mardi 12 avril 2011

Vive le Revival !

Nous l'avons vu, le revival de la Soul 70 n'a pas que du bon, et même du médiocre.
Peut-être faut-il s'en tenir à des compil's alors ? Je vous l'avoue, si mon iTunes contient beaucoup de ces mixes à deux disques (le lounge, le dance floor), ces compil's ne concentrent pas que de l'ultra-bon...
Puisque j'évoque ces compil's', j'aimerais toutefois rendre hommage à Monsieur Claude Challes qui, à ma connaissance, inventa la "compil' d'endroit", en ouvrant le bal avec la première compil' des Bains dans les années 90's : si vous l'avez en CD, gardez-là ! C'est un témoin de la véritable exploitation d'un nouveau media dans la communication des Marques.
Je garde un souvenir marquant de Claude Challe : interviewé par Ardisson lors de l'entracte du concert Lovesexy live de Prince, retransmis en direct à la télévision française : le grand habitué des Bains interrogeait le DJ des Bains au sujet d'un petit bonhomme qui était aussi un habitué des Bains, mais parfois sur la petite scène... Ce concert était un grand moment de télévision, malheureusement jamais retranscrit en DVD.... Why ?
Revenons à notre sujet : aujourd'hui, je vous propose un double challenge :
1 - une bonne compil',
2 - sur le genre "Soul 70's revival"
Pas évident... Et finalement évident par les temps qui courent, puisque les 12 derniers mois affichent une montagne de productions sur ce filon si porteur. Mais bon, la compil' que je vous propose ne date pas d'hier, puisqu'elle est sortie en mai 2010. Soyons encore plus précis puisqu'il s'agit de Soul Funk : l'esprit de James Brown plane partout, du Maceo Parker est vaporisé de-ci, de-là... C'est le règne du "move yo butt". Oui, ça donne envie de bouger les fesses sous des rythmes diablement mesurés, afin d'insuffler DES envies.
Allez, je lâche le morceau, je vais vous dire de quoi il s'agit : Cette compil' s'appelle Tru Thoughts Funk et elle vous donnera une furieuse envie de remuer. Le son est saturé "juste-comme-il-faut". Nous y retrouvons Beta Hector, très récemment évoqués. Si vous avez des jeunes quinqua/sexagénaires dans votre entourage qui furent précurseurs en leur temps en adorant ce son, je pense que vous pourrez leur faire croire que cet album date de leur temps.
Nous sommes très loin des compil's de bars, boites et autres hôtels qui deviennent parfois vieillissantes dans leur concept même, n'en déplaise à leur génial initiateur, M. Claude Challe.
Je vais y aller fort sur la subjectivité : tout est bon dans cette compil'. Allez-y ! Yes !... Non : ooooh yeah ! C'm'on babes !

Oui, oui... Enjoy...

Et surtout : Peace & B wild.

lundi 11 avril 2011

Mr President : out !

En voilà un nom fort présomptueux !
... À moins qu'il ne veuille remettre certaines choses à leur place : Mr President (si, si...) sort un album, et à en lire le titre, c'est son premier : Number One. Mr President aimerait-il donc que les choses soient claires ?
... Peut-être, mais si les choses sont claires au sujet du titre, elles le sont nettement moins sur celui de la régularité. Si cet album est généreux, ce n'est pas sur les émotions qu'il déclenche. C'est sur le nombre de morceaux. Alors, Mr President, quitte à nous mettre 15 pistes, il eût été attentionnées qu'elles soient de bonne qualité. Hier, je chroniquais sur un EP généreux de 5 titres, tous bons. Et bien voyez-vous Mr President, je le préfère à votre album qui lui aussi cumule 5 bons morceaux (j'ai dit bons, pas excellents) sur 15. Soit 66% de mise au rebut. Et je ne m'abstiens pas de le dire...
Donc, vous l'aurez compris, je ne vous recommande pas trop cet album...

Au fait ! Je réalise que je ne vous ai même pas dit quel était le style musical. On va la faire à la Julien Lepers : je suis un genre musical ancien qui voit sont renouveau - autrement appelé "rivaillevol" par les jeunes d'aujourd'hui, ce genre était exclusivement fait par des artistes de couleur noire, et généralement issus des Etats Unis. J'ai permis à désenclaver la négritude américaine puisque j'ai su me faire apprécier, et adopter auprès des populations blanches. Detroit est une de mes principales capitales, grâce à la maison de disques Tamla Motown, Mes grands interprètes sont entre autres Curtis Mayfield, Marvin Mayfield, Stevie Wonder. Je suis... Je suis... Je suis ... Bah alors Jean-Charles ! La France entière est pendue à vos lèvres ! Jean-Charles ! Alors ?
Là, jean charles, 67 ans, retraité du Rail, essaye un timide "le twist ?"
Hé non Jean-Charles ! Je suis la "saol miousique" !!!
Bon, Jean Charles vient d'apprendre quelque chose. Et vous aussi, donc : l'album Number One de Mr President ajoute 10 millimètres à la trop haute pile de CD qui jouent, depuis un an, la fibre du revival soul 70's.
Je ne conseille donc pas cet album. Et si celui-ci devait être un quinquennat, j'ose espérer qu'il n'en dégottera pas un second.
Comme d'habitude, sur toi, je remonte le drap, et je vous mets la cover, car les visuels marquent mieux que les mots. 

N'enjoyez donc pas,

Mais surtout, Peace & B wild.

dimanche 10 avril 2011

De la bonne musique en cascade

Avec The Human Octopuss, Cascadeur nous sert un bel album, une musique electro pop, ne négligeant donc pas les harmonies, et une certaine richesse des sons.

Les 11 morceaux de ce LP s'enchaînent parfaitement, et vous aideront à bien aller. Ce n'est pas que cela donne la pêche, mais c'est bien, c'est bon. Disons que "cascadeur" pourrait faire penser que la musique sera très pêchue, façon "Propellerheads" d'il y a 13 ans... Et bien pas du tout. 

Les orchestrations - parfois grosses (je n'ai pas dit grossières) - laissent échapper des riffs de guitare par-ci, du piano calmant par-là, au milieu d'une foule de sons magnifiquement mixés. De magnifiques ballades.

Le "point of diffence" si cher à nos marketers n'est pas atteint : Mr Cascadeur se trimballe avec un casque... ça fait has been. Les Daft, déjà, avaient un peu beaucoup copié un groupe electro/new wave des années 80... Mais bon, tout ceci ne constitue en rien des faits musicaux, et quand ceux-ci sont (... rien à voir avec la rosette... désolé) bons, profitons-en.

Enjoy

Peace & B wild

samedi 9 avril 2011

Biscuit sauvage.

C'est nouveau, c'est du beau travail de didjè, mais ça ne pue pas l'expérimental sous acide.

Wildcookie est une heureuse réunion d'artiste. Vous noterez que j'aurais pu dire "un collectif", mais que voulez vous, j'abbhore cette expression. A partir du moment où des personnes se revendiquent d'un "collectif", vous pouvez être assuré que le résultat sera baigné d'un amateurisme pauvret, et large surestimation de créativité militante. Oui, les arts sont une forme de militantisme, il est donc inutile d'en rajouter une couche lourdingue...
Bon, j'ai fini avec ma logorrhée (et je ne te parle pas du "collectif" utilisé par les entraineurs de sport co' !!)(Oui ! c'est ça... Ne nous parle pas des entraineurs...).

Je suis venu vous parler de Wildcookie. Fred Kruger et Anthony Mills forment une équipe particulièrement créative. Leur production sur l'album "Cookie Dough"est un mix de cultures, un très beau travail de DJ. Entre soul, jazz, électro, rap... Outre le côté intéressant, c'est bien. Une bonne prod.
Heu... Attention, le morceau Flashy Flashy est étrange... Mais terriblement bon (il fait partie de la playlist de mars sur Dazed Digital, ze site).

Nous noterons une certaine fixette des créateurs sur le sujets des stupéfiants. Entre "Serious drug", "Heroine"... Les attachements sont pregnants. (Non, ils n'attendent pas un bébé...). D'ailleurs le gentil lecteur de cet article prendra soin d'écouter Heroine. C'est terriblement bon.
Enjoy

Peace & B wild.

Woooh ! V'lá du bon, du gras.

Ce qui donne du goût en cuisson, on le sait, c'est le gras.

Ici, c'est pareil. Ce ne sont que deux petits morceaux :
Le groupe, c'est Beta Hector, avec la réunion de 2 morceaux qui sont un assemblage réussi, moderne et vintage.
Je commence par le deuxième, Trippin', qui porte bien son nom celui-là. Un rythme presque lent, mais lourd, gras (cf le titre de l'article), chaud, bouillant. Du jus de blackattitude. Et, comme c'est dans l'air du temps, des petits craquements vintage qui vous immergeront en pleine Blaxploitation.

Je vous rassure, le premier morceau - Payback - est lui aussi dans cette blackattidude à la coupe afro. Diablement rythmé, et furieux dans l'expression.

Pour le trouver en ligne, ou le reconstituer, cet EP s'appelle "Payback / Trippin". C'est bon. C'est bien, c'est recommandé.

Et puisque nous en sommes à découvrir Beta Hector, je vous conseille  d'écouter l'album sorti dans lequel ces deux morceaux sont intégrés, une compil, Tru Thought Funk. C'est déjà ancien (il y a bientôt un an, en mai 2010), c'est du funk et de belles variations jazziques qui déménage, qui donne envie de bouger le corps.  Au niveau funk, ça pourrait être un hommage à James Brown.

Enjoy.

Peace & B wild.

vendredi 8 avril 2011

D'ici à Washington, y'a pas loin.

Voici Washington. Le groupe, pas la ville, ni la représentation international des Etats-Unis - dieu nous en préserve.

Washington, donc, nous a préparé un EP. Un EP est l'équivalent d'un maxi' pour certain, un mini CD pour d'autres... L'EP est un outil annonçant, normalement la sortie prochaine d'un LP - l'album, donc. Vous me suivez ?
Normalement, l'EP qui se respecte comporte 3 ou 4 pistes. Souvent, il y a le titre phare, puis des remixes de ce titres phares, la version acoustique, voire a capella-sur-mer. Quand les marketers sont gentils, ils glissent un 2ème titre. Ici, les Marketers sont A-DO-RA-BLES, puisque cet EP est riche de 5 morceaux tous différents. Et là, une vive angoisse me prend : s'agit-il d'un riche EP ou d'un LP très radin ? Car le-dit EP n'est pas estampillé "EP", le dernier LP de Washington datant de 2007... Nous verrons donc.

Quoiqu'il en soit, je vous avoue que j'ai du mal à classer cet EP. Il y a des sons qui viennent de partout. Nous sommes à un carrefour, celui des sons Indé, electro, pop, et une pointe de rock... Mais tout ce mélange vous donnera le plaisir d'écouter une création pure, très musicale, et très vocale.
Si l'harmonie est l'art d'obtenir un résultat équilibré dans le mélange des éléments, et bien, cet EP est harmonieux. Chacun des Morceaux est harmonieux.
La voix manque toutefois de réelle personnalité. Mais comme on dit : ça le fait. Pas grave. Bien, très bien.

Je vous conseille donc ces 5 morceaux réunis sur ce que j'espère être un EP qui s'intitule How To Tame Lions. De Washington, donc.

Enjoy.

Peace & B wild.

Ne saccagez pas le patrimoine, s'il vous plait.

Y'a pas à dire : l'appât du gain fait faire des bêtises, des horreurs.

Il nous est proposé, limite en exclusivité, un live de Bob Marley : Live Forver, on nous donne même en sous-titre la date précise de l'enregistrement (23 septembre 1980,) la ville (Pittsburgh - Pennsylvanie) et la salle (Stanley Theatre). Ne manquent que les nom des 5 ? 15 ? 20 ? 30 ? 50 000 spectateurs.

D'acord, d'accord : il s'agit d'un des derniers concerts du pape du reggae, si ce n'est le dernier. 
Encore d'accord, 2011 marque les 30 ans de la disparition du bohomme.
... Mais sincèrement, ce n'est pas une raison pour sortir un mauvais concert, mal enregistré : la prise de son verse dans l'amateurisme primaire.

Car si vous recherchez un album live et officiel de Bob, il n'y a pas à tergiverser, c'est Babylon By Bus, enregistré deux ans plus tôt, qu'il vous faut.
La setlist y est... simplement parfaite, et le son magistral. C'est un de ces mixes de live qui donnent la présence du public, le son d'arène, mais pas trop. Juste ce qu'il faut.
Je vous l'avoue, Bob, c'était mon premier concert. Si, si. Le Bourget (juin '80 ?), 80 000 têtes avec un sourire béat, les plus larges et plus longs cônes qui m'aient été donné de voir, et surtout une ambiance totalement phénoménale... La même ambiance que vous pouvez percevoir sur BBB. Tout le monde dansait dans une atmosphère de paix et d'amour incroyable.
le bon album : Babylon By Bus
Pour la peine, c'est la cover de BBB que je vous colle. en grand, là, à gauche. Pour l'album à ne PAS écouter, je vous mets quand même la cover plus bas, pour éviter toute confusion, il n'en vaut pas la peine. Non, vraiment, je ne peux recommander ne serait-ce que l'écoute de cette vénale et inutile nouveauté. S'il s'agissait de célébrer les 30 ans de sa disparition, une bonne vieille édition Deluxe remasterisée de Babylon eût été des plus respectueuses, d'une part vis-à-vis du défunt, et d'autre part vis-à-vis de son public, nous.

Alors, faites-moi plaisir, faites-vous plaisir, mettez le son fort-fort-fort, écoutez ou réécoutez Babylon', et... roulez jeunesse ! (Surtout, faites tourner..).

Enjoy.

Peace & B wild.

le mauvais album : Live Forever

Christelectrophe, le Christophe electro

Christophe nous revient avec un bel album, je trouve.
Le titre de l'album peut prêter à interrogation  mais est en fait  d'une simplicité déconcertante : Belivacqua... C'est juste son nom de famille. Ni plus. Ni moins.
Le plus mystérieux des noctambules - depuis que Bashung nous a quittés - a posé sa belle voix et ses paroles à la tonalité parfois désuète sur une musique électronique particulièrement bien dosée. L'électro n'en oublie pas pour autant un heureux mariage avec des méthodes et des instruments plus classiques.
Parfois même, l'electro verse sur la techno. Rappelons que Christophe est un dingue de vitesse, et il ne se gêne d'ailleurs pas en faisant un hommage à Enzo, the one and only, et sa lignée. C'est bon. 

Christophe nous offre ici 57 minutes pour partir, à nouveau , dans des univers inconnus, bourrés de mystères, d'interrogations. C'est souvent sombre, plaintif (ça, c'est sa voix...), mais Christophe ne nous a JAMAIS habitués à de la chansonnettes de banquet de mariage. Bien au contraire. Il persiste et signe avec grandeur. 
J'espère juste qu'il fait attention à lui, et que ses nuits (oui, il vit la nuit, et ça se sent !) ne sont pas le théâtre d'excès qui pourraient nuire à une vie qui nous apporte tant de belles émotions. Un Bashung parti nous suffit.

Il y a beaucoup de profondeur, et une grande régularité tout au long des 13 morceaux qui composent cet album.

Je voudrais partager avec vous le flash sonore qui m'est venu à l'écoute du premier morceau - l'Interview. Il s'agit d'un beau mix de speak et de musique bien rythmée. Et dans les speaks, extraits donc d'une interview comme le titre le laisse entendre, nous est donnée à plusieurs reprises, en gimmick, une interjection de l'auteur : "hé ouais". Dès le premier "hé ouais", j'ai bondi. J'ai cru entendre Vassiliu dans "Film", même si ce morceau est un peu ancien (1975...), c'est un moment de vécu raconté avec une franchise qui frôle l'indécence tant la réalité en est imprégnée. Au passage, allez donc sur deezer le réécouter. C'est un moment magique.

Pour en revenir à Christophe et son Belivacqua, cette sortie est assez étonnante : pas de bruit, pas de pub, pas de sortie de presse... sonSpace ne comporte aucune mise à jour, le site officiel est calé sur l'album de 2008, quant au "forum officiel", c'est un gentil personnage qui s'est auto-affublé du label "officiel", en tâchant ce cher Christophe par une page que je qualifierais de  "à chier" - et je modère mes mots, car il n'y en a pas d'autres possibles.
Je ne comprends donc pas ce qui semble être une volonté : sortir cet album discrètement, par la petite, toute petite porte...

Il faut donc en parler, ce que je fais ici. Ecoutez-le, ce sont de très belles chansons. Cela dit, si vous avez le blues, ça ne vous aidera pas : c'est du Christophe...

Enjoy

Peace & B wild

jeudi 7 avril 2011

Daft' appelle à la rescousse !

Comme indiqué en novembre dernier (ici), la production de Daft Punk en matiére de BOF, c'était pas ça. Ils étaient pourtant dans un univers qui leur allait comme un gant, ou comme un casque, si vous préférez. Mais bon, c'était trop pompeux, mal grandiloquent, et sans créativité. Du mauvais Jarre. (Parce que le mauvais Jaar, c'est difficile à trouver). C'est pour vous dire où ils sont tombés.

Forts de tant d'échec, ils ont appelé les potes. D'ailleurs, sont-ce eux ou la prod (Disney ?) qui a appelé divers DJ afin qu'ils remixent des morceaux de cette pauvrette BOF. Pour la prod, ça a du être super dur de s'offrir de telles superstars pour qu'elles pondent quelque chose d'aussi insignifiant.

... Ou peut-être les Daft ont-ils eu à agir sur ordre pour la BOF. Du vrai travail de commande. Bon, ne sachant pas qui est fautif, je m'en tiendrai juste au constat que c'est un album nul.

... Et voici donc les remixes. Les "reconfigured" (oui, reloaded, c'était déjà pris), et pour être très précis, c'est " R3CONF1GUR3D". Et bien, heureusement que des personnes tierces ont bossé là-dessus, car c'est nettement mieux.

En special, The Son of Flynn et les remixes de Ki:Theory, puis de Moby. Très bon l'un et l'autre. La version Moby est plus dans l'esprit d'une BOF. La musique film, y'a pas à dire, c'est tout un art. Ça ne s'improvise pas.
Grand coup de chapeau à Kaskade sur Rinzier. Un beat d'enfer, du gros son, ça bouge.
J'aurais bien aimé qu'un Fatboy Slim s'y colle aussi...

Donc, ce n'est pas que Tron Legacy ait été changé : il a été transformé.
Vous pouvez y aller.

Enjoy

Peace & B wild.

Oui : gardons la foi, Marianne.

Si je voulais faire court, je m'en tiendrais à " si vous n'aimez pas Marianne Faithfull, passez votre chemin, et si vous aimez, ruez vous sur cet album".

La voix de Faithful reste la même, un grain incomparable. Chez nous, il y a Dany, chez les rosbifs, c'est Faithfull.Nous n'avons pas de bol, Dany à le nez dans les pistils. vous me direz, c'est plus sain qu'avant...

Cette Lady (qui nous affiche quand même 64 ans au garot) impose le respect. Elle persite sur la même lignée, avec de belles chansons. C'est rock, c'est pop, ça nous balade. Et puis, Madame sait se faire accompagner (faut dire... Elle a toujours su se faire très bien accompagner, depuis sa plus tendre jeunesse des 60's' isn't it, Mick and Keith !!! Hé !), de telle sorte que le résultat est un très bel album, bien cadencé, un peu musique de papy, ou de mammy, mais c'est bon.

En fait, et pour être hyper honnête, c'est un album sans aucune espèce de surprise. Vous vouliez du Faithfull, en voici, en voilà. Ni plus ni moins, bien au contraire... D'où ma phrase d'introduction.

Mais c'est du Faithfull qui fait ENCORE plaisir, car elle maintien le cap. Quand on pense que cette nana campe Anne d'Autriche avec la Copolette, et avec quel art ! Il est difficilement imaginable que ce soit la même personne sur cet album qui, d'ailleurs, porte un très joli nom : Horses ans High Heels. J'adore.

Le très gros point noir de cet album, c'est la pochette. Beuark ! L'une des covers les plus immondes qui aient été données de voir sur le marché depuis des années. A moins qu'il y ait un gros revival sur le mauvais goût... Quoiqu'il en soit, je trouve que le style "déco de semi-remorque travaillée à l'aérographe", ça passe éventuellement sur les aires d'autoroute, mais pas sur la cover d'une Lady...

Mais l'important, c'est le son : je répète donce ce que j'ai dit en amorce : si vous aimez Faithfull, foncez, et faites de l'équitation en talons aiguilles. Avec elle.

Enjoy

Peace & B wild

Elsa, la tête.

Elsa Kopf a la voix douce. Très douce. L'artwork de l'album n'est pas trompeur : on retrouve dans les oreilles ce qui est suggéré en photo : c'est tout joli, tout de douceur fait, et avec de la subtilité et de la sensibilité aux entournures.

C'est juste un chouia trop folk. Vous me direz, c'est comme le port-salut : c'est écrit dessus puisque cette galette s'intitule Acoustic Joys : ça ne sera donc pas du heavy metal. Non. C'est du bio, du beau bio, pas le bio racorni ou pauvret qu'on trouve dans les supermarchés spécialisés si bien décrits par Stéphane Guillon.

Elsa Kopf est française, mais elle se permet de chanter en anglais PRESQUE sans accent. Mais c'est fort plaisant. C'est une petite crème de jour pour vos tympans.

Malgré la sur-représentation féminine dans les sujets de mes p'tites chroniques, je vous la conseille.

Bon, les mecs : faut vous réveiller un peu, parce que c'est pas avec papy Johnny - même s'il n'est jamais seul - que le renouveau se fera. A venir : un coup d'oeil et d'oreille sur Ours, qui vient donc de nous sortir sa galette.

En résumé, Elsa Kopf est bio, de jour, et jolie. Comme sa musique.

Enjoy

Peace & B wild.

Un peu d'exploration. S'il vous plait.

Nicolas Jaar est un bel explorateur, et ce nouvel album, Space Is Only Noise, en est un sublime exemple.

Un travail de mix trés précis. Nous sommes au royaume des sons, plus ou moins répétés. On est à un point de rencontre entre la musique contemporaine et de l'Electro.

J'ai déjà évoqué mon aversion pour la Contemporaine, ses dysharmonies, ses destructurations intellectualistes, cette course à être encore moins compréhensible que son voisin, et ce désir de n'être "compris" (?) que par des agrégés de philo qui se la jouent, tout en étant sappés comme... rien du tout de normal. Le snobisme de la Contemporaine est exécrable. Et peut-être ne suis-je pas à la hauteur. Tout simplement... Je reste toutefois persuadé que bien souvent, il y a un irrépressible besoin d'être dans l'imposture artistique. C'est mon côté réac. C'est tout.

Pour en revenir à Jaar, (un J, deux A, un R, ne mélangeons pas torchons et serviettes), le travail de DJ se fait largement sentir. Jaar nous transporte dans des univers pas si paralleles que ça. C'est un magnifique travail de collage.
Oui, c'est ça, c'est du collage, et là, le terme d'album prend toute sa dimension. On tourne les pages de cet album, elles se suivent magnifiquement, et on s'attarde sur chacune d'elles, observant chacun des détails qui les constituent, et qui sont tous à leur exacte place.

Soulignons au passage un art rythmique hors du commun, très éloigné du binaire-de-base.


A 21 ans seulement, ce petit NewYorkais de Santiago du Chili tient du prodige.

Cet album peut - éventuellement - être mis en musique d'ambiance, mais c'est du gâchis.
Je recommande de l'écouter seul, sous un bon casque, afin d'en saisir les milliers de subtilités sonores qui composent les 14 morceaux de cette oeuvre.
... Nicolas Jaar* n'est donc pas avare. Merci à lui !
Un dernier petit mot au sujet de Jaar : merci à Nath.

Enjoy.
Peace & B wild.

*oulala... j'ai failli écrire "Nicolas", tout court. Mais j'ai voulu éviter toute confusion...

mercredi 6 avril 2011

Jo, deuxième couche



Oui. J'en remets une couche. C'est nécessaire. Et je mets même la photo en très grand, parce qu'elle le vaut bien.


En effet, si vous n'avez toujours pas écouté/acheté/télechargé/streamé Gown de Jo Hamilton (voir précédent post ici), please, please, please... faites-le ! S'il y a une base académique incontestable sur cette artiste, pour en arriver à un tel résultat, il est moins saillant que sur le travail d'une Agnès Obel, par exemple. Ça, c'est pour une première comparaison. Nous dirons que Hamilton est à fond dans l'orchestration.

Elle continue un travail tout aussi créatif, déjanté, harmonieux, subtil et perfectionniste que celui d'une Kate Bush. Ici, c'est le deuxième comparatif. Mais attention : je ne parle pas de ce qui est le plus connu de Kate Bush, car avec elle, la partie émergée de l'iceberg est... la moins bonne. Bah oui, c'est comme ça, que voulez-vous. Laissons un "Babushka" de côté, s'il vous plait.

Allez : jamais deux sans trois. En guise de dernière comparaison, j'ajouterais la plus grande ambassadrice de l'Islande : Björk. Si vous la trouvez trop electro, trop bizarre, Jo hamilton s'impose donc à vos exigeantes oreilles.

J'insiste sur un morceau : Paradise, qui porte si bien son nom. Jo nous emmène dans un film. Très doux, calme, serein. Nous sommes entourés d'amis. Ils parlent, c'est une très bonne soirée tranquille. Jo n'intervient qu'au bout de 2 minutes, elle vient poser sa voix... un voile de douceur. Une volute. Oui : une volute du petit pétard, un bédo, un spliff, un stick qui tourne. Parce que ce roulage, dans quelques temps va vous faire un effet incroyable. Vous allez être emporté sur un nuage, un coussin de ouate, un havre de paix et de relaxation.

Ce morceau, Paradise, est addictif.

Le reste de l'album l'est aussi au travers des redécouvertes que l'on fait. Il est bon de goûter encore et encore à cet album. A chaque écoute, ce sont de nouveaux détails qui émergent, qui sortent comme par enchantement. Oui : enchantement.

Enjoy, enjoy... again & again, please ;)

Peace & B wild

mardi 5 avril 2011

Non mais : c'est sérieux ce truc ?

Je suis assez partagé sur cet album. Je ne sais pas s'il est bourré de second degré ou pas...




Rumer, sur son album Seasons of my Soul, nous fait du pot de miel. C'est très collant, surtout sur le pavillon et le lobe. Même si elle chante bien, la Dame, même si c'est joliment produit, je vous promets qu'on a l'impression d'entendre la caricature d'une musique qui ne se fait plus. 
C'est une ambiance Love Boat. Oui, c'est ça : on imagine Rumer en 1979, à bord du Princess of the Sea, et tous les soirs, elle fait son récital devant des vieux couples ricains venant claquer leur blé en vacances chères et ringardes, et toute la dream-team (le black, le Doc, le Captain, la manadgeuse...) sourient en l'écoutant... 


Après cette petite croisière Costa, remettons les pieds sur la terre ferme : que quelqu'un me dise si j'ai loupé quelque chose... Mais j'avoue qu'un tel album est une machine à remonter le temps qui s'ignorait ! Je me suis surpris à rire en écoutant cette galette. Si, si.

Alors, si vous aimez le 2nd degré, foncez, si vous aimez les ballades "sélectes et mondaines", foncez.

Pour ma part, je vous souhaite de bien vous marrer !

Enjoy.

Peace & B wild.

Ce petit côté Rococo...

Rococo, c'est son nom. C'est bien fait, bien rythmé, parfois aux sonorités folk, parfois electro, parfois new wave... En fait, c'est un peu le bordel, car cet enchaînement de morceaux n'est qu'une succession de PDP. Oui : de la pop-de-pub. Une musique hyper (trop) positive, et qui reprend (voire copie-colle) bien souvent des poncifs musicaux par trop empruntés. Quasiment chacun des morceaux de cet album est à même d'illustrer une pub Orange, une pub de voiture urbaine et sympa, ou tout autre message commercialo-universel... Mais pas LE grand son.


Moi, ça me gêne le marteau et l'enclume. Je ne ressents pas de réelle authenticité. Ça pourrait même être un DSG. Si si : le Disque De Gonzesse - Ladies, n'y voyez aucune misogynie, s'il vous plait - a cette particularité d'être non pas aimé mais A-DO-RÉ par la gent féminine qui traîne ses books d'Agences en Redactions... Vous savez, ce petit groupe en quête perpetuelle DU terme à la mode, ce petit gimmick qui ne peut être compris que de ses consoeurs. On est ici bien au dessus de branchitude. On est dans l'affirmation permanente d'une certaine appartenance à un certain underground qui fait et crée la tendance. Je m'arrête là, je vais s'essouffler inutilement.


... Le sujet est donc Rococo, et son album Bedtime Story.
Contrairement à ce qu'annonce ce titre, ça ne vous aidera pas à vous endormir.
C'est tout juste bien fait, mais vraiment sans caractère propre.

Pas d'enjoy.

Peace & B wild.