à mon plaisir de partager la zik avec vous. Faites-en de même avec votre descendance... et votre entourage.

Mon voyage Floydien à démarré en écoutant Dark Side sur la chaîne de mon tant regretté Papa, une Braun... une sublime Braun 308, bourrée de boutons et de curseurs fondus dans le pur design de 1973.


Cette splendeur allait parfaitement avec le son Floyd, et aujourd'hui, le voyage continue donc en beauté sur cette Rivière sans Fin. Voguez dessus, on y est très bien.


Enjoy.

Peace & B Wild.

Pour la video, Pink Floyd est un peu avare...


https://www.youtube.com/watch?v=Ezc4HdLGxg4


vendredi 7 novembre 2014

Mon Prince est revenu ! Et d'une belle façon.

Après de longues années d'asbence, exclusivement consacrées à la scène, et après avoir renoué des liens déchirés avec la Warner, Prince sort deux albums, d'un coup d'un seul. J'aurais pu vous parler de splendeurs qui sont sorties sous le manteau ces dernières années, des enregistrements live de grande qualité, tant par les prestations que par la clarté et du son (entre autres : merci Alexis !), mais comme ce blog n'est là que pour vous diriger vers de la musique officielle, je m'en tiens à ce grand retour, disponible chez votre disquaire du coin de la rue ou du clic gauche.. 

Il y a tout d'abord un album qui lui est directement attribué, Art Official Age (ou AOA), sur lequel je vais m'étendre plus longuement (... nettement plus longuement ! ) que sur le second qui est signé par son trio de nanas surlookées (Skrillex, sors de ce corps !!!) : PlectrumElectrum. 
Ce dernier, à mon sens, ne mérite vraiment pas le détour : mauvaisement rockeux, et sur lequel on entend que trop ces musiciennes, bourrinant sur leur batterie, guitare et basse (cf Bercy juin 2014... et autres...). Je le renommerai RectumElectrum, tiens ! Skip it ! J'attends juste que mon Petit Prince se défasse de ces 3 filles qui nuisent à l'extraordinaire qualité dont il est capable.

En revanche, AOA, lui, avec la même sévérité que j'apporte dans le jugement, mérite qu'on s'y attarde et marque le réel retour de Prince dans le monde merveilleux des albums officiels.

Track-list review:
  • En fait... l'album commence en faisant un peu peur aux aficionados. Si, si. Avec un morceau qui est un sous-produit, donnant l'impression d'un mélange moche fait par un mixeur de bas étage (donc pas un Kitchenaid ou un Kenwood. Un genre Guetta...) propre à faire croire à des ricains en springbreak dans les boîtes de Cancun qu'ils écoutent de la musique... mais il n'en est rien. Art Official Cage est un très mauvais morceau, empreint de tout et surtout de rien de bon.
... Heureusement, il y a le reste de l'album.
  • Clouds, en n°2, est balancé par un bon groove auquel Prince nous avait déjà habitué. Ce morceau fait partie de la salve de morceaux qui ont été dévoilés sur le net avant la sortie des 2 galettes. Le Minneapolis Sound est still alive ! Un rythme fait de breaks... mais ce sont les qui apportent les sons plaqués, la continuité. Et surtout, une profusion de pistes sonores marquées par la versatilité vocale de Prince... appuyée par la présence d'une diva : Lianne La Havas, que j'évoquais donc il y a plus de deux ans sur ces pages. Nous remarquerons qu'aujourd'hui, Prince est calé sur des breaks descendants, imposant la respiration.
  • En 3, Breakdown, lui aussi pré-dévoilé, est un Prince sirupeux et amoureux, jouant du falsetto, ou fausset parce que nous n'écoutons pas de la musique italienne. C'est bon dans son genre. C'est du slow-Prince, peut-être un chouia girly.
  • Ah, la 4 devient plus funk, Gold Standard plonge un peu plus profond dans le Minneapolis Sound, la petite rythmique qui agace, les cuivres qui ponctuent (... sont-ce des cuivres ou du Korg ?...) nous touchons aux années 94/95.
  • La piste 5, U Know. Voilà du Prince bien gluant et collant comme on les aime. Le rythme est le balancement d'un bassin. "Nothing sexual" ? Ah bah si ! Au contraire. C'est un coït lent. Langoureux, et dans langoureux, qu'on le veuille ou non, il y a langue. Slurp.
  • Breakfast Can Wait est en 6ème position sur cet album que vous acheterez. Il est lui aussi déjà sorti, sur un EP qui rassemblait différents mixes. Un rythme lourd et groovy, des breaks taillés au millimètre, une grande subtilité. Excellent. 
  • En 7 : This could B Us. Mou. Trop mou et trop de sonorités bomtempi. Bon, tant pis. Mais chaque son, chaque break y est si subtilement posé. 
  • La 8 - What it feels like. Ah, la barre se redresse, de beaux sons, avec notamment une basse profonde, grasse et wah-wahteuse. De belles lignes vocales. 
  • En 9ème position, Affirmation I & II : oh ! Un petit interlude parlé sans grand intérêt, et qui débouche sur...
  • Let's switch to 10 - Way Back Home. Voilà un truc interessant ! Prince y est touchant, hyper accompagné, et sur une composition apportant même des accords de synthé plaqués ! On aurait tendance à dire que ce n'est pas sa paroisse, et bien c'est très réussi.
  • 11 - Funknroll. Dévoilé il y a une semaine. Étrange. Une allure minimaliste... qui en fait ne l'est pas. Hyper travaillé. Du rap, un rythme assez basique, mais de beaux sons qui viennent se plugger sur cet univers un peu désertique ... puis une accélération où le désert laisse la place à la profusion. Au final, un excellent moment.
  • 12 - Time. Joli. Un rythme qui donne l'impression que la terre vous colle aux bottes, ou même que les bottes vont rester ventousées dans cette chappe de boue. Je ne parle que du rythme, car l'instrumentation et les voix font un nettoyage en règle de ce morceau qui devient hyper sensuel. Et puis... une reprise énorme... et qui laisse espérer une version longue plus tard.
  • 13 - Affirmation III. On croirait entendre les orchestrations et arrangements de Clare Fisher... flashback sur 84-85-86-87, les années d'or du purple reign... sur une musique que je me permets de qualifier très simplement en disant qu'elle est... très belle.
En résumé, c'est un album hyper travaillé qui plonge aux belles sources princières ; le Purple Dwarf fait ici plaisir à ceux de la 1ère heure.
Et sachez-le, cet album a un BPM moyen qui vous accompagnera merveilleusement dans vos séances de jambes en l'air. Si, si.

Enjoy, et plus que jamais : Peace & B Wild  !!!
Pour la video... peu de choix officiels...
d'abord U Know... que je n'arrive pas à coller ici, alors voici le lien :
http://www.youtube.com/watch?v=hDKG_ETrDFc&sns=em



lundi 3 novembre 2014

Que de la FONQUE

Je vous prie de bien vouloir m'excuser du peu, mais D'Angelo (prononcez "DiAngelo"), c'est quand même de la balle.
C'est vrai, je suis un fan de Prince, et cela justifie the above.
Mais avouez que de la part d'un fan absolu comme moi, il est surprenant d'accepter et d'admettre que ce gars, en tout cas sur scène, envoie un funk qui semble tout droit sorti des studios de Chanhassen. Et pourtant,  non. Il n'en vient même pas. D'Angelo pourrait alors être targué de copieur, mais non. Même pas, encore.
Car quand on l'entend, il y a sa fibre, son son à lui, sa touch, avec d'évidents breaks utilisés par le Minneapolis Sound.
J'en veux pour preuve un monstre. Extrait d'un live fabuleux : "Live in Stockholm".
... tiens ! Il existe un "Live on Oslo" aussi... avec le même artwork, puis les mêmes morceaux... le même enregistrement... bizarre !  Oui, oui ! C'est Amazon en 2012 qui a mis ça en vente... histoire de faire du bon blé avec du bon vieux (z'abuseraient pas un peu les gars ???...). Et puis, de toute façon, de mémoire d'homme, jamais D'Angelo ne passa à Oslo...
Revenons à ce live suédois, et sa 15ème piste :
Jam Jammin. C'est une remontée dans le temps, on se retrouve aux extraordinaires messes-en-stades du Nain Pourpre de 1984, 85 et 86 où seul le funk existait, nappé d'une lubricité gluante à souhait. Et bien, en une piste de 15 minutes (oui, j'ai parlé d'un monstre), tout est là, mais sans copiage, sans plagiat et surtout avec une furieuse pêche. Il est là aussi, le Parrain de la Soul,  oui, l'âme de James Brown ne se contente pas de planer ici, elle imbibe de sa sueur chacune des notes, des breaks, des bridges, des reprises de - han ! bonheur... - de la section cuivre qui, les yeux fermés, vous laisse entendre un spectre de Macao Parker ou, pour être plus Princier, de Eric Leeds (restons un chouia Minessotans ).
Ce morceau est furieux... non. Il est furieusement furieux ! et parmi les impressions et sentiments qu'il provoque, il y a l'amertume de pas y avoir été. Mais l'enregistrement est bien là et vous donnera l'irrépressible envie d'en écouter d'autres.

Avant de presque finir, un autre morceau. Le rappel en fin de concert qui filera des p'tit frissons, les poils en l'air, à ceux qui apprécient les versions longues et langoureuses des slows de Prince (dans langoureuse, il y a langue....) ce dernier morceau du Live de D'Angelo  Live in Stockholm s'appelle "untitled, (how does it feel). Moi je vous dis : it does feel gooooooooood.

Et je finis donc avec un mot important quand même : si cela faisait longtemps que j'entendais parler de D'Angelo, jamais je n'avais daigné l'écouter. Non, jamais. Pourquoi ???? Ma réponse est "parce que".
Mais il y a quelques semaines, Dom (un pote, un ami, un soul-mate à qui, musicalement, on ne la fait pas) me l'a recommandé... et passé. Il savait à qui il s'adressait et je savais qui me l'adressait. Dans le mil !
Donc, merci ! mon Dom !

Allez ! Enjoy !
Peace and B Wild, Wild, Wiiiiiîild.....






jeudi 16 octobre 2014

Un peu de sirop d'érable ?

Caribou n'est pas que cet animal, tabernak, des forêts canadiennes au doux fumet de sirop d'érable. C'est aussi un musicien. Et un bon.

Caribou, dixit Wikipedia, est né à Londres... province de l'Ontario, où coule paisiblement la... Tamise (ou Thames River), parfois les canadiens ne se foulent pas.
Il est donc canadien, 'faut dire, avec un nom pareil, c'était gravé dans le marbre, voire dans le vinyle.

Il sort un album qui est le suivant d'une longue liste si l'on compte les projets et groupes que Dan Snaith a initiés depuis près de 10 ans. Le dernier majeur datait de 2010 et s'appelait Swim. Vous en connaissez des perles ça et là.
Aujourd'hui, Our Love sonne comme une suite à ce beau Swim. Le genre ? Définitivement de l'electro, tendance house... à laquelle le tripatouilleur associe de la pop, du disco, du hip-hop... beaucoup de choses, un excellent cocktail qui fera passer le superhype et très chic Spritz de cette rentrée pour un palot mélange auquel on aurait oublié de mettre du goût, de la saveur, et de la couleur. J'ajoute que les accompagnements vocaux - Ô bonheur ! - ne sont jamais hurlants, et c'est bien agréable : comme dans le cochon, tout est bon dans Carinou, du début à la fin, avec une musique bien léchée, de beaux sons, et une production millimétrique.

Je ne peux que vous conseiller cette perle, et de vous plonger dans la discographie de Caribou. Celle-ci comporte forcément des splendeurs que vous avez entendues-écoutées, maintenant vous saurez que vous connaissiez sans le savoir ce bel animal musical qu'est Caribou !

Enjoy.
Peace & B Wild. Always.


vendredi 26 septembre 2014

Une très belle floraison

Je vais être franc. Je n'aime que très rarement la world music.
Hormis l'ensemble de l'oeuvre de Riuyshi Sakamoto et quelques morceaux de-ci de-là, la World me barbe car elle se permet trop souvent de mal marier les genres.

Ici, une perle. Il faut dire qu'il a fallu du temps et des kilomètres à Orange Blossom (quel beau nom !) pour faire cet album, Under the Shade of Violets (quel beau titre !).

Les kilomètres, c'était afin de trouver les sonorités exactes recherchées, l'Égypte,  la Bretagne, et d'autres contrées.
Le résultat est envoûtant. 
A en écouter la galette qui m'a été confiée, c'est en concert que cette musique prend sa sur-dimension. Une tournée a précédé cet été la sortie de l'album pour en assurer la promo, j'espère que vous aurez pu les voir... non, les écouter.
Un savant mélange de musique orientale, de rock avec quelques subtiles appuis électroniques. 
Il n'est pas étonnant que Robert Plant ait choyé le 1er album d'Orange Blossom, il y a du pur esprit comme sur l'album des retrouvailles avec son compère Jimmy Page, No Quarter, en partie sur le plateau des Unplugged de MTV en 1994.
C'est une musique du voyage. Ou plutôt DES voyages. Et ils forment la jeunesse.

Si je dis ça, c'est que c'est une musique pour un public pas forcément né de la dernière pluie. L'album vous fait réfléchir après coup sur ces inexplicables raisons de votre état second, surtout moi qui, comme je l'annonçais en début de post, déteste ces monceaux de World Bobo !!).
Peut-être est-ce grâce à ces arabesques musicales ?... grâce à ces accélérations rockeuses dans des champs de douceur ?... grâce à tant d'images qui se bousculent dans les yeux clos ?... 
Car oui, nous sommes ici avec une musique qui se rapproche terriblement d'une BOF : incroyablement évocatrice. 
C'est pour ça que j'aime ce maître qu'est Sakamoto.

Je vous recommande chaudement d'aller voir, ou plutôt écouter, Orange Blossom s' ils passent par chez vous. Ou alors, de foncer dès lundi sur toutes les gros du net (iTunes, Amazon...), à moins que votre disquaire vous l'ai déjà réservé.
Je ne souhaite que deux choses à ce groupe: un succès mérité et... un ingé-son qui donne plus de clinquance et d'éclat à cette musique.

Enjoy. 
Peace and B Wild.

pour écouter, il y a leur Soundcloud, Deezer et Spotify.
Une video est là
L'EP est ici