lundi 30 septembre 2013

Un peu de grammaire anglaise.

"I have been learning English for thirty-seven years now" et non pas "I learn English since 37 years". J'arrête là parce que le propos de ces pages n'est pas de vous faire la leçon en anglais. 
C'est après un EP annonciateur de merveilles que ce trio, anglais jusqu'au bout de la portée, a sorti son premier album : "If You Wait", ils s'appellent London Grammar. 


Je suis loin d'être le premier à parler en bien de ce groupe et de ses créations, et pour cause : c'est une révélation. Tant pis pour vous, j'en remets ici une couche.

Quand je dis qu'ils sont anglais, j'appuye l'évidence en vous interrogeant : mais comment l'un des plus beaux labels anglais depuis 30 ans, 4AD (déjà évoqué dans ces pages) aurait il pu signer avec une autre nationalité ? 
En effet, 4AD édite de la musique indépendante qui comporte, pour les plus belles signatures, des sonorités ancestrales souvent puisées dans les profondes racines celtes des lands de la Rosbifie, un mélange de sons rocks, new-wave, électroniques - mais tendance accords plaqués - le tout tirant sur un certain gothisme, voire un gothisme certain : This Mortal Coil, Dead Can Dance,  et Cocteau Twins sont parmi les plus belles pépites de la Maison, avec aussi deux voix géantes, Lisa Gerrard et Elizabeth Fraser.
Voici donc une 4ème pépite, London Grammar, faite d'une grande musicalité, et portée la voix douce, profonde et puissante (si, si. C'est possible. La preuve....) de Hannah Reid. Fraser et Gerrard ont donc une nouvelle consoeur.

Hannah a une voix qui vous apporte une exception sonore. Du plus grave au plus aigu, il vous faudrait trous escabeaux pour y arriver. Ce spectre vocal va vous donnerdes lueurs dans les oreilles qui vont enchanter vos marteaux, vos enclumes et la bouillie grise qui les sépare et les relie en même temps. 
Il n'y a rien, mais vraiment rien à jeter sur l'ensemble des magnifiques morceaux qui composent cet album. 
Pour les fondus de 4AD, j'y reviens encore, il est à noter une étonnante tendance pop dans le son de London Grammar. Une sorte de Cocteau Twins revival. Et cela fait grand bien là, et puis là aussi. Non, pas là. Plus par ici. Oui : là !

Je vous le conseille très grandement l'intégralité de cet album. En fait, il est sublime. Un point c'est tout. Alors :
Enjoy.
Peace & B wild.


mardi 24 septembre 2013

Urgent ! Devenez mécène facilement.

Dans la lignée de MyMajorCompany par laquelle il est possible de devenir producteur de projets musicaux, je vous propose aujourd’hui d’être producteur… de film ! Il s'appelle Légendes.

L’info est venue à moi par le biais de Régine Louiset-Blondel, co-auteur de ce projet, ceci faisant suite aux articles que j’avais publiés au sujet de Applause. Car son chanteur, Nicolas Ly, n’est pas qu’un chanteur. C’est un touche-à-tout :
  •        Une solide formation en Arts Plastiques, Beaux Arts, Histoire de l’Art, le tout appuyé par quelques expos, ici et là, pas mal là-bas (ritalie, nollande, plat-pays…)
  •        De la musique, avec Applause, mais pas que (E.T . on the Beach)
  •         Et de l’art dramatique, que cela soit sur des planches ou devant une caméra.

… et c’est donc dans le cadre de cette dernière corde à ce bel arc qu’un appel de fonds est lancé, afin que ce projet de film court, futuriste puisse être mené à bien.
Ce lien développera pour vous l’origine du projet, les personnages, le casting acteur et tech’, le synopsis, les lieux, l’univers musical…

Pour la faire courte, cette équipe n’a pas besoin d’une fortune - nous ne sommes ni à Holywood, et encore moins à l’Elysée : ils ont besoin de 6500 euros pour tourner, et une collecte à 9000 euros permettrait d’assurer la post-prod que mérite un tel projet.

Votre contribution peut démarrer à… 20 petits euros : 2 places de cinoche… ou moins de 3 paquets de clopes. Mais rien ne vous empêche d’aller sur des contributions de 75 euros, ou 1000 pour les plus séduits par le projet. Mais il y a un mot d’ordre : ça urge !!! puisqu’il reste à l’équipe 2 semaines pour boucler le budget.

Alors, à vot' bon cœur Messieurs Dames, devenez mécènes, ou producteurs, comme vous voulez !

Enjoy.

Peace & B wild.                


vendredi 7 juin 2013

Luxe, calme et volupté

C'est Ango, et c'est de l'electro, hyper propre, boostėe par les oreilles et les mains de quelques bons producteurs executifs qui connaissent très bien leur taf, et surtout singularisėe par la voix d'Ango.
Douceur et calme... à tel point qu'on ne sait plus si c'est elle ou lui. Il y a du Sade. Je ne parle pas du marquis mais de la belle petite plante de la fin des années 80 qui a envoûté la planète le temps de deux albums. Nous prononcerons alors Chadé.
Toujours est-il que cette electro très vocale, ou cette pop très electro est des plus surprenantes et des plus agréables. Et à tous ceux qui n'aiment pas la musique de lounge, même la bonne, passez votre chemin !
Les 10 morceaux de Serpentine en free download vous feront passer d'excellents et voluptueux moments.
Alors, enjoy !
Peace & B wild


vendredi 31 mai 2013

Voila Mvula.

Laura Mvula va vous surprendre. Son style est en fait inclassable. Ceci explique donc cela.
Sing To The Moon, le premier album de cette belle black outre-manchoise est riche. Il y a qualité et quantité, puisqu’elle va remplir jusqu’à la garde la capacité d’un CD (étonnant d’ailleurs de continuer à prendre comme verre doseur un format qui se fait oublier de plus en plus). 77 minutes de pur plaisir. Ce plaisir sera activé par une voix superbe, douce et puissante, des mélodies d’une originalité incroyable, une variété de styles et de genres qui s’entremêlent au sein des morceaux.  On croirait de la BOF à certains moments, on frôle le R’n’B, il y a de l’alternatif, du folk, de l’ultra-symphonique… c’est à en perdre la tête. Il faut dire que la demoiselle a de la ressource, puisqu’elle sort d’un conservatoire, avec un diplôme en composition. Forcément, ça met des bases.

Le reproche que j’ai à faire est que cet album ne peut, à mon sens, supporter une écoute passive, en fond musical, car il mérite une certaine attention pour en percevoir les subtilités et l’inventivité.

Enjoy !

Peace & B wild !



mercredi 29 mai 2013

Fauvisme.

Je suis pas mal bouleversé. Par la musicalité, le débit des textes et surtout par les textes eux-mêmes. C'est brut. Ces textes sont dits avec une violence propre à une jeunesse qui veut régler ses comptes, mais sans cri. Ils sont juste scandés avec un naturel qui n'égale que la fraîcheur. Car c'est une jeunesse. Témoin de son temps. De son époque. Et sans aucun fard. Au fil des quelques morceaux, nous sommes assénés d'arguments et de tranches de vie balancées à deux cents à l'heure, car le temps presse pour une jeunesse qui baigne dans l'instant, et à qui, malgré de belles phrases, on n'accorde pas une minute pour réfléchir son avenir. L'immédiateté est permanente.

Fauve, ou Fauvecorp, est un collectif (je hais ce substantif qui n'est normalement qu'un adjectif qualificatif) parisien, formé de 5 à... 14 artistes. Il entretient un certain mystère sur sa composition, notamment avec une culture assez poussée de  l'anonymat. Donc, nous ne ferons pas de biographie... je ne sais

dimanche 26 mai 2013

Joli et foisonnant. CocoRosie.

N'en déplaise à certains qui ont souffert certaines sonorités lors d'une récente perf' privée parisienne, le nouvel album de CocoRosie sonne bon. Très bon.
De belles harmonies, doucereusement développées. A la base, les soeurs Cassady étonnent, bousculent, avec toujours des voix si particulières, un peu chevrotantes, enfantines.... la femme enfant est là. Un peu dérangeante. Et voilà qu'elles nous en mettent une seconde couche, pour notre plaisir, avec en guest le grand Antony Hegarty (sans ses Johnsons), qui pose sa

vendredi 17 mai 2013

Un peu de botanique musicale.

Bon, je l'avoue, ces dernières semaines, je me suis langoureusement fait happer par la machine marketing Daft Punk. Et comme souvent dans ce genre de situation, l'arbre m'a fait oublier une forêt.
Et c'est un bon samaritain-puriste qui, tout en me livrant sa déception vis-à-vis des Daft, m'a rappelé avec tant d'émotion que dans cette forêt avait, il y a peu de temps, poussé un arbre fort et puissant. Une essence proche du Daftus Punkus puisqu'il est de la famille des Electro-Rockus. Il a poussé en live. Simplement. Naturellement. Il peut être qualifié de bio puisqu'il n'a pas été coupé, couplé, mélangé, ou même engraissé d'éléments extérieurs à son propre écosystème.
Access All Arenas, le dernier album - live - de Justice est sorti, bien étouffé par le R.A.M. des Daft, au tout début du mois de mai.
Pour toutes celles et tous ceux qui épuisent les boîtes de kleenex en pleurant la transformation du son de Daft, cet

mercredi 15 mai 2013

Mémoires vives, au hasard.


Ça y est. Après un mois et demi de teasing éfreiné, Random Access Memories, nouvel opus de Daft Punk, est en écoute libre sur l'iTunestore, pour notre plus grand plaisir, avant la mise en vente le 21 mai.
Alors, le jeu en valait-il la chandelle ?
Oui, sans conteste. Même si nous avons un son nettement moins electro que sur du Discovery ou pire, sur Legacy, la crêpe ratée des versaillais casqués.
Il est en fait difficile de donner un genre musical à cet album, puisque chacune des 13 pistes en contient plusieurs, plus ou moins influencés par les prestigieux guests qui se succèdent.
Vous entendrez bien sûr des sons électro, mais aussi du jazz, du rock, de la west coast, une évocation bowienne, du funk, de la dance, de la musique planante... cela peut paraître fouilli, mais c'est très bon.

Reste à attendre le meilleur : les remixes. Car Random Access Memories est une mine d'or pour les mixeurs et autres arrangeurs et DJ's. l'annonce des compères casqués indiquant qu'il n'y aurait pas de tournée avant 2014 présage sûrement de travaux en studio afin de "vivre" avec cette manne sonore.
Mes préférés ? Giorgio By Moroder qui me replonge plus de 30 ans  en arrière, entre Donna Summer, Midnight Express ou la BOF de 1984 colorisé. mais il y a aussi Touch, cette touche Bowienne dans la voix de Paul Williams (incroyable multitasker, peut-être inspirateur du casque avec  Phantom of the Paradise...), Lose Yourself To Dance qui réunit encore Pharrell et Nile Rodgers... et puis... et puis... je vais arrêter l'énumération ici, parce que je sens que j'arriverai aux 13 pistes !

Alors, enjoy !

Peace & B Wild



lundi 6 mai 2013

Calmons-nous


Daughter. Je ne vous parle pas de ma fille, loin de là. Je vous parle d'une formation outre-manchoise qui gagne à être connue, ne serait-ce que pour la splendide reprise de Get Lucky qu'ils ont eu le bon goût de performer en live dans les studios de la BBC, il y a deux semaines de cela. Nous avons vraiment de la chance.
Les amoureux du label 4AD retrouveront leurs marques car ils se sentiront si bien avec une version faite de violence contenue par la volupté, et profondément orchestrée par :
- une lourde basse vibrant joliment, 
- des balais qui viennent taquiner subtilement les peaux, 
- une pédale de réverb' bien branchée à la guitare, 
-... et par une voix féminine qui

dimanche 28 avril 2013

Frénésie funk

Aujourd'hui, je vais partager avec vous une suite.
Ce sont trois morceaux, en live, du Parrain de la Soul, j'ai nommé le tumultueux James Brown. C'est à l'Apollo Theatre de Harlem que ces trois monstres ont été enregistrés. James Brown a fait d'innombrables shows dans cette emblématique salle, à tel point que des soirées de découverte de nouveaux talents affichaient "James Brown presents..." sans pour autant que la pape y soit présent... d'où son titre - non usurpé - de Parrain. Donc rien à voir avec les parrains que cotoyait un de ses contemporains blancs, rital, habitué des salles de pestak de Vegas, Monsieur Francis Albert Sinatra...
Mais revenons à la luciole du jour. Il aura fallu attendre 2001 pour que cette version complete sorte, après qu'elle ait été enregistrée en 1967... L'album est "Live at the Apollo Vol. I & II Deluxe Edition". Vingt-deux minutes de saccade, de rythme fou, de cris, de partage avec le public, et de participation active de cette même foule : c'est le résultat de ces trois morceaux qui forment une parfaite trilogie... Un

dimanche 21 avril 2013

Z'avez d'la chance !

Il y a des gens comme ça... prenez par exemple mon immense ami (autour de 1.90 mètre) Mouche, (ou Ch'mou pour ceux qui auraient franchi un cap d'intimité suffisant) : alors que les "marrons" fraîchement sortis des casiers sont déjà en train de passer du bleu-nuit au rouge-pétard (pourquoi diable les appelle-t-on les marrons, ces satanés homards?) dans la marmite en ébullition, vous collez au fameux Mouche des œufs  de l'huile, du sel du poivre et de la moutarde, et il vous pond à la force de l'instinct bien placé et de ses bras habitués une sublissime mayonnaise : 
- Onctueuse - elle se tient admirablement, la texture est douce, non collante. 
- Goûteuse - on y retrouve les saveurs et de la cacahuète et de l’œuf, relevées par le sel tout justement dosé. 
- Parfaitement relevée par cette touche dijonnaise, point trop n'en faut.
Le constat est donc là, en un tourne-main, Ch'mou a fait une mayo totalement parfaite, tout en vous parlant de choses aussi diverses que variées.

Vous à ses côtés, tout penaud, tentant la même opération, rentrerez chez les moines bouddhistes pour essayer d'apprendre à contenir votre self-control devant le cuisant échec, ayant constaté que votre "préparation" ne connait aucun substantif référencé au Littré, au Robert, au Larousse... pire, sur un quelconque Wiki.
Donc voilà, le monde se divise en deux parties : les magiciens qui savent monter une mayo, et les autres. Nous ne sommes donc pas égaux devant Dieu.

Mais venons-en maintenant à des considérations moins culinaires, un peu musicales, et surtout très... marketing.

Prenez maintenant 20 secondes de musique. Du Daft Punk, au hasard. Ce sont les fameuses 20 secondes dévoilées par le team de lancement des deux compères casqués. C'était il y a 3 ou 4 semaines, après que quelques affiches muettes aient été posées ça et là dans Paris, puis que cette même affiche n'annonce sur les bus de la capitale la sortie de l'album au 20 mai.
Superbe teaser, les 20 secondes du morceau Get Lucky sont

samedi 20 avril 2013

Mrs Robinson est appelée à la barre.

Il y a quelques années était le retour en force du son soul vintage. Poussé au top des xharts par des artistes de qualité comme Amy Winehouse, ou en France Ben l'Oncle Soul. Ces deux exemples sont les deux arbres qui cachent une forêt d'albums divers et variés qui sont sortis accompagnés du si nostalgique son du craquement du diamant sur le vinyle usé...
Le son vintage des années soixante est toujours d'actualité, sauf que nous passons d'un son black à un son bien blanc. J'ai évoqué Foxygen, copieurs de Stones, Beatles... etc. toute la flower power en une galette. Aujourd'hui, encore plus blanc et tout proprêt est le son de Adam Green et Binki Shapiro. C'est le nom

vendredi 19 avril 2013

No hallal music

Digne successeur de Guru qui généra les merveilles que sont les albums Jazzmataz dans les années 90, Suff Daddy a produit une galette qui vaut le détour et indique aussi qu'une lettre à un nom fait toute la différence. Attention : Puff Daddy est très éloigné des considérations musicales de Suff Dady.
Car nous pouvons parler de musique. Mélange de jazz et de beats à la lèvre charnue qu'on aurait pu croire tchatcheuse (elle l'est quand même sur certains morceaux), Suff nous emmène aux confins de la culture hip-hop, bien produite, avec une très belle base de DJing et de mix, mais aussi un appui stratégique de synthés aux sons bizarroïdes qui surprennent, déstabilisent parfois, puisqu'ils semblent sortis parfois de labos expérimentaux de musique électronique. Bienvenu au pays des premiers Korg... mais tous ces sons ravissent toujours, car ils sont incroyablement mis en rythme. En rythmes. L'art du boum-tac, ou du

jeudi 4 avril 2013

Les bons copieurs. Si.

Je vais vous parler d'une copie. mais pas n'importe laquelle.
The Hollies. Un peu inconnus au bataillon, se sont fait remarquer une et une seule fois en.... copiant des presque copieurs.
Il s'agit ici d'un double-art, puisque d'une part, il faut choisir de bons copieurs à copier, et ensuite, être capable de les copier avec talent. pas évident donc de sortir un bon produit, que cela soit en écriture, en peinture, en musique, ou sur un art aussi mineur que la chanson, pour reprendre Serge Gainsbourg.

Revenons à nos lucioles qui s'appellent donc les Hollies, et qui firent un véritable copier/coller des géniaux Creedance Clearwater revival, mais si vous voulez faire plus court, vous pouvez dire juste "Creedance", ou même CCR quand vous êtes entre l'outre-Atlantique Nord et lle super-outre-Pacifique Nord-aussi.
Soyons honnêtes : CCR n'étaient pas des copieurs, mais des adaptateurs, transformeurs de standards, tant et si bien que leurs propres reprises sont elles-mêmes devenues des standards. J'en veux pour preuve Sunny, Proud Mary, Heard it through the Grapevine... et tant d'autres. Leur transformation tenait en

mardi 2 avril 2013

le nom qu'on ne peut dire ?

Mode d’emploi du nom de l’artiste : Il était DJ. Il s’appelle Jérôme (quel magnifique prénom), son nom de DJ était Djej, épelez son nom et vous avez son nom actuel, Degiheugi.

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, Degiheugi est à St Malo – d’où il est originaire – ce que Wax Tailor est à Vernon – d’où il est originaire pour sa part. Même beat, même art de mélanger les sons pour en créer d’autres, même sensibilité des harmonies… une incroyable qualité Frenchie sur le monde de l’electro à la sauce trip hop, ou inversement, comme vous voudrez.
Le côté dommage du personnage, c’est que jusqu’à ce qu’il sorte son nouvel album qui lui permet d’accéder à une certaine notoriété, sa production était en accès libre et