vendredi 8 avril 2011

Christelectrophe, le Christophe electro

Christophe nous revient avec un bel album, je trouve.
Le titre de l'album peut prêter à interrogation  mais est en fait  d'une simplicité déconcertante : Belivacqua... C'est juste son nom de famille. Ni plus. Ni moins.
Le plus mystérieux des noctambules - depuis que Bashung nous a quittés - a posé sa belle voix et ses paroles à la tonalité parfois désuète sur une musique électronique particulièrement bien dosée. L'électro n'en oublie pas pour autant un heureux mariage avec des méthodes et des instruments plus classiques.
Parfois même, l'electro verse sur la techno. Rappelons que Christophe est un dingue de vitesse, et il ne se gêne d'ailleurs pas en faisant un hommage à Enzo, the one and only, et sa lignée. C'est bon. 

Christophe nous offre ici 57 minutes pour partir, à nouveau , dans des univers inconnus, bourrés de mystères, d'interrogations. C'est souvent sombre, plaintif (ça, c'est sa voix...), mais Christophe ne nous a JAMAIS habitués à de la chansonnettes de banquet de mariage. Bien au contraire. Il persiste et signe avec grandeur. 
J'espère juste qu'il fait attention à lui, et que ses nuits (oui, il vit la nuit, et ça se sent !) ne sont pas le théâtre d'excès qui pourraient nuire à une vie qui nous apporte tant de belles émotions. Un Bashung parti nous suffit.

Il y a beaucoup de profondeur, et une grande régularité tout au long des 13 morceaux qui composent cet album.

Je voudrais partager avec vous le flash sonore qui m'est venu à l'écoute du premier morceau - l'Interview. Il s'agit d'un beau mix de speak et de musique bien rythmée. Et dans les speaks, extraits donc d'une interview comme le titre le laisse entendre, nous est donnée à plusieurs reprises, en gimmick, une interjection de l'auteur : "hé ouais". Dès le premier "hé ouais", j'ai bondi. J'ai cru entendre Vassiliu dans "Film", même si ce morceau est un peu ancien (1975...), c'est un moment de vécu raconté avec une franchise qui frôle l'indécence tant la réalité en est imprégnée. Au passage, allez donc sur deezer le réécouter. C'est un moment magique.

Pour en revenir à Christophe et son Belivacqua, cette sortie est assez étonnante : pas de bruit, pas de pub, pas de sortie de presse... sonSpace ne comporte aucune mise à jour, le site officiel est calé sur l'album de 2008, quant au "forum officiel", c'est un gentil personnage qui s'est auto-affublé du label "officiel", en tâchant ce cher Christophe par une page que je qualifierais de  "à chier" - et je modère mes mots, car il n'y en a pas d'autres possibles.
Je ne comprends donc pas ce qui semble être une volonté : sortir cet album discrètement, par la petite, toute petite porte...

Il faut donc en parler, ce que je fais ici. Ecoutez-le, ce sont de très belles chansons. Cela dit, si vous avez le blues, ça ne vous aidera pas : c'est du Christophe...

Enjoy

Peace & B wild

jeudi 7 avril 2011

Daft' appelle à la rescousse !

Comme indiqué en novembre dernier (ici), la production de Daft Punk en matiére de BOF, c'était pas ça. Ils étaient pourtant dans un univers qui leur allait comme un gant, ou comme un casque, si vous préférez. Mais bon, c'était trop pompeux, mal grandiloquent, et sans créativité. Du mauvais Jarre. (Parce que le mauvais Jaar, c'est difficile à trouver). C'est pour vous dire où ils sont tombés.

Forts de tant d'échec, ils ont appelé les potes. D'ailleurs, sont-ce eux ou la prod (Disney ?) qui a appelé divers DJ afin qu'ils remixent des morceaux de cette pauvrette BOF. Pour la prod, ça a du être super dur de s'offrir de telles superstars pour qu'elles pondent quelque chose d'aussi insignifiant.

... Ou peut-être les Daft ont-ils eu à agir sur ordre pour la BOF. Du vrai travail de commande. Bon, ne sachant pas qui est fautif, je m'en tiendrai juste au constat que c'est un album nul.

... Et voici donc les remixes. Les "reconfigured" (oui, reloaded, c'était déjà pris), et pour être très précis, c'est " R3CONF1GUR3D". Et bien, heureusement que des personnes tierces ont bossé là-dessus, car c'est nettement mieux.

En special, The Son of Flynn et les remixes de Ki:Theory, puis de Moby. Très bon l'un et l'autre. La version Moby est plus dans l'esprit d'une BOF. La musique film, y'a pas à dire, c'est tout un art. Ça ne s'improvise pas.
Grand coup de chapeau à Kaskade sur Rinzier. Un beat d'enfer, du gros son, ça bouge.
J'aurais bien aimé qu'un Fatboy Slim s'y colle aussi...

Donc, ce n'est pas que Tron Legacy ait été changé : il a été transformé.
Vous pouvez y aller.

Enjoy

Peace & B wild.

Oui : gardons la foi, Marianne.

Si je voulais faire court, je m'en tiendrais à " si vous n'aimez pas Marianne Faithfull, passez votre chemin, et si vous aimez, ruez vous sur cet album".

La voix de Faithful reste la même, un grain incomparable. Chez nous, il y a Dany, chez les rosbifs, c'est Faithfull.Nous n'avons pas de bol, Dany à le nez dans les pistils. vous me direz, c'est plus sain qu'avant...

Cette Lady (qui nous affiche quand même 64 ans au garot) impose le respect. Elle persite sur la même lignée, avec de belles chansons. C'est rock, c'est pop, ça nous balade. Et puis, Madame sait se faire accompagner (faut dire... Elle a toujours su se faire très bien accompagner, depuis sa plus tendre jeunesse des 60's' isn't it, Mick and Keith !!! Hé !), de telle sorte que le résultat est un très bel album, bien cadencé, un peu musique de papy, ou de mammy, mais c'est bon.

En fait, et pour être hyper honnête, c'est un album sans aucune espèce de surprise. Vous vouliez du Faithfull, en voici, en voilà. Ni plus ni moins, bien au contraire... D'où ma phrase d'introduction.

Mais c'est du Faithfull qui fait ENCORE plaisir, car elle maintien le cap. Quand on pense que cette nana campe Anne d'Autriche avec la Copolette, et avec quel art ! Il est difficilement imaginable que ce soit la même personne sur cet album qui, d'ailleurs, porte un très joli nom : Horses ans High Heels. J'adore.

Le très gros point noir de cet album, c'est la pochette. Beuark ! L'une des covers les plus immondes qui aient été données de voir sur le marché depuis des années. A moins qu'il y ait un gros revival sur le mauvais goût... Quoiqu'il en soit, je trouve que le style "déco de semi-remorque travaillée à l'aérographe", ça passe éventuellement sur les aires d'autoroute, mais pas sur la cover d'une Lady...

Mais l'important, c'est le son : je répète donce ce que j'ai dit en amorce : si vous aimez Faithfull, foncez, et faites de l'équitation en talons aiguilles. Avec elle.

Enjoy

Peace & B wild

Elsa, la tête.

Elsa Kopf a la voix douce. Très douce. L'artwork de l'album n'est pas trompeur : on retrouve dans les oreilles ce qui est suggéré en photo : c'est tout joli, tout de douceur fait, et avec de la subtilité et de la sensibilité aux entournures.

C'est juste un chouia trop folk. Vous me direz, c'est comme le port-salut : c'est écrit dessus puisque cette galette s'intitule Acoustic Joys : ça ne sera donc pas du heavy metal. Non. C'est du bio, du beau bio, pas le bio racorni ou pauvret qu'on trouve dans les supermarchés spécialisés si bien décrits par Stéphane Guillon.

Elsa Kopf est française, mais elle se permet de chanter en anglais PRESQUE sans accent. Mais c'est fort plaisant. C'est une petite crème de jour pour vos tympans.

Malgré la sur-représentation féminine dans les sujets de mes p'tites chroniques, je vous la conseille.

Bon, les mecs : faut vous réveiller un peu, parce que c'est pas avec papy Johnny - même s'il n'est jamais seul - que le renouveau se fera. A venir : un coup d'oeil et d'oreille sur Ours, qui vient donc de nous sortir sa galette.

En résumé, Elsa Kopf est bio, de jour, et jolie. Comme sa musique.

Enjoy

Peace & B wild.

Un peu d'exploration. S'il vous plait.

Nicolas Jaar est un bel explorateur, et ce nouvel album, Space Is Only Noise, en est un sublime exemple.

Un travail de mix trés précis. Nous sommes au royaume des sons, plus ou moins répétés. On est à un point de rencontre entre la musique contemporaine et de l'Electro.

J'ai déjà évoqué mon aversion pour la Contemporaine, ses dysharmonies, ses destructurations intellectualistes, cette course à être encore moins compréhensible que son voisin, et ce désir de n'être "compris" (?) que par des agrégés de philo qui se la jouent, tout en étant sappés comme... rien du tout de normal. Le snobisme de la Contemporaine est exécrable. Et peut-être ne suis-je pas à la hauteur. Tout simplement... Je reste toutefois persuadé que bien souvent, il y a un irrépressible besoin d'être dans l'imposture artistique. C'est mon côté réac. C'est tout.

Pour en revenir à Jaar, (un J, deux A, un R, ne mélangeons pas torchons et serviettes), le travail de DJ se fait largement sentir. Jaar nous transporte dans des univers pas si paralleles que ça. C'est un magnifique travail de collage.
Oui, c'est ça, c'est du collage, et là, le terme d'album prend toute sa dimension. On tourne les pages de cet album, elles se suivent magnifiquement, et on s'attarde sur chacune d'elles, observant chacun des détails qui les constituent, et qui sont tous à leur exacte place.

Soulignons au passage un art rythmique hors du commun, très éloigné du binaire-de-base.


A 21 ans seulement, ce petit NewYorkais de Santiago du Chili tient du prodige.

Cet album peut - éventuellement - être mis en musique d'ambiance, mais c'est du gâchis.
Je recommande de l'écouter seul, sous un bon casque, afin d'en saisir les milliers de subtilités sonores qui composent les 14 morceaux de cette oeuvre.
... Nicolas Jaar* n'est donc pas avare. Merci à lui !
Un dernier petit mot au sujet de Jaar : merci à Nath.

Enjoy.
Peace & B wild.

*oulala... j'ai failli écrire "Nicolas", tout court. Mais j'ai voulu éviter toute confusion...

mercredi 6 avril 2011

Jo, deuxième couche



Oui. J'en remets une couche. C'est nécessaire. Et je mets même la photo en très grand, parce qu'elle le vaut bien.


En effet, si vous n'avez toujours pas écouté/acheté/télechargé/streamé Gown de Jo Hamilton (voir précédent post ici), please, please, please... faites-le ! S'il y a une base académique incontestable sur cette artiste, pour en arriver à un tel résultat, il est moins saillant que sur le travail d'une Agnès Obel, par exemple. Ça, c'est pour une première comparaison. Nous dirons que Hamilton est à fond dans l'orchestration.

Elle continue un travail tout aussi créatif, déjanté, harmonieux, subtil et perfectionniste que celui d'une Kate Bush. Ici, c'est le deuxième comparatif. Mais attention : je ne parle pas de ce qui est le plus connu de Kate Bush, car avec elle, la partie émergée de l'iceberg est... la moins bonne. Bah oui, c'est comme ça, que voulez-vous. Laissons un "Babushka" de côté, s'il vous plait.

Allez : jamais deux sans trois. En guise de dernière comparaison, j'ajouterais la plus grande ambassadrice de l'Islande : Björk. Si vous la trouvez trop electro, trop bizarre, Jo hamilton s'impose donc à vos exigeantes oreilles.

J'insiste sur un morceau : Paradise, qui porte si bien son nom. Jo nous emmène dans un film. Très doux, calme, serein. Nous sommes entourés d'amis. Ils parlent, c'est une très bonne soirée tranquille. Jo n'intervient qu'au bout de 2 minutes, elle vient poser sa voix... un voile de douceur. Une volute. Oui : une volute du petit pétard, un bédo, un spliff, un stick qui tourne. Parce que ce roulage, dans quelques temps va vous faire un effet incroyable. Vous allez être emporté sur un nuage, un coussin de ouate, un havre de paix et de relaxation.

Ce morceau, Paradise, est addictif.

Le reste de l'album l'est aussi au travers des redécouvertes que l'on fait. Il est bon de goûter encore et encore à cet album. A chaque écoute, ce sont de nouveaux détails qui émergent, qui sortent comme par enchantement. Oui : enchantement.

Enjoy, enjoy... again & again, please ;)

Peace & B wild

mardi 5 avril 2011

Non mais : c'est sérieux ce truc ?

Je suis assez partagé sur cet album. Je ne sais pas s'il est bourré de second degré ou pas...




Rumer, sur son album Seasons of my Soul, nous fait du pot de miel. C'est très collant, surtout sur le pavillon et le lobe. Même si elle chante bien, la Dame, même si c'est joliment produit, je vous promets qu'on a l'impression d'entendre la caricature d'une musique qui ne se fait plus. 
C'est une ambiance Love Boat. Oui, c'est ça : on imagine Rumer en 1979, à bord du Princess of the Sea, et tous les soirs, elle fait son récital devant des vieux couples ricains venant claquer leur blé en vacances chères et ringardes, et toute la dream-team (le black, le Doc, le Captain, la manadgeuse...) sourient en l'écoutant... 


Après cette petite croisière Costa, remettons les pieds sur la terre ferme : que quelqu'un me dise si j'ai loupé quelque chose... Mais j'avoue qu'un tel album est une machine à remonter le temps qui s'ignorait ! Je me suis surpris à rire en écoutant cette galette. Si, si.

Alors, si vous aimez le 2nd degré, foncez, si vous aimez les ballades "sélectes et mondaines", foncez.

Pour ma part, je vous souhaite de bien vous marrer !

Enjoy.

Peace & B wild.

Ce petit côté Rococo...

Rococo, c'est son nom. C'est bien fait, bien rythmé, parfois aux sonorités folk, parfois electro, parfois new wave... En fait, c'est un peu le bordel, car cet enchaînement de morceaux n'est qu'une succession de PDP. Oui : de la pop-de-pub. Une musique hyper (trop) positive, et qui reprend (voire copie-colle) bien souvent des poncifs musicaux par trop empruntés. Quasiment chacun des morceaux de cet album est à même d'illustrer une pub Orange, une pub de voiture urbaine et sympa, ou tout autre message commercialo-universel... Mais pas LE grand son.


Moi, ça me gêne le marteau et l'enclume. Je ne ressents pas de réelle authenticité. Ça pourrait même être un DSG. Si si : le Disque De Gonzesse - Ladies, n'y voyez aucune misogynie, s'il vous plait - a cette particularité d'être non pas aimé mais A-DO-RÉ par la gent féminine qui traîne ses books d'Agences en Redactions... Vous savez, ce petit groupe en quête perpetuelle DU terme à la mode, ce petit gimmick qui ne peut être compris que de ses consoeurs. On est ici bien au dessus de branchitude. On est dans l'affirmation permanente d'une certaine appartenance à un certain underground qui fait et crée la tendance. Je m'arrête là, je vais s'essouffler inutilement.


... Le sujet est donc Rococo, et son album Bedtime Story.
Contrairement à ce qu'annonce ce titre, ça ne vous aidera pas à vous endormir.
C'est tout juste bien fait, mais vraiment sans caractère propre.

Pas d'enjoy.

Peace & B wild.

Que fait la police ?

Joan as a Police Woman n'en est pas à son premier essai. Mais celui-là est très concluant.


Un album qui s'écoute de bout en bout avec grand plaisir, des sons innovants, et une belle voix en fil conducteur. The Deep Fields comporte 10 pistes bien balancées et qui s'enchaînent harmonieusement. Le morceau phare, Magic, vous donnera toute la lumière sur les 9 autres morceaux, et sur la capacité que Joan peut avoir à vous transporter : Magic n'est pas un appartement témoin trompeur comme il y en a si souvent.


Entre pop, rock et blues, Joan nous promène gentiment, nous accompagne.

Je la recommande, alors enjoy !

Peace & B wild.

lundi 4 avril 2011

Julien Doré décoiffé au poteau par le Québec !

Il y a très peu de temps, je faisais ma p'tite critique - ch'uis déçu - du nouvel album de Julien Doré qu'a rien fait qu'à copier (voir là).


Et là, voilà sorti de nulle part, du "julien doré", sauf que ça n'est pas lui. C'est Damien Robitaille. (Pff ! Quel nom !). A l'entendre, le Damien ne vient pas du quartier. Encore l'école Québecoise qui vient nous manger notre pain, ma bonne Dame !

Z'avez remarqué que maintenant, dans toutes... Non : dans TOUTES les émissions de télé-crochet, ils nous mettent un québecois. Plamendon doit toucher des royalties à chacune des apparitions qui viennent américaniser le show, et le business. Parce que chez eux, il n'y a pas de spectacle, il y a du showbiz. Et même du show-off business. Le but est d'éxagérer, de hurler, de faire exploser sa raison d'être sur un plateau de télé...

- Le kurx ?
- oui ?
- tu dérives ! Tu parlais de Robitaille !
- ah oui, c'est vrai...

Quand je dis que Robitaille fait du Doré, c'est un compliment : du talent, de la créativité, un magnifique second degré. Comme le Julien des premières heures, on sent un espèce de détachement, et d'envie de s'amuser et de partager son amusement. Et puis... Et puis... Une très belle production. Merci l'outratlantique de l'Est.. Tout ça arrive même à me faire oublier un accent qui a une certaine tendance à me gêner quand il est chanté, d'ailleurs, avez vous remarqué à quel point les chanteurs québecois qui ont un accent à couper à la hache de bucheron (forcément), se retrouvent avec une diction que je qualifierais de compètement "métropolitaine" quand ils chantent... M'est avis que ceux-là doivent verser des royalties à quelques orthophonistes bien placés dans les productions markétées...
... Et bien Robitaille, lui, son accent québecois, il le garde en chantant. Je pense que c'est de la fierté !

Ecoutez Damien Robitaille

Enjoy,

Peace & B wild

Le Frère Océan porte bien son nom.

Brotherocean de Syd Matters nous fait plonger dans de belles ondes musicales. Rythmes étudiés, mélodies subtiles, et un bel art de jouer avec motre capacité à entendre et écouter avec nos deux oreilles, parfois indépendamment.


On frôle la PDP. Si, vous savez, ces musiques qui vont se retrouver en bande son d'une pub qui va vous être balancée 97 fois par jour en TV, radio, web... La PDP, c'est la pop de pub. Donc, avec Syd matters, peut-être la musique est-elle trop subtile pour qu'elle plaise à l'ensemble du board décisionnaire en matière de communication.

Vous me direz, parfois les Marques osent des choix que l'on ne pouvait pas soupçonner. Areva et le PopMusic de M (pas M chedid : le M tout court des années 80, quand le fameux Matthieu se laissait bercer par l'hélico de son papa).

J'en étais où ? Ah oui : Syd Matters. C'est sûr, vous ne vous ferez pas de tour de rein sur les dancefloor avec cette musique, vous passerez juste un doux et bon moment. Il vous arrivera même de sourire, de rentrer dans une sorte de petite béatitude. Comble du plaisir, c'est le genre de galette que vous aurez même plaisir à réécouter à l'occase, comme ça, l'année prochaine et les suivantes.

Je vous conseille donc Brotherocean de Syd Matters. En plus, la couverture est tout simplement magnifique. Elle fait partie d'un train entier de nouveautés de septembre 2010, train dans lequel il y avait un nombre impressionnant de magnifique artworks. Mais ça, c'est une autre histoire...

Enjoy.

Peace & B wild.

Ne soyez pas maso : allez sur le Saadiq 2.0

Raphael Saadiq donne le ton d'emblée en ouverture de ce 2ème album.
Après avoir ouvert la brêche du revival du black sound des 60's' en deux ans, il nous fait passer dans les 70's. Mais les early 70's. La course á la séduction est terminée. Maintenant, on s'affirme. À la limite, on politise. Mais c'est excellent.

Saadiq emprunte un beau chemin. Il suit l'histoire de la musique, et du son qu'elle a su donner.


Ici, nous sommes à cette belle époque où l'on va défaire la cravate, on est à 2 doigts de la troquer pour une écharpe tricotée-main par Tante Bidule. Le consensus bien élevé n'est plus : on s'exprime.

Saadiq nous emmène dans un beau voyage, sa trajectoire est hyper interessante. Je me rends compte qu'il s'adapte avec une incroyable aisance aux sons et ambiances de ses albums.

Le prochain album sera-t-il Blacksploitation ? Et donc, s'en suivront-elles de multiples productions suiveuses ?

Pour moi, Saadiq nous a refait, en 2 albums-résumés, un excellent début de la musique Black, en démarrant au 1er janvier 1960. Qu'il continue ! Ses "Que sais-je" sont des délices, et bourrés de références.

Et n'en déplaise aux détracteurs qui hurleront à la machinerie Marketing : oui, il y a des marketers, je pense, derrière tout ça. Mais cette redite d'une toute petite partie de l'histoire de la musique populaire me plaît.

Et, je le souhaite et le pense, vous plaira aussi.

Enjoy.

Peace & B wild.

Très vite. Pour la pêche.


Juste un morceau. Pas tout le plat.

C'est très binaire, mais vraiment bien balancé. À coller dare-dare dans une playlist "dance". C'est de la zik de boite. A proscrire en musique d'ambiance :

Le morceau s'appelle "Gap", et c'est Mark Broom qui est aux platines. L'envie de bouger est automatiquement suscitée. Plaisir garanti.

Pour les mobi-citynautes : å caler dans l'ipod pour marcher plus vite !

Une 'tite soirée à deux ?

... Oui, si vous avez un plan pour un de ces soirs, j'ai un album qui pourrait bien faire l'affaire. En 2010, "A Strange Arrangement" de Mayer Hawthorne est passé inaperçu. C'est fâcheux, car ce garçon chante bien. Si, si.


C'est une de ces très nombreuses productions qui nous font ce Atlanta Revival Sound, celui des 60's. Sauf que d'habitude, ce sont des blacks (Ben l'Oncle Soul est notre exemple frenchy) qui oeuvrent et font (bien) semblant... mais ici, c'est un white-de-chez-white qui s'y colle, et c'est peut-être la raison qui l'a évincé des classements... Pourtant, il chausse ses lunettes oldies, but goodies. Les mêmes que celles de Costello.


Très agréable à l'écoute. Non, pas agréable : il est confortable, cet album. "Mets toi à l'aise, Caroline (ou Alexandre), pendant que je te sers un verre", une température de 22 degrés sera appropriée... N'en faites pas trop. Ça viendra tout seul.

Mayer Hawthorne (impossible nom...) Fait gentiment remonter le temps, et nous aide à penser, le temps d'un album, que tout va bien en ce bas monde. D'ailleurs, on n'y pense plus, à ce bas monde, puisqu'il n'y a plus que vous deux et c'est, il est vrai, l'essentiel. Mayer est là pour vous y aider.

De belles chansons, de bons morceaux, le son vintage, tout est là pour vous mettre de belles images dans la tête. La desuétude est bonne, parfois.

Toutefois, il ne s'agit pas non plus d'un monument musical. C'est juste un conseil pour passer un bon moment.

Enjoy.

Peace & B wild.

Electro sauce curry


Woof ! Voilà qui va vous retirer les bouchons qui trainent au fond des oreilles. Cornershop.
C'est l'arabe du coin, sauce anglaise, et là c'est indy. Dans les deux sens de l'abbréviation : indien, et indé'.

Cornershop, pour cet album plein d'insouciance et de dynamisme, s'est associé à Bubbley Kaur qui, de sa belle voix, anime ces morceaux en indien : mettez du Bollywood dans votre electro.

Les incontournables ?
Sans hésitation, les 2 morceaux d'ouverture de l'album donnent le ton, "United Provinces of India" et le morceau qui circule depuis quelques semaines sur les sites avertis : "topknot".

De piste en piste, Cornershop nous donne l'impression de faire un tour - dans le sens tourisme du terme - des royaumes d'Inde.
Dynamisme, ouverture, sérieux, et profondeur sont les principes qui traversent ces chansons. Car bien qu'ultra mixées, mélangées, calculées, ces pistes sont toutes des chansons. Bubbley nous emporte avec joie dans un joli voyage sonore.

Attention : il ne s'agit pas de "oueurlde miouzik". A ce propos, et malgré tout le respect que peux avoir pour Peter Gabriel : qu'est-ce qu'il m'emmerde depuis qu'il nous bassine avec ses contre-emplois obligés. Les mélanges culturels ne sont pas toujours bons, Mr Gabriel. Restez rock. Please.

Donc, Cornershop n'est pas de la World', c'est une elctro qui va vous faire sourire, vous faire bouger, et vous montrer tout le modernisme qui peut émaner de la culture indienne. Vous me direz, ce n'est qu'une preuve qui s'ajoute à toutes celles que nous connaissons depuis maintenant longtemps.

Enjoy.

Peace & B wild