jeudi 24 mars 2011

Quel beau jouet !

Je ne suis pas un fan total du beau David Bowie. Chacun sa paroisse. Moi, c'est plutôt Prince et Marvin Gaye. Mais quoiqu'il en soit, ça ne m'empêche pas, d'une part, d'avoir parfois des avis négatifs sur mes idoles,et d'autre part d'avoir de bons avis sur les autres. Et puis même, il m'arrive de changer d'avis. Je dis ça à cause de l'adage sur les cons. Donc, j'essaye de m'en préserver. Voyez vous, par exemple, un jour que j'appelais Pôle Emploi, j'ai été fort content que quelqu'un me réponde dès la 2ème sonnerie, et résolve le léger différent qui avait éveillé mon attention : la procédure de radiation - indue - était alors annulée avec les excuse de la Dame du téléphone. Donc, avis initial défavorable... suivi d'un accecit. Pas con le Kurx, donc.

Bon... Revenons à Bowie. L'album s'appelle Toy. Et c'est un très très joli jouet. Il ne vient pas de sortir. Non. Il a été commis il y a 10 ans, et du fait d'affres contractuelles entre le commettant et sa maison de disques, la sortie de l'album fut gelée.
Toy émerge donc. Et c'est une très bonne chose. Comme je l'ai laissé entendre plus haut, n'étant pas fan, je ne connais que quelques bribes de la carrière du rocker aux yeux pairs. Il y a d'incontournables chefs d'oeuvres intemporels, des concepts qui ont animé des albums, et des personnages. En tant que fan de Prince, je ne peux qu'apprécier une telle capacité au dédoublement de personnalité.

J'avoue que les dernières productions de Bowie sur lesquelles j'avais arrêté mes avis m'avaient carrément emmerdé. C'était Tin Machine. Le son ne me plaisait pas. Mais alors pas du tout, et j'ai donc préféré en rester aux bons souvenirs de Scary Monster et autres très antérieurs joyaux d'une couronne faite d'extravagance, de sensibilité, et d'un certain mystère...

Et là, ressurgi de nulle part, le beau David est un magnifique David. Peut-être les afficionados me décrieront-ils, mais j'adore. Chacun des 14 morceaux est bon, bien, good. Au milieu de la scène rock mondiale, Bowie se démarque par une façon de chanter qui lui si particulière. Ce Monsieur, avec sa discrétion élégante, chante. Et il nous donne l'impression que ce qu'il chante est facile. Mais en fait pas du tout. Il y a une maîtrise. Faites attention, écoutez bien du Bowie, n'importe lequel. On a envie de chanter... Mais on arrive pas à suivre. Ça ne suit pas... Ça sonne faux, décalé, pas en place...
Parce que Monsieur David Bowie sait chanter. Il sait TOUT chanter... Et avec ce léger grain dans la voix qui pourrait le placer dans le rangs des "désuets", mais non. Seul Bowie sait faire du Bowie. Et il est diablement sexy. Oh oui.

Donc, démerdez-vous pour attraper, acheter, streamer, voler, pomper, vous faire prêter (tiens, hadopi n'y pense même pas !) cet album. C'est, et ça n'engage que ma p'tite personne, un EXCELLENT album, de bout en bout.
Enjoy, Peace & B wild.

lundi 21 mars 2011

Copieur !!! (Ch'uis déçu)

Voici donc le nouvel album du jeune fou-dingue sorti de La Nouvelle Star : Bichon, par Julien Doré.

J'aime bien ce garçon. Il a su imposer un style, mi-déjanté-mi-talentueux. Il y a de la bonne graine là-dessous. Et une voix qui sait s'exprimer, et exprimer beaucoup de belles choses.

Mais là, je dis non. Je veux bien que des artistes aient des inspirations, des Dieux dans la tête, mais il faut que cela reste en filigrane. Le travail au calque ne révèle pas l'artiste, surtout quand celui-ci sait si bien interpréter et adapter à sa sauce les oeuvres des autres. Bichon, 2ème album de Julien Doré est, certes, bien produit, bien monté, mais la fonction copier-coller a trop souvent été utilisée, cachant donc le talent de celui qui fut un trublion.

Cela commence en ouverture, avec "Baie des Anges". Arnaud Fleurant Didier, s'il était mort - mais je préfère qu'il reste vivant pour nous préparer un 2ème album - nous ferait un quadruple flip inversé dans sa tombe ou son urne. C'est un pompage sur l'orchestration, la mélodie, le phrasé, et même le sujet...

Même s'il on sent chez Fleurant-Didier une inspiration gainsbourienne, il a son style, sa patte, il apporte la réelle nouveauté. En revanche, Doré, sur Golf Bonjovi mérite un procès des ayant-droit du Grand Serge. Tout y est. Le rythme nous noyant dans une certaine volupté, la petite guitare mélodieuse derrière, le phrasé... tout !

Laisse Avril, c'est amusant, fait penser à Alain Chamfort, à sa période de chansons à midinettes, avant que... Gainsbourg (encore !!!) ne le propulse à bord du Manureva.

C'est sur Bergman, dernier morceau de la 1ère galette, que Serge réapparaît, tout aussi fortement que sur les précédentes pistes évoquées. Là, Julien a volé le son et la présence de la basse...
Les autres morceaux du premier disque de ce "presque-double" album sont de la pop, oui, bien concoctée, mais qui ne révèle pas assez ce que sait faire Julien Doré.
Très honnêtement, Julien, ton talent n'est pas dans l'imitation, il est dommage de ne pas exploiter les ressources folles dont tu disposes dans les adaptations. Cela évite le plagiat.

Heureusement, il y a la deuxième galette de l'album, qui ne comporte malheureusement que 5 pistes, mais qui ont le mérite d'être beaucoup plus personnelles, puisque réalisées avec les Bash : son groupe, son essence, sa vraie vie.
Pour ton 3ème album, Julien, pense à faire une première galette complète (c'est mon côté breton qui ressort) avec les Bash, puis une deuxième, avec quelques reprises que tu sais si bien faire. merci d'avance.

Enjoy la 2ème galette,

Peace & B wild !

mercredi 16 mars 2011

Acid Jazz, still.

HF, c'est le nom d'une fille.
Je ne me sers que de mes oreilles, inutile de savoir si c'est tel ou tel producteur, tel ou tel musicos qui a participé au travail, l'important, c'est le résultat.

En ce qui concerne HF, sur l'album "Soul", rien de très neuf. Ça sent l'Acid Jazz britannique d'il y a... 20 ans, mais le son est bon, très bon, bien calé.

...Avec toutefois une légère différence, et de poids : Hf n'est manifestement pas de langue anglaise. Je pense qu'elle est francophone du vieux continent car - si j'ose imaginer charmante - et malgré de gros efforts au niveau de l'accent anglais, elle laisse largement percevoir d'indéniables origines linguistiques qui doivent se situer entre Carcassone et Anvers, en passant peut-être par Gruyére ou Montreux.
C'est con. Parce que la musique est bonne, très bien balancée, bonne orchestration... Mais il aurait fallu qu'elle chante en français afin de ne point irriter mes ouïes.
pour être honnête, cet accent presque bon est totalement exécrable et gâche le plaisir que cet album aurait  pu procurer.

Bon, je me calme quand même : vous pouvez vous dégoter cet album pour le mettre en ambiance chez vous. Mais pas au casque. Non. Pas au casque.

Si jamais HF me lit : repartez en studio et refaites une version 2.0 en français en gardant toutes les pistes instru.
N'oubliez pas de nous prévenir quand c'est prêt !

Peace & B wild.

lundi 14 mars 2011

Vraiment Vivant

Je vais faire comme sur Amazon : "si vous aimez "X", vous aimerez certainement "Y"
Donc, si vous aimez la nébuleuse qui entoure Pharrell Williams (N*E*R*D, Neptunes, et tant de participations en production, voix...), vous aimerez certainement True Live.

True Live n'est pas un groupe tout nouveau, puisque cela fait depuis 2003 qu'ils créent depuis leur continent Australien.

Un album, Found Lost, qui vous apportera un son définitivement dynamique, recherché, alliant jazz et urban, avec une grande maîtrise des rythmes. Une section cordes qui destabilise les conventions de la musique urbaine.

Les 5 gars, emmenés par Ryan “RHyNO” Ritchie, vous donneront envie de bouger, et à l'instar de Pharrell, ils offriront aux plus hermétiques au rap l'opportunité de rentrer dans ce monde par une autre porte, et pas la petite.

Hautement, chaudement, et impérativement recommandé pour vous virer les excès de cérumen qui s'endorment au fond de vos douillettes ouïes.

Enjoy,

Peace & B wild

lundi 7 mars 2011

La Girlie qui se démarque

Jessie J

Bon, les gonzesses qui - à grands renforts de blé, de com, et bruit, etc - se bousculent sur le long et large tunnel de la musique arènebi et dènce, c'est pas du tout ma keupovti. 
Et puis, parfois, il y a de la lumière dans le tunnel. Vous savez, ces néons verticaux qui indiquent tous les 200 metres une issue de secours... Et bien, Jessie J est un néon. Ou en tout cas certaines des pistes de son album.

La voix est bien là, certes pas mal hurlante, mais pas beuglante. Exit les épouvantables années saturées de contre-ut à 2 balles avec les witney, mariah, céline, et autres pauvresses wallonne. Les producteurs d'aujourd'hui nous trouvent des nanas avec des putain d'organes, et généralement bien gaulées. Mais l'émotion n'est pas toujours au rendez-vous, et l'émotion d'une voix n'est pas dans la performance. Elle est dans ce que les ricains appelleraient un "je ne sais quoi"'mais qui ne soit pas du "déjà vu" (prononcer déjavou"). 

Alors sur le marché, il y a Alicia - très bien quand elle est accompagnée par un mec qui sait y faire (Jay Z), Rihanna (no comment...), il y a aussi Madame Gaga. Elle, 'faudrait qu'elle calme ses ardeurs faussement techno, car elle gâche - à mon sens - ses réelles capacités de musicienne et son talent vocal totalement cachés par un excès de prod. Trop de prod tue le son. C'est con, mais c'est comme ça.

Bon. Revenons à Jessie J. Je conseille l'écoute.
Pour les playlists et les ge,ns pressés, évitez Nobody's'Perfect est trop dans les hurlements. Là, ça beugle. Pas bien. A refaire.


Et pour la saveur, optez pour Abracadabra : la meileure prod de l'album. C'est nickel, trop pour certains. Bien pesé, très bien rythmé...on est proche du New York de Jay Z et Alicia Keys. Le son claque, et donne envie de remuer.

Et afin de se rappeler que les producteurs américains ne sont pas nés de la dernière pluie quand il s'agit de miser de l'argent sur des talents, un petit morceau live, Big White Room comporte un chouia trop de vibrato "arènebi" - vous savez, ces circonvolutions vocales mises à la mode à la période des "divas" beugleuses des années 90 citées plus haut... - mais c'est une jolie ballade, avec des moments de belles ferveur.

Enjoy,

Peace & B wild

jeudi 3 mars 2011

Pour les amoureux de la Chanson Française...

Trop souvent, la Chanson Française est oubliée. Et je suis le premier à devoir en être blâmé.

Heureusement, des journalistes, des producteurs, des programmateurs, des directeurs d'antenne croient en cette veine artistique qui n'appartient qu'à nous, les français. Nous avons même une institution fabuleuse depuis 18 ans maintenant : les Victoires de la Musique.

L'édition 2011 nous a, une fois de plus, gâtés. Je veux parler en particulier de la catégorie "chanson originale". Tout est dans l'intitulé : induirait-il que toutes les autres chansons sont des reprises ou autres pompages ? enfin... Donc, dans cette catégorie, se sont retrouvés face à face à face à face Benjamin Biolay (un voleur parfois) (c'est pas le nom de la chanson, c'est une considération personnelle), Gaetan Roussel, Stromae, et Zaz.  

1ère réflexion : comment peut-on mettre dans la même catégorie autant de courants artistiques différents (pour autant que le terme "artistique" puisse tous  les qualifier) ? 
2ème réflexion : comment se fait-il que, dans l'énorme et gigantesque profusion de talents - jeunes, beaux et intelligents - qui fuse chaque année... comment se fait-il qu'on puisse voir des éléphants mélangés à des jeunots ?
3ème et finale réflexion : même dans cette "short list", comment se fait-il qu'on porte au firmament Zaz ? 

Car Zaz, c'est une musique faussement populaire qui, comme la plupart des mouvements qui agitent notre société, font qu'une minorité l'emporte sur la majorité. C'est, parait-il, le jeu de la démocratie. Moi, j'appelle ça le jeu de la propagande commerciale, et trop souvent journalistique. Mais bon, les faits sont là : l'agaçante Zaz a pondu un album dont les horripilantes rengaines nous sont ressassées à longueur d'ondes plus ou moins courtes.... et c'est ça qui gagne...  L'album a toutefois une grande qualité : il est d'une régularité irréprochable, presque mathématique : il nous fait souffrir de bout en bout, car chacun des morceaux ressemble à s'y méprendre au morceau précédent, et pire encore, au morceau suivant.
Ce qui m'énerve dans cette Victoire, c'est que je ne serais pas étonné que Zaz profite de la machine commerciale pour cracher dans la soupe, la revanche populiste. Nous verrons donc.

Heureusement, bien heureusement, quelques personnes avisées, éclairées et bienveillantes mettent en ligne de belles choses. Ici,  il s'agit d'un petit clip de 3'34"qui nous délivre le meilleur de Zaz cat - oui - il y a quand même un "le meilleur de Zaz".
Ici, car le moment est trop beau, je ne vous en laisse qu'une minute. merci à Fred pour ce beau partage.


J'ajoute que c'est un clip qui, malgré les rancoeurs qui peuvent émerger, nous fait dire : "oui, Zaz, nous aimerions tellement t'y aider".






Enjoy, Peace & B wild.

PS : Ce beau clip, dans son intégralité, est là :  http://www.youtube.com/watch?v=HgZwe-U36cE


lundi 21 février 2011

Ça vous dirait, un peu de caviar ?


C'est bon, le caviar. Quand il n'est toutefois pas trop salé.

Bon. Mettons nous un peu de caviar dans les oreilles, donc.
Celui-là est chaud et délicieusement bon. Il ne nous est servi que dans une petite louche Voici un album paru il y a "longtemps" (aout 2010), mais qui mérite l'attention de nos conduits auditifs : Lost Where I Belong de Andreya Triana.

De la soul accompagnée d'une voix au grain qui met quelques frissons qui courent de là jusque là.

Le grand regret est dans le fait que cet album ne comporte que 9 pistes, ce qui nous met seulement 37 minutes de plaisir. C'est peu en comparaison de la grandeur du plaisir, et certains diront alors qu'il faut savoir distribuer les plaisirs avec parcimonie. En allant sur son Space, on peut récupérer 2 petits bonus.

Pourquoi est-il bon ?
Outre la voix chaude de Andreya, une très belle orchestration qui met en valeur de superbes mélodie rythmées par un beat qui vous relaxera.

Le titre choix est... le titre eponyme à l'album : Lost Where I belong, une splendeur suave et lourde de douceur. Si, si.

Un Bémol toutefois : la tension va decrescendo au fur et à mesure que les morceaux défilent. Ça se termine un peu mollement...

Mais allez-y. Andreya Triana. C'est un nom impossible, donc qui se démarque. Tout comme son talent.

Enjoy. Peace & B wild.
 

jeudi 3 février 2011

Si vous aimez...

... Fatboy Slim, vous risquez d'aimer la rythmique, le mix et le son d'Ancient Astronauts. L' EP de Worldwide comporte 3 excellentes pistes, chacune développant 3 athmosphères différentes.

On aimerait juste en avoir plus, des remixes, et autres titres.
Hautement conseillé.

mercredi 2 février 2011

Quand c'est froid, c'est souvent bon.

Il s'appelle Orsten, et vu son nom, il débarque de son drakkar. Un drakkar musical.
Orsten crée et mixe une bonne Electro. Nous ne sommes pas dans les affres du hard Core ou de l'expérimental. Non, ce blog ne s'adresse pas à ceux qui entourent Didier Varrot le lundi à 0h05 sur France Inter. Même si le monsoeur en question fait de l'ouverture. (écoutez le : c'est bien !).

Donc, Orsten, c'est une Electro bien faite. Si bien faite que j'ose la qualifier de Lounge à certains moments. Le conseil d'abordage : C'est un album à mettre à l'apéro, c'est soft, c'est doux, peu de rugosité.
Oui, c'est le propre de la musique lounge, sans la rythmique, ça pourrait être de la musique "planante".
C'est là ou JM Jarre a du bol : car en 1978, quand il a expiré son Oxygène, c'était - certes - de la musique électronique, mais surtout de la musique planante. De la musique à pétard pour les jeunes de la bourgeoisie. Jarre n'a jamais pu faire de musique populaire. Il est bourgeois et de surcroît fils de star de la BOF... On ne s'improvise pas musicolo populo.
Que disais-je avant de dériver ? Oui : Orsten. C'est le sujet. J'arrete de dériver et deviens franc. Orsten nous offre une ouverture hyper accessible, puis nous plonge dans des univers très contemporains que, à mon sens, seule l'electro peut véhiculer, au grand dam des Boulez et autres schnitke.
Ce que les bonshommes comme Orsten ont de plus que Jarre (le fiston), c'est EN PLUS, de savoir mixer, et ça, c'est énorme.
Si vous l'écoutez plus attentivement (au casque donc), Orsten accompagnera. Les belles images que votre esprit projette sur bos paupières.
Enjoy, seul au casque, ou en "ambiance musicale". Mais n'oubliez pas le casque.

Peace & B wild.

Detroit is not dead.

Charles Bradley. Inconnu au bataillon. Et on nous sort une galette qui renifle fort le parfum de la Motown : No Time For Dreaming.

Oh ! Qu'il est à la mode ce son ! Combien d'albums (tiens, d'ailleurs, devrait-on dire "alba" ? Bah oui : un maximum/des maxima, un medium/des media...) sortent depuis près d'un an avec cet esprit des sixtizes blaques ?
Tous ces interprètes, Ben l'oncle Soul en première ligne française, nous ramènent "au bon vieux temps" grâce au marketing de studio.
Un temps où il faisait bon vivre. Pas de crise. Pas de chômage, peu d'insécurité. Et puis ces petits noirs en tux' qui allaient encanailler la blanchitude avec des sons bien à eux. Ennivrants.

Mais revenons à Charles Bradley, ça reste le sujet de cet article, non ? Dans la floppée de jeune Blacks de toutes origines, que seule la couleur de peau rassemble, qui font du vieux avec du neuf (allez, j'te rajoute du craquement pour faire "vieux vinyle), et certains ayant - oui - du talent, notre Charles se démarque carrément. Avec sa voix éraillée, il a su trouver un son, à mi-chemin entre Marvin, James et Curtis. Les cuivres, la belle rythmique, les morceaux finissant en fondu, laissant supposer que de bien plus longues versions existent... Un plaisir ! Là, on croirait entendre un bon disque d'époque. Pate d'èph orange, avec des morceaux de gravier incrustés dans l'étoffe à force d'avoir trop rampé jusqu'aux portes des prods. Mais il faut ajouter que, comme l'indique sa voix, Bradley n'est pas né de la dernière pluie radioactive ou acide. Donc il a vraiment dû ramper, le gars. Et des velours rappés, il doit en avoir une belle collec.

Mais ici, cet homme est correct. Il se présente à nous avec un beau costard, bien coupé, pas rapiécé : du vrai vintage.

Le meilleur morceau ? Étonnemment, et ce n'est pas pour dénigrer sa voix, mais la pépite de l'album s'appelle "Since our last Goodbye", c'est un instrumental toalement magique.

Enjoy, Peace & B wild.

lundi 31 janvier 2011

Les filles, rien que pour vous, ou presque.

Je ne sais pas pourquoi, mais il y a des musiques, comme ça, qui excitent la gent féminine urbaine trentenaire. Big Crunch Theory devrait répondre aux attentes des girls qui courent la ville avec l'iPhone pluggé et éfleuré pour les unes, ou le Blackberry meurtri par les pouces pour les autres.

Bon, pour faire une telle musique, que faut-il ? De la mélodie un peu répétitive et des vois féminines. Et là, attention : une voix féminine n'est pas forcément une voix de femme. En effet et pour rappel, Chamfort, Modjo,Gilberto (le vrai, pas le ministre déchu...), ce sont des voix féminines.
Aussi, pour plaire aux urbaines, il faut un ingrédient indispensable : que ça puisse être de la zik de pub. Pas de pub irlandais, de publicité !

Et là, Big Crunch Theory rentre totalement dans le brief. C'est girly à souhait et - ça c'est une belle nouvelle - même certains mecs pourront supporter ce son (mais ils restent très rares, et fort concentrés en salons de coiffure pour dames).

Bon, j'arrête : c'est bien balancé, c'est fun, ça sent le jasmin, et le diabolo menthe dans lequel on aurait subréptissement glissé un peu de rhum, écoutez, pompez, achetez.

Enjoy,

Peace & B wild.

Dites 19, pas 21.

Adèle, de sa puissante et belle voix est revenue, 2 ans plus tard, avec un deuxième album qui fait pas mal de bruit. Il s'appelle 21, et affiche une continuité avec le précédent album qui s'intitulait 19.



Je dirais que la seule continuité que l'on peut constater est justement celle du titre, lié à l'âge de la donzelle. Elle a 21 ans, elle en avait 19...
... Parce qu'au niveau musical, ce n'est pas ça. A son corps défendant, Adèle avait mis la barre très haut. Au top, même. 19 est un ravissement. Le difficile exercice était donc de maintenir la hauteur de la barre... Objectif non atteint, malheureusement.

Si Adèle avait voulu bien faire vis-à-vis de son public, il aurait fallu que les 13 morceaux contenus dans "21" sortent avant les 12 morceaux de "19". Vous me suivez ? Parce que cela nous aurait permis de dire que, partant de vachement bien, elle était arrivée à top-bien car - je remets les choses à leurs places, quand même - 21 reste pas mal du tout, sans pour autant casser la baraque...
Oui, oui, trois fois oui : 19 est 1000 fois mieux. De la réelle émotion, vous savez, celle qui vous met les poils au garde à vous.

Vous l'aurez compris : si vous n'avez ni l'un ni l'autre, écoutez d'abord 21, puis 19. Vous serez alors ravi(e)(s) de la progression...

Enjoy quand même.

Peace & B wild

lundi 24 janvier 2011

Rime, ça rime avec ravissement

Rime est une belle production. Elle est à le jonction de la musique Lounge de l'Electro, et du arènebi.

En fait, c'est de la bonne musique pour "ne pas dormir ensemble" (copyright Klapich dans Paris). Voluptè, violence - parfois, mais on ne se refait pas) - douceur rythmique, belles basses... Ça sent la transpiration, la moiteur, avec - merci Serge - ce côté torride indiqpensable à tout moment ondulatoire...

Perso, ça me procure certaines sensations du 1er album de Morcheeba donc, venant de moi, c'est du sérieux.

Je vous la conseille en musique de fond avec vos invités, ou à deux, tout seuls, en moment de rapprochement chaud. Très chaud.

Enjoy, peace & B wild.

Soul Zeppelin

Medi, a priori canadien à en croire son mini-blog qui ne met en exergue que la sortie canadienne de sa galette, nous présente 12 morceaux bien faits, qui forment un album régulier, singulier, et qui, même s'il surfe sur une certaine tendance au revival, est très bien balancé.


Mais il y a surtout sa voix... associée à son look. Les Quarantenaires et cinquantenaires vont s'y retrouver : le même grain, la même tessiture que Mr Robert Plant. Si, si. Je vous promets. Donc, imaginez Robert Plant poussant sa voix sur des rythmes plutôt funk : c'est là que l'originalité réside et préside.

Bon, soyons honnetes, ça ne sera pas l'album de l'année.

Enjoy.

Peace & B wild

dimanche 16 janvier 2011

Gown ! She's gone wild !

Un album qui a déjà deux ans, mais que je viens seulement de découvrir... Une splendeur !

Jo Hamilton. Je ne veux même pas savoir d'où elle vient : ce qui m'importe, c'est où elle m'emporte.

Pour m'emporter où je suis, là, avec vous, elle utilise un beau vaisseau propulsé par le son de sa belle voix d'une part, et une production particulièrement léchée d'autre part.
L'album Gown s'écoute d'un trait. Les auteurs ont atteint l'unité de temps, de lieu, de son et... d'espace. Car on est ici transporté en 3 dimensions (certains usagers parviendront à la 4eme). D'énormes dimensions qui nous emmènent même jusqu'à des dysonnances, nous faisant d'abord nous demander s'il n'y aurait pas ici quelques fausses notes, quelques accords ou mélanges ratés. Mais non. À la réécoute, touts est bien à sa place... La même expérience qu'en '86Il m'était arrivé la même chose en 1986 à la découverte de Parade, de Prince. Surpris, m'interrogeant... Puis écarquillant les yeux en réalisant la justesse si bien étudiée.
Mais ici, nous sommes aux antipodes de Minneapolis, ou de nombreuses autres cités mères de la musique.

Hamilton vous transportera dans un buisson ardent, ou plutôt sur les traces si incroyablement déroutantes de Kate Bush, la déjantée qui sait si bien mettre de l'ultra violence dans un bain de douceur, ou un nuage de lait dans un bain de sang. Sauf qu'ici Jo Hamilton nous déploie les ailes d'une voix qui sait être à la fois profonde, douce, puissante, intimiste... Mais belle en toute circonstance.

Je reviens sur la production, elle est l'écrin si bien façonné qui accueille un beau bijou fait de cette voix, de ces mélodies, de ces textes, et de ces accompagnements.

Je ne m'étendrai pas sur une analyse de chacun des chapitres de ce beau livre. Une critique littéraire traite d'une oeuvre dans son intégralité, sans passer en revue chacun des chapitres. Une critique littéraire évoque éventuellement des passages, des moments, des citations. Cet album est un tout, et non la compilation de morceaux divers et variés, car il n'y a pas sur ce bel album de... variété.
L'unicité est reine. A table, nous sont servis une entrée, des plats, un entremet et un sorbet pour les alterner, du fromage, un dessert, et enfin des mignardises. Chacune des assiettes est accompagnée par le breuvage approprié. Le sommelier en chef est ici le producteur.
Et croyez moi, à la fin d'un tel repas, on se sent bien. Pas de lourdeur. Pas d'aigreur. Tous les ingrédients ont bien été sélectionnés et dosés...
On ne reste pas non plus sur sa faim, mais le seul désir est que Jo se remette en cuisine afin de nous servir un aussi bon et équilibré repas musical. Mais pas trop vite : qu'elle nous laisse le temps de savourer celui-ci, le déguster, afin que chacune des saveurs qu'elle a laissé s'exprimer ici imprègne notre mémoire.

Gown, par Jo Hamilton. Il n'y a aucune urgence, mais c'est indispensable.

Enjoy.

Peace & B wild.