vendredi 17 mai 2013

Un peu de botanique musicale.

Bon, je l'avoue, ces dernières semaines, je me suis langoureusement fait happer par la machine marketing Daft Punk. Et comme souvent dans ce genre de situation, l'arbre m'a fait oublier une forêt.
Et c'est un bon samaritain-puriste qui, tout en me livrant sa déception vis-à-vis des Daft, m'a rappelé avec tant d'émotion que dans cette forêt avait, il y a peu de temps, poussé un arbre fort et puissant. Une essence proche du Daftus Punkus puisqu'il est de la famille des Electro-Rockus. Il a poussé en live. Simplement. Naturellement. Il peut être qualifié de bio puisqu'il n'a pas été coupé, couplé, mélangé, ou même engraissé d'éléments extérieurs à son propre écosystème.
Access All Arenas, le dernier album - live - de Justice est sorti, bien étouffé par le R.A.M. des Daft, au tout début du mois de mai.
Pour toutes celles et tous ceux qui épuisent les boîtes de kleenex en pleurant la transformation du son de Daft, cet

mercredi 15 mai 2013

Mémoires vives, au hasard.


Ça y est. Après un mois et demi de teasing éfreiné, Random Access Memories, nouvel opus de Daft Punk, est en écoute libre sur l'iTunestore, pour notre plus grand plaisir, avant la mise en vente le 21 mai.
Alors, le jeu en valait-il la chandelle ?
Oui, sans conteste. Même si nous avons un son nettement moins electro que sur du Discovery ou pire, sur Legacy, la crêpe ratée des versaillais casqués.
Il est en fait difficile de donner un genre musical à cet album, puisque chacune des 13 pistes en contient plusieurs, plus ou moins influencés par les prestigieux guests qui se succèdent.
Vous entendrez bien sûr des sons électro, mais aussi du jazz, du rock, de la west coast, une évocation bowienne, du funk, de la dance, de la musique planante... cela peut paraître fouilli, mais c'est très bon.

Reste à attendre le meilleur : les remixes. Car Random Access Memories est une mine d'or pour les mixeurs et autres arrangeurs et DJ's. l'annonce des compères casqués indiquant qu'il n'y aurait pas de tournée avant 2014 présage sûrement de travaux en studio afin de "vivre" avec cette manne sonore.
Mes préférés ? Giorgio By Moroder qui me replonge plus de 30 ans  en arrière, entre Donna Summer, Midnight Express ou la BOF de 1984 colorisé. mais il y a aussi Touch, cette touche Bowienne dans la voix de Paul Williams (incroyable multitasker, peut-être inspirateur du casque avec  Phantom of the Paradise...), Lose Yourself To Dance qui réunit encore Pharrell et Nile Rodgers... et puis... et puis... je vais arrêter l'énumération ici, parce que je sens que j'arriverai aux 13 pistes !

Alors, enjoy !

Peace & B Wild



lundi 6 mai 2013

Calmons-nous


Daughter. Je ne vous parle pas de ma fille, loin de là. Je vous parle d'une formation outre-manchoise qui gagne à être connue, ne serait-ce que pour la splendide reprise de Get Lucky qu'ils ont eu le bon goût de performer en live dans les studios de la BBC, il y a deux semaines de cela. Nous avons vraiment de la chance.
Les amoureux du label 4AD retrouveront leurs marques car ils se sentiront si bien avec une version faite de violence contenue par la volupté, et profondément orchestrée par :
- une lourde basse vibrant joliment, 
- des balais qui viennent taquiner subtilement les peaux, 
- une pédale de réverb' bien branchée à la guitare
-... et par une voix féminine qui

dimanche 28 avril 2013

Frénésie funk

Aujourd'hui, je vais partager avec vous une suite.
Ce sont trois morceaux, en live, du Parrain de la Soul, j'ai nommé le tumultueux James Brown. C'est à l'Apollo Theatre de Harlem que ces trois monstres ont été enregistrés. James Brown a fait d'innombrables shows dans cette emblématique salle, à tel point que des soirées de découverte de nouveaux talents affichaient "James Brown presents..." sans pour autant que la pape y soit présent... d'où son titre - non usurpé - de Parrain. Donc rien à voir avec les parrains que cotoyait un de ses contemporains blancs, rital, habitué des salles de pestak de Vegas, Monsieur Francis Albert Sinatra...
Mais revenons à la luciole du jour. Il aura fallu attendre 2001 pour que cette version complete sorte, après qu'elle ait été enregistrée en 1967... L'album est "Live at the Apollo Vol. I & II Deluxe Edition". Vingt-deux minutes de saccade, de rythme fou, de cris, de partage avec le public, et de participation active de cette même foule : c'est le résultat de ces trois morceaux qui forment une parfaite trilogie... Un

dimanche 21 avril 2013

Z'avez d'la chance !

Il y a des gens comme ça... prenez par exemple mon immense ami (autour de 1.90 mètre) Mouche, (ou Ch'mou pour ceux qui auraient franchi un cap d'intimité suffisant) : alors que les "marrons" fraîchement sortis des casiers sont déjà en train de passer du bleu-nuit au rouge-pétard (pourquoi diable les appelle-t-on les marrons, ces satanés homards?) dans la marmite en ébullition, vous collez au fameux Mouche des œufs  de l'huile, du sel du poivre et de la moutarde, et il vous pond à la force de l'instinct bien placé et de ses bras habitués une sublissime mayonnaise : 
- Onctueuse - elle se tient admirablement, la texture est douce, non collante. 
- Goûteuse - on y retrouve les saveurs et de la cacahuète et de l’œuf, relevées par le sel tout justement dosé. 
- Parfaitement relevée par cette touche dijonnaise, point trop n'en faut.
Le constat est donc là, en un tourne-main, Ch'mou a fait une mayo totalement parfaite, tout en vous parlant de choses aussi diverses que variées.

Vous à ses côtés, tout penaud, tentant la même opération, rentrerez chez les moines bouddhistes pour essayer d'apprendre à contenir votre self-control devant le cuisant échec, ayant constaté que votre "préparation" ne connait aucun substantif référencé au Littré, au Robert, au Larousse... pire, sur un quelconque Wiki.
Donc voilà, le monde se divise en deux parties : les magiciens qui savent monter une mayo, et les autres. Nous ne sommes donc pas égaux devant Dieu.

Mais venons-en maintenant à des considérations moins culinaires, un peu musicales, et surtout très... marketing.

Prenez maintenant 20 secondes de musique. Du Daft Punk, au hasard. Ce sont les fameuses 20 secondes dévoilées par le team de lancement des deux compères casqués. C'était il y a 3 ou 4 semaines, après que quelques affiches muettes aient été posées ça et là dans Paris, puis que cette même affiche n'annonce sur les bus de la capitale la sortie de l'album au 20 mai.
Superbe teaser, les 20 secondes du morceau Get Lucky sont

samedi 20 avril 2013

Mrs Robinson est appelée à la barre.

Il y a quelques années était le retour en force du son soul vintage. Poussé au top des xharts par des artistes de qualité comme Amy Winehouse, ou en France Ben l'Oncle Soul. Ces deux exemples sont les deux arbres qui cachent une forêt d'albums divers et variés qui sont sortis accompagnés du si nostalgique son du craquement du diamant sur le vinyle usé...
Le son vintage des années soixante est toujours d'actualité, sauf que nous passons d'un son black à un son bien blanc. J'ai évoqué Foxygen, copieurs de Stones, Beatles... etc. toute la flower power en une galette. Aujourd'hui, encore plus blanc et tout proprêt est le son de Adam Green et Binki Shapiro. C'est le nom

vendredi 19 avril 2013

No hallal music

Digne successeur de Guru qui généra les merveilles que sont les albums Jazzmataz dans les années 90, Suff Daddy a produit une galette qui vaut le détour et indique aussi qu'une lettre à un nom fait toute la différence. Attention : Puff Daddy est très éloigné des considérations musicales de Suff Dady.
Car nous pouvons parler de musique. Mélange de jazz et de beats à la lèvre charnue qu'on aurait pu croire tchatcheuse (elle l'est quand même sur certains morceaux), Suff nous emmène aux confins de la culture hip-hop, bien produite, avec une très belle base de DJing et de mix, mais aussi un appui stratégique de synthés aux sons bizarroïdes qui surprennent, déstabilisent parfois, puisqu'ils semblent sortis parfois de labos expérimentaux de musique électronique. Bienvenu au pays des premiers Korg... mais tous ces sons ravissent toujours, car ils sont incroyablement mis en rythme. En rythmes. L'art du boum-tac, ou du

jeudi 4 avril 2013

Les bons copieurs. Si.

Je vais vous parler d'une copie. mais pas n'importe laquelle.
The Hollies. Un peu inconnus au bataillon, se sont fait remarquer une et une seule fois en.... copiant des presque copieurs.
Il s'agit ici d'un double-art, puisque d'une part, il faut choisir de bons copieurs à copier, et ensuite, être capable de les copier avec talent. pas évident donc de sortir un bon produit, que cela soit en écriture, en peinture, en musique, ou sur un art aussi mineur que la chanson, pour reprendre Serge Gainsbourg.

Revenons à nos lucioles qui s'appellent donc les Hollies, et qui firent un véritable copier/coller des géniaux Creedance Clearwater revival, mais si vous voulez faire plus court, vous pouvez dire juste "Creedance", ou même CCR quand vous êtes entre l'outre-Atlantique Nord et lle super-outre-Pacifique Nord-aussi.
Soyons honnêtes : CCR n'étaient pas des copieurs, mais des adaptateurs, transformeurs de standards, tant et si bien que leurs propres reprises sont elles-mêmes devenues des standards. J'en veux pour preuve Sunny, Proud Mary, Heard it through the Grapevine... et tant d'autres. Leur transformation tenait en

mardi 2 avril 2013

le nom qu'on ne peut dire ?

Mode d’emploi du nom de l’artiste : Il était DJ. Il s’appelle Jérôme (quel magnifique prénom), son nom de DJ était Djej, épelez son nom et vous avez son nom actuel, Degiheugi.

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, Degiheugi est à St Malo – d’où il est originaire – ce que Wax Tailor est à Vernon – d’où il est originaire pour sa part. Même beat, même art de mélanger les sons pour en créer d’autres, même sensibilité des harmonies… une incroyable qualité Frenchie sur le monde de l’electro à la sauce trip hop, ou inversement, comme vous voudrez.
Le côté dommage du personnage, c’est que jusqu’à ce qu’il sorte son nouvel album qui lui permet d’accéder à une certaine notoriété, sa production était en accès libre et

samedi 30 mars 2013

Poulpe fiction.

Bon. Faisant suite à mon unexpected émoi de la semaine dernière au sujet du dernier album de Justin Timberlake, je vais m'enfoncer encore un peu en insistant auprès de vous pour que vous alliez visionner la prestation du petit ricain aux Grammy Awards 2013.
Si, j'insiste.


Ce mini show est - une fois de plus - la démonstration de ce que peut être le professionnalisme chez les américains, et de leur compréhension de ce qu'est l'Entertainment. Je dis "une fois de plus" car presque trop nombreux sont les exemples. En effet, chaque événement sportif est émaillé d'un show-événement qui se doit d'être meilleur que tous les précédents. Vous me direz,  c'est l'essence-même de l'événement... Certes, il y a souvent des choses qui peuvent ne pas être du goût de tout le monde, mais la place n'est jamais laissée à l'amateurisme. Et certes encore, et je vous l'accorde, la place n'est malheureusement pas laissée à l'improvisation, à la spontanéité ; mêmes les meilleurs ne peuvent se lâcher, car les timings exigent une prestation cadrées à la seconde près, au millimètre près.

dimanche 24 mars 2013

La soupe, ça fait grandir, finalement.

Je vais vous surprendre. Moi, je dirais que seuls les cons ne changent pas d'avis, d'autres diront que les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît (merci Audiard)… Quoiqu'il en soit, vous le savez, cela fait des mois que je n'hésite pas, dès que je le peux, à en mettre une couche sévère sur ce que j'appelle le Arènebi  (la preuve ici), et qui n'a rien à voir avec ce qu'a pu être le Rythm and Blues… Cette soupe glutamateuse n'est pas bonne et tellement stéréotypée… Et là, je ravale ma chique grâce à (ou à cause de) un artiste qui sera tout aussi étonnant dans le chapitre des hautes recommandations de ces pages.
Déjà, il y a quelques semaines, j'ai vu une prestation aux Grammy Awards qui m'a pas mal scotché. Ensuite, un mien ami (Rémy, encore !!!) malgré le fait qu'il connaisse mes goûts m'a évoqué une nouveauté qui mériterait le détour…

Oui, aujourd'hui, je vous conseille vivement le nouvel album de Justin Timberlake. Si, si. The 20/20 Experience est tout simplement parfait dans son genre, le Arènebi. Une production nickel, chacun des morceaux est gaulé comme un remix, il y a de la réflexion ? Et comme on dit dans Master Chef, il y a de l'Engagement (allez savoir ce que ça peut bien vouloir dire sur un vol-au-vent ou un œuf mayo…).
Bien évidemment, le rythme et le beat accompagnés par leur cousin le groove sont ancrés dans les 79 minutes poussées par les 12 morceaux qui composent cette perle dans son genre, chacun des trois est habillé de ses plus beaux apparats, ils sont savamment travaillés et paufinés.

lundi 18 mars 2013

L'Age d'Or

Comme diraient dans un genre différent les bons compères de Radiohead : "no surprises"
.The Golden Age, premier album de Woodkid sorti aujourd'hui est dans la droite lignée des morceaux qu'il nous a offerts ces deux dernières années. Un son d'épopée glorieuse, tous cors d'harmonie et orchestre au clair, brandis pour une chevauchée sonore grandiloquente.

Ce petit français -Yoann Lemoine - à la voix remplie d'humilité, sort donc l'album tant attendu. Très honnêtement, j'avais très faim, et les un-peu-moins de 48 petites minutes cumulées me paraissent bien frugales. Rappelons qu'elles contiennent déjà Iron, Run Boy Run et I Love You. Cela fait maigre en nouvelle sonorité : 37 minutes, et 8 secondes... Mais...

dimanche 17 mars 2013

La claque


Comment vous dire à quel point ce morceau est fabuleux ? 

Miguel Atwood-Ferguson et son Ensemble font une fusion de Jazz et Soul avec une incroyable maîtrise. Tout y est pour vous replonger 20 ans en arrière, sur les splendides galettes du très osé projet (à l'époque) de Guru : j'ai nommé Jazzmatazz. Il y avait même accueilli le gentil Claude, MC Solaar. On va dire que ça tombe plutôt bien, le morceau que je vous évoque est un tribute à Guru...


 Revenons à notre ami Miguel. Los Angeles, un concert en extérieur sous un kiosque à musique, il fait bon, l'Ensemble est chaud, gavé au groove et entame une ouverture... nous voici plongés au beau milieu de la foule au moment de l'intro d'un concert de Marvin Gayes dans les années 76-78... indolence et langueur musicales emmenées par un rythme à faire fondre l'antarctique, et accompagné par une section cuivre que je situerais dans

mercredi 13 février 2013

Talentueux, certes, mais réac quand même..

Ils s'appellent Foxygen.
Ils travaillent au MIR, le Musée International du Rock, et passent leurs journées à reproduire ce qui a déjà été fait. Ils n'apportent rien de nouveau. Et c'est peu dire.
Se reposant exclusivement sur les discographies des Stones, des Beatles, de Dylan et de tous ceux qui créèrent le son, LES sons des années 60 et 70, leur album laisse à penser qu'ils se sont éforcés d'imaginer les faces B des hits de ces belles années. J'hésite entre le recopiage et le plagiat... Je vous laisse le titre - un peu présomptueux - de cet album : We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic.
Certes, on ne peut nier une jolie production qui donne un son si vintage et une double maîtrise : le copiage éfreiné, et la composition de ces belles et jolies mélodies  qui savent si bien coller aux neurones, il y a donc de l'addiction possible à ce placebo ... C'est pour ces raisons que mon coeur balance et que je me permets de mettre une étoile, et quatre étoiles à cet album. Attention : ne pas les additionner !

dimanche 10 février 2013

VDM

Rémy, mon ami, était commis d'office (accompagner un client..) à une soirée qui n'était ni sa tasse de thé ni la mienne. Les Victoires de la Musique. Il n'a pas manqué de me rappeler que les initiales de cette grande cérémonie étaient quand même VDM...
Quoiqu'il en soit, de chez moi, je suis entré en compassion avec Rémy

"Mon Dieu qu'il doit souffrir", me dis-je quand Véronique Samson s' est produite, accompagnée entre autres par le spectre belge et raté de Céline  Dion, j'ai nommé Lara Fabian et sa graaaannnnnde bouche...
Autre moment insupportable de la soirée: la présence de Khaled sur scène,  et là, j'avoue que Enrico Macias m'a déçu en embrassant ce si souriant salaud.
D'autres moments caricaturaux de cette cérémonie ont été vus... un Dominique A n'était pas une surprise dans cette fête de l'autocongratulation musicale. Un mouchoir pour le bélâtre aux cheveux gras - Biolay - qui repart les main vides. 
Le prix - certes mérité - accordé à Lou Doillon aura permis de nous imposer la vision d'horreur de sa nunuche de mère... cette vision qui me fait dire que les soyeux poils de mes aisselles sortent d'une séance de 4 heures chez Alexandre Zouari. France TV, s'il te plait, arrête de nous mettre à l'écran cette femme dont le principal talent aura été... son entourage direct : maris et enfants. Bon, d'accord, une plastique totalement adaptèe à son époque de jeunesse (super brindille des sixties) fut son autre "talent"... mais arrêtons de faire parler et de montrer cette - maintenant - vieille bonne femme qui, toujours, fut écervelée.